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31 octobre 2011

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Notre ère vs. les années 80 / Our era vs. the 80′s

English follows

(Par Lee-Manuel de La Clinique Du Coureur)  Un petit brin de vie: j’avais 6 ou 7 ans quand j’ai été introduit bien malgré moi à la course à pied au début des années 80 par mon sportif de voisin « Pilou » (Raymond Picard de son vrai nom) du chemin St-Jacques à Crabtree dans la région de Joliette au Québec. Pilou était le voisin « cool » avec qui moi, ma soeur et mes amis allions jouer au soccer et s’amuser sur son terrain. Il s’entraînait chaque année pour courir le Marathon de Montréal. Ma soeur et moi avions même passé naïvement la matinée à écouter le Marathon à la télé (diffusé à Radio-Canada à l’époque… pourquoi plus maintenant??) dans le but de le voir. Eh bien nous l’avions vu!! (avec beaucoup de chance!)

Quand j’ai commencé à m’intéresser à la course 20 ans plus tard (!!!), j’ai souvent tenté de me souvenir ce que j’avais appris en voyant Pilou courir: la fréquence de ses entraînements, la longueur de ses sorties, les chaussures qu’il portait, l’engouement général pour la course à pied, etc.

À force de travailler au coeur de la course à pied et de comparer le sujet présent avec le passé, beaucoup de questions me viennent quant aux différences et similitudes entre les 2 époques.

Mon ami Jimmy du « Coureur Nordique » à Québec m’a donné accès à une panoplie de mensuels d’athlétisme québécois des années 80 qui lui ont été offerts par un client satisfait (!) qui les avait dans son sous-sol et voulait s’en débarrasser. Ces petites revues jaunies sont de véritables bibles de statistiques et d’articles intéressants s’étant « biodégradés » et ayant disparu avec le temps. Mais quel plaisir de découvrir ces artefacts d’une époque enrichissante et c’est sur un ton d’auteur/coureur qui aime la compétition et le dépassement que je vous expose ceci:

On connait tous l’évolution que vit le sport en général au fur et à mesure que les décennies passent. La course à pied n’y échappe pas: les records du monde tombent sur toutes les distances et ça continuera. Toutefois, je dois dire que l’élite québécoise de l’époque n’a rien à envier à celle que l’on connait aujourd’hui. Pour ceux qui suivent les statistiques actuelles de la course à pied au Québec vous resterez surpris de voir ceci:

Les temps des meilleurs(es) en course à pied au Québec n’ont pas vraiment évolué. Quelles en sont les raisons? Il y a selon moi plusieurs hypothèses et je vous invite à laisser les vôtres en commentaires au bas de cet article.

Premièrement, j’ai le sentiment que le sport était pratiqué de façon plus compétitive que récréative à cette époque. Les coureurs devaient adhérer à la fédération annuellement et tout semblait vraiment très sérieux et encadré. Aujourd’hui, courir est un loisir pratiqué, je crois, beaucoup plus par plaisir qu’à l’époque. Rien de mal là-dedans! Au contraire, faire du sport sans le stress de bien performer c’est le bonheur de la majorité. Là où je vois un problème, c’est quand ces coureurs récréatifs se lancent dans les gros défis et cela semble être devenu une mode à travers les dernières années. Je ne suis pas en train de décourager ceux et celles qui veulent se dépasser, non. Mais je dis simplement que les grandes distances étaient plus respectées à l’époque. C’est la même chose chez nos cousins français, lu sur un forum sur internet.

Mais est-ce la seule véritable raison? Je ne peux pas croire que l’aspect extrême des esprits compétitifs se soit atténué autant? Au contraire, la jeunesse est plus orgueilleuse que ça! Bien sûr on l’attendait celle-là, mais est-ce l’avènement des grosses chaussures fin des années 80 qui a appauvri les performances? Pas impossible que ce soit un facteur. Et il est permis de croire que cette réalité s’étend à tout le peuple occidental qui s’est muni de ces grosses chaussures. Pendant quinze à vingt ans le choix de chaussures légères n’était peut-être pas aussi développé et promu qu’aujourd’hui. Et dès l’apparition de la notion du coussinage sous les chaussures on se posait déjà des questions en 1983…

Voici une liste d’évaluation de chaussures de l’époque:

À noter qu’elles sont évaluées en ordre de prix laissant croire inconsciemment que les plus coûteuses sont au top de la liste. 130$ pour une paire de chaussures en 1983! Ça c’est fort! J’aimerais pouvoir vous dire le prix qu’elle en coûterait aujourd’hui avec l’indexation de l’inflation!

Comme autre raison de l’absence globale d’amélioration des performances, il y a l’augmentation marquée du taux d’obésité chez les jeunes de plus en plus sédentaires avec des programmes d’éducation physique de plus en plus délaissés. Là-dessus, il y a eu plusieurs grands pas en arrière ces derniers temps et les jeunes en paieront malheureusement le prix de leur santé.

Est-ce aussi parce que la course à pied vit une renaissance après un peu plus d’une décennie à l’ombre d’autres sports?

Je serais curieux de me transporter dans quelques années d’ici pour connaître l’effet général de l’engouement actuel grandissant de la course à pied. Quelques exceptions nous donnent envie de se dépasser comme nos Canadiens Reed Coolsaet et Eric Gillis qui nous représenteront au marathon olympique de Londre en 2012 (2h10min et 2h11min) et beaucoup de Québécois(es) performants(es) qui n’ont pas fini de nous étonner. La course à pied est redevenue à la mode depuis quelques années, le nombre de clubs de course au Québec et l’accès à l’information pour mieux s’entraîner pourraient bien être de bons avantages par rapport à l’époque de Jaqueline Gareau,  … seulement si on ne reste pas assis à chercher trop longtemps devant notre écran!

English

I will quickly go over the french article above since it’s about the running population of the province of Québec here in Canada.
The whole idea is about a bunch of french canadian running magazines from the 80′s landed to me for reading purpose by my friend Jimmy who owns « Le Coureur Nordique », a running shoe store.
The magazines contain many local and provincial race results and the thing is: those race results are pretty impressive! So my question is: In an era where every sport, including running, sees a constant evolution in terms of pratice, results and records, why would the elite results of Quebec elite runners from our current time be about the same and even lower than what we can analyze in these magazines?
There has to be many factors, here are my assumptions:
- It could be that running was less recreative and more competitive at that time.
- It could be that shoes weren’t altering performances.
- It could be the general health condition
- It could be that the sport is sort of re-birthing after a few years lack of popularity and so the level of competition has to start all over.

What about YOUR area? Can you tell it could be a similar situation in your part of the planet?

44 Comments Post a comment
  1. Christian Villeneuve
    oct 31 2011

    Intéressant de voir la similitude des articles de l’époque avec ceux d’aujourd’hui!!

    Je suis tout à fait en accord avec la piste d’explication du phénomène de l’absence ou presque d’amélioration des performances… il est évident que dans les années ’70 un marathonien devait savoir courir. Les souliers de l’époque ne pardonnaient pas beaucoup à ceux qui n’avaient pas une technique efficace…

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  2. oct 31 2011

    L’article « Sommes-nous sur la bonne piste » est du vrai bonbon.

    J’ai eu la chance de faire mon PB sur 15 km (54.51) au côté de Patrick Monturo, il y a déjà plusieurs années de cela (plus de 15 ans)… Et même si je connaissais l’homme de part ses anciennes performances exceptionnelles, je ne me doutais pas qu’il était déjà en 1980 un précurseur de l’approche minimaliste et du retour aux sources!

    Blaise

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  3. nov 1 2011

    « On mange, on court, on dort. » Assez simple. Ce n’est pas seulment les chaussures minimalistes, mais une vie et un attitude minimaliste qui améliora les choses.

    La même discussion continue depuis au moins 10 ans sur les message boards Anglophones (TNFNorth, Trackie.ca). Les « oldtimers » écrivent des lamentations pour l’ancien temps. Mais ça change un peu. Les temps des derniers 3-4 ans son pas mal mieux que ceux des années 90s.

    Merci pour les scans des vieux revue. Très interessants!

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    • boutique endurance
      nov 1 2011

      d accord comparé aux années ’90 mais encore loin de celles de années ’80…. ex…5 filles au Qc en 2’32 et mieux dont 3 sur l’équipe Olympique ’88….aujourd ‘hui elles se classeraient dans  »l’élite » masculine québécoise!!!!!!

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  4. Robin Richard
    nov 1 2011

    Ceux qui me connaissent savent que je fais dans le minimalisme depuis plus longtemps que la récente mode. Par contre, le texte Lee-Manuel commet un lien causal douteux, à moins que ce ne soit un faux dilemme, en insinuant que la cause du déclin des performances pourrait tenir dans le type de chaussure portée aujourd’hui comparativement à il y a 30 ans. Il y a beaucoup trop d’autres facteurs à mettre en ligne de compte avant de, ne serait-ce que commencer à, isoler le facteur soulier de l’équation. Quel était le volume d’entraînement des athlètes des années 80 ? Quel était la nature des séances d’intensité des athlètes ? Quel était le niveau moyen de temps passé assis ou debout des athlètes ? Quel était la composition nutriotionnelle de leur alimentation et le niveau de transformation des aliments ? Quel était le nombre d’heures moyens de sommeil ? Quel était le message explicite ou implicite quant à la nécessité de performer (d’ailleurs évoqué dans le texte) ? Etc, etc… Bref, aussi pro-racers que je puisse être, il me semble insidieux d’appuyer sur l’hypothèse chaussure pour rendre compte d’un écart de performances entre deux périodes. Ceci dit, qu’est-ce que les revues jaunies nous signalent comme autres différences ? Je suis sûr que je ne suis pas le seul qui serait excité à l’idée de lire tout ça.

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    • nov 1 2011

      Très d’accord avec vous Robin, il y a plusieurs facteurs en cause dans l’observation. Mais je crois qu’il faut quand même considérer le dommage que les grosses chaussures coussinées pourraient avoir généré aux nouveaux coureurs à travers leurs mécanismes naturels et leur efficacité en course. Mais oui, ce n’est sans doute qu’une partie du mystère. Je me demande aussi s’il y avait beaucoup de commandites à l’époque pour soutenir les athlètes… J’ai vu à plusieurs reprise dans ces belles revues le nom de « Circuit Loto-Québec »! Ça devait être de bonnes bourses!!!

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  5. nov 1 2011

    La chaussure fait partie de l’équation dans la performance en course à pied, mais ce n’est pas le principal facteur. J’étais un des acteurs (entraîneurs) impliqués dans le « boum » de la performance en course à pied dans les années ’80. Les performances, en course de fond, étaient de loin supérieure à cette époque. Pour moi les principales raisons pour lesquelles les performances sont moins bonnes actuellement (au Québec, pas au niveau mondial) sont:
    - le manque d’entraînement « demi-fond »
    - les entraîneurs d’athlétisme moins impliqués qu’à l’époque
    - les coureurs actuels viennent rarement de la filière athlétisme
    - le manque de bourse, comparativement aux années ’80

    À cette époque avec le circuit Mini-Loto, les meilleurs coureurs du Québec s’affrontaient régulièrement, et il y avait le championnat du circuit à la fin de l’année, avec des bourses substantielles obtenues uniquement si l’on courait le championnat. La majorité, sinon la totalité, de l’élite québécoise venaient de l’athlétisme ou du demi-fond ou étaient entraînés par des entraîneurs d’athlétisme. L’entraînement spécifique « demi-fond » faisait que les meilleurs performances, pour les meilleurs coureurs de fond, sur 3000m allait de 8:00 à 8:30 pour les hommes et de 9:00 à 9:45 pour les femmes. Je suis persuadé que ce n’est plus le cas aujourd’hui. Notre « élite » d’aujourd’hui en course sur route vient peu ou pas du demi-fond et n’ont pas, pour la plupart, la base sur 3000m des coureurs des années ’80. On ne peut compenser le manque de VMA (Vitesse Maximale Aérobie) uniquement par de l’endurance….

    Daniel Mercier

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    • nov 1 2011

      Bonjour Daniel,
      Bonne observation: il est sans doute très avantageux d’avoir fait ses marques en athlétisme dans de courtes distances avant d’espérer d’excellentes performances en courses de distance. Courir à haute vitesse implique un patron de course optimisé et une musculature renforcée.
      Merci de vos commentaires.

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  6. Matthew
    nov 1 2011

    In 1981, 3400 runners ran the N.C.M. in Ottawa, 630 runners broke 3 hrs, in 2006, 3100 runners ran and 109 runners broke 3hrs. [and many of those were invited "elite" runners]. The mean time in 1981 was 3:26:15 compared to 4:11:05 in 2006. In the 70′s and 80′s runners focused on training, mileage, intervals and hard work. We trained in NIKE waffle trainers, brooks vantage, tiger excalibers, Adidas SL76, etc. These were not minimal shoes. Some were thinner but not minimal. We used the minimal flats for races and track workouts. We never talked about foot placement, it was known that it would change from heel contact to somewhere mid foot contact depending on speed, stride length, knee drive, etc. and depending on type of work out [400meter work out vs mile repeats]. It was different from runner to runner, we didn’t even talk about it or care!
    We made sure our mechanics were good [worked on A's and B's a little] some form work if we needed it and then ran. Mileage varied, the core work outs were there, 2 or 3 interval type per week and long runs, usually coming close to 60 to 100 miles per week or more[it was not uncommon for your average runner to run close this kind of mileage, it always surprised me].
    I’m not sure why but there seemed to be a lot less injuries back then. At that time there was only 1 sports med clinic in the city where we were steady but not crazy. Nowadays there are too many clinics to count. Back in the 70′s and 80′s most of the running injuries were helped by backing off training and better stronger shoes and extra support.
    Yes, I believe running in the first boom was about training and competing. In the 2nd boom it is more about gimmicks, gadgets and completing. The competitive baby boomers have been replaced by the gadget boomers [not that there's any thing wrong with that].

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    • nov 1 2011

      Hi Matthew,
      Excellent statistic about the race in Ottawa! It’s actually very impressive. About the shoes you use to train with, I googled them to see the images and they seem pretty « minimalistic » to me! A little raised heel but nothing like a 15mm + drop. And their flexibility must have been better than the plastic reinforced current stiff shoes, don’t they? The one thing I don’t know: were they heavy? Heavier than 11-12 oz. ?
      About the injury factor, I think the constancy in training is a major key and when you run 100 miles (160km) per week, you can’t skip!
      Thx for your comments.

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      • Matthew
        nov 2 2011

        Hi Lee-Manuel,
        I actually still have those shoes and more that I have kept over the years.
        FYI: The Waffle trainer is slip lasted or neutral and is 13mm difference from 20mm heel down to 7mm forefoot and feels like 50 to 55 durometer mid-sole.
        Brooks Vantage [very popular shoe] is 25 mm down to 10 mm, strong mid-sole in the moderate category, full board lasted.
        Tiger Excaliber [another great popular training shoe] is 23mm down to 10 mm, full board lasted with medial posting and great extra in-sole support.
        Adidas SL 76 [stiff durometer, full board] 20mm down to7mm

        Brooks Chariot 15mm raise [drop]
        Avia 2050 15mm raise [drop]
        Jaouhar 12mm raise [drop]

        etc., etc., etc.

        Most training shoes of the late 70′s and 80′s were around 13 mm to 15 mm raise [not drop], slip [neutral], combination [moderate] or board lasted [stronger] so pretty good control.

        I think most of us who have run for years with no problems in these types of shoes [and still do] struggle with the minimal movement because we can’t understand why the minimalist so against Shod shoes. Why are they insisting on fitting someone with minimal shoes who is only running for heart and lung reasons, and expect them to run like world class 10000m runners [which is mid- foot but about 65 second lap speed]. These are the same people who are 20 lbs over weight with weak glut meds or tight external hip rotators and very lax foot ligaments. They are being told they will run better and be injured less in minimal shoes. This movement goes against 30 years of treating biomechanical injuries and all of the experience of the top coaches and athletes that I have worked with. We trained in our Shod shoes and we raced in our flats. That’s how we controlled injuries and put in the miles.

        It will be curious to see in a few years if the minimal movement will be the same as the negitive earth shoes of the late 60s early 70s.

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        • nov 3 2011

          To answer your last question, I hope it does a good effect on injuries. I read an article today mentionning a quote from Amby Burfoot:
          Back in the ’60s, Americans “ran way more and way faster in the thinnest little shoes, and we never got hurt,” Amby Burfoot, a longtime Runner’s World editor and former Boston Marathon champion, said during a talk before the Lehigh Valley Half-Marathon I attended last year. “I never even remember talking about injuries back then,” Burfoot said. “So you’ve got to wonder what’s changed.”
          Full article here: http://www.nytimes.com/2011/11/06/magazine/running-christopher-mcdougall.html?pagewanted=1&_r=1

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          • Matthew
            nov 9 2011

            Hi Lee-Manuel,
            To respond to Amby’s comment about what has changed is that in 1968, only 900 runners started the Boston marathon many of these were competitive runners with a strong running background, good bio-mechanics, good levels of strength and fitness and advanced body awareness and control. Today’s average runner posses less of these attributes and is likely to get injured trying to train like Amby with thin shoes. I also don’t remember many of us talking about injuries in the 1970′s and 1980′s as the shoes evolved. I believe running is very individual and should be evaluated case by case before determining what type of shoe to train in.

            Répondre
        • nov 8 2011

          Hi Matthew,

          Answer to: … struggle with the minimal movement because we can’t understand why the minimalist so against Shod shoes. Why are they insisting on fitting someone with minimal shoes…
          I have the same problem with the big bulky shoes… Why are they (shoe shops and companies) insisting on fitting 90% of people with big bulky shoes… when we know now that it is not good for form, tissue adaptation, performance and injury prevention?

          Answer to: …We trained in our Shod shoes and we raced in our flats. That’s how we controlled injuries and put in the miles…
          I’m convince that it is the best way to get injured!

          Blaise

          Répondre
  7. Nenad Filipovic
    nov 1 2011

    Les époques sont-elles si importantes?Je pense que n’importe qui sur ce forum rêverait de courir le marathon en 2h15, performance que Sergey Popov a établi en 1958.
    Par définition, tu cours ton PB qu’une seule fois dans ta vie, mais tu le sais que quand tu as raccroché tes chaussures définitivement. C’est un fait, les performances fluctuent. Les chaussures sont-elles si importantes? Est-ce qu’un jour pour lequel j’enlève 100gr à mes chaussures et je m’attend à une diminution de 0.7 à 1% de ma consomation de VO2 va-t-il compenser une mauvaise nuit, une mauvaise sensation de foulée. Désolé cheri je ferais mieux la prochaine fois.L’année d’après:Oups sorry je suis sûre que j’ai mal digeré le repas du jour précédant…Les performances fluctuent pour des raisons multifactorielles c’est un fait.
    La capacité innée de chaque coureur (génetique) et la manière dont celui-ci l’exploite grâce à l’entrainement sont pour moi les 2 facteurs les plus importants pour la performance.Question chaussures, les racer sont utilisées par tout l’avant du peleton, et par ceux qui ont compris que d’avoir un peu moins de poids au bout de leur jambe pourrait les faire mieux performer.Les racer existent depuis plus de 50ans!
    Je sais une chose: Je ne courirai jamais le marathon en 2h15.
    Une question pour vous: Quel est le meilleur temps couru sur marathon par un coureur portant des chaussures minimalistes?
    Nenad

    Répondre
    • nov 1 2011

      Bonjour Nenad,
      R: 2h03:38

      Tout est dans la définition de « chaussures minimalistes ». Je dirais donc, pour moi, que tout les chronos en dessous de 2h30 se font en chaussures minimalistes. Pas des FiveFingers… mais des racers. La question que je me pose : pourquoi les magasins de chaussures refusent-ils (en générale) de vendre ces chaussures aux coureurs récréatifs? … et pourquoi les coureurs d’élites (et de semi-élites) ne s’entraine pas avec ce genre de chaussures?

      … et SVP ne me parlez pas de blessures et de confort… si non il faut retourner à l’autre billet sur le « traditionnelle vs minimaliste »…

      A+
      Blaise

      Répondre
    • nov 1 2011

      Bonjour Nenad,
      Tous les records du monde (ou presque) ont été réalisés en chaussures minimalistes. Les racers en font partie car légères, flexibles, plus près du sol que les chaussures traditionnelles. Pour certains, les chaussures minimalistes se limiteront aux Five Fingers et Merell barefoot et saucony Hattori de ce monde et si c’est le cas pour vos standards, je dirais que le record en minimalistes appartiendrait à Abebe Bikila pieds nus au marathon (2h15min) ainsi que Zola Budd (14min48sec record du monde en 1985) en 5000m.
      J’ai entendu qu’en VFF, un certain Patrick Sweeney a gagné le marathon de Palos Verde en 2h37min. J’ai couru aux côté d’une fille en VFF au marathon d’Ottawa qui a terminé en 2h58min. Pas les meilleurs temps du monde, mais preuve que la performance fait partie des bénéfices. Par contre, faut s’y habituer avec grande progression! Le problème c’est qu’aucun entraîneur encore ne prendra le pari de chausser son coureur en « petites » minimalistes mais quand ça arrivera, on pourrait voir de belles choses.
      Je suis d’accord avec vous que les chaussures ne sont certainement pas le principal facteur de cette différence en performances.
      Merci pour vos commentaires

      Répondre
      • nov 1 2011

        Salut Lee, je me permet une petite correction:

        J’ai entendu qu’en VFF, un certain Patrick Sweeney a gagné le marathon de Palos Verde en 2h37min. J’ai couru aux côté d’une fille en VFF au marathon d’Ottawa qui a terminé en 2h58min. Pas les meilleurs temps du monde, mais preuve que la performance fait partie des bénéfices.

        Ces temps ne prouvent rien, sauf qu’il est possible de courir ces temps avec des chaussures minimalistes.

        En ce qui concerne la comparaison entre aujourd’hui et les années 80, j’abonde dans le même sens que M. Mercier. Je crois que les chaussures sont un facteur minime dans la perte de performance… J’aimerais te/vous poser une question: de combien de % penses-tu qu’on peut améliorer notre performance avec des chaussures minimalistes. Mon autre question serait: penses-tu qu’on court un marathon plus vite pied-nu, en five fingers ou en 1400?

        Dans un autre ordre d’idée, voilà des résultats qui sont extrêmement surprenant. Disons que ça remet en perspective le début du livre de Guy Thibault lorsqu’il dit qu’il pratique la course à pied avec beaucoup d’enthousiasme, mais peu de talent… Chapeau!

        Répondre
        • nov 2 2011

          salut Daniel
          réponse à : Je crois que les chaussures sont un facteur minime dans la perte de performance… J’aimerais te/vous poser une question: de combien de % penses-tu qu’on peut améliorer notre performance avec des chaussures minimalistes. Mon autre question serait: penses-tu qu’on court un marathon plus vite pied-nu, en five fingers ou en 1400?

          Je te réfère à une étude particulière de Hanson-2010 (mais il y en a plus de 7 sur le sujet) qui mentionne que entre la chaussure traditionnelle et le pied nu, la consommation de O2 (sur terrain et non tapis) est > que 5% en chaussure… ÉNORME !… et ce, principalement à cause de son poids. Ceci ne veut pas dire 5% de mieux sur le temps de marathon… mais influence grandement tout de même. Donc je réponds que sur une surface sécuritaire et propre, pour la personne adaptée, le mieux est le pied nu. Pour l’homme moderne désadapté et courant sur des surfaces nécessitant une biomécanique protectrice (parfois donc moins efficace… comme dans le bois et les cailloux), des chaussures avec interférence minimale mais suffisante est préférable. Dans aucun cas les roches rigides absorbantes de 12 onzes sont préférable. :)
          Blasie

          Répondre
      • nov 10 2011

        Salut Lee!

        Alex Romero s’est classé 1er au marathon de Duke City 2008 en 2:40 en le courant pieds nus.

        http://www.abqjournal.com/sports/201132340726sports10-20-08.htm

        Patrick Sweeney (alias Bourbon Feet) cours aussi en sandales Huarache (Luna Sandals) http://bourbonfeet.blogspot.com/

        Pour ma part j’ai complété 2 marathons en Vibram FiveFingers et je n’exclus pas d’essayer de le faire en sandales huarache et pieds nus un jour.

        Répondre
  8. nov 2 2011

    Bonjour,
    Je lis avec attention ce poste en temps qu’entraineur en Belgique! Notre record en marathon est détenu encore aujourd’hui par Vincent Rousseau: 2h07 en 1995 à Berlin, alors que dire chez nous de l’évolution de nos coureurs…
    Comme lu dans d’autres réactions, je reste persuadé que la qualité de notre alimentation est un des facteurs qui pose problème mais aussi l’engouement pour la course à pied.
    Pour ce qui est de l’impact de l’alimentation il y a un documentaire révélateur de ce problème, pas spécialement accès « sport » mais éloquent sur l’évolution du contenu de notre assiette: « Love meat tender ». Nous pouvons aussi nous poser la question de l’aspect judicieux de modification de régime en vue d’une course et là je vous invite à parcourir : « Micronutrition, santé et performance » de D. Riché!
    D’autre part,je vois aujourd’hui des coureurs « lambda » s’attaquer au marathon après à peine trois ans de course à pied et de plus ils ne sont plus tout jeune??? A ce sujet il y a un très bel article dans l’ultrafondus d’octobre où S. Chaigneau exprime le même étonnement.
    Comme certains l’ont souligné les coureurs aujourd’hui négligent bien trop les « fondamentaux » que sont la piste et le cross. Je vois autour de moi des entraineurs « charger » les séances de VMA jusqu’à 4 voir 6kms mais leurs athlètes ne savent pas s’exprimer sur piste ou en cross…
    Quand au débat de savoir si le minimalisme est facteur de performance? Ne nous trompons nous pas de débat?
    Ne devrions nous pas plus nous poser la question suivante: Est-ce qu’en optant pour le minimalisme je permet de limiter le risque de blessure chez mon athlète?
    Blessure qui elle aussi est un facteur limitant de la performance…
    Malheureusement je ne détiens pas la vérité et serait ravi de profiter de votre expertise, réflexion!
    Christophe

    Répondre
  9. Nenad Filipovic, Switzerland
    nov 2 2011

    Salut Blaise,Lee-Manuel,
    oui ça depend de la définition de la chaussure minimaliste et je fais référence à ton website Blaise qui categorise les chaussures.

    Dans ta categorie minimaliste: aucune des chaussures présentes dans cette catégorie sont utilisées par les athlètes de haut niveau qui gagnent des courses.

    Je pense que tu devrais mieux diferencier les categories:
    A:Minimalistes
    B:Racers
    C:Running à éviter

    Qu’est-ce que vous en pensez?

    Nenad

    Répondre
    • nov 2 2011

      En fin de compte les chaussures racers et trails de notre site sont celles que nous recommandons. Elles sont plus ou moins minimalistes et souvent plus accessibles. Les chaussures de la catégorie minimaliste sont celles vendues comme telles mais qui ne le sont parfois pas tant que ça.
      a+
      Blaise

      Répondre
      • Nenad Filipovic, Switzerland
        nov 3 2011

        Je pense que ce n’est pas clair pour tout le monde…

        Les racers que les pro portent sont des minimalistes et il y a d’autres racers qui ne le sont pas…
        Des minimalistes qui sont vendues comme telles mais qui ne le sont parfois pas tent que ça…
        Oui il faut se fier aux + et aux – mais je pense qu’il serait plus clair pour tout le monde alors si il n’y avait que 2 categories:

        A:Chaussures recommendées
        B:Chaussures à eviter

        Dans la categorie A, toutes les vrais minimalistes de la categorie minimaliste et les minimalistes de la categorie racer

        Dans la catégorie B, toutes les fausses minimalistes de la catégorie minimaliste et les pas minimalistes de la catégorie racer et les grosses chaussures coussinées

        Nenad

        Répondre
        • nov 3 2011

          Très d’accord avec vous Nenad, certains fabricants se sont accaparé du nom « minimaliste » et « natural running » pour des chaussures qui n’en sont pas vraiment. À nous d’éduquer le public face à ces supercheries! Il faut simplement se mettre dans la tête QU’AUCUNE chaussure épaisse est une chaussure minimaliste. Avec ceci c’est déjà un bon début.

          Répondre
          • nov 3 2011

            Pour les chaussures les + recommandées, nous avons vérifié l’épaisseur, le « drop », la légèreté et la flexibilité, tous des facteurs qui font partie d’une bonne chaussure minimaliste. Notre classement vient ensuite avec les chaussure affiché « running de route » ainsi que « running de trail ». Les minimalistes sont celles qui s’affichent ainsi et qui se vendent généralement dans dans des boutiques spécialisées. Quelques exceptions comme la Saucony Kinvara que l’on recommande beaucoup comme chaussure de transition avec 4mm de drop. C’est notre type de minimaliste de bas de liste.

            Répondre
  10. R. Ross
    nov 2 2011

    Je suis qu’une simple débutante dans la course car ce n’est que depuis 3 ans que je cours quelques km. Depuis que j’ai assisté à la conférence de m. Dubois j’ai tout changé: mes chaussures, la posture du corps, faire de plus petits pas, aucun étirement avant le départ, etc. Ma performance à doublé! Je n’en revenais pas moi-même. Avant tout ce changement, je devais m’étirer environ 15 minutes ( j’haïssais ça!), la même chose à la fin, il me fallait à chaque début d’année la dernière chaussure Oasics gel cumulus (assez dispendieux!), bref, mon mental me demandait beaucoup car je savais que ça allait être encore une autre fois pénible. Que ce soit au niveau physique ou respiratoire c’était très difficile.

    Tout cela pour dire que j’ai du changer que quelques petits détails ainsi que la chaussure pour que ça soit un réel plaisir à courir.

    Merci mosieur Dubois

    Répondre
  11. Francine Picard
    nov 2 2011

    Mon très cher Manu-Lee,

    Je ne sais pas si tu te souviens de moi, je suis l’épouse de  »Pilou »
    et un ami nous a partagé ton article. Tes propos à son sujet l’ont beaucoup touché et il t’en remercie grandement. Il est surtout touché de savoir qu’ il a eu une influence positive t’incitant à chausser les souliers de course… Il n’ y a pas que le soulier qui fait le coureur, mais la détermination de vouloir se dépasser, ce que  »Pilou » a toujours fait avec coeur.

    Si tes chaussures te mènent vers Crabtree, arrêtes-toi chez nous :)

    Merci encore mon cher Manue-lee,

    Francine et Pilou

    Répondre
    • nov 3 2011

      HAHAHA Salut Francine! Quel petit monde! Même sur internet!
      Une belle surprise pour moi de lire ton message! J’espère que vous vous portez bien toi et Pilou! Et oui comme tu peux voir je suis maintenant à pieds joints dans ce sport et Pilou a certainement allumé les premières étincelles à cet effet! MERCI!
      Je vais essayer de passer plus qu’une fois par 10 ans vous dire bonjour!
      Écrivez-moi que je vous donne mes coordonnées: lacliniqueducoureur@hotmail.com
      Bonne journée! xx

      Répondre
      • nov 3 2011

        Il faudrait bien que Pilou me donne quelques petits trucs de la vieille école ;)

        Répondre
  12. nov 2 2011

    Il y a plusieurs sujets dans cet échange! Comme contribution, voici quelques liens et réflexions:

    1. D’abord, au lien suivant vous trouverez de l’info sur le Circuit Loto-Québec. Après la marathon de 76, c’est ce circuit qu a le plus fait pour développer la course à pied au québec, de 80 à 89. En 83 le circuit comptait 27 courses, en financait 37, et présentait un championnat où les meilleurs s’affrontaient. Les critères de sélection étaient impressionnants.
    http://www.iskio.ca/circuit/circuit-de-course-a-pied-loto-quebec/

    2. Est-ce l’avènement des grosses chaussures qui a appauvri les performances? En fait, à mon avis c’est surtout parce que plusieurs se sont mis à faire autre chose. Déjà à compter de 1985 l’intérêt pour la course à pied diminuait. Les gens se sont tournés vers d’autres sports qui sont devenus populaires ces années-là (vélo, ski de fond, planche à voile, etc…). On le voit bien dans l’évolution du Marathon Magazine (version québécoise) qui n’a cessé d’être ‘relancé’ sous une formule qui contenait de moins en moins de course à pied. Quant aux coureurs élites de la première vague, il a bien fallu qu’ils vivent leur vies.

    3. Ci dessus on mentionne que l’élite d’aujoud’hui performe moins que l’élite de l’époque. Je crois qu’il doit y avoir 200 facteurs pour expliquer ça. Chose certaine, à l’époque les medias rapportaient ls performances des coureurs, aujourd’hui cet aspect passe complètement sous silence, sauf pour les sites spécialisés. Et c’est surement pas la transformation des compétitions en festivals touristiques ou en exercices de levées de fonds qui va encourager les performances. Donc, comment les futurs talents ont-ils pu éclore dans ce contexte, après la traversée du désert des années 90. On voit surtout bien des gens commencer à courir su rle tard. ils font 100 marathons, mais ils ne feront jamais baisser les records. Sans compter ceux qui sont bons, mais qui concilient étude, travail et entrainement. Ça laisse moins de place pour les super bons, en plus que plus de choix s’offrent à eux que dans le temps (ironman, ultramarathons, marathons exotiques…). La seule loi du nombre fait en sorte que la courbe des performances est nécessairement différente (ex: 11900 participants du MIM de 82 vs 2400 en 2010). La liste des meilleurs is ‘bound to be shorter’, peu importe l’épaisseur des souliers!

    4. Quant aux temps moyens totaux, ils ne cessent d’augmenter, pour une foule de raisons évidentes (focus sur l’accomplissement plutot que la performance, changements démograhiques, etc…). Article intéressant à ce sujet: How Demographics Are Affecting the Racing Scene – Races are getting bigger and slower:
    http://runningtimes.com/Print.aspx?articleID=20969

    5. Enfin, voici les rankings des marathoniens canadiens de 83:
    http://runningsolutions.shawwebspace.ca/asset/view/23916/1983_marathon_rankings.xls

    et de 84:
    http://runningsolutions.shawwebspace.ca/asset/view/23916/1984_marathon_rankings.xls

    Dans les prochains mois, iskio commencera à publier des stats et rankings pour la course au québec et pour comparer les diverses époques.

    Bonne continuation!

    Répondre
    • nov 3 2011

      WOW! merci de toutes ces infos Réjean! Très apprécié venant du #1 référence des courses au Québec!
      Vous touchez un autre bon point comme raison de la chute des performances: L’éventail des différentes courses maintenant offertes. Le trail englobe des coureurs qui seraient sans doute de sérieux compétiteurs sur route mais qui déteste courir sur le bitume. Est-ce que je me trompe ou bien cette discipline était quasi-absente à cette époque?

      Répondre
  13. Nenad Filipovic, Switzerland
    nov 4 2011

    Je suis tout a fait d’accord avec vous Blaise et Lee-Manuel,

    Lee-Manuel tu as écrit: Tous les records du monde (ou presque) ont été réalisés en chaussures minimalistes. Les racers en font partie car légères, flexibles, plus près du sol que les chaussures traditionnelles.
    Blaise tu as écrit:Tout est dans la définition de « chaussures minimalistes ». Je dirais donc, pour moi, que tout les chronos en dessous de 2h30 se font en chaussures minimalistes.

    La clinique du coureur fait partie des entités qui DEFINISSENT LA CHAUSSURE MINIMALISTE, pas par l’appelation que leur fabriquant leur ont donné mais par leurs caracteristiques :drop, poids, flexibilité, dynamisme

    Si l’on respecte ces critères

    Minimaliste = est un ensemble de chaussures qui inclut les vrais minimalistes et les racers/route minimalistes

    Non-Minimalistes = est un ensemble de chaussures qui inclut les fausses minimalistes qui sont vendue comme des vrais minimalistes grace aux efforts marketing et les chaussures moyennement et grandement coussinées

    Pourquoi
    Somnio Nada, Merrell road glove, Merrell True Glove,
    Inov8 f-lite 220 or f-lite 230, Inov8 Bare X-lite 150, Inov8 Road X-Lite 155, Inov-8 Road-X 233,
    New Balance Minimus Road Zero Drop,
    Mizuno Wave Universe, 4, 3,
    Adidas Adizero PR, Adidas Adizero Rocket, Adidas Adizero Pro, Adidas Adistar competition, Adidas Adizero rc
    Asics Piranha sp3, Asics Piranha,
    Newton MV2, Nike Air Zoom Streak XC 2,
    Brooks Mach 12, 13,
    Saucony Type A4,
    NewBalance RC 152
    New Balance Minimus T 00, NewBalance Minimus cross/trail,MT101
    Merrell Trail glove
    Inov8 Baregrip 200,X-Talon 190,F-Lite 230,X-talon 212,Oroc 280
    Nike Waffle Racer VI
    Asics Hyper XC
    Brooks Pure Grit

    ne sont pas dans la categorie minimaliste?

    Répondre
    • nov 4 2011

      Bonjour Nenad,
      Il sera toujours bien sur difficile d’être parfaitement juste par rapport à l’évaluation des chaussures puisque beaucoup de détails sont relatifs à l’échelle de l’évaluateur. Pour quelques chaussures comme par exemple les Somnio Nada, Newton MV2, New Balance, Merrell, etc. se retrouvent dans les 2 catégories en même temps (route-minimalistes ou trail-minimalistes) car soit ce sont des compagnie qui font généralement des chaussures de route ou trail mais qui se démarquent par ce modèle en particulier ou bien ce sont des compagnies s’affichent en tant que minimalistes et nous voulons les comparer aux vraies minimalistes (ex: Nike Free, Brooks Pure Connect).
      Bref, peu importe l’onglet dans lequel elles se retrouvent, fiez-vous au nombre de plus pour chacune des 3 qualités mentionnées.

      Répondre
  14. Daniel Fitzgerald
    nov 6 2011

    Lee-Manuel,

    L’article est intéressant, mais votre analyse est un peu sommaire. La grosse différence entre les meilleurs marathoniens québécois d’hier et d’aujourd’hui, se résume en un mot : l’âge. Dans le top 20 du tableau qui apparaît dans l’article, la moyenne d’âge devait être d’environ 24 à 26 ans (tout comme pour les Kenyens aujourd’hui). Même à cette époque, à 32 ans, j’étais (avec peut-être Jacques Mainguy) parmi les doyens des bons coureurs de cette époque. Aujourd’hui, les jeunes qui ont des qualités naturelles pour la course de haut niveau sont plutôt attirés par d’autres sports, de nombreux autres sports, sans doute plus excitants (quand je parle de course à pied à mon plus vieux, ses yeux révulsent). Cela se traduit par un « talent pool » beaucoup plus maigre au top niveau que dans le « bon » vieux temps. Le volume de travail a possiblement diminué, mais pas tant que ça. La chaussure n’a pas vraiment d’incidence. Quand tu as une bonne mécanique, tu évites les chaussures nuisibles. Et puis, pour aspirer à courir un marathon sous les 2 h 30, il faut souvent courir ses longues sorties à 4 min/km ou moins, et cela peut être difficile, voire pénible dans un soulier lourd et peu dynamique. Les « waffle trainers » de l’époque s’apparentaient beaucoup aux SpeedStar d’aujourd’hui, mais avec moins de soutien. Le polyuréthane de l’époque perdait son ressort au bout d’un mois ou deux, Il fallait donc les remplacer souvent. Néanmoins, j’ai parcouru plusieurs milliers de km dans ce soulier sans aucun problème. Les méthodes d’entrainement à l’époque, il n’y en avait que deux : l’interval training, c’est à dire des 200 et des 400 m sur piste à l’année longue, et la méthode Lydiard, qui consistait d’une phase gros volume (2 à 4 mois), une phase côtes (4 à 6 semaines), une phase piste (5 à 6 semaines) et une phase compétition ou peak (5 semaines. Aujourd’hui, on combine les deux, pas sûr que ça soit la meilleure solution. Par ailleurs, tant que le soutien pour l’athlétisme scolaire, au niveau secondaire et collégial, sera non existant (comparativement au soutien pour le football, par ex.), la situation n’est pas prêt de changer. Car, pour être bon sur la route, il faut d’abord être bon sur la piste.

    Mon grain de poivre

    Daniel Fitzgerald (le no 11 dans le tableau de 1982)
    Vous direz salut de ma part à Jimmy

    Répondre
    • nov 7 2011

      Bonjour Daniel,
      Très intéressant d’avoir les commentaires d’un coureur de la « liste »!
      Avec la renaissance de la course à pied j’imagine que l’on verra dans quelques années des résultats à la mesure de l’évolution.
      Vous courez toujours?

      Bonne journée
      Lee-Manuel

      Répondre
  15. Daniel Fitzgerald
    nov 7 2011

    Lee-Manuel,

    Je l’espère bien également. Mais, cette renaissance est essentiellement féminine pour l’instant. L’arrivée d’une majorité de femmes dans le programme des courses sur routes va nécessairement changer la culture du sport. Est-ce que cela va revigorer l’aspect compétitif? C’est possible. Cela dit, il faut en général 10 ans pour atteindre le niveau élite au marathon. Donc, plus il y aura de filles et de garçons qui se joindront à un club d’athlétisme à 15 ans, plus il y en aura qui pourront descendre sous la barre des 33 min (f) ou des 30 min (g) pour le 10k, et sous celle des 2 h 40 (f) ou des 2 h 20 (g) pour le marathon quand ils auront 24 ou 25 ans. David Mutai qui vient de gagner à New York a 30 ans. Il a commencé à 15 ans. Le marathon, comme le 100 mètres, est avant tout une épreuve de vitesse, et il est beaucoup plus facile de développer cette vitesse, quand l’on est jeune que quand l’on est vieux.

    Oui, je coure encore. J’ai couru 3 h 12 à Toronto en septembre 2010, ce qui n’est pas mal pour un vieux.

    À propos des chaussures minimalistes, je chausse des racers pour une grande partie de mes entraînements (Adizéro Ace, Mana et Adios). Je suis les consignes de Bruce Tulloh en la matière. Vous savez Vibram n’a rien inventé, autre qu’une chaussure particulièrement laide.
    http://news.bbc.co.uk/sport2/hi/athletics/specials/european_athletics/2118793.stm

    Répondre
    • Nenad Filipovic, Switzerland
      nov 9 2011

      Très interressant, votre experience est très riche et nous montre un aspect transgénérationnel qui peut-être nous échappe puisque nous avons tous la trentaine seulement.

      Depuis longtemps les coureurs rapides utilisent des chaussures légères afin de mieux performer. Mais de façon recurente les magasins de chaussures spécialisés ne proposent pas les racers à leurs clients et c’est dommage. La campagne marketing des minimalistes et le relais qu’elle peut avoir auprès des professionnels de la santé a au moins le mérite d’eviter de faire chausser des grosses chaussures coussinées aux « cibles marketing » et aux amateurs de nouveauté.

      Répondre

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