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20
mai

Retour sur le Grand Débat sur la technique de course

Un débat sur la technique de course a mobilisé près de 500 personnes jeudi dernier à Montréal. Nous avons demandé à chacun des panélistes la phrase clé qu’il souhaitait que l’on retienne, ainsi que leur principal aspect de désaccord avec les autres panélistes.

 

John Lofranco : « Mettez un pied devant l’autre et ne tombez pas. »

Désaccord : « Une dépendance excessive sur des études scientifiques qui en générale donnent des résultats moyens, qui ne prennent pas en considération les besoins individuels des coureurs, ni la contexte complexe et plus large de l’entraînement de course de fond. »

Notre réponse : La science n’a pas réponse à tout et ne peut pas guider l’ensemble de nos interventions. Elle est parfois floue, parfois neutre, et parfois elle nous donne des positions claires et précises. Mais elle est surtout LE processus qui valide la valeur de nos dires. Faire volontairement fit de la science est une manière facile qui nous permet ensuite de dire n’importe quoi. L’analyser dans son ensemble pour connaître la tendance des évidences et ensuite orienter notre prise de position pour un individu donné avec toute sa complexité… a certainement une valeur ajoutée.

 

Martin Lussier : “Qu’il soit question de performance ou du risque de blessures en course à pied, la technique n’est qu’un des facteurs déterminant à considérer. Il est essentiel de voir le portrait global !”

Désaccord : “Qu’il n’en déplaise à Blaise, je ne crois pas qu’une personne avec un surpoids important puisse se transformer en coureur-fakir vêtu d’un tutu afin de découvrir, pieds nus sur la gravelle, toute sa légèreté ! ;)”

Notre réponse : On aime :) . Les études scientifiques sur la cinétique et la cinématique sont claires sur une chose : plus l’interface entre le pied et le sol est grand (plus l’indice minimaliste de la chaussure est bas), moins les comportements de modération d’impact sont importants. En d’autres mots, plus la chaussure est grosse et moins votre technique sera protectrice (cadence plus basse, plus d’attaque talon, plus loin du centre de gravité, plus de VLR-vitesse de force d’impact, …). D’un point de vue pratique, vouloir mettre plus d’absorption dans les chaussures des personnes lourdes est contre productif ! Vous allez augmenter les facteurs biomécaniques associés aux blessures et à la réduction de la performance. (Seul bémol : les personnes avec une atonie de soutien musculaire… qu’ils soient maigres ou obèses)

 

Jean-Francois Harvey : “Fluide, doux et silencieux”

Désaccord : “il y a trop d’emphase mise sur les études scientifiques, lesquelles nous donnent une idée limitée de la réalité spécifique à chaque individu. Le corps est complexe dans sa globalité et ses interrelations…”

Notre réponse : Nous sommes d’accord qu’il est essentiel d’individualiser nos recommandations. Le processus de réflexion qui nous amène à recommander une intervention spécifique à un client, est par contre basé sur une cohérence théorique qui inclut sans aucun doute notre expérience, mais qui ne peut omettre la tendance des évidences scientifiques… et nous parlons de l’ensemble des évidences et non pas quelques articles triés sur le volet.

 

Daniel Riou : “Si on est rigoureux d’un point de vue scientifique, il faut être très prudents dans les modifications de technique de course.”

Désaccord : “Je crois que les bénéfices potentiels d’un changement de technique de course ne sont pas assez clairement démontrés pour justifier la modification de technique de course, surtout pour des coureurs avancés.”

Notre réponse : Nous sommes en accord avec cela… mais jusqu’à quel point on dit à un coureur de ne pas changer ses habitudes : « j’ai appris à faire des grands pas pour aller plus vite » (cadence < 150), « j’essaye de briser le 50min sur 10km… avec mes nouveaux Nimbus je devrais y arriver», « On m’a dit de porter des Hokas pour ma douleur au dos »… Malgré toutes les nuances de gris de la science, certaines évidences ne peuvent être ignorées !

 

 

Notre conclusion

La science fait peur. Elle est complexe et ne répond pas à toutes nos interrogations. De plus, elle est souvent mal citée, mal représentée, mal interprétée et mal utilisée… Haaa, ça serait tellement plus facile de pouvoir dire tout ce qu’on veut sans se faire rabrouer par les études :) .

Les recommandations « basées sur la science » de LCDC :

- Débutants : Débuter avec chaussures minimalistes (IM >60%), une cadence de 180 (+/- 10), sans faire trop de bruit… et courir souvent, 4 à 6 fois par semaine !

- Expérimentés : Pas de changement de technique et de chaussures sauf si blessures ou performance désirée. Intégrer tout en douceur des éducatifs (des gammes) et de la course pieds nus.

- Blessés : Selon la pathologie, faire un transfert le stress tissulaire par un changement de technique ET de chaussure (plus durable). Augmenter la cadence. Améliorer ses comportements de modération d’impact.

- Performance : S’habituer à une chaussure plus minimaliste en fonction de sa capacité, avec critère principal la légèreté. Augmenter la cadence si moins de 160 pas/min.

 

Pour les coureurs : Aubaine et Cie, épisode dimanche 3 mai

Pour assister au débat en différé : site web La Clinique Du Coureur

Pour les scientifiques et les cliniciens : vidéo ci-dessous

17
mar

Une application gratuite m’a amené au 21e siècle / A free app fast-forwarded me to 2015

English follows

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Au cours des dernières décennies, le métier de physiothérapeute (ou kinésithérapeute en Europe) a grandement évolué. Nous avons désormais accès à de l’équipement à la fine pointe de la technologie pour contribuer à la réhabilitation de nos patients. Mais, chose surprenante, notre activité la plus fréquente, quant à elle, fait usage de l’équipement le plus rudimentaire qui soit : le papier et le crayon.

Vous voyez, je prescris presque quotidiennement des exercices à mes patients, que ceux-ci doivent réaliser à la maison avant de revenir me voir en clinique. Pour moi, c’est toujours la manière la plus efficiente, la moins invasive et la plus durable pour parvenir à une réelle réhabilitation, et ce pour grand nombre de pathologies. Mais jusqu’à récemment, j’utilisais toujours un papier et un crayon pour prescrire ces exercices. À l’ère des applications mobiles, des sites « responsive » et des senseurs portatifs, il devait y avoir mieux. C’est alors que je me suis mis au fil du temps en utilisant la caméra de mon iPhone pour filmer mes patients alors qu’ils réalisaient leurs exercices devant moi. Cela a réglé une partie de mon problème, tout en m’en créant de nouveaux : Comment faire pour envoyer plusieurs exercices sans faire exploser la boite de réception de mon patient ? Est-il même légal pour moi d’avoir des vidéos de mes patients sur mon appareil ? Comment m’assurer que ma boite personnelle ne se retrouve pas pleine de questions de la part de mes patients.

La réponse a été élaborée par un bon ami à moi, à travers l’application Phydeo.

Phydeo – Application de prescription d’exercice from TotalCoaching on Vimeo.

Phydeo est une application iOS et Android d’une simplicité remarquable. Imaginez, même moi j’ai su l’utiliser dès ma première visite ☺. En gros, elle fait exactement la même chose que la caméra de mon iPhone, tout en éliminant les derniers irritants. Je filme mon patient pendant qu’il réalise son exercice, puis j’entre l’adresse courriel du patient. De mon côté, tout est complété en quelques secondes. Mon patient reçoit alors un courriel simple, lui permettant de voir son exercice dans une belle page arborant les couleurs et le logo de ma clinique.

Personnellement, je suis séduit par deux choses : la rapidité avec laquelle je peux prescrire absolument n’importe quel exercice, et l’image professionnelle que je peux maintenant véhiculer. Il y a aussi l’aspect légal de l’application (les vidéos sont supprimées automatiquement), qui pour moi n’était pas un facteur décisif, mais qui le sera probablement pour certains.

Pour ceux que ça intéresse, Phydeo est disponible complètement gratuitement sur l’App Store et l’Android Play Store. Personnellement j’ai opté pour la version Premium au coût de 9$ par mois, qui n’affiche pas de publicité.

 

Pour plus d’informations :

Phydeo sur Facebook : https://www.facebook.com/phydeoapp

Phydeo sur le web : https://phydeo.com

Phydeo sur Twitter : https://twitter.com/PhydeoApp

 

 

English

During the last few decades, the physical therapy profession greatly evolved. We now have access to advanced technology to assist with our patients’ rehabilitation. That being said, isn’t it a bit ironic that my most efficient rehabilitation technique uses the most rudimentary pieces of equipment of all: a pen and paper?

You see, I prescribe exercises to my patients on a daily basis, which they have to perform at home prior to our next appointment back at the clinic. For me, this is still the most efficient, long-lasting and least invasive method leading to true rehabilitation, for a large number of pathologies. However, until recently, I would always use a pen and paper to prescribe these exercises. At this age of mobile apps, fitness trackers and virtual reality, there had to be something better out there. That’s when I started using my iPhone camera to film my patients as they were executing their exercises in front of me. This solved some of my problems, while creating new ones: How to send out multiple exercises at once, without “blowing up” my patient’s inbox? Is it even legal for me to store videos of my patient on my personal device? How can I make sure that my personal inbox doesn’t get swarmed by questions from patients?

The answer to all that was found by a good friend of mine, through a brand new App called Phydeo.

Phydeo – Exercice Prescription App from TotalCoaching on Vimeo.

 

Phydeo is an incredibly simple iOS and Android app. Imagine, even I was able to figure it out on my first visit ☺. Basically, it does exactly what my iPhone camera does, while removing the last drawbacks I had. I film my patient while he is executing his exercise, then I enter his email address. Everything is done in only a few seconds. My patient then receives a simple email (no large attachments), giving him access to his exercise in a nice-looking page, customized with my clinic’s logo and colors.

Personally, there are two main points that convinced me to use it: the speed at which I can send absolutely any exercise, and the professional corporate image I can reflect. There’s also the legal aspect of the application (videos are removed automatically from my personal device), which wasn’t a crucial factor for me as a buyer but may be for someone else.

For those of you who are interested, Phydeo is available for free on the App Store and Android Play Store. I went for the Premium version at a price of 9$ per month, which removes all advertisements.

 

Here are a few links for the app:

Android: https://play.google.com/store/apps/details?id=com.phydeo.android

iOS: https://itunes.apple.com/us/app/phydeo/id924945824?l=fr&ls=1&mt=8

Phydeo in action: https://vimeo.com/107609288

Phydeo on the web: www.phydeo.com

Phydeo on Facebook: https://www.facebook.com/phydeoapp

Phydeo on Twitter: https://twitter.com/PhydeoApp


 

Español

Durante las últimas décadas, la profesión de fisioterapia ha evolucionado enormemente. Actualmente tenemos acceso a una tecnología avanzada para contribuir y ayudar en la rehabilitación a nuestros pacientes. Aunque, sorprendentemente, nuestra actividad más frecuente hace uso de la tecnología más rudimentaria que tenemos: el lápiz y el papel.

Prescribo diariamente ejercicios a mis pacientes, para que estos los realicen en casa antes de volverme a ver en la clínica. Para mi, siempre es la manera más eficiente, la menos invasiva y la más duradera para conseguir una buena rehabilitación, y esto para una gran mayoría de patologías. Hasta la fecha, yo utilizaba siempre un papel y un lápiz para prescribir los ejercicios. En la era de las aplicaciones móviles, “responsive” webs y de la realidad virtual, debería haber algo mejor. Es entonces cuando empecé a usar la cámara de mi iPhone para grabar a mis pacientes mientras que realizaban sus ejercicios delante de mi. Esto solucionó una parte de mi problema a la vez que me creaba uno nuevo: ¿Cómo hacer para enviarles varios ejercicios sin que se sature la bandeja de entrada del correo de mi paciente? ¿Es legal tener videos de mis pacientes en mi móvil? ¿Cómo me aseguro que mi correo personal no se encontrará lleno de preguntas por parte de mis pacientes?

La respuesta ha sido elaborada por un buen amigo mío, a través de la aplicación Phydeo.

Phydeo – Exercice Prescription App from TotalCoaching on Vimeo.

 

Phydeo es una aplicación iOS y Android de una simplicidad remarcable. Imaginar, incluso yo la he sabido utilizar desde mi primera visita ☺. Resumiendo, hace exactamente lo mismo que mi cámara iPhone eliminando los últimos inconvenientes. Grabo al paciente mientras realiza el ejercicio y después introduzco su dirección de correo. Por mi parte, todo está listo en unos segundos. Mi paciente recibe instantáneamente este correo que le permitirá ver su ejercicio a todo color en pantalla completa y con el logo de mi clínica.

Personalmente, estoy seducido por dos cosas: la rapidez con la que puedo prescribir cualquier tipo de ejercicio y la imagen profesional que ahora puedo transmitir. También está el aspecto legal de la aplicación (los videos se suprimen automáticamente), que para mi no era un factor decisivo, pero que probablemente lo será para algunos. Para los que os pueda interesar Phydeo está disponible de forma totalmente gratuita en App Store y en Android Play Store. Personalmente yo he optado por la versión Premium a un precio de 9$ al mes, en la que no sale publicidad.

Para más información :

Android: https://play.google.com/store/apps/details?id=com.phydeo.android

iOS: https://itunes.apple.com/us/app/phydeo/id924945824?l=fr&ls=1&mt=8

Phydeo en acción: https://vimeo.com/107609288

Phydeo en la web: https://phydeo.com/es/

Phydeo en Facebook: https://www.facebook.com/phydeoapp

Phydeo en Twitter: https://twitter.com/PhydeoApp

1
fév

Foot posture as a risk of lower limb overuse injury: a systematic review and meta-analysis

 

English follows

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Lorsque je lis une étude, surtout s’il s’agit d’un RCT de qualité ou d’une revue systématique, je m’interroge toujours sur la nécessité de modifier ma pratique en fonction des conclusions, qui bouleversent parfois mes propres croyances.

Une revue systématique sur un sujet bien connu vient d’être publiée par Bradley S Neal et ses collègues dans la revue Journal of foot and ankle research: Foot posture as a risk factor for lower limb overuse injury: a systematic review and meta-analysis.

La question de recherche était donc simple : la posture statique du pied est-elle un facteur de risque des pathologies de l’appareil locomoteur ? La conclusion des auteurs était la suivante : This systematic review identified strong and very limited evidence of small effect that a pronated foot posture is a risk factor for MTSS and patellofemoral pain, respectively (traduction : forte évidence qu’un pied pronateur/plat est un petit facteur de risque pour les périostites tibiale médiale ET évidence très limitée qu’un pied pronateur/plat est un petit facteur de risque pour les SFP)

 

Question

Ça veut dire quoi ? Dois-je maintenant commencer à croire au lien causal entre les pieds plats ou pronateurs et les pathologies de l’appareil locomoteur ? Dois-je commencer à prendre des mesures de « navicular drop » ? Appareiller mes patients d’orthèse plantaire pour corriger ces « défauts » ?

 

Critique

En général, l’étude a été très bien faite, avec une grande rigueur sur la méthodologie. Ma critique est davantage sur l’analyse et les conclusions qui laissent supposer des liens qui n’existent pas (voir plus bas la critique pour les scientifiques). Je dois par contre donner le crédit aux auteurs d’avoir eux-mêmes prononcé des réserves sur la confiance qu’ils ont en leurs résultats (« … the meta- analysis did not encompass all potentially available data, reducing confidence in its results. »)

Quelques questions générales demeurent : Pourquoi les auteurs n’ont il pas mis de l’avant le non lien entre la majorité des pathologies étudiées et les tests statiques du pied ? Faut-il toujours trouver le petit truc significatif (si mineur soit-il) pour expliquer ses propres convictions?

 

Conclusion

En bref, nous avons ici un assemblage d’études de moyenne qualité qui individuellement ne montrent pas de résultats significatifs mais qui, regroupées d’une manière précise, arrivent à montrer des résultats statistiquement significatifs même si très limites et fragiles, et avec une grandeur d’effet minime…

Cette étude ne changera pas ma pratique de part un degré de confiance des résultats extrêmement faibles. Je ne calculerai pas plus des navicular drop et je ne dirai pas plus à mes patients que leurs pieds « plats » installés depuis toujours ont quoi que ce soit à voir avec leur nouveau problème, périostites incluses, pour lequel ils me consultent!

Dommage que les études incluses n’aient pas été faites en Afrique ou la majorité des personnes ont les pieds plats. ;)

 

Ma critique pour les scientifiques, les cliniciens avertis et les auteurs de l’étude :

  •  L’ensemble des 5 études qualifiées de « haute qualité » ne montrent aucun effet significatif des mesures du pied sur les pathologies… toutes pathologies incluses.
  • Les seules pathologies qui ont pu être associées, dans cette méta-analyse, aux mesures statiques du pied sont le MTSS (périostite) et le SFP (syndrome fémoro-patellaire). Les autres pathologies n’ont pas montré de lien significatif (blessures pied/cheville, réactions osseuses de stress, pathologies membres inférieurs de surutilisation non spécifique)
  • Pour arriver à lier le MTSS aux mesure statiques du pied avec un minimum de puissance il a fallu associer des études qui mesurent des particularités qui n’ont aucune corrélation entre elles, c’est-à-dire le Navicular Drop, le FPI-8 et le Resting Calcaneum position (ex : Un pied creux rigide ou un pied plat rigide aura un navicular drop minime mais un FPI à l’opposé)
  • La seule méta-analyse valable, donc, est celle liant le MTSS au Navicular Drop, qui inclut 6 études, et qui montre un résultat à la TRÈS grande limite du non significatif avec une barrière inférieure de l’intervalle de confiance située à 0,01 (notez qu’à 0,00 on considère le résultat comme étant non significatif). De plus, comme l’ensemble des études incluses ne montraient pas d’effet significatif avant leur regroupement dans la méta-analyse, nous pouvons analyser ces résultats avec un grain de sel… même si le but de la méta-analyse est d’optimiser la puissance statistique en combinant les études!
  • Même si l’on considère ces résultats comme significatifs, on doit noter que la grandeur de l’effet est minimal (0,19 pour le MTSS) et que ce sont les études de meilleure qualité qui atténuent l’effet.
  • Des résultats donc très fragiles que l’on pourrait qualifier d’instables. En fait, il suffirait d’une seule étude pour balancer ces résultats dans le non significatif ! Des études comme, par exemple, celles de Hetresoni (2006) ou Burn-2004 pour le SFP, qui montraient des résultats opposés et qui ont été exclues de la méta-analyse par « absence de données adéquates ».
  • Notons aussi que les différences de mesure moyenne de navicular drop, pour l’ensemble des études citées, entre le groupe blessé et non blessé, étaient de moins de 1.5mm… (selon l’étude de 2012-Sabino, « reliability analysis of the clinical application of the navicular drop test » l’erreur de mesure est de 2.26mm)
  • Pour arriver à lier le SFP, il a fallu isoler le navicular drop des autres mesures statiques du pied (FPI-8 et Resting Calcaneum position)… sans quoi le résultat n’aurait pas été significatif. Notez qu’une seule étude est intégrée dans ce forest plot… qui en fait donc une pseudo-méta-Analyse! … et on peut se demander pourquoi les auteurs ont regroupé les analyses de pied pour le MTSS mais pas pour le SFP ? Trouver des résultats positifs? :)
  • Puisqu’une seule étude amène à cette conclusion (2009-Boling), il faudrait la critiquer adéquatement et s’assurer que sa qualité et ses résultats sont adéquats. Une chose me saute aux yeux par contre : la différence de mesure du navicular drop entre le groupe blessé et non blessé était de moins de 1mm…

 

* Le même groupe est en train de publier un autre papier (2014-Dowling, DYNAMIC foot function as a risk factor for lower limb overuse injury : a systematic review) qui concluait: This systematic review identified very limited evidence that dynamic foot function during walking and running is a risk factor for patellofemoral pain, Achilles tendinopathy, and non- specific lower limb overuse injuries.


English

 

When reading a study, especially a high-quality randomized controlled trial or systematic review, I always question myself on the usefulness of updating my own practice based on reported conclusions, some of which challenge my beliefs.

A systematic review on a famous topic by Bradley S Neal and colleagues entitled Foot posture as a risk factor for lower limb overuse injury: a systematic review and meta-analysis was just published in the Journal of Foot and Ankle Research. 

The research question was quite simple: is static foot posture a risk factor for musculoskeletal injuries ? And the conclusions was as follows: This systematic review identified strong and very limited evidence of small effect that a pronated foot posture is a risk factor for medial tibial stress syndrome (MTSS) and patellofemoral pain, respectively.

 

Question

What does it mean? Do I need to start believing that pronating feet cause musculoskeletal pathologies? Do I need to start measuring the « navicular dop »? Do I need to equip my patients with plantar orthoses to correct these « flaws »?

 

Critique

In general, this review was very well conducted with a high quality methodology. My critique is more on analysis and conclusions suggesting associations that don’t exist (see below: critique for scientists). However, I must credit the authors for mentioning the limits in interpreting their results: « … the meta-analysis did not encompass all potentially available data, reducing confidence in its results. »

Some questions remain: why did the authors did not mention the absence of link between the majority of reviewed pathologies and static foot measurements? Is it always necessary to find links (as small as they can be) to support our own convictions?

 

 Conclusion

In this review, there is a gathering of medium quality studies reporting non-statistically significant findings. However, when combined in a certain manner, they tend to show borderline statistical significance with a small effect size…

 This study will definitely not change my clinical practice because of my extremely low confidence level in its results. I will not start measuring « navicular drops » nor telling my patients that their ever established pronating feet have anything to do with the recent injury (including medial tibial stress syndrome) for which they seek medical attention!

It’s just too bad that the included studies weren’t performed in Africa where the majority of people have flat feet ;)

 

My critique for scientists, clinicians and the authors of the systematic review:

  • All 5 high-quality studies included show NO statistically significant effect of foot posture on pathologies… when considering all pathologies.
  • In the meta-analysis, the only pathologies that could be associated with static foot measurements are MTSS (medial tibial stress syndrome) and PFPS (patellofemoral pain syndrome). All other pathologies (foot/ankle injuries, bone stress reactions, non-specific lower limb overuse injury) DID NOT show any significant link with such measurements.
  • In order to find a bigger effect of static foot measurements on MTSS, the authors had to combine 3 measurements (Navicular drop, FPI-8, Resting calcaneum position) that are not correlated (e.g. a rigid flat foot or rigid cavus foot will show minimal navicular drop but inverse FPI).
  • Therefore, the only valid meta-analysis is the one linking MTSS to Navicular drop through 6 studies. However, note that those results are at the very limit of statistical significance as shown by the 0.01 inferior limit of the confidence interval (results with a confidence interval including 0.00 are considered non-significant). Moreover, since every single study did not show any significant results, we can certainly take results with a grain of salt… Even if the goal of a meta-analysis is to optimize statistical power by combining studies.
  • Although results were significant, it must be noted that the effect size is very small (0.19 for MTSS) and that higher quality studies are responsible for attenuation of that effect.
  • Thus, results are not so convincing and quite unstable. In fact, only one study would be needed to redirect results to non-significant links between anatomy and MTSS! Studies like those from Hestroni-2006 (or Burne-2004 for PFPS), for instance, which showed opposite results but were excluded from the meta-analysis secondary to « absence of adequate data ».
  • Interestingly, the between-group mean difference (injured vs. uninjured) in Navicular drop for all the package of included studies was inferior to 1.5mm… (according to 2012-Sabino: Reliability analysis of the clinical application of the navicular drop test, measurement error was 2.26mm).
  • Authors had to isolate the Navicular drop from other measurements (FPI-8 and Resting calcaneum position) in order to find significant results between foot posture and PFPS… or else it wouldn’t have been statistically significant. Note that only one study is included within this forest plot, which makes it a pseudo-meta-analysis! Why did the authors combine measurements when looking at MTSS but not for PFPS? To report significant results? :)
  • Since only one study reaches this conclusion (2009-Boling), it would be necessary to review it thoroughly to ensure the adequacy of its quality and results. In that study, the difference between navicular drop measurements of injured vs. uninjured was less that 1mm…

 

* The same research group has published another similar paper, reviewing links between dynamic measurements and injuries, which concluded the following: That other systematic review identified very limited evidence that dynamic foot function during walking and running is a risk factor for patellofemoral pain, Achilles tendinopathy, and non- specific lower limb overuse injuries.

 


 

Español

 

Cuando leo un estudio, sobretodo si se trata de un RCT de calidad o de una revisión sistemática, me pregunto siempre sobre la necesidad de modificar mi práctica en función de las conclusiones, que a veces transforman mis propias creencias.

Una revisión sistemática sobre un tema bien conocido viene de ser publicada por Bradley S Neal y sus colegas en la revista Journal of foot and ankle research : Foot posture as a risk factor for lower limb overuse injury: a systematic review and meta-analysis.

La pregunta de la investigación era simple: ¿la postura estática del pie es un factor de riesgo de las patologías del aparato locomotor? La conclusión de los autores era la siguiente: This systematic review identified strong and very limited evidence of small effect that a pronated foot posture is a risk factor for MTSS and patellofemoral pain respectively (traducción : fuerte evidencia que un pie pronador/plano es un pequeño factor de riesgo para las periostitis tibiales mediales Y evidencia muy limitada que un pie pronador/plano es un pequeño factor de riesgo para los SFP)

 

Pregunta

¿Qué significa esto? Ahora debo empezar a creer en una relación causal entre los pies planos o pronadores y las patologías del aparato locomotor? ¿Tengo que empezar a coger medidas del “navicular drop”? ¿Proveer a mis pacientes de ortesis plantares para corregir sus “defectos”?

 

Crítica

En general, el estudio está muy bien hecho, con un gran rigor sobre la metodología. Mi crítica es más sobre el análisis y las conclusiones que dejan suponer relaciones que no existen (ver más abajo la crítica para los científicos). Por el contrario, debo dar crédito a los autores por haber sido prudentes al mostrar cierta reserva sobre los resultados. (« … the meta- analysis did not encompass all potentially available data, reducing confidence in its results. »)

Quedan por resolver algunas preguntas generales: ¿Por qué los autores no han hecho hincapié en la no relación entre la mayoría de las patologías estudiadas y los test estáticos del pie? ¿Hay que encontrar siempre esa pequeña cosa significativa (por mínima que sea) para explicar sus propias convicciones?

 

Conclusión

Resumiendo, aquí tenemos un conjunto de estudios de mediana calidad que individualmente no muestran resultados significativos, pero que reagrupados de una manera precisa llegan a mostrar resultados estadísticamente significativos a pesar que de manera muy limitada y débil, y con un efecto de magnitud mínima…

Este estudio no cambiará mi práctica, en parte por mi grado de confianza en unos resultados extremadamente débiles. ¡No calcularé más los navicular drop y no diré más a mis pacientes que sus pies “planos” con los que llevan conviviendo toda la vida tienen algo que ver con su nuevo problema, periostitis incluida, por el que me consultan!

Lástima que los estudios incluidos no se hicieran en África dónde la mayoría de las personas tienen los pies planos ;)

 

Mi crítica para los científicos, los clínicos expertos y los autores del estudio:

  • El conjunto de estos 5 estudios calificados de « alta calidad » no muestran ningún efecto significativo en las medidas del pie sobre las patologías… incluyendo todas las patologías.
  • Las únicas patologías que se han podido asociar, en este meta-análisis, a las medidas estáticas del pie son el MTSS (medial tibial stress syndrome – periostitis) y el SFP (síndrome fémoro-patelar). Las otras patologías no han mostrado relación significativa (lesión pie/tobillo, reacciones óseas de estrés, patologías miembro inferior de sobre-utilización no específicas)
  • Para llegar a relacionar el MTSS a las medidas estáticas del pie con un mínimo de fuerza se han necesitado asociar estudios que miden particularidades que no tienen ninguna relación entre ellas, es decir el Navicular Drop, el FPI-8 (foot posture index) y el Resting Calcaneum position (ej: Un pie cabo rígido o un pie plano rígido tendrán un navicular drop mínimo pero su FPI será lo contrario).
  • Así que el único meta-análisis válido,  es aquel que relaciona el MTSS con el Navicular Drop, que incluía 6 estudios, y que nos muestra un resultado MUY al límite del no significativo con una barrera inferior del intervalo de confianza situada a 0,01 (señalar que a 0,00 consideramos el resultado como no significativo). Además, como el conjunto de los estudios incluidos no mostraban efecto significativo antes de reagruparlos en este meta-análisis, podemos analizar estos resultados con prudencia, madurez y reflexión, ¡cum grano salis que se dice en latín!… ¡incluso si el objetivo del meta-análisis es de optimizar el poder estadístico combinando los estudios!
  • Incluso si consideramos estos resultados como significativos, debemos señalar que la magnitud del efecto es mínima (0,19 para el MTSS) y que son los estudios de mejor calidad los que atenúan el efecto.
  • Así pues, resultados muy frágiles que podríamos calificar de inestables. ¡En realidad, bastaría con un solo estudio para decantar estos resultados hacia el no significativo! Estudios como, por ejemplo, los de Hetresoni (2006) (o Burn-2004 para el SFP), que mostraban resultados opuestos y que han sido excluidos del meta-análisis por “falta de datos adecuados”.
  • Señalar también que las diferencias de medida media del navicular drop, para el conjunto de los estudios citados, entre los grupos lesionados y no lesionados eran de menos de 1.5 mm… (según el estudio de 2012-Sabino, « reliabilitty analysis of the clinical application of the navicular drop test » el error de medida es de 2.26mm)
  • Para llegar a relacionar el SFP, se ha necesitado aislar el navicular drop de las otras medidas estáticas del pie (FPI-8 y Resting Calcaneum position)… sin ello el resultado no habría sido significativo. Señalar que un sólo estudio se integra en el forest plot… ¡con lo que tenemos un pseduo-meta-análisis! … ¿y podemos preguntarnos por qué los autores han reagrupado los análisis del pie para el MTSS y no para el SFP? ¿Encontrar resultados positivos? :)
  • Puesto que un solo estudio nos lleva a esta conclusión (2009-Boling), habrá que criticarla adecuadamente y asegurarse que su calidad y sus resultados son adecuados. Sin embargo, hay algo que me llama la atención: la diferencia de medida del navicular drop entre el grupo lesionado y el no lesionado era de menos de 1mm…

 

* El mismo grupo está en vías de publicar otro papel (2014-Dowling, DYNAMIC foot function as a risk factor for lower limb overuse injury : a systematic review) que concluye: This systematic review identified very limited evidence that dynamic foot function during walking and running is a risk factor for patellofemoral pain, Achilles tendinopathy, and non- specific lower limb overuse injuries.

7
oct

Le paradigme du « Confort filter » (2) / The Comfort Filter Paradigm (2) / El paradigma de « Confort filter » (2)

English follows

Sigue en español

 

Le paradigme du « Confort filter » : pas la pièce manquante du puzzle.

Aujourd’hui, nous vous proposons un nouveau paradigme que nous voulons beaucoup plus réaliste que le Comfort Filter Paradigm de Dr Nigg.

Mais avant tout énumérons quelques faits terrains :

  1. L’évolution de la chaussure dans les dernières décennies a eu comme but principal de réduire l’incidence des blessures.
  2. Malgré que l’ensemble des scientifiques s’entende pour dire que les technologies d’absorption et de contrôle de la pronation n’ont aucun rôle préventif sur l’incidence des blessures, les compagnies continuent d’en faire la promotion pour une raison fort simple : c’est facile à comprendre pour le consommateur.
  3. La majorité des chaussures modernes (approximativement 90% du marché) se ressemblent, puisqu’elles proviennent du même historique (absorption marquée, talon surélevé, rigidité de la semelle à la mi-pied, coupole calcanéenne rigidifiée, …)
  4. Malgré qu’aucune science solide ne justifie ces caractéristiques, bon nombre de scientifiques semblent ne pas les remettre en question… notons qu’une grande partie des scientifiques qui publient sur la chaussure reçoivent, ont reçu ou espère recevoir de l’argent de l’industrie (le biais commercial est fortement incrusté chez les scientifiques qui étudient la chaussure de sport)
  5. Les compagnies avec l’aide des détaillants et des magazines spécialisés continuent de promouvoir ce type de chaussure (la chaussure moderne) auprès du grand public.
  6. Les consommateurs sont fortement influencés par le marketing de la chaussure et suivent les recommandations des détaillants qui perpétuent le paradoxe des technologies, absorption et contrôle de la pronation inclus.
  7. Les choix de chaussures disponibles pour le consommateur comme pour les détaillants restent limités aux caractéristiques de la chaussure moderne (ex : chaussures minimalistes pour enfants très difficiles à trouver)

Voici donc notre nouveau paradigme :

Le paradigme du pseudo choix imposé et de la mode commercialisable : Les coureurs dépensent de l’argent pour des produits à la mode, mise en marché et promu par des compagnies à but lucratifs et recommandée par des détaillants qui croient que ces chaussures vont prévenir les blessures.

Plus d’explications : Le premier but des compagnies est de mettre en marché des produits commercialisables pour faire des profits. Les compagnies produisent des chaussures coûteuses qui sont recommandées par les détaillants et les magazines qui en retirent des bénéfices secondaires. Les coureurs désirent les produits les plus tendance et à la mode, et achètent les chaussures qui leur procurent un minimum de confort immédiat et surtout qui sont recommandées par le détaillant. Les coureurs ont été éduqués de tous (détaillants, compagnies, magazines et professionnels de la santé) et de longue date, à la fausse croyance qu’une bonne chaussure devait être chère, technologique, de marque connue, et qu’elle était conçue pour protéger des blessures. Le marché offre plusieurs différentes chaussures mais avec les mêmes caractéristiques. Les chaussures modernes ont une influence négative sur la prévention des blessures, de par leur influence biomécanique, anatomique et physiologique, mais elles sont devenues la norme depuis 30 ans. Les coureurs sont devenus tellement dépendants des chaussures modernes qu’ils ne peuvent plus transférer à des chaussures plus simples sans courir le risque de se blesser lors de leur transition. La confusion persiste donc jusqu’à perpétuer la fausse information que les chaussures simples (minimalistes) sont dangereuses…

Assez réaliste, non ?

 

 

English

The comfort filter paradigm: not the missing piece of the puzzle

Today, we suggest a new paradigm that we believe is way more realistic than Dr Nigg’s Comfort Filter Paradigm.

But just before, let’s look at the facts:

  1. Running footwear evolved within the last decades with the aim of reducing injury incidence.
  2. Despite agreement among researchers regarding the non-preventative role of cushioning and motion control technologies, manufacturers keep promoting such concepts for one simple reason: they are easily understandable for consumers.
  3. The majority of modern maximalist shoes (approximately 90% of the current market shares) are similar in terms of characteristics (high cushioning and heel to toe drop, low flexibility, rigid heel counter, etc.)
  4. Despite the lack of research supporting such characteristics, several researchers don’t challenge their usefulness. Please note that most researchers publishing on the topic of running shoes receive (or have received) or wish to receive monetary incentives from the running shoes industry; commercial bias is certainly part of sporting footwear research.
  5. Manufacturers, along with retailers and specialized magazines, keep promoting « technologies-enhanced » modern shoes to the running community.
  6. Consumers are highly influenced by running shoes marketing, and follow recommendations from retailers who promote the technologies paradox including cushioning and motion control devices.
  7. Available choices for consumers and even for retailers are still limited to modern running shoes characteristics (e.g. minimalist shoes for kids are extremely difficult to find).

Now, here’s our new paradigm :

The pseudo forced-choice paradigm or the marketable fashion paradigm: runners spend their money on fashion products, marketed and promoted by companies aiming for profits, and recommended by retailers who believe that these shoes will help prevent injuries.

Detailed explanation : First and foremost, manufacturers conceive and sell products with the goal of making profit. They produce costly shoes to be recommended by retailers and magazines, who earn incentives by doing so. Runners seek for fashion shoes that provide them with a certain degree of comfort, and shoes for which they receive favorable recommendations from retailers. Furthermore, runners were educated from all sources (retailers, manufacturers, magazines and health professionals) since a number of years about the false belief that appropriate running shoes were more expensive and from well-known brands, included several technologies and were conceived to prevent injuries. The running shoes market currently offers a number of different models that include similar characteristics. These modern shoes have become the standard of running footwear since 30 years, although they don’t decrease injury incidence and even negatively affect biomechanics and physiology. Runners have become so dependent on their modern shoes that they simply can’t transition to more minimalist shoes without increasing their chances of getting injured. Therefore, confusion is responsible for false information that minimalist shoes are dangerous from spreading all over the running community…

Pretty realistic, isn’t it?

 

 

Español

The Comfort Filter Paradigm (no 2)

Hoy os proponemos un nuevo paradigma que vemos mucho más realista que el Comfort Filter Paradigm del Dr Nigg.

Pero antes de todo enumeremos algunos hechos:

  1. La evolución del calzado en las últimas décadas ha tenido como objetivo principal el de reducir la incidencia de las lesiones.
  2. A pesar que el conjunto de los científicos se entiende para decir que las tecnologías de amortiguación y de control de la pronación no tienen ningún rol preventivo sobre la incidencia de las lesiones, las compañías continúan promocionándolas por una razón fuerte y simple: es fácil de entender para el consumidor.
  3. La mayoría del calzado moderno (aproximadamente el 90% del mercado) se parece, porque proviene de la misma histórica (amortiguación marcada, talón sobre-elevado, rigidez de la suela en el mediopié, cúpula calcánea rígida,…)
  4. A pesar que ninguna ciencia sólida no justifique estas características, parece que un buen número de científicos no las cuestione… advertir que una gran parte de los científicos que publican sobre calzado reciben, han recibido o esperan recibir dinero de la industria (las tergiversaciones comerciales están muy incrustadas en los científicos que estudian el calzado de deporte)
  5. Las compañías con la ayuda de los vendedores y de las tiendas especializadas continúan promoviendo este tipo de calzado (el calzado moderno) ante el gran público.
  6. Los consumidores están fuertemente influenciados por el marketing del calzado y siguen las recomendaciones de los vendedores quienes perpetúan la paradoja de las tecnologías, amortiguación e incluso de control de pronación.
  7. La elección del calzado disponible tanto por los consumidores como por los vendedores queda limitada a las características del calzado moderno (ej: el calzado minimalista para los niños es muy difícil de encontrar)

Con lo que aquí está nuestro nuevo paradigma:

El paradigma de la pseudo elección impuesta y de la moda comercializable: Los corredores gastan el dinero en productos de moda, puesto en marcha y promovido por las compañías con ánimos de lucro y recomendadas por los vendedores que creen que ese calzado va a prevenir las lesiones.

Más explicaciones: El primer objetivo de las compañías es poner en marcha productos comercializables para sacar provecho. Las compañías producen calzado costoso que es recomendado por los vendedores y las tiendas que sacan beneficios secundarios. Los corredores desean los productos de última tendencia y que estén de moda y compran el calzado que les procura una mínima comodidad inmediata y sobretodo que sea recomendado por el vendedor. Los corredores han sido educados por todos (vendedores, compañías, tiendas y profesionales de la salud) y desde hace tiempo, a la falsa creencia que un buen calzado debe de ser caro, con tecnología, de marca conocida, y que haya sido fabricado para protegernos de las lesiones. El mercado ofrece una gran variedad de calzado pero con las mismas características. El calzado moderno tiene una influencia negativa sobre la prevención de las lesiones, por su influencia biomecánica, anatómica y fisiológica, pero esto viene siendo lo normal en los últimos 30 años. Los corredores se han vuelto tan dependientes de su calzado moderno que ya no pueden migrar hacia un calzado más simple sin correr el riesgo de lesionarse durante la transición. La confusión persiste perpetuando así la falsa información de que el calzado simple (minimalista) es peligroso…

23
sept

Le paradigme du « Confort filter » (1) / The Comfort Filter Paradigm (1) / El paradigma de « Confort filter » (1)

English follows

Sigue en español

Le paradigme du « Confort filter » : Qu’est ce que c’est ? (Partie 1)

C’est au « International Calgary Running Symposium » que j’ai pour la première fois entendu le nouveau paradigme du chercheur Benno Nigg, sommité de la chaussure de sport.

Après the « preferred movement path paradigm » and the « muscle tuning paradigm », Dr Nigg propose un nouveau paradigme pour expliquer les liens entre la biomécanique, la chaussure et la prévention des blessures chez le coureur.

Le paradigme du filtre de confort se définit ainsi : Les coureurs utilisent leur perception de confort pour sélectionner les chaussures qui produiront moins de blessures.

Plus d’explications: Le paradigme du « filtre de confort » pourrait expliquer pourquoi les blessures en course à pied sont prioritairement causées par les erreurs d’entrainement, le volume d’entrainement et autres facteurs similaires et moins dépendant des chaussures utilisées. Les coureurs auraient déjà sélectionné et utilisé les bonnes chaussures. Les coureurs choisissent leur chaussure de course en fonction de leur perception de confort et excluent donc les chaussures qui pourraient augmenter le risque de blessures.

Bon, soyons sincère, cette théorie ne tient pas debout. On s’explique.

1. Même si on s’entend tous pour dire que le confort est important, le support scientifique qui le relie à l’incidence des blessures est presque inexistant si ce n’est que de l’unique étude sur le sujet, la très pauvre étude de Mundermann et al. publiée en 2001 faisant un lien beaucoup trop important entre le confort et les blessures (Mundermann, Stefanyshyn & Nigg, Med Sci Sports Exerc. 2001; 33(11):1939-45 : Recrues militaires portant des bottes de combat, la randomisation n’était pas faite sur le score de confort, le critère principal était le confort et non les blessures, seulement 79/206 (38% !) ont retourné les questionnaires de blessures, 4 mois de suivi, douleur et blessures auto-rapportées, haut risque de biais, …)

2. On est aussi tous d’accord que les blessures sont d’abord reliées aux paramètres d’entrainement (le trop, trop vite). Par contre, ce paradigme est déconnecté de la réalité terrain quand on suppose que les coureurs choisissent réellement les chaussures en fonction du confort et surtout qu’ils choisissent automatiquement les ‘bonnes’ chaussures quand on sait que la majorité des chaussures sur le marché ont les mêmes caractéristiques imposées (absorption marquée, talon surélevé, rigidité de la semelle à la mi-pied, coupole calcanéenne rigidifiée, …). Si on considère qu’une majorité des coureurs choisissent des chaussures trop courtes par rapport à l’ajustement idéal, et ce, en fonction de leur confort, on peut penser qu’ils se situent encore plus dans le néant en ce qui concerne la prévention des blessures!

La semaine prochaine on vous propose donc un nouveau paradigme beaucoup plus réaliste : Le paradigme de la mode commercialisable

… À suivre

 

 

 

 

 

 

English

The comfort filter paradigm:  What is it? (Part 1)

I first heard about the new paradigm of Benno Nigg, well recognized expert in the field of sport shoes, during the International Calgary Running Symposium.

Following the preferred movement path paradigm and the muscle tuning paradigm, this new paradigm from Dr Nigg aims to explain the link between biomechanics, shoes and running injury prevention.

The comfort filter paradigm is defined as follows by Dr Nigg: Runners use their comfort assessment to select shoes that will have lower injury rates.

More details: the comfort filter paradigm might explain why running injuries are primarily a function of training errors, mileage and similar factors and less dependent on the sport shoes used. Runners have been already selecting and using the right products. Runners select their running shoes based on their comfort assessment. Thus, they exclude those shoes that may have an increased injury risk.

Now, let’s be honest: this theory simply doesn’t hold water. Here is why:

1. Even if we all agree on the importance of comfort, very limited evidence suggests its link with running injuries. In fact, only one weak study of Mundermann 2001, concluded an exaggerated link between comfort and injuries. (Mundermann, Stefanyshyn & Nigg, Med Sci Sports Exerc. 2001; 33(11):1939-45: Military recruits wearing boots, comfort score non-randomized, primary outcome was comfort rather than injuries, only 79/206 (38% !) returned injury questionnaires, 4 months follow-up, self-reported pain and injuries, high risk of bias, …).

2. We also all agree that running injuries are primarily a matter of training errors (doing too much, too soon). However, this paradigm is completely disconnected from the field when supposing that runners really select their shoes based on their level of comfort, and that this choice is automatically the best one given that the majority of running shoes include the same obligatory characteristics (high cushioning, high heel to toe drop, high rigidity, motion control technologies, etc.). If we consider that, based on comfort, a majority of runners select their shoes too short compared with the ideal fit, we can certainly suppose that they are not better with regard to injury prevention!

Next week, we will suggest a more realistic paradigm: the paradigm of the pseudo forced-choice or the marketable fashion paradigm.

To be continued…

 

 

 

Español

El paradigma de « Confort filter » ¿Qué es ? (1a parte)

Es en el “International Calgary Running Symposium” dónde he oído hablar por primera vez sobre el nuevo paradigma del investigador Benno Nigg, eminencia del calzado de deporte.

Después de “the preferred movement path paradigm” y de “the muscle tuning paradigm”, Dr Nigg nos propone un nuevo paradigma para explicar la relación entre la biomecánica, el calzado y la prevención de las lesiones en el corredor.

El paradigma del filtro de comodidad se define así: Los corredores utilizan su percepción de comodidad para seleccionar el calzado que producirá menos lesiones.

Más explicaciones: El paradigma del “filtro de comodidad” podría explicar por qué las lesiones en la carrera a pie son causadas por los errores de entrenamiento, el volumen de entrenamiento y otros factores similares y menos dependientes del calado utilizado. Los corredores ya habrían seleccionado y utilizado el calzado adecuado.  Los corredores escogen su calzado de carrera en función de su percepción  de comodidad y excluyen así el calzado que podría aumentar el riesgo de producirles una lesión.

Bien, seamos sinceros, esta teoría no hay por dónde cogerla. Nos explicamos.

1. Incluso si todos estamos de acuerdo para decir que la comodidad es importante, el apoyo científico que la liga a la incidencia de lesiones es prácticamente inexistente, únicamente hay un estudio sobre el tema y es bastante pobre. Es el estudio de Mundermann et al. Publicado en 2001 que habla de una relación demasiado importante entre la comodidad y las lesiones. Mundermann, Stefanyshyn & Nigg, Med Sci Sports Exerc. 2001; 33(11):1939-45 : Reclutaba militares con botas de combate, la aleatorización no se hacía sobre el resultado de comodidad, cuando el criterio principal era la comodidad y no las lesiones, sólo 79/206 (38%) han devuelto los cuestionarios de lesiones, 4 meses de seguimiento, dolor y lesión de percepción subjetiva, alto riesgo de tergiversar el resultado,…)

2. Estamos también todos de acuerdo que las lesiones están principalmente ligadas a los parámetros de entrenamiento (el demasiado, demasiado rápido). Por el contrario, este paradigma está desconectado de la realidad sobre el terreno cuando suponemos que los corredores escogen realmente el calzado en función de su comodidad, y sobretodo que ellos escogen automáticamente el “buen” calzado cuando sabemos que la mayoría de calzado que encontramos en el mercado tiene las mismas características impuestas (amortiguación marcada, talón sobreelevado, rigidez de la suela en el mediopié, cúpula calcánea rígida,…). Si consideramos que la mayoría de los corredores escogen un calzado demasiado pequeño con respecto a su talla ideal, y este, en función de su comodidad, ¡podemos pensar que ellos se sitúan todavía más en la nulidad en aquello que concierne la prevención de lesiones!

La próxima semana os proponemos un nuevo paradigma mucho más realista: El paradigma de la moda comercializable

…Continuará

29
août

International Calgary Running Symposium

Anglais et Français à la suite dans le texte

I was recently at the International Calgary Running Symposium where the most prominent scientists met to discuss sports footwear. (J’étais à l’International Calgary Running Symposium, qui réunissait les scientifiques les plus connus en ce qui a trait à la chaussure de sport.)

Here are a few interesting quotes from the lecturers. Please note that I don’t necessarily agree with all of them! (Voici des citations intéressantes des conférenciers. Notez que je ne suis pas d’accord avec tous !

J. EA BERTRAM

- Energy cost is strongly related to energy loss. Reducing collision forces and improving impact moderating behavior is very important. (Le coût énergétique est fortement relié à l’énergie dissipée. Il est important de minimiser les forces d’impact et d’améliorer les comportements de modération d’impact)

 

V. D BOGERT

- Posture of the foot and its velocity have more influence on impact peak than shoe cushioning. (La position du pied et sa vitesse ont plus d’influence sur le pic d’impact que l’absorption contenue dans la chaussure)

 

G-P. BRÜGGEMANN

- A prospective study suggests that running in minimal support footwear increases load on the intrinsic muscles that support the arch, thereby strengthening the foot. (Une étude prospective montre que courir en chaussure minimaliste augmente la demande de travail des muscles intrinsèques qui supportent l’arche, et par conséquent renforcit le pied)

 

P. CAVANAGH

- Switching (from RFS) to FFS decreases tibial vertical acceleration but increases antero-posterior acceleration… and net acceleration. (Changer de Attaqueur talon à Attaqueur avant-pied diminue l’accélération tibiale verticale mais augmente l’accélération antéro-postérieure et l’accélération nette)

 

I DAVIS

- Footwear (chronic protective support) creates weakness. Gradual transition to less shoe is the key to success. (Les chaussures (support protecteur chronique) créent des faiblesses. Une transition graduelle vers moins de chaussures est la clé du succès)

- Children, two years of age, land with a slightly plantarflexed foot during shod running. By the time they are four, they are heelstriking with nearly 10 deg. of dorsiflexion. (Les enfants de 2 ans atterrissent avec une cheville en légère flexion plantaire durant la course avec des chaussures. Du moment où ils atteignent 4 ans, ils atterrissent sur le talon avec un angle pied sol de près de 10 degrés)

 

R. FERBER

- Researchers have very limited influence on clinicians. (Les chercheurs ont très peu d’influence sur les cliniciens)

 

E. C. FREDERICK

- Certain shoe characteristics potentially represent a positive performance benefit. Running shoe’s weight is critical (7x more costly on the foot than at the center of mass). Mass effect is 1% per 100gr in your feet. (Certaines caractéristiques des chaussures ont potentiellement le bénéfice d’améliorer la performance. Le poids de la chaussure est important. (7x plus couteux sur le pied que si au centre de masse). L’effet de masse est de 1% par 100gr dans les pieds.)

- Pronation control technologies and orthotics don’t improve mechanical efficiency in long distance runners. (Les orthèses et les technologies de contrôle de la pronation n’améliorent pas l’efficacité mécanique chez les coureurs de fond)

- A certain amount of cushioning is another positive factor for performance in many runners, but even greater is the potential offered by customization and individualization of shoes. (Un certain degré d’absorption est un autre facteur positif pour la performance de plusieurs coureurs, mais l’effet est encore plus grand si les chaussures étaient personnalisées dans leur fabrication)

 

J. HAMILL

- Over the last 40 years, the major emphasis of research on running injuries has been related to athletic footwear development… aiming at impact attenuation and pronation control. Biomechanists have now come to the conclusion that the injuries may not be related to these two factors. (Depuis 40 ans, l’emphase de la recherche sur les blessures en course à pied a été relative au développement des chaussures de course… dans le but d’atténuer les chocs et contrôler la pronation. Les biomécaniciens sont venus aux conclusion que les blessures ne sont finalement pas relatifs à ces 2 facteurs)

- With regard to injuries, training errors and genetic factors are more important than shoes and biomechanics. (Quand on parle de blessures, les erreurs d’entrainement et la génétique sont plus importantes que les chaussures et la biomécanique)

- Freely chosen cadence is not the optimal cadence with regard to O2 consumption. (La cadence librement choisie n’est pas la cadence optimale d’un point de vue consommation d’oxygène)

 

W. HERZOG

- To perform you must be injury free. (Pour performer tu ne dois pas être blessé)

- Research on uninjured runners may be a better idea than research on injured runners. (Peut-être serait-il plus pertinent d’étudier les coureurs non blessés que ceux qui le sont)

- One must not just look at how much he runs, but also at how much he rests. (Ne regarde pas seulement combien tu cours… mais aussi combien tu te reposes)

 

R. KRAM

- Running barefoot on relatively soft surfaces may provide the best conditions for better performance. (Courir pied nu sur des surfaces relativement absorbantes est l’idéal d’un point de vue performance)

 

D. LIEBERMAN

- There is more variability in foot strike during barefoot running than during shod running. (Il y a plus de variabilité de la foulée relative à la position du pied au sol durant la course pieds nus que chaussée)

- Modern life mismatch: even surfaces, irregular activity, less body skills and resilience, running shoes! (Les ‘Modern life mismatch’ : surface non variée, activités irrégulières, moins d’habileté et de résilience du corps, chaussures de course !)

- When they run barefoot, most tribes do it on hard surfaces… natural environment is not just sand and nice freshly mowed lawn). (La majorité des tribus, lorsqu’elles courent pieds nus, le font sur des surfaces dures… l’environnement naturel n’est pas que du sable et la belle herbe fraichement coupée)

 

G Y MILLET

- Determinants of performance in ultramarathons that may be subjected to a compromise between energy cost and lower limb tissue damage. (Les déterminants de la performance en Ultra-Marathon peuvent être sujet à un compromis entre le cout énergétique et le dommage tissulaire des membres inférieurs)

 

E. MÜLLER

- Modern motor learning theories consider movement variability as an essential factor for technique improvement. The inherent variability on a macroscopic level decreases as performance increases, the microscopic movement variability behaves the opposite. In order to achieve the ability to adapt to such changes, reactive phenomena should be increased in the training process. External perturbations (like trail running) might enable an increase of functional variability within the running movement pattern,

and this might lead to more flexible, and to external perturbations, more adaptable movement patterns (Les théories modernes de l’apprentissage moteur considèrent la variabilité du mouvement comme un facteur essentiel à l’amélioration de la technique. La variabilité intrinsèque à un niveau macroscopique diminue au fur et à mesure que la performance augmente, tandis que le la variabilité des mouvements microscopiques font le contraire. Dans l’objectif de provoquer des adaptations à ces changements, des phénomènes de réactivité devraient être augmentés dans la planification d’entrainement. Des perturbations externes (comme de la course en terrains variés) pourraient permettre une augmentation de la variabilité fonctionnelle au sein du patron moteur, ce qui pourrait conduire à plus flexibilité du système, et en lien avec les perturbations externes, à plus d’adaptabilité du corps dans ses gestuels de mouvement.)

 

R. O. NIELSEN

- Training errors are widely accepted as the main cause of injuries but the evidence is non-existent (Les erreur d’entrainement sont largement acceptées comme étant la principale cause de blessures mais les évidences sont non existantes)

 

B. M. NIGG

- It’s not possible to make a conclusive statement about a difference in running injury rates over the last four to five decades (there has probably been no change) because studies used different definitions of injury and different populations. (Il n’est pas possible de conclure sur le changement de l’incidence des blessures durant les derniers 40 ans (n’a probablement pas changé) puisque les études utilisent différentes définitions de ce qu’est une blessure ainsi que différentes types de populations)

- Impact and excessive pronation have been shown to be weak predictors of running injuries. (l’impact et la pronation excessive ont montré être de faibles prédicteurs de blessures de course à pied)

- It seems that we use our comfort sensing system to protect ourselves from injuries. This leads to the proposal of a new paradigm: The comfort filter paradigm. Runners use their comfort assessment to select shoes that will cause a lower chance of injury. (Il semble que nous utilisons notre système de perception du confort pour nous auto-protéger des blessures. Ceci amène un nouveau paradigme : Les coureurs utilisent leur analyse du confort pour sélectionner des chaussures qui va réduire la fréquence de blessures)

 

C. B PAYNE

- Different shoes and techniques load different tissues differently. Load management is the key! (Différentes chaussures et techniques chargent différents tissus. La quantification du stress mécanique est la clé)

 

N. ROMANOV

- Shoe manufacturers have failed to decrease injury rates. (Les compagnies de chaussure n’ont pas réussi à diminuer les blessures)

- Taking off your shoes does not make you running well. (Enlever vos chaussures ne fait pas de vous un coureurs qui court bien)

 

M. SHORTEN

- 93% of mismatch between self reported strike type and reality. (Il y a 93% d’inconcordance entre l’auto-analyse de sa pose de pied au sol et la réalité)

- Average angle between the foot and the ground in runners is 10 to 25 degrees of dorsiflexion (heel strike). (Angle moyen entre le pied et le sol est de 10 à 25 degré en flexion dorsale)

 

D. J. STEFANYSHYN

- Greater longitudinal stiffness in running shoes increase the lever arm and can improve running economy. Excessively increasing the stiffness is detrimental to running economy. (Augmenter la rigidité longitudinale de la chaussure de course augmente le bras de levier et peut augmenter secondairement l’économie de course. Une rigidité excessive est par contre délétère sur l’économie de course)

 

Question to the PANEL INDUSTRY

- Are innovations in running shoes for ‘function’ or for ‘business’? Answer: business first! The key is core design (look… color…). We must be sure that consumers like and buy the product. (Est-ce que les innovations dans les chaussures sont pour la ‘fonction’ ou le ‘business’ ? Réponse : D’abord le business ! LA clé est dans le design de la base (le look, la couleur, …). Nous devons être certains que le consommateur aime et achète le produit.

- Why industry keeps speaking about cushioning and motion control? Answer: because it’s easier to understand for everybody … even if it’s not true! (Pourquoi les compagnies continuent-elle de parler d’absorption et de contrôle de la pronation ? Parce que c’est plus facile à comprendre pour tout le monde… même si c’est des faussetés !)

 

For live comments, follow my Twitter feed #ICRS. (Pour les commentaires fait en direct, voir mon fil tweeter #ICRS)

Next blog article: What’s wrong with Dr. Nigg’s The Comfort Filter Paradigm? (Prochain blog : Qu’est-ce qui cloche dans le “The comfort filter paradigm” de Dr Nigg.)

15
juil

Courir pied nu ou chaussé? Barefoot or Shod Running? ¿Correr descalzo o con calzado?

English follows

Sigue en español

Un article encore sous presse a récemment été publié : Barefoot running survey: Evidence from the field (2014-Hryvniak).

Une enquête de 10 questions sur la course pieds nus a été faite sur différents blogues et pages Facebook. 509 participants ont répondu et plus de 93% d’entre eux incorporaient différentes sortes de course pieds nus dans leur volume de course hebdomadaire. Une large majorité (68%) des participants n’ont pas eu de nouvelles blessures après avoir débuté la course pieds nus. En fait, la plupart (69%) ont vu leurs anciennes blessures disparaître. Les coureurs ont répondu que leurs anciens problèmes de genou (46%), de pied (19%), de cheville (17%), de hanche (14%), et lombaire (14%) se sont résolus après avoir débuté la course pieds nus.

Critique de l’article de Craig Payne ICI (adéquate si on considère le préjugé défavorable de Craig envers le pied nu)

 

Ma réponse à Craig :

Cette étude n’a rien de particulier qui me saute aux yeux. Ce n’est pas le meilleur devis pour démontrer la vérité quant aux risques relatifs à la course pieds nus. Je suis d’accord que la discussion est pauvre et loin d’une bonne revue de la littérature mais ce n’était pas l’objectif non plus de cette étude. Ce qui était intéressant par contre est le résultat de cette étude : réussir à courir pieds nus avec succès n’est pas anecdotique et a été possible pour la majorité des coureurs qui ont répondu à ce questionnaire… ils l’ont fait et ils l’ont bien fait.

Je suis d’accord que ces résultats ne sont pas une preuve que courir pieds nus est meilleur… mais il n’y a aussi, actuellement, aucune preuve que courir en chaussures est meilleur!

Toutes les revues systématiques ne montrent pas que les chaussures sont meilleures que le pied nu… et que les grosses chaussures (ou traditionnelles / maximalistes / cote TRC <60% / représentant 80% à 95% du marché) sont meilleures que les minimalistes (ou chaussures barefoot / cote TRC >70% / représentant 5 a 20% du marché).

 

Si vous êtes justes et connaissez les évidences scientifiques existantes, vous serez d’accord qu’il y a :

Preuve de faible qualité avec un risque élevé de Biais que les coureurs habitués aux chaussures minimalistes sont moins à risque de blessures que les coureurs habitués aux chaussures traditionnelles/maximalismes. 

ET

Preuve de faible qualité avec un risque élevé de Biais que les coureurs habitués aux chaussures traditionnelles/maximalismes qui changent pour des chaussures minimalistes sont plus à risque de blessures que les coureurs qui ne changent pas d’habitude.

ET

Pas de preuve que les coureurs habitués aux chaussures minimalistes qui changent pour des chaussures traditionnelles/maximalismes sont plus ou moins à risque de blessures que les coureurs qui ne changent pas d’habitude.

 

Alors, avec ce manque d’évidences, qui a le fardeau de la preuve ? Ceux qui ont initialement construit des chaussures maximalistes et technologiques (et qui nous bombardent de nouvelles technologies annuellement) ou ceux qui parlent de retour aux sources?

 

Je pense que le fardeau de la preuve repose :

  1. sur les défenseurs du MINImalisme pour ce qui est de changer des habitudes ancrées de longue date (je pense ici à la grosse chaussure moderne)
  2. sur les défenseurs du MAXImalisme pour ce qui est de recommander autre chose que de la simplicité dans les pieds des débutants et des enfants.

 

 

English

An article (in press) has just been released: Barefoot running survey: Evidence from the field (2014-Hryvniak).

A 10-question survey regarding barefoot running was posted on a variety of running blogs and Facebook pages. 509 participants responded with over 93% of them incorporating some type of barefoot running into their weekly mileage. A large majority (68%) of runners participating in the study experienced no new injuries after starting barefoot running. In fact, most respondents (69%) actually had their previous injuries go away after starting barefoot running. Runners responded that their previous knee (46%), foot (19%), ankle (17%), hip (14%), and low back (14%) injuries all proceeded to improve after starting barefoot running.

Critics of the article from Craig Payne (adequate when considering Craig’s negative bias towards barefoot running)

My answer to Craig:

This study brings nothing special for me. It’s not the best design to find the truth about injury incidence in barefoot runners. I agree that the discussion is weak and far from a good review on this topic, but reviewing the literature was not the objective of this study. The interesting part was the findings: successful barefoot running is not anecdotal and it happened to most of the runners answering to the survey… they did it and did well.

So, I agree, it’s not evidence that barefoot running is better… but there is NO evidence that shoes are better than barefoot either. ALL the formal systematic reviews don’t show that shoes are better than barefoot… and than big bulky shoes (or traditional / maximalist / TRC rating <60% / 80 to 95% of the market) are better than minimalist shoes (or barefoot shoe / TRC rating >70% / 5 to 20% of the market)

 

If you are fair and knowledgeable with the evidence, you know that there is:

Low Quality Evidence with High Risk of Bias that experienced minimalist shoe wearers are less injured than experienced traditional/maximalist shoe wearers

AND

Low Quality Evidence with High Risk of Bias that new minimalist shoe wearers are more injured than experienced traditional/maximalist shoe wearers

AND

No Evidence that new traditional/maximalist shoe wearers are more injured than experienced minimalist shoe wearers

 

So with this lack of evidence, who should bear the burden of proof? Those who initially came up with maximalist and more modern running shoes or those who are currently promoting getting back to basics?

I think that the burden of proof should be on:

  1. Those who advocate MINImalism when it comes to changing long-established habits (I’m referring to bulky modern shoes).
  2. Those who advocate MAXImalism when it comes to recommending something other than simplicity for beginners and children.

 

 

Español

Un artículo todavía en prensa acaba de ser publicado recientemente: Barefoot running survey: Evidence from the field (2014-Hryvniak).
Una encuesta con 10 preguntas sobre la carrera a pie descalzo ha sido realizada en distintos blogs de running y páginas de Facebook. Un total de 509 participantes respondieron el cuestionario que nos dio los siguientes datos: más del 93% de los participantes incorporan diferentes tipos de carrera descalzo en su volumen de carrera semanal. Una amplia mayoría (68%) de los participantes no tuvieron nuevas lesiones después de haber comenzado la carrera a pie descalzo. De hecho, la mayoría (69%) vieron desaparecer sus antiguas lesiones. Los corredores respondieron que sus antiguos problemas de rodilla (46%), pie (19%), tobillo (17%), cadera (14%), y lumbares (14%) se resolvieron después de comenzar la carrera a pie descalzo.
Crítica del artículo de Craig Payne (adecuada si consideramos el prejuicio desfavorable de Craig hacia el pie descalzo)

 

Mi respuesta a Craig :
Este estudio no tiene nada en particular que me salte a la vista. No es la mejor manera de demostrar la verdad sobre los riesgos relacionados con la carrera a pie descalzo. Estoy de acuerdo en que la discusión es pobre y está lejos de una buena revisión de la literatura pero esto no era el objetivo de este estudio. Por el contrario, lo que es interesante es el resultado de este estudio: llegar a correr descalzo con éxito no es anecdótico y ha sido posible para la mayoría de los corredores que han respondido a este cuestionario… ellos lo han hecho y lo han hecho bien.

Estoy de acuerdo en que estos resultados no son una prueba de que correr descalzo sea mejor… ¡pero tampoco hay, actualmente, ninguna prueba de que correr calzado sea mejor!

Ninguna revisión sistemática nos muestra que el calzado sea mejor que el pie descalzo… y que el gran calzado (tradicional / maximalista / índice TRC70% / representan del 5 al 20% del calzado del mercado).

 

Si sois justos y conocéis las evidencias científicas existentes, estaréis de acuerdo que hay:

Prueba de débil calidad con un riesgo elevado de tergiversarse que los corredores acostumbrados al calzado minimalista tienen un menor riesgo de lesionarse que los corredores acostumbrados al calzado tradicional/maximalista
Y
Prueba de débil calidad con un riesgo elevado de tergiversarse que los corredores acostumbrados al calzado tradicional/maximalista que cambian hacia un calzado minimalista están más a riesgo de lesionarse que los corredores que no cambian sus costumbres.
Y
Sin pruebas que los corredores acostumbrados al calzado minimalista que cambian hacia un calzado tradicional/maximalista están más o menos a riesgo de lesionarse que los corredores que no cambian sus costumbres.

 

Entonces, con esta falta de evidencia, ¿quién tiene la razón? Aquellos que inicialmente construyeron un calzado maximalista y tecnológico (y que nos bombardean con nueva tecnología anualmente) ¿o aquellos que hablan de volver a los orígenes?

Pienso que las pruebas deberían basarse:

  1. en los defensores del MINImalismo a la hora de cambiar unas costumbres que están instaladas desde hace tiempo (aquí pienso en el gran calzado moderno)
  2. en los defensores del MAXImalismo a la hora de recomendar alguna otra cosa que no sea la simplicidad en el pie de los debutantes y de los niños.

 

 

20
mai

Poursuite contre Vibram / Lawsuit Against Vibram / Demanda contra Vibram

English follows

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Poursuite contre Vibram et les FiveFingers.

La presse populaire se déchaîne. Attention aux mauvaises interprétations et à la mauvaise presse sans fondements. La poursuite n’était pas sur la sécurité des FiveFingers ou sur le fait que ces chaussures sont bonnes ou mauvaises, mais sur le fait que leur publicité n’était pas supportée par les évidences.

Les compagnies sont devenues des expertes linguistes. Ils savent créer, par une habile manipulation du vocabulaire, des croyances chez le consommateur qui l’amènera à croire que leur chaussure est meilleure que toutes les autres et qu’elle prévient les blessures, augmente le confort et améliore les performances… tout ça sans se faire poursuivre pour fausse représentation. Vibram ne fait pas exception… ils ont juste été moins habiles dans la manipulation des mots, et se sont fait poursuivre !

 

Voici les déclarations de la compagnie qui ont mené à la poursuite.

Les FiveFingers:

  1. renforcent les muscles des pieds et des jambes.
  2. améliorent l’amplitude des chevilles, pieds et orteils.
  3. stimulent les fonctions neurales qui sont importantes pour l’équilibre et l’agilité.
  4. éliminent l’élévation du talon qui aligne la colonne vertébrale et améliore la posture.
  5. permettent au pied et au corps de bouger naturellement.

 

La science ne montre rien de clair pour ces 5 éléments même s’il se dessine des tendances… avec entre autres certaines publications faites après la poursuite.

  1. Oui, moins de chaussure renforce les muscles des pieds et des jambes.
  2. Aucune idée si ça améliore l’amplitude des chevilles, pieds et orteils.
  3. Moins d’interférence entre le pied et le sol semble améliorer l’équilibre.
  4. Oui, si tu élimines l’élévation du talon tu vas changer la posture… qui sera certainement plus près de ce quoi nous avons évolué… mais nous ne savons pas si c’est meilleur.
  5. Les chaussures changent sans contredit la manière de bouger. Oui, marcher ou courir avec moins de chaussure (comme les FiveFingers) sera plus près de la biomécanique pieds nus (que certains appellent « plus naturelle ») qu’avec des grosses chaussures !

 

Je pense clairement par contre que moins de chaussure :

  1. renforce les muscles des pieds et des jambes.
  2. améliore l’amplitude des chevilles, pieds et orteils.
  3. stimule les fonctions neurales qui sont importantes pour l’équilibre et l’agilité.
  4. élimine l’élévation du talon qui aligne la colonne vertébrale et améliore la posture.
  5. permet au pied et au corps de bouger naturellement.

Il reste seulement à le démontrer clairement avec des études de qualité. :)

Liens intéressants

 

 

English

Lawsuit against Vibram and FiveFingers

The popular press is going berserk. Beware misinterpretations and unfounded bad press. The lawsuit did not pertain to the safety of the FiveFingers or to the fact that these shoes were good or bad, but rather pertained to the fact that their advertising was not evidence-based.

Companies have become language experts. They know how to talk consumers into believing that their shoes are the best and that they can help prevent injuries, increase comfort and improve performance… all that, without having lawsuits filed against them for misrepresentation. Vibram is no exception as well… they were just less cunning in playing with words, and that’s why a lawsuit was filed against them!

 

Here are the statements issued by the company which led to the lawsuit.

FiveFingers

  1. strengthen muscles in the feet and lower legs
  2. improve range of motion in the ankles, feet, and toes
  3. stimulate neural function important to balance and agility
  4. eliminate heel lift to align the spine and improve posture
  5. allow the foot and body to move naturally

 

Science is not clear on these 5 statements, although there is a trend… with, among others, certain publications that have been made following the lawsuit.

  1. yes, less shoes seems to strengthen muscles in the feet.
  2. no idea if it improves range of motion in the ankles, feet, and toes.
  3. less interference between the foot and the ground can improve balance.
  4. yes, if you eliminate heel lift you change the posture… certainly closer to how we evolved… but no idea if it’s better.
  5. shoes clearly change the way we move. Yes, walking/running with less shoe (like FiveFingers ) will be closer to barefoot form (what some call “more natural”) than big bulky shoes.

 

However, I strongly believe that less shoe:

  1. strengthens muscles in the feet and lower legs
  2. improves range of motion in the ankles, feet, and toes
  3. stimulates the neural function important to balance and agility
  4. eliminates heel lift to align the spine and improve posture
  5. allows the foot and body to move naturally.

 

Now we just have to demonstrate all of the above with quality studies. :)

Interesting links

 

 

 

Español

Demanda contra Vibram y las 5Fingers.

La prensa popular se desata. Atención a las malas interpretaciones y al mal periodismo sin fundamento. La acusación no es sobre la seguridad de las 5Fingers o sobre el hecho de que este calzado sea bueno o malo, es porque su publicidad no está respaldada por las evidencias.

Las compañías se han convertido en expertos lingüistas. Saben crear con una hábil manipulación un vocabulario y unas creencias en el consumidor que le llevará a creer que su calzado es mejor que cualquier otro y que él previene las lesiones, aumenta la comodidad y mejora el rendimiento… todo esto sin acabar siendo perseguidos por falsa representación. Vibram no es una excepción… simplemente han sido menos hábiles en la manipulación de las palabras, y han acabado siendo demandados !

 

Aquí tenéis las declaraciones de la compañía que han provocado la demanda.

Las 5Fingers:

  1. fortalecen los músculos del pie y de las piernas.
  2. mejoran la amplitud de los tobillos, pies y dedos.
  3. estimulan las funciones neurales que son importantes para el equilibrio y la agilidad.
  4. eliminan la elevación del talón favoreciendo alinear la columna vertebral y mejorar la postura.
  5. permiten al pie y al cuerpo moverse de forma natural

 

La ciencia no nos muestra nada claro entorno a estos 5 elementos a pesar que empezemos a vislumbrar ciertas tendencias… con, entre otras, ciertas publicaciones hechas después de la demanda.

  1. sí, menos calzado refuerza los músculos del pie y de las piernas.
  2. ni idea sobre si esto mejora la amplitud de los tobillos, pies y dedos.
  3. menos interferencia entre el pie y el suelo parece mejorar el equilibrio.
  4. sí, si eliminas la elevación del talón vas a cambiar la postura… que será ciertamente más cercana a lo que la evolución nos ha propuesto…pero no sabemos si esto es mejor.
  5. el calzado cambia sin ninguna duda la manera de moverse. Sí, caminar o correr con menos calzado (como las 5Fingers) es más parecido a la biomecánica pie descalzo (barefoot, a la que algunos llaman « más natural ») que con un “gran calzado” !

 

Por contra, pienso claramente que menos calzado :

  1. refuerza los músculos del pie y de las piernas.
  2. mejora la amplitud de los tobillos, pies y dedos.
  3. estimula las funciones neurales que son importantes para el equilibrio y la agilidad.
  4. elimina la elevación del talón favoreciendo la alineación de la columna vertebral y mejora la postura.
  5. permite al pie y al cuerpo moverse de forma natural.

 

Nos queda únicamente demostrarlo claramente con estudios de calidad. :)

 

Aquí tenéis algunos enlaces interesantes

4
fév

#6 Conclusion et fin du débat / #6 Conclusion and End of Debate / #6 Conclusión y fin del debate

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Suite 6/6, débat sur la chaussure de course, Université de Lausanne en Suisse. Pour les règles du jeu : voir le billet 1/6. Panélistes contradicteurs : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

 

Question 6 de 6 : Conclusion

Voici les conclusions des débateurs contradicteurs et notre question piège (question d’entretenir le débat :) ).

Boris Gojanovic, Médecin chef du Swiss Olympic Medical Center, Haute Ecole Fédérale du Sport de Macolin.

  • Sa chaussure : Brooks Green Silence – cote TRC 66% (Maintenant)… Mizuno Wave Rider – cote TRC 53% (Avant)
  • Sa position : Je prends le temps avec mes patients de faire l’historique sportif. La chaussure joue rarement un rôle prédominant contrairement à l’entrainement, le repos, la variation des terrains, avoir des objectifs réalistes, etc. Le choix du minimalisme vient souvent du patient qui veut l’essayer. Je l’encourage à l’essayer, le prévient des phénomènes d’adaptation, et fait un suivi.
  • Notre question piège : Tu mentionnes être plutôt en faveur des chaussures minimalistes mais que le choix revient au patient. Que répondrais-tu si un patient débutant, ignare en la question, te pose cette question : Je vais m’acheter une chaussure de course chez New Concept Sport, as-tu des recommandations?

 

Eric Haefelin, Représentant Suisse pour ASICS.

  • Sa chaussure : ASICS Gel GT 2000 – cote TRC 56%
  • Sa position : La « meilleure » foulée est celle que l’individu se choisit et qui lui est propre, le corps sait toujours ce qui est bon pour lui…
  • Notre question piège : ASICS est une compagnie dont les revenus annuels se chiffrent à des centaines de millions. Une partie de ce budget est réinvesti en recherche et développement. Malgré cela, aucune étude n’est produite pour justifier l’ensemble des nouvelles technologies promues et vendues à haut prix (avec l’espoir qu’elles préviennent les blessures). Est-ce que ASICS fait son travail extrêmement bien ou extrêmement mal ?

 

Davide Malatesta, PhD, Maître d’enseignement et de recherche à l’ISSUL.

  • Sa chaussure : Adidas Adizero Mana TRC 62% (maintenant)… Adidas Response – cote TRC 52% (avant)
  • Sa position : Le choix des chaussures dépend des sensations du coureur de son chaussage et de son confort au pied pendant la course. Je conseille de minimiser le poids de la chaussure.
  • Notre question piège : Est-ce qu’un temps de contact au sol plus long est réellement associé à une meilleure économie de course? Est-ce qu’une attaque talon (vs avant pied) est réellement associée à une meilleure économie de course?

 

Grégoire Millet, PhD, Professeur de physiologie du sport, Directeur de l’ISSUL.

  • Sa chaussure : Asics Trabuco – cote TRC 52%
  • Sa position : Peu d’éléments solides pour recommander le minimalisme qui s’accompagne d’un risque avéré accru de blessures pendant la phase de transition maximalisme-minimalisme. Choisir ses chaussures par essai et erreur « sur les sensations ». Plutôt légère et avec un drop peu important. Essentiel de ne pas se focaliser sur le chaussage mais beaucoup plus important d’améliorer sa biomécanique/technique de course (fréquence, pressions plantaires…) pour minimiser les blessures.
  • Notre question piège : Tu mentionnais être plutôt en faveur de chaussures légères et à faible drop. Que penses-tu des Hoka One One (drop de 4mm et légères… mais plutôt maximalistes). Le Stack (épaisseur) et la flexibilité devraient-ils aussi être minimisés pour ne pas trop interférer avec la biomécanique? (attention, si tu dis oui, tu deviens un défenseur du minimalisme :) )

 

Laurent Paonessa, Copropriétaire de New Concept Sports, conseiller et vendeur.

  • Sa chaussure : Mizuno Sayonara – cote TRC 63% (route)… Dynafit Feline – cote TRC 56% (trail)
  • Sa position : Que tout coureur passionné se rende chez un fournisseur, shop ou club passionné et connaisseur, et puisse tester plusieurs chaussures : suivant la forme de ses pieds, sa foulée, son terrain de course et sa charge d’entrainement, il SENTIRA ce qui lui convient le mieux au présent …
  • Notre question piège : Tu mentionnais être plutôt en faveur du minimalisme et tu parles de « fournisseur shop connaisseur ». Est-ce que New Concept Sports fera partie du registre des boutiques basées sur les connaissances scientifiques? (c’est gratuit :) )… et si non, pourquoi ?

 

Blaise Dubois, physiothérapeute.

  • Sa chaussure : Inov8 – cote TRC 72% (maintenant)… Adidas Response – cote TRC 55% (avant)
  • Sa position : Par intérêt financier les compagnies récupèrent les concepts à la mode ou s’enlisent dans une course folle à la technologie ‘markettable’ sans réelle validation puisque trop coûteuse. Le département de marketing a beaucoup plus de pouvoir et de budget que la section recherche et développement qui n’est finalement qu’orientée sur les matériaux… une recherche ne supportant pas la prévention des blessures mais promue indirectement comme telle. Les réels changements de pratiques viendront du consommateur informé et éveillé par les détaillants et professionnels qui sauront se détacher des influences commerciales et écouter les scientifiques non biaisés qui étudient réellement la chaussure.
  • Notre question piège : Pourquoi portais-tu des chaussures si grosses il y a 13 ans ?

 

Pour conclure cette série de 6 : Merci à tous les participants de ce débat qui seront les acteurs des changements à venir. Merci aux panélistes. Merci aux modérateurs, Gabriel Messmer et Jacques Wullschleger. Merci aux organisateurs, EVALEO santé durable et l’UNIL.

Et vous, avez-vous des questions pièges pour La Clinique Du Coureur? Laissez vos commentaires!

English

Sixth publication of a series of six on a debate on running shoes, held at Université de Lausanne in Switzerland. See our first publication of this series for the rules of the debate. Panel members (counterarguments): Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

 

Question 6 of 6: Conclusion

Here are the conclusions reached by our panel members along with our trick questions (just to fuel the debate :) ).

Boris Gojanovic, Chief Medical Officer – Swiss Olympic Medical Center, Haute École Fédérale du Sport de Macolin.

  • Shoe model he runs with: Brooks Green Silence – 66% TRC rating (now)… Mizuno Wave Rider – 53% TRC rating (before)
  • His position: I take the time to establish patients’ sports history with them. Shoes seldom play a pivotal role, as opposed to training, rest, the variety of terrains, realistic objectives, etc. The decision to switch to minimalism often comes from patients who want to try it. In such cases, I will support them in their decision to try it, inform them of the need for adaptation, and ensure follow-up.
  • Our trick question: You mentioned being rather for the use of minimalist shoes and yet you say that it is up to your patients to make such a decision. What would you say if a beginner who didn’t know anything in this matter came up and asked you the following question: I’m going to buy a pair of running shoes at New Concept Sports, any recommendations?

 

Eric Haefelin, ASICS Swiss Representative.

  • Shoe model he runs with: ASICS Gel GT 2000 – 56% TRC rating
  • His position: The “best” stride is that which comes from runners themselves based on who they are as athletes, the body knows what’s best…
  • Our trick question: ASICS is a company that totals yearly profits of hundreds of millions of dollars. A portion of which goes back to research and development. In spite of that, no study is being carried out that would justify all of the new technologies promoted and sold, at a very high cost (in the hope that they end up preventing injuries). Is ASICS doing its job extremely poorly or extremely well?

 

Davide Malatesta, PhD, Responsible for Research and Education at ISSUL.

  • Shoe model he runs with: Adidas Adizero Mana – 62% TRC rating (now)… Adidas Response – 52% TRC rating (before)
  • His position: The selection of a running shoe depends on how the shoe feels when running and on foot comfort during training. My advice is to opt for lighter shoes as much as possible.
  • Our trick question: Is a longer contact time really associated with better running economy? Is heel striking (vs. forefoot striking) really associated with better running economy?

 

Grégoire Millet, PhD, Professor of Sports Physiology, Director of ISSUL.

  • Shoe model he runs with: Asics Trabuco – 52% TRC rating
  • His position: Very little concrete evidence allows recommending minimalism which comes with a proven high risk of injury during the maximalism-minimalism transition phase. Select your shoes by trial and error, based on the feel. Rather light with a low drop. It is paramount not to focus on the shoe per se, but rather on improving your biomechanics/running technique (frequency, plantar pressures…) if you wish to minimize injury.
  • Our trick question: You mentioned being rather in favor of lighter shoes with a low drop. What do you think of the Hoka One One (4 mm drop and light… but rather maximalist). Should stack and flexibility be minimized as well so as not to interfere with biomechanics? (Be careful, if you say yes, you will become an advocate for minimalism :) )

 

Laurent Paonessa, Co-Owner – New Concept Sports, Specialized Shoe Consultant.

  • Shoe model he runs with: Mizuno Sayonara – 63% TRC rating (road)… Dynafit Feline – 56% TRC rating (trail)
  • His position: Running enthusiasts should visit any passionate and knowledgeable supplier shop, to test a bunch of shoes: based on the shape of the feet, stride, favorite terrain, and the usual training load, they only will FEEL what’s best for them at that moment…
  • Our trick question: You mentioned being rather in favor of minimalism and referred to knowledgeable suppliers and shops. Will New Concept Sports join our listing of specialized shoe stores with an evidence-based practice? (It’s free :) )… and, if such is not the case, why is that so?

 

Blaise Dubois, Physical Therapist.

  • Shoe model he runs with: Inov8 – 72% TRC rating (now)… Adidas Response – 55% TRC rating (before)
  • His position: For financial reasons, shoe companies recycle trendy concepts or wallow in a frenzy race to develop marketable technologies, without any actual validation, to save money. Marketing departments have much more power and money than do research and development departments, which end up being used solely for materials… nothing substantial in terms of research that can help injury prevention, yet indirectly promoted in that sense anyways. Real changes in practice will come from informed consumers enlightened by retailers and professionals who can take a step back from commercial influences and rely on unbiased scientists who perform actual research on running shoes.
  • Our trick question: Why were you running with such bulky shoes 13 years ago?

 

In conclusion of this series of six posts: We would like to thank everyone who took part in this debate and who will also play a major role in tomorrow’s changes. We would also like to thank the panel members as well as moderators Gabriel Messmer and Jacques Wullschleger. Finally, we would like to thank the organizers of the event, EVALEO Sustainable Health and UNIL.

How about you, any trick questions for The Running Clinic? Let us know your comments!

Español

 

Seguimos con el 6/6, debate sobre el calzado de carrera, Universidad de Lausana Suiza. Para conocer las reglas del juego mirar la 1ª publicación. Panelistas que contra argumentan : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

 

Pregunta 6 de 6 : Conclusión

Aquí tenéis las conclusiones de los panelistas que contra argumentan y nuestra pregunta trampa (cuestión de mantener el debate abierto :) ).

Boris Gojanovic, Médico responsable del Centro Médico Olímpico de Suiza, Escuela Federal del Deporte en Macolin.

  • Su calzado : Brooks Green Silence – índice TRC 66% (Actualmente)… Mizuno Wave Rider neutres – índice TRC 53% (Antes)
  • Su posición : Dedico tiempo con mis pacientes a completar su historia deportiva. El calzado raramente tiene un rol predominante al contrario que el entrenamiento, el reposo, la variación del terreno, tener objetivos realistas, etc. La elección del minimalismo viene a menudo del paciente que quiere probarlo. Yo le animo a probarlo, le prevengo de los fenómenos de adaptación, y le hago un seguimiento.
  • Nuestra pregunta trampa : Mencionas estar más bien a favor del calzado minimalista pero que la elección corresponde al paciente. Qué responderías si un paciente que es debutante, ignorante sobre el tema, te hace esta pregunta : ¿voy a comprarme un calzado de carrera en New Concept Sport (tienda de calzado deportivo que regenta uno de los panelistas), tienes alguna recomendación ?

 

Eric Haefelin, Representante de ASICS en Suiza.

  • Su calzado : ASICS Gel GT 2000 – índice TRC 56%
  • Su posición : La « mejor » pisada es aquella que el individuo escoge y que le es propia, el cuerpo siempre sabe lo que es bueno para él…
  • Nuestra pregunta trampa : ASICS es una compañía en la que los ingresos anuales se cifran en cientos de millones. Una parte de este presupuesto se reinvierte en investigación y desarrollo. A pesar de esto, ningún estudio se realiza para justificar el conjunto de las nuevas tecnologías promovidas y vendidas a un alto precio (con la esperanza de que prevengan las lesiones). ¿Hace ASICS su trabajo extremadamente bien o extremadamente mal ?

 

Davide Malatesta, Doctor, Maestro en enseñanza e investigación en ISSUL, Universidad de Lausana

  • Su calzado : Adidas Adizero Mana – índice TRC 62% (actualmente)… Adidas Response – índice TRC 52% (antes)
  • Su posición : La elección del calzado depende de las sensaciones del corredor con su calzado y de su comodidad en el pie durante la carrera. Yo aconsejo minimizar el peso del calzado.
  • Nuestra pregunta trampa: ¿un tiempo de contacto con el suelo más prolongado está realmente asociado a una mejor economía de carrera ? ¿un ataque de talón (vs antepié) está realmente asociado a una mejor economía de carrera?

 

Grégoire Millet, Doctor, Profesor de fisiología del deporte, Director del ISSUL, Universidad de Lausana.

  • Su calzado : Asics Trabuco – cote TRC 52%
  • Su posición : Pocos elementos de peso para recomendar un minimalismo que se acompaña de un probado mayor riesgo de lesiones durante la fase de transición maximalismo-minimalismo. Escoger el calzado por ensayo – error « sobre las sensaciones ». Más bien ligero y con un drop poco importante. Esencial de no focalizar únicamente sobre el calzado, y dar más importancia a mejorar la biomecánica/técnica de carrera (frecuencia, presiones plantares…) para minimizar las lesiones.
  • Nuestra pregunta trampa: Mencionas estar más bien a favor de un calzado ligero y con poco drop. ¿Qué piensas de las Hoka One One (drop de 4mm y ligeras… pero más bien maximalistas). ¿El Stack (grosor) y la flexibilidad deberían ser también minimizados para no interferir demasiado con la biomecánica ? (atención, si dices que sí, te conviertes en un defensor del minimalismo :) )

 

Laurent Paonessa, Co proprietario de New Concept Sports, asesor y vendedor.

  • Su calzado : Mizuno Sayonara – índice TRC 63% (asfalto)… Dynafit Feline – índice TRC 56% (trail)
  • Su posición : Que todo corredor apasionado visite a un proveedor, tienda o club apasionado y experto, y pueda testar diferentes calzados : según la forma de sus pies, su pisada, su terreno en carrera y su carga de entrenamiento, él SENTIRÁ aquello que más le conviene actualmente …
  • Nuestra pregunta trampa : Mencionas estar más bien a favor del minimalismo y hablas de « proveedores – tiendas expertos ». ¿New Concept Sports formará parte del registro de tiendas que se basan en los conocimientos científicos ? (es gratuito :) )… y si no, ¿por qué?

 

Blaise Dubois, fisioterapeuta.

  • Su calzado : Inov8 – índice TRC 72% (actualmente)… Adidas Response – índice TRC 55% (antes)
  • Su posición : Por interés financiero las compañías recuperan los conceptos de moda o se enredan en una loca carrera hacia la tecnología ‘markettable’(fácil de vender) sin una real validación, debido a que esta es muy costosa. El departamento marketing tiene mucho más poder y presupuesto que la sección de investigación y desarrollo que finalmente únicamente se orienta hacia los materiales… una investigación que no sostiene la prevención de lesiones pero que la promueve indirectamente como tal. Los cambios reales de las prácticas vendrán de aquel consumidor que haya sido despertado e informado por aquellos vendedores y profesionales que saben liberarse de las influencias comerciales y escuchar a los científicos no tergiversados que estudian realmente el calzado.
  • Nuestra pregunta trampa : ¿Por qué llevabas un calzado tan grande hace 13 años ?

 

Para concluir esta serie de 6 : Gracias a todos los participantes de este debate que serán los actores de los cambios que están por llegar. Gracias a los panelistas. Gracias a los moderadores, Gabriel Messmer y Jacques Wullschleger. Gracias a los organizadores, « EVALEO santé durable » y la « UNIL ».

Y a vosotros, ¿tenéis alguna pregunta trampa para La Clínica Del Corredor ? ¡Dejar vuestros comentarios !

 

 

 

 

29
jan

#5 Débat : La biomécanique de course / #5 Debate: Running Biomechanics / #5 Debate: Biomecánica de carrera

English follows

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Suite 5/6, débat sur la chaussure de course, Université de Lausanne en Suisse. Pour les règles du jeu : voir le billet 1/6. Panélistes contradicteurs : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 5 de 6 : Biomécanique de course : Quelles sont les bases de nos recommandations?

Position de LCDC :

Nous ne croyons pas aux enseignements complexes et trop détaillés. Les interventions devraient être inconscientes le plus possible (mécanisme réflexe avant volontaire). Différentes corrections peuvent être enseignées, selon la réponse de chacun, pour augmenter les comportements de modération d’impact et l’efficacité de course. Les interventions les plus souvent utilisées dans notre pratique sont : intégration de chaussures plus minimalistes, cadence entre 170 et 190, courir en faisant moins de bruit, … et au besoin seulement, certaines interventions spécifiques comme l’enseignement d’une pose au sol « midfoot », une posture plus droite, etc.

 

Les moments chauds

  • Grégoire (PhD): Je n’ai toujours pas été convaincu par le minimalisme (hormis le poids et la performance)… en gros on est en train de nous dire « si vous passez au minimalisme vous devez prendre tout un tas de risques, dont le risque de se blesser »…
  • Blaise : Faut-il donc se chausser de chaussures maximalistes ? … Parce que moi non plus je n’ai pas été convaincu de changer mes minimalistes pour des maximalistes.
  • Grégoire : La réalité est que la majorité des coureurs sont en maximalistes (exception des enfants, où je suis d’accord de commencer en minimalistes). Cette transition en vaut-elle la peine… les risques d’une telle transition ne sont-ils pas plus grand que les bénéfices ?
  • Blaise : Ne changer pas vos habitudes si vous êtes habitués, pas blessés et vous êtes satisfaits de vos performances… MAIS la personne qui commence un programme de course : est-ce qu’on la laisse dans les mains des détaillants et des compagnies biaisées pour recommander des chaussures ? (basé sur leurs recommandations, 95% du marché en Europe est maximaliste)
  • Blaise : je répète « quel type de chaussure allez-vous recommander au débutant? »
  • (Aucune réponse claire des 5 panélistes J)
  • Laurent (détaillant) : Je suis plutôt pour… mais difficile de changer les mauvaises habitudes installées depuis plus de 30 ans (parlant des chaussures traditionnelles/maximalistes) … éviter les extrêmes… je préconise la voie du milieu.
  • Boris (MD): peu importe, faites-vous coacher et quantifiez votre stress… Il y a du sens dans le minimalisme pour le débutant.

 

  • Question de l’audience : Je pense que ce débat n’existera plus d’ici quelques années… tout le monde est d’accord que les enfants doivent être chaussés de minimalistes… Quand doit-on leur dire de commencer à chausser du maximaliste ?
  • Eric (ASICS) : Tout le monde est d’accord. Il faut faire courir les enfants le plus minimaliste possible.
  • Blaise : Il faudrait donc retirer les grosses chaussures pour enfants du marché. ASICS est une compagnie qui fait la promo des chaussures maximaliste pour enfants… et qui ne vend que ça !!!
  • Question de l’audience : Il faudrait donc éduquer les parents, qui ne savent pas ce qui est bon pour leurs enfants.
  • Eric (ASICS) : blablabla (jonglerie de concept marketing sans fondement pour noyer le poisson et faire oublier la question)
  • Blaise : L’éducation est la clé du changement. Grégoire et Davide les scientifiques, personne ne les écoute ; Boris et Blaise, les cliniciens, voient quelques cas par année seulement ; Eric de ASICS, il est biaisé … LA personne la plus importante pour éduquer les coureurs et les parents c’est Laurent, le détaillant !

 

  • Davide (PhD) : le minimalisme réduit le temps de contact au sol et les attaques talons… et est supposé être plus économique… mais on sait que plus le temps de contact au sol est long, plus on est économique… même en contrôlant les cadences.
  • Blaise : … sans mot…
  • Grégoire (PhD) : Une étude récente montre que les attaqueurs talon étaient 5 à 6% plus économique que les attaqueurs avant pied.

 

Mon opinion (avec du recul)

Je suis déçu des réponses évasives des panélistes sur la question « quel type de chaussure allez-vous recommander au débutant? »

Je ne suis pas très surpris de l’incohérence du discours de la compagnie ASICS (ne vend que des chaussures maximalistes pour les enfants mais dit que ceux-ci devraient être minimalistes)… Je suis anxieux par contre que les détaillants vendent ce type de chaussures… qui serait encore un exemple de biais marketing sans réflexion.

Je me répète : LA personne la plus importante pour éduquer les coureurs c’est Laurent le détaillant. Sur quels principes les recommandations de Laurent sont-elles basées ? Fera-t-il partie de notre registre des détaillants basés sur les connaissances scientifiques ?

Sur le temps de contact au sol et l’économie (Davide Malatesta), les études semblent partagées (tendance qu’un temps de contact plus court est plus économique : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7,  pour n’en nommer que quelques-unes) … sujet ouvert à discussion ! La bonne réponse serait-elle : temps de contact au sol plus court mais avec un ratio temps de contact/temps de vol plus grand… et ce jusqu’à une cadence de 190 ?

La semaine prochaine la question 6 de 6 et la conclusion: Le futur de la chaussure de course ?

 

English

Here is our fifth publication of a series of six on a debate on running shoes held at Université de Lausanne in Switzerland. See our first publication of this series for the rules of the debate. Panel members (counterarguments): Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 5 of 6: Running biomechanics: What is the basis for our recommendations?

TRC Position:

We do not believe in complex teachings that go into too many details. Interventions should be made at the unconscious level as much as possible (reflex mechanism before voluntary movements). Based on individual response, various corrections may be taught in order to improve impact-moderating behaviors and running efficiency. The types of interventions most used in our practice are as follows: integrating more minimalist running shoes, cadence between 170 and 190, making less noise,… and, only where necessary, specific interventions such as midfoot striking, a straighter stance, etc.

 

Highlights

  • Grégoire (PhD): I still haven’t been convinced that minimalism is the way to go (except for weight and performance)… basically, what we’re being told is “if you switch to minimalism, you will have to take several risks, including that of injuring yourself…”
  • Blaise: Should we wear maximalist shoes only then? Because I still haven’t been convinced to go back to maximalist shoes (I’ve been running with minimalist shoes for 13 years now.)
  • Grégoire: The reality is that most runners use maximalist shoes (except for children who, I agree, should start off with minimalist shoes). Is the transition worth the risk…? Aren’t the risks involved greater than the benefits that can be reaped?
  • Blaise: Don’t go out of your way to change habits if you are used to running with maximalist shoes, not injured, or not looking to improve performance… BUT, in the case of someone starting a new training program: should we leave that person in the hands of retailers and biased corporations for shoe recommendation purposes? (Based on their recommendations, 95 percent of the European market runs with maximalist shoes.)
  • Blaise: I repeat: “Which type of shoe will you recommend for beginners?”
  • (No clear answer from the five panel members J.)
  • Laurent (retailer): I would tend to agree… but it’s hard to change bad habits from more than 30 years ago (speaking of traditional/maximalist shoes)… avoid extremes… I prefer the “in-between” approach.
  • Boris (MD): Either way, get a coach to help you with stress quantification… Minimalism for beginners does make sense.

 

  • Question from the audience: I think this debate will be irrelevant a few years down the road… everybody agrees that children must wear minimalist shoes… When should they be told to switch to maximalist shoes?
  • Eric (ASICS): Everybody agrees. Children should run with shoes that are as minimalist as possible.
  • Blaise: Then, big bulky shoes for children should be removed from the market. ASICS is a company that promotes maximalist running shoes for children… and which only sells these types of shoes!!!
  • Question from the audience: Parents who don’t know what’s best for their children should be better informed.
  • Eric (ASICS): Blah blah blah (unfounded marketing concepts thrown in the mix to confuse the audience and make them forget the question).
  • Blaise: Education is key. Grégoire and Davide, scientists, nobody listens to them; Boris and Blaise, clinical practitioners, only see a few cases per year; Eric from ASICS, he is biased… THE most important person in the education of runners and parents is Laurent, the retailer!

 

  • Davide (PhD): Minimalism reduces the period of contact with the ground and heel striking… and is allegedly more economical… On the other hand, we know that the longer the contact with the ground, the more economical we are… Even by controlling cadence.
  • Blaise: … at a loss for words…
  • Grégoire (PhD): A recent study has shown that heel strikers were 5 percent to 6 percent more economic than forefoot strikers.

 

My opinion (in hindsight)

I am disappointed with how panel members tried to stall the conversation with unclear answers when asked: “Which type of shoe would you recommend for beginners?”

The incoherence of ASICS’ practices (only sells maximalist shoes to children, but alleges that minimalism should be the way to go) comes as no surprise to me… I am more concerned though about the fact that retailers sell these types of shoes… which is yet another example of biased marketing.

I repeat: THE most important person in the education of runners is Laurent, the retailer. What is the basis for Laurent’s recommendations? Will he be part of our list of specialized shoe stores with an evidence-based practice?

With respect to the contact time with the ground and economy (Davide Malatesta), study results seem to go both ways (with a tendency to show that shorter contact is more economical: 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, only to name a few)… the debate is still on! Would the correct answer be as follows: a shorter time of contact with the ground, but with a higher contact time/flight time ratio… up to a cadence of 190?

Next week, the conclusions reached by our panel members, their final recommendations, and our trick questions to each of them.

 

 

Español

Seguimos con la 5ª publicación, de la serie de 6, del debate sobre el calzado de carrera que tuvo lugar en la Universidad de Lausana, Suiza. Para conocer las reglas del juego mirar la 1ª publicación. Panelistas que contra argumentan : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Pregunta 4 de 6: Biomecánica de carrera: ¿Cuáles son las bases de nuestras recomendaciones?

Posición de LCDC:

Nosotros no creemos demasiado en las enseñanzas complejas y demasiado detalladas. Las intervenciones deberían ser inconscientes (mecanismo reflejo voluntario).

Se pueden enseñar algunas correcciones, según la respuesta de cada uno, para aumentar los comportamientos de moderación de impacto y la eficacia de la carrera. Las intervenciones que se utilizan más a menudo en nuestra práctica son : integración de un calzado más minimalista,  cadencia entre 170 y 190, correr haciendo menos ruido, … y solamente según las necesidades, ciertas intervenciones específicas como enseñar una puesta del pie al suelo « midfoot », una postura más recta, etc.

 

Los momentos más destacados

  • Grégoire (PhD): Todavía no he sido convencido por el minimalismo (exceptuando el peso y el rendimiento)… resumiendo podríamos decir que « si os pasáis al minimalismo deberíais aceptar toda una serie de riesgos, como el riesgo de lesionarse »…
  • Blaise :   ¿entonces hay que procurarse un calzado maximalista ?… Porque a mi tampoco se me ha convencido de cambiar mis minimalistas por unas maximalistas.
  • Grégoire : La realidad es que la mayoría de los corredores corren con maximalistas (a excepción de los niños dónde yo estoy de acuerdo en comenzar con minimalistas). ¿Esta transición merece la pena… si tenemos en cuenta que los riesgos de esta transición pueden ser más grandes que los beneficios ?
  • Blaise : No cambiéis vuestras costumbres si estáis habituados, no estáis lesionados y estáis satisfechos con vuestro rendimiento… PERO la persona que empieza un programa de carrera : ¿no es esa que dejamos en manos de los vendedores y de las compañías que tergiversan para recomendar un calzado ? (basándose en sus recomendaciones, el 95% del mercado en Europa es maximalista)
  • Blaise : repito «¿qué tipo de calzado vais a recomendar para el debutante? »
  • (Ninguna respuesta clara de los 5 panelistas J)
  • Laurent (vendedor) : Yo estoy más bien a favor… pero es difícil cambiar las malas costumbres instaladas desde hace más de 30 años (hablando de calzado tradicional)…evitar los extremos… yo recomiendo la vía del medio.
  • Boris (MD): poco importa, dejaros guiar por un especialista y cuantificar vuestro estrés… El minimalismo para el debutante tiene sentido.

 

  • Pregunta de la audiencia : Pienso que este debate ya no existirá de aquí a unos cuantos años… todo el mundo está de acuerdo en que los niños deben calzarse con un calzado minimalista… ¿En qué momento debemos decirles de empezar a utilizar un calzado maximalista ?
  • Eric (ASICS) : todo el mundo está de acuerdo. Hay que hacer correr a los niños lo más minimalista posible.
  • Blaise : entonces habrá que retirar el « gran » calzado (maximalista) para niños que hay en el mercado. ASICS es una compañía que realiza la promoción de calzado maximalista para niños… ¡¡¡y que únicamente vende esto!!!
  • Pregunta de la audiencia: entonces tendremos que educar a los padres, que no saben aquello que es bueno para sus niños.
  • Eric (ASICS) : bla…bla… bla (charlatanería de concepto marketing sin fundamento para marear la perdiz y hacer olvidar la pregunta)
  • Blaise : la educación es la clave del cambio. Grégoire y Davide son los científicos, nadie  les escucha ; Boris y Blaise, los clínicos, ven algunos casos al año únicamente ; Eric de ASICS, él está condicionado y tergiversa la información … La persona más importante para educar a los corredores y a los padres es Laurent, ¡el vendedor!

 

  • Davide (PhD) : el minimalismo reduce el tiempo de contacto con el suelo y los ataques de talón… y supuestamente es más económico… pero sabemos que cuanto más largo es el tiempo de contacto con el suelo, más económicos somos…
  • Blaise : ¿ la cadencia de paso en la carrera podría ser un valor confuso que explicaría esta paradoja (cadencia un poco más elevada a menudo más económica) ?
  • Davide : incluso controlando las cadencias el estudio de Kram muestra eso
  • Blaise : … sin palabras…
  • Grégoire (PhD) : Un estudio reciente muestra que los que atacan de talón son de 5 a 6% más económicos que los que atacan de antepie.

 

Mi opinión (retrospectivamente)

Estoy decepcionado de las respuestas evasivas de los panelistas sobre la pregunta «¿qué tipo de calzado vais a recomendar al debutante ? »

No estoy muy sorprendido de la incoherencia del discurso de la compañía de ASICS (sólo vende calzado maximalista para los niños pero dice que para ellos debería ser minimalista)… Por el contrario, me preocupa que los vendedores vendan este tipo de calzado… cosa que sigue siendo un ejemplo de manipulación marketing sin reflexión.

Me repito : LA persona más importante para educar a los corredores es Laurent el vendedor. ¿Sobre qué principios se basan las recomendaciones de Laurent? ¿Le harán formar parte de nuestro registro de vendedores que se basan en los conocimientos científicos ?

Sobre el tiempo de contacto con el suelo y la economía (Davide Malatesta), los estudios parecen divididos (con tendencia a que un tiempo de contacto más corto es más económico : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, por nombrar sólo unos pocos) … tema abierto para la discusión! ¿La respuesta correcta sería : tiempo de contacto con el suelo más corto pero con un ratio tiempo de contacto/tiempo de vuelo más grande… y esto hasta una cadencia de 190 ?

 

La semana que viene la pregunta 6 de 6 y la conclusión : ¿El futuro del calzado de carrera ?