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Posts from the ‘Blessures/injuries’ Category

29
août

International Calgary Running Symposium

Anglais et Français à la suite dans le texte

I was recently at the International Calgary Running Symposium where the most prominent scientists met to discuss sports footwear. (J’étais à l’International Calgary Running Symposium, qui réunissait les scientifiques les plus connus en ce qui a trait à la chaussure de sport.)

Here are a few interesting quotes from the lecturers. Please note that I don’t necessarily agree with all of them! (Voici des citations intéressantes des conférenciers. Notez que je ne suis pas d’accord avec tous !

J. EA BERTRAM

- Energy cost is strongly related to energy loss. Reducing collision forces and improving impact moderating behavior is very important. (Le coût énergétique est fortement relié à l’énergie dissipée. Il est important de minimiser les forces d’impact et d’améliorer les comportements de modération d’impact)

 

V. D BOGERT

- Posture of the foot and its velocity have more influence on impact peak than shoe cushioning. (La position du pied et sa vitesse ont plus d’influence sur le pic d’impact que l’absorption contenue dans la chaussure)

 

G-P. BRÜGGEMANN

- A prospective study suggests that running in minimal support footwear increases load on the intrinsic muscles that support the arch, thereby strengthening the foot. (Une étude prospective montre que courir en chaussure minimaliste augmente la demande de travail des muscles intrinsèques qui supportent l’arche, et par conséquent renforcit le pied)

 

P. CAVANAGH

- Switching (from RFS) to FFS decreases tibial vertical acceleration but increases antero-posterior acceleration… and net acceleration. (Changer de Attaqueur talon à Attaqueur avant-pied diminue l’accélération tibiale verticale mais augmente l’accélération antéro-postérieure et l’accélération nette)

 

I DAVIS

- Footwear (chronic protective support) creates weakness. Gradual transition to less shoe is the key to success. (Les chaussures (support protecteur chronique) créent des faiblesses. Une transition graduelle vers moins de chaussures est la clé du succès)

- Children, two years of age, land with a slightly plantarflexed foot during shod running. By the time they are four, they are heelstriking with nearly 10 deg. of dorsiflexion. (Les enfants de 2 ans atterrissent avec une cheville en légère flexion plantaire durant la course avec des chaussures. Du moment où ils atteignent 4 ans, ils atterrissent sur le talon avec un angle pied sol de près de 10 degrés)

 

R. FERBER

- Researchers have very limited influence on clinicians. (Les chercheurs ont très peu d’influence sur les cliniciens)

 

E. C. FREDERICK

- Certain shoe characteristics potentially represent a positive performance benefit. Running shoe’s weight is critical (7x more costly on the foot than at the center of mass). Mass effect is 1% per 100gr in your feet. (Certaines caractéristiques des chaussures ont potentiellement le bénéfice d’améliorer la performance. Le poids de la chaussure est important. (7x plus couteux sur le pied que si au centre de masse). L’effet de masse est de 1% par 100gr dans les pieds.)

- Pronation control technologies and orthotics don’t improve mechanical efficiency in long distance runners. (Les orthèses et les technologies de contrôle de la pronation n’améliorent pas l’efficacité mécanique chez les coureurs de fond)

- A certain amount of cushioning is another positive factor for performance in many runners, but even greater is the potential offered by customization and individualization of shoes. (Un certain degré d’absorption est un autre facteur positif pour la performance de plusieurs coureurs, mais l’effet est encore plus grand si les chaussures étaient personnalisées dans leur fabrication)

 

J. HAMILL

- Over the last 40 years, the major emphasis of research on running injuries has been related to athletic footwear development… aiming at impact attenuation and pronation control. Biomechanists have now come to the conclusion that the injuries may not be related to these two factors. (Depuis 40 ans, l’emphase de la recherche sur les blessures en course à pied a été relative au développement des chaussures de course… dans le but d’atténuer les chocs et contrôler la pronation. Les biomécaniciens sont venus aux conclusion que les blessures ne sont finalement pas relatifs à ces 2 facteurs)

- With regard to injuries, training errors and genetic factors are more important than shoes and biomechanics. (Quand on parle de blessures, les erreurs d’entrainement et la génétique sont plus importantes que les chaussures et la biomécanique)

- Freely chosen cadence is not the optimal cadence with regard to O2 consumption. (La cadence librement choisie n’est pas la cadence optimale d’un point de vue consommation d’oxygène)

 

W. HERZOG

- To perform you must be injury free. (Pour performer tu ne dois pas être blessé)

- Research on uninjured runners may be a better idea than research on injured runners. (Peut-être serait-il plus pertinent d’étudier les coureurs non blessés que ceux qui le sont)

- One must not just look at how much he runs, but also at how much he rests. (Ne regarde pas seulement combien tu cours… mais aussi combien tu te reposes)

 

R. KRAM

- Running barefoot on relatively soft surfaces may provide the best conditions for better performance. (Courir pied nu sur des surfaces relativement absorbantes est l’idéal d’un point de vue performance)

 

D. LIEBERMAN

- There is more variability in foot strike during barefoot running than during shod running. (Il y a plus de variabilité de la foulée relative à la position du pied au sol durant la course pieds nus que chaussée)

- Modern life mismatch: even surfaces, irregular activity, less body skills and resilience, running shoes! (Les ‘Modern life mismatch’ : surface non variée, activités irrégulières, moins d’habileté et de résilience du corps, chaussures de course !)

- When they run barefoot, most tribes do it on hard surfaces… natural environment is not just sand and nice freshly mowed lawn). (La majorité des tribus, lorsqu’elles courent pieds nus, le font sur des surfaces dures… l’environnement naturel n’est pas que du sable et la belle herbe fraichement coupée)

 

G Y MILLET

- Determinants of performance in ultramarathons that may be subjected to a compromise between energy cost and lower limb tissue damage. (Les déterminants de la performance en Ultra-Marathon peuvent être sujet à un compromis entre le cout énergétique et le dommage tissulaire des membres inférieurs)

 

E. MÜLLER

- Modern motor learning theories consider movement variability as an essential factor for technique improvement. The inherent variability on a macroscopic level decreases as performance increases, the microscopic movement variability behaves the opposite. In order to achieve the ability to adapt to such changes, reactive phenomena should be increased in the training process. External perturbations (like trail running) might enable an increase of functional variability within the running movement pattern,

and this might lead to more flexible, and to external perturbations, more adaptable movement patterns (Les théories modernes de l’apprentissage moteur considèrent la variabilité du mouvement comme un facteur essentiel à l’amélioration de la technique. La variabilité intrinsèque à un niveau macroscopique diminue au fur et à mesure que la performance augmente, tandis que le la variabilité des mouvements microscopiques font le contraire. Dans l’objectif de provoquer des adaptations à ces changements, des phénomènes de réactivité devraient être augmentés dans la planification d’entrainement. Des perturbations externes (comme de la course en terrains variés) pourraient permettre une augmentation de la variabilité fonctionnelle au sein du patron moteur, ce qui pourrait conduire à plus flexibilité du système, et en lien avec les perturbations externes, à plus d’adaptabilité du corps dans ses gestuels de mouvement.)

 

R. O. NIELSEN

- Training errors are widely accepted as the main cause of injuries but the evidence is non-existent (Les erreur d’entrainement sont largement acceptées comme étant la principale cause de blessures mais les évidences sont non existantes)

 

B. M. NIGG

- It’s not possible to make a conclusive statement about a difference in running injury rates over the last four to five decades (there has probably been no change) because studies used different definitions of injury and different populations. (Il n’est pas possible de conclure sur le changement de l’incidence des blessures durant les derniers 40 ans (n’a probablement pas changé) puisque les études utilisent différentes définitions de ce qu’est une blessure ainsi que différentes types de populations)

- Impact and excessive pronation have been shown to be weak predictors of running injuries. (l’impact et la pronation excessive ont montré être de faibles prédicteurs de blessures de course à pied)

- It seems that we use our comfort sensing system to protect ourselves from injuries. This leads to the proposal of a new paradigm: The comfort filter paradigm. Runners use their comfort assessment to select shoes that will cause a lower chance of injury. (Il semble que nous utilisons notre système de perception du confort pour nous auto-protéger des blessures. Ceci amène un nouveau paradigme : Les coureurs utilisent leur analyse du confort pour sélectionner des chaussures qui va réduire la fréquence de blessures)

 

C. B PAYNE

- Different shoes and techniques load different tissues differently. Load management is the key! (Différentes chaussures et techniques chargent différents tissus. La quantification du stress mécanique est la clé)

 

N. ROMANOV

- Shoe manufacturers have failed to decrease injury rates. (Les compagnies de chaussure n’ont pas réussi à diminuer les blessures)

- Taking off your shoes does not make you running well. (Enlever vos chaussures ne fait pas de vous un coureurs qui court bien)

 

M. SHORTEN

- 93% of mismatch between self reported strike type and reality. (Il y a 93% d’inconcordance entre l’auto-analyse de sa pose de pied au sol et la réalité)

- Average angle between the foot and the ground in runners is 10 to 25 degrees of dorsiflexion (heel strike). (Angle moyen entre le pied et le sol est de 10 à 25 degré en flexion dorsale)

 

D. J. STEFANYSHYN

- Greater longitudinal stiffness in running shoes increase the lever arm and can improve running economy. Excessively increasing the stiffness is detrimental to running economy. (Augmenter la rigidité longitudinale de la chaussure de course augmente le bras de levier et peut augmenter secondairement l’économie de course. Une rigidité excessive est par contre délétère sur l’économie de course)

 

Question to the PANEL INDUSTRY

- Are innovations in running shoes for ‘function’ or for ‘business’? Answer: business first! The key is core design (look… color…). We must be sure that consumers like and buy the product. (Est-ce que les innovations dans les chaussures sont pour la ‘fonction’ ou le ‘business’ ? Réponse : D’abord le business ! LA clé est dans le design de la base (le look, la couleur, …). Nous devons être certains que le consommateur aime et achète le produit.

- Why industry keeps speaking about cushioning and motion control? Answer: because it’s easier to understand for everybody … even if it’s not true! (Pourquoi les compagnies continuent-elle de parler d’absorption et de contrôle de la pronation ? Parce que c’est plus facile à comprendre pour tout le monde… même si c’est des faussetés !)

 

For live comments, follow my Twitter feed #ICRS. (Pour les commentaires fait en direct, voir mon fil tweeter #ICRS)

Next blog article: What’s wrong with Dr. Nigg’s The Comfort Filter Paradigm? (Prochain blog : Qu’est-ce qui cloche dans le “The comfort filter paradigm” de Dr Nigg.)

15
juil

Courir pied nu ou chaussé? Barefoot or Shod Running? ¿Correr descalzo o con calzado?

English follows

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Un article encore sous presse a récemment été publié : Barefoot running survey: Evidence from the field (2014-Hryvniak).

Une enquête de 10 questions sur la course pieds nus a été faite sur différents blogues et pages Facebook. 509 participants ont répondu et plus de 93% d’entre eux incorporaient différentes sortes de course pieds nus dans leur volume de course hebdomadaire. Une large majorité (68%) des participants n’ont pas eu de nouvelles blessures après avoir débuté la course pieds nus. En fait, la plupart (69%) ont vu leurs anciennes blessures disparaître. Les coureurs ont répondu que leurs anciens problèmes de genou (46%), de pied (19%), de cheville (17%), de hanche (14%), et lombaire (14%) se sont résolus après avoir débuté la course pieds nus.

Critique de l’article de Craig Payne ICI (adéquate si on considère le préjugé défavorable de Craig envers le pied nu)

 

Ma réponse à Craig :

Cette étude n’a rien de particulier qui me saute aux yeux. Ce n’est pas le meilleur devis pour démontrer la vérité quant aux risques relatifs à la course pieds nus. Je suis d’accord que la discussion est pauvre et loin d’une bonne revue de la littérature mais ce n’était pas l’objectif non plus de cette étude. Ce qui était intéressant par contre est le résultat de cette étude : réussir à courir pieds nus avec succès n’est pas anecdotique et a été possible pour la majorité des coureurs qui ont répondu à ce questionnaire… ils l’ont fait et ils l’ont bien fait.

Je suis d’accord que ces résultats ne sont pas une preuve que courir pieds nus est meilleur… mais il n’y a aussi, actuellement, aucune preuve que courir en chaussures est meilleur!

Toutes les revues systématiques ne montrent pas que les chaussures sont meilleures que le pied nu… et que les grosses chaussures (ou traditionnelles / maximalistes / cote TRC <60% / représentant 80% à 95% du marché) sont meilleures que les minimalistes (ou chaussures barefoot / cote TRC >70% / représentant 5 a 20% du marché).

 

Si vous êtes justes et connaissez les évidences scientifiques existantes, vous serez d’accord qu’il y a :

Preuve de faible qualité avec un risque élevé de Biais que les coureurs habitués aux chaussures minimalistes sont moins à risque de blessures que les coureurs habitués aux chaussures traditionnelles/maximalismes. 

ET

Preuve de faible qualité avec un risque élevé de Biais que les coureurs habitués aux chaussures traditionnelles/maximalismes qui changent pour des chaussures minimalistes sont plus à risque de blessures que les coureurs qui ne changent pas d’habitude.

ET

Pas de preuve que les coureurs habitués aux chaussures minimalistes qui changent pour des chaussures traditionnelles/maximalismes sont plus ou moins à risque de blessures que les coureurs qui ne changent pas d’habitude.

 

Alors, avec ce manque d’évidences, qui a le fardeau de la preuve ? Ceux qui ont initialement construit des chaussures maximalistes et technologiques (et qui nous bombardent de nouvelles technologies annuellement) ou ceux qui parlent de retour aux sources?

 

Je pense que le fardeau de la preuve repose :

  1. sur les défenseurs du MINImalisme pour ce qui est de changer des habitudes ancrées de longue date (je pense ici à la grosse chaussure moderne)
  2. sur les défenseurs du MAXImalisme pour ce qui est de recommander autre chose que de la simplicité dans les pieds des débutants et des enfants.

 

 

English

An article (in press) has just been released: Barefoot running survey: Evidence from the field (2014-Hryvniak).

A 10-question survey regarding barefoot running was posted on a variety of running blogs and Facebook pages. 509 participants responded with over 93% of them incorporating some type of barefoot running into their weekly mileage. A large majority (68%) of runners participating in the study experienced no new injuries after starting barefoot running. In fact, most respondents (69%) actually had their previous injuries go away after starting barefoot running. Runners responded that their previous knee (46%), foot (19%), ankle (17%), hip (14%), and low back (14%) injuries all proceeded to improve after starting barefoot running.

Critics of the article from Craig Payne (adequate when considering Craig’s negative bias towards barefoot running)

My answer to Craig:

This study brings nothing special for me. It’s not the best design to find the truth about injury incidence in barefoot runners. I agree that the discussion is weak and far from a good review on this topic, but reviewing the literature was not the objective of this study. The interesting part was the findings: successful barefoot running is not anecdotal and it happened to most of the runners answering to the survey… they did it and did well.

So, I agree, it’s not evidence that barefoot running is better… but there is NO evidence that shoes are better than barefoot either. ALL the formal systematic reviews don’t show that shoes are better than barefoot… and than big bulky shoes (or traditional / maximalist / TRC rating <60% / 80 to 95% of the market) are better than minimalist shoes (or barefoot shoe / TRC rating >70% / 5 to 20% of the market)

 

If you are fair and knowledgeable with the evidence, you know that there is:

Low Quality Evidence with High Risk of Bias that experienced minimalist shoe wearers are less injured than experienced traditional/maximalist shoe wearers

AND

Low Quality Evidence with High Risk of Bias that new minimalist shoe wearers are more injured than experienced traditional/maximalist shoe wearers

AND

No Evidence that new traditional/maximalist shoe wearers are more injured than experienced minimalist shoe wearers

 

So with this lack of evidence, who should bear the burden of proof? Those who initially came up with maximalist and more modern running shoes or those who are currently promoting getting back to basics?

I think that the burden of proof should be on:

  1. Those who advocate MINImalism when it comes to changing long-established habits (I’m referring to bulky modern shoes).
  2. Those who advocate MAXImalism when it comes to recommending something other than simplicity for beginners and children.

 

 

Español

Un artículo todavía en prensa acaba de ser publicado recientemente: Barefoot running survey: Evidence from the field (2014-Hryvniak).
Una encuesta con 10 preguntas sobre la carrera a pie descalzo ha sido realizada en distintos blogs de running y páginas de Facebook. Un total de 509 participantes respondieron el cuestionario que nos dio los siguientes datos: más del 93% de los participantes incorporan diferentes tipos de carrera descalzo en su volumen de carrera semanal. Una amplia mayoría (68%) de los participantes no tuvieron nuevas lesiones después de haber comenzado la carrera a pie descalzo. De hecho, la mayoría (69%) vieron desaparecer sus antiguas lesiones. Los corredores respondieron que sus antiguos problemas de rodilla (46%), pie (19%), tobillo (17%), cadera (14%), y lumbares (14%) se resolvieron después de comenzar la carrera a pie descalzo.
Crítica del artículo de Craig Payne (adecuada si consideramos el prejuicio desfavorable de Craig hacia el pie descalzo)

 

Mi respuesta a Craig :
Este estudio no tiene nada en particular que me salte a la vista. No es la mejor manera de demostrar la verdad sobre los riesgos relacionados con la carrera a pie descalzo. Estoy de acuerdo en que la discusión es pobre y está lejos de una buena revisión de la literatura pero esto no era el objetivo de este estudio. Por el contrario, lo que es interesante es el resultado de este estudio: llegar a correr descalzo con éxito no es anecdótico y ha sido posible para la mayoría de los corredores que han respondido a este cuestionario… ellos lo han hecho y lo han hecho bien.

Estoy de acuerdo en que estos resultados no son una prueba de que correr descalzo sea mejor… ¡pero tampoco hay, actualmente, ninguna prueba de que correr calzado sea mejor!

Ninguna revisión sistemática nos muestra que el calzado sea mejor que el pie descalzo… y que el gran calzado (tradicional / maximalista / índice TRC70% / representan del 5 al 20% del calzado del mercado).

 

Si sois justos y conocéis las evidencias científicas existentes, estaréis de acuerdo que hay:

Prueba de débil calidad con un riesgo elevado de tergiversarse que los corredores acostumbrados al calzado minimalista tienen un menor riesgo de lesionarse que los corredores acostumbrados al calzado tradicional/maximalista
Y
Prueba de débil calidad con un riesgo elevado de tergiversarse que los corredores acostumbrados al calzado tradicional/maximalista que cambian hacia un calzado minimalista están más a riesgo de lesionarse que los corredores que no cambian sus costumbres.
Y
Sin pruebas que los corredores acostumbrados al calzado minimalista que cambian hacia un calzado tradicional/maximalista están más o menos a riesgo de lesionarse que los corredores que no cambian sus costumbres.

 

Entonces, con esta falta de evidencia, ¿quién tiene la razón? Aquellos que inicialmente construyeron un calzado maximalista y tecnológico (y que nos bombardean con nueva tecnología anualmente) ¿o aquellos que hablan de volver a los orígenes?

Pienso que las pruebas deberían basarse:

  1. en los defensores del MINImalismo a la hora de cambiar unas costumbres que están instaladas desde hace tiempo (aquí pienso en el gran calzado moderno)
  2. en los defensores del MAXImalismo a la hora de recomendar alguna otra cosa que no sea la simplicidad en el pie de los debutantes y de los niños.

 

 

20
mai

Poursuite contre Vibram / Lawsuit Against Vibram / Demanda contra Vibram

English follows

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Poursuite contre Vibram et les FiveFingers.

La presse populaire se déchaîne. Attention aux mauvaises interprétations et à la mauvaise presse sans fondements. La poursuite n’était pas sur la sécurité des FiveFingers ou sur le fait que ces chaussures sont bonnes ou mauvaises, mais sur le fait que leur publicité n’était pas supportée par les évidences.

Les compagnies sont devenues des expertes linguistes. Ils savent créer, par une habile manipulation du vocabulaire, des croyances chez le consommateur qui l’amènera à croire que leur chaussure est meilleure que toutes les autres et qu’elle prévient les blessures, augmente le confort et améliore les performances… tout ça sans se faire poursuivre pour fausse représentation. Vibram ne fait pas exception… ils ont juste été moins habiles dans la manipulation des mots, et se sont fait poursuivre !

 

Voici les déclarations de la compagnie qui ont mené à la poursuite.

Les FiveFingers:

  1. renforcent les muscles des pieds et des jambes.
  2. améliorent l’amplitude des chevilles, pieds et orteils.
  3. stimulent les fonctions neurales qui sont importantes pour l’équilibre et l’agilité.
  4. éliminent l’élévation du talon qui aligne la colonne vertébrale et améliore la posture.
  5. permettent au pied et au corps de bouger naturellement.

 

La science ne montre rien de clair pour ces 5 éléments même s’il se dessine des tendances… avec entre autres certaines publications faites après la poursuite.

  1. Oui, moins de chaussure renforce les muscles des pieds et des jambes.
  2. Aucune idée si ça améliore l’amplitude des chevilles, pieds et orteils.
  3. Moins d’interférence entre le pied et le sol semble améliorer l’équilibre.
  4. Oui, si tu élimines l’élévation du talon tu vas changer la posture… qui sera certainement plus près de ce quoi nous avons évolué… mais nous ne savons pas si c’est meilleur.
  5. Les chaussures changent sans contredit la manière de bouger. Oui, marcher ou courir avec moins de chaussure (comme les FiveFingers) sera plus près de la biomécanique pieds nus (que certains appellent « plus naturelle ») qu’avec des grosses chaussures !

 

Je pense clairement par contre que moins de chaussure :

  1. renforce les muscles des pieds et des jambes.
  2. améliore l’amplitude des chevilles, pieds et orteils.
  3. stimule les fonctions neurales qui sont importantes pour l’équilibre et l’agilité.
  4. élimine l’élévation du talon qui aligne la colonne vertébrale et améliore la posture.
  5. permet au pied et au corps de bouger naturellement.

Il reste seulement à le démontrer clairement avec des études de qualité. :)

Liens intéressants

 

 

English

Lawsuit against Vibram and FiveFingers

The popular press is going berserk. Beware misinterpretations and unfounded bad press. The lawsuit did not pertain to the safety of the FiveFingers or to the fact that these shoes were good or bad, but rather pertained to the fact that their advertising was not evidence-based.

Companies have become language experts. They know how to talk consumers into believing that their shoes are the best and that they can help prevent injuries, increase comfort and improve performance… all that, without having lawsuits filed against them for misrepresentation. Vibram is no exception as well… they were just less cunning in playing with words, and that’s why a lawsuit was filed against them!

 

Here are the statements issued by the company which led to the lawsuit.

FiveFingers

  1. strengthen muscles in the feet and lower legs
  2. improve range of motion in the ankles, feet, and toes
  3. stimulate neural function important to balance and agility
  4. eliminate heel lift to align the spine and improve posture
  5. allow the foot and body to move naturally

 

Science is not clear on these 5 statements, although there is a trend… with, among others, certain publications that have been made following the lawsuit.

  1. yes, less shoes seems to strengthen muscles in the feet.
  2. no idea if it improves range of motion in the ankles, feet, and toes.
  3. less interference between the foot and the ground can improve balance.
  4. yes, if you eliminate heel lift you change the posture… certainly closer to how we evolved… but no idea if it’s better.
  5. shoes clearly change the way we move. Yes, walking/running with less shoe (like FiveFingers ) will be closer to barefoot form (what some call “more natural”) than big bulky shoes.

 

However, I strongly believe that less shoe:

  1. strengthens muscles in the feet and lower legs
  2. improves range of motion in the ankles, feet, and toes
  3. stimulates the neural function important to balance and agility
  4. eliminates heel lift to align the spine and improve posture
  5. allows the foot and body to move naturally.

 

Now we just have to demonstrate all of the above with quality studies. :)

Interesting links

 

 

 

Español

Demanda contra Vibram y las 5Fingers.

La prensa popular se desata. Atención a las malas interpretaciones y al mal periodismo sin fundamento. La acusación no es sobre la seguridad de las 5Fingers o sobre el hecho de que este calzado sea bueno o malo, es porque su publicidad no está respaldada por las evidencias.

Las compañías se han convertido en expertos lingüistas. Saben crear con una hábil manipulación un vocabulario y unas creencias en el consumidor que le llevará a creer que su calzado es mejor que cualquier otro y que él previene las lesiones, aumenta la comodidad y mejora el rendimiento… todo esto sin acabar siendo perseguidos por falsa representación. Vibram no es una excepción… simplemente han sido menos hábiles en la manipulación de las palabras, y han acabado siendo demandados !

 

Aquí tenéis las declaraciones de la compañía que han provocado la demanda.

Las 5Fingers:

  1. fortalecen los músculos del pie y de las piernas.
  2. mejoran la amplitud de los tobillos, pies y dedos.
  3. estimulan las funciones neurales que son importantes para el equilibrio y la agilidad.
  4. eliminan la elevación del talón favoreciendo alinear la columna vertebral y mejorar la postura.
  5. permiten al pie y al cuerpo moverse de forma natural

 

La ciencia no nos muestra nada claro entorno a estos 5 elementos a pesar que empezemos a vislumbrar ciertas tendencias… con, entre otras, ciertas publicaciones hechas después de la demanda.

  1. sí, menos calzado refuerza los músculos del pie y de las piernas.
  2. ni idea sobre si esto mejora la amplitud de los tobillos, pies y dedos.
  3. menos interferencia entre el pie y el suelo parece mejorar el equilibrio.
  4. sí, si eliminas la elevación del talón vas a cambiar la postura… que será ciertamente más cercana a lo que la evolución nos ha propuesto…pero no sabemos si esto es mejor.
  5. el calzado cambia sin ninguna duda la manera de moverse. Sí, caminar o correr con menos calzado (como las 5Fingers) es más parecido a la biomecánica pie descalzo (barefoot, a la que algunos llaman « más natural ») que con un “gran calzado” !

 

Por contra, pienso claramente que menos calzado :

  1. refuerza los músculos del pie y de las piernas.
  2. mejora la amplitud de los tobillos, pies y dedos.
  3. estimula las funciones neurales que son importantes para el equilibrio y la agilidad.
  4. elimina la elevación del talón favoreciendo la alineación de la columna vertebral y mejora la postura.
  5. permite al pie y al cuerpo moverse de forma natural.

 

Nos queda únicamente demostrarlo claramente con estudios de calidad. :)

 

Aquí tenéis algunos enlaces interesantes

4
fév

#6 Conclusion et fin du débat / #6 Conclusion and End of Debate / #6 Conclusión y fin del debate

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Suite 6/6, débat sur la chaussure de course, Université de Lausanne en Suisse. Pour les règles du jeu : voir le billet 1/6. Panélistes contradicteurs : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

 

Question 6 de 6 : Conclusion

Voici les conclusions des débateurs contradicteurs et notre question piège (question d’entretenir le débat :) ).

Boris Gojanovic, Médecin chef du Swiss Olympic Medical Center, Haute Ecole Fédérale du Sport de Macolin.

  • Sa chaussure : Brooks Green Silence – cote TRC 66% (Maintenant)… Mizuno Wave Rider – cote TRC 53% (Avant)
  • Sa position : Je prends le temps avec mes patients de faire l’historique sportif. La chaussure joue rarement un rôle prédominant contrairement à l’entrainement, le repos, la variation des terrains, avoir des objectifs réalistes, etc. Le choix du minimalisme vient souvent du patient qui veut l’essayer. Je l’encourage à l’essayer, le prévient des phénomènes d’adaptation, et fait un suivi.
  • Notre question piège : Tu mentionnes être plutôt en faveur des chaussures minimalistes mais que le choix revient au patient. Que répondrais-tu si un patient débutant, ignare en la question, te pose cette question : Je vais m’acheter une chaussure de course chez New Concept Sport, as-tu des recommandations?

 

Eric Haefelin, Représentant Suisse pour ASICS.

  • Sa chaussure : ASICS Gel GT 2000 – cote TRC 56%
  • Sa position : La « meilleure » foulée est celle que l’individu se choisit et qui lui est propre, le corps sait toujours ce qui est bon pour lui…
  • Notre question piège : ASICS est une compagnie dont les revenus annuels se chiffrent à des centaines de millions. Une partie de ce budget est réinvesti en recherche et développement. Malgré cela, aucune étude n’est produite pour justifier l’ensemble des nouvelles technologies promues et vendues à haut prix (avec l’espoir qu’elles préviennent les blessures). Est-ce que ASICS fait son travail extrêmement bien ou extrêmement mal ?

 

Davide Malatesta, PhD, Maître d’enseignement et de recherche à l’ISSUL.

  • Sa chaussure : Adidas Adizero Mana TRC 62% (maintenant)… Adidas Response – cote TRC 52% (avant)
  • Sa position : Le choix des chaussures dépend des sensations du coureur de son chaussage et de son confort au pied pendant la course. Je conseille de minimiser le poids de la chaussure.
  • Notre question piège : Est-ce qu’un temps de contact au sol plus long est réellement associé à une meilleure économie de course? Est-ce qu’une attaque talon (vs avant pied) est réellement associée à une meilleure économie de course?

 

Grégoire Millet, PhD, Professeur de physiologie du sport, Directeur de l’ISSUL.

  • Sa chaussure : Asics Trabuco – cote TRC 52%
  • Sa position : Peu d’éléments solides pour recommander le minimalisme qui s’accompagne d’un risque avéré accru de blessures pendant la phase de transition maximalisme-minimalisme. Choisir ses chaussures par essai et erreur « sur les sensations ». Plutôt légère et avec un drop peu important. Essentiel de ne pas se focaliser sur le chaussage mais beaucoup plus important d’améliorer sa biomécanique/technique de course (fréquence, pressions plantaires…) pour minimiser les blessures.
  • Notre question piège : Tu mentionnais être plutôt en faveur de chaussures légères et à faible drop. Que penses-tu des Hoka One One (drop de 4mm et légères… mais plutôt maximalistes). Le Stack (épaisseur) et la flexibilité devraient-ils aussi être minimisés pour ne pas trop interférer avec la biomécanique? (attention, si tu dis oui, tu deviens un défenseur du minimalisme :) )

 

Laurent Paonessa, Copropriétaire de New Concept Sports, conseiller et vendeur.

  • Sa chaussure : Mizuno Sayonara – cote TRC 63% (route)… Dynafit Feline – cote TRC 56% (trail)
  • Sa position : Que tout coureur passionné se rende chez un fournisseur, shop ou club passionné et connaisseur, et puisse tester plusieurs chaussures : suivant la forme de ses pieds, sa foulée, son terrain de course et sa charge d’entrainement, il SENTIRA ce qui lui convient le mieux au présent …
  • Notre question piège : Tu mentionnais être plutôt en faveur du minimalisme et tu parles de « fournisseur shop connaisseur ». Est-ce que New Concept Sports fera partie du registre des boutiques basées sur les connaissances scientifiques? (c’est gratuit :) )… et si non, pourquoi ?

 

Blaise Dubois, physiothérapeute.

  • Sa chaussure : Inov8 – cote TRC 72% (maintenant)… Adidas Response – cote TRC 55% (avant)
  • Sa position : Par intérêt financier les compagnies récupèrent les concepts à la mode ou s’enlisent dans une course folle à la technologie ‘markettable’ sans réelle validation puisque trop coûteuse. Le département de marketing a beaucoup plus de pouvoir et de budget que la section recherche et développement qui n’est finalement qu’orientée sur les matériaux… une recherche ne supportant pas la prévention des blessures mais promue indirectement comme telle. Les réels changements de pratiques viendront du consommateur informé et éveillé par les détaillants et professionnels qui sauront se détacher des influences commerciales et écouter les scientifiques non biaisés qui étudient réellement la chaussure.
  • Notre question piège : Pourquoi portais-tu des chaussures si grosses il y a 13 ans ?

 

Pour conclure cette série de 6 : Merci à tous les participants de ce débat qui seront les acteurs des changements à venir. Merci aux panélistes. Merci aux modérateurs, Gabriel Messmer et Jacques Wullschleger. Merci aux organisateurs, EVALEO santé durable et l’UNIL.

Et vous, avez-vous des questions pièges pour La Clinique Du Coureur? Laissez vos commentaires!

English

Sixth publication of a series of six on a debate on running shoes, held at Université de Lausanne in Switzerland. See our first publication of this series for the rules of the debate. Panel members (counterarguments): Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

 

Question 6 of 6: Conclusion

Here are the conclusions reached by our panel members along with our trick questions (just to fuel the debate :) ).

Boris Gojanovic, Chief Medical Officer – Swiss Olympic Medical Center, Haute École Fédérale du Sport de Macolin.

  • Shoe model he runs with: Brooks Green Silence – 66% TRC rating (now)… Mizuno Wave Rider – 53% TRC rating (before)
  • His position: I take the time to establish patients’ sports history with them. Shoes seldom play a pivotal role, as opposed to training, rest, the variety of terrains, realistic objectives, etc. The decision to switch to minimalism often comes from patients who want to try it. In such cases, I will support them in their decision to try it, inform them of the need for adaptation, and ensure follow-up.
  • Our trick question: You mentioned being rather for the use of minimalist shoes and yet you say that it is up to your patients to make such a decision. What would you say if a beginner who didn’t know anything in this matter came up and asked you the following question: I’m going to buy a pair of running shoes at New Concept Sports, any recommendations?

 

Eric Haefelin, ASICS Swiss Representative.

  • Shoe model he runs with: ASICS Gel GT 2000 – 56% TRC rating
  • His position: The “best” stride is that which comes from runners themselves based on who they are as athletes, the body knows what’s best…
  • Our trick question: ASICS is a company that totals yearly profits of hundreds of millions of dollars. A portion of which goes back to research and development. In spite of that, no study is being carried out that would justify all of the new technologies promoted and sold, at a very high cost (in the hope that they end up preventing injuries). Is ASICS doing its job extremely poorly or extremely well?

 

Davide Malatesta, PhD, Responsible for Research and Education at ISSUL.

  • Shoe model he runs with: Adidas Adizero Mana – 62% TRC rating (now)… Adidas Response – 52% TRC rating (before)
  • His position: The selection of a running shoe depends on how the shoe feels when running and on foot comfort during training. My advice is to opt for lighter shoes as much as possible.
  • Our trick question: Is a longer contact time really associated with better running economy? Is heel striking (vs. forefoot striking) really associated with better running economy?

 

Grégoire Millet, PhD, Professor of Sports Physiology, Director of ISSUL.

  • Shoe model he runs with: Asics Trabuco – 52% TRC rating
  • His position: Very little concrete evidence allows recommending minimalism which comes with a proven high risk of injury during the maximalism-minimalism transition phase. Select your shoes by trial and error, based on the feel. Rather light with a low drop. It is paramount not to focus on the shoe per se, but rather on improving your biomechanics/running technique (frequency, plantar pressures…) if you wish to minimize injury.
  • Our trick question: You mentioned being rather in favor of lighter shoes with a low drop. What do you think of the Hoka One One (4 mm drop and light… but rather maximalist). Should stack and flexibility be minimized as well so as not to interfere with biomechanics? (Be careful, if you say yes, you will become an advocate for minimalism :) )

 

Laurent Paonessa, Co-Owner – New Concept Sports, Specialized Shoe Consultant.

  • Shoe model he runs with: Mizuno Sayonara – 63% TRC rating (road)… Dynafit Feline – 56% TRC rating (trail)
  • His position: Running enthusiasts should visit any passionate and knowledgeable supplier shop, to test a bunch of shoes: based on the shape of the feet, stride, favorite terrain, and the usual training load, they only will FEEL what’s best for them at that moment…
  • Our trick question: You mentioned being rather in favor of minimalism and referred to knowledgeable suppliers and shops. Will New Concept Sports join our listing of specialized shoe stores with an evidence-based practice? (It’s free :) )… and, if such is not the case, why is that so?

 

Blaise Dubois, Physical Therapist.

  • Shoe model he runs with: Inov8 – 72% TRC rating (now)… Adidas Response – 55% TRC rating (before)
  • His position: For financial reasons, shoe companies recycle trendy concepts or wallow in a frenzy race to develop marketable technologies, without any actual validation, to save money. Marketing departments have much more power and money than do research and development departments, which end up being used solely for materials… nothing substantial in terms of research that can help injury prevention, yet indirectly promoted in that sense anyways. Real changes in practice will come from informed consumers enlightened by retailers and professionals who can take a step back from commercial influences and rely on unbiased scientists who perform actual research on running shoes.
  • Our trick question: Why were you running with such bulky shoes 13 years ago?

 

In conclusion of this series of six posts: We would like to thank everyone who took part in this debate and who will also play a major role in tomorrow’s changes. We would also like to thank the panel members as well as moderators Gabriel Messmer and Jacques Wullschleger. Finally, we would like to thank the organizers of the event, EVALEO Sustainable Health and UNIL.

How about you, any trick questions for The Running Clinic? Let us know your comments!

Español

 

Seguimos con el 6/6, debate sobre el calzado de carrera, Universidad de Lausana Suiza. Para conocer las reglas del juego mirar la 1ª publicación. Panelistas que contra argumentan : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

 

Pregunta 6 de 6 : Conclusión

Aquí tenéis las conclusiones de los panelistas que contra argumentan y nuestra pregunta trampa (cuestión de mantener el debate abierto :) ).

Boris Gojanovic, Médico responsable del Centro Médico Olímpico de Suiza, Escuela Federal del Deporte en Macolin.

  • Su calzado : Brooks Green Silence – índice TRC 66% (Actualmente)… Mizuno Wave Rider neutres – índice TRC 53% (Antes)
  • Su posición : Dedico tiempo con mis pacientes a completar su historia deportiva. El calzado raramente tiene un rol predominante al contrario que el entrenamiento, el reposo, la variación del terreno, tener objetivos realistas, etc. La elección del minimalismo viene a menudo del paciente que quiere probarlo. Yo le animo a probarlo, le prevengo de los fenómenos de adaptación, y le hago un seguimiento.
  • Nuestra pregunta trampa : Mencionas estar más bien a favor del calzado minimalista pero que la elección corresponde al paciente. Qué responderías si un paciente que es debutante, ignorante sobre el tema, te hace esta pregunta : ¿voy a comprarme un calzado de carrera en New Concept Sport (tienda de calzado deportivo que regenta uno de los panelistas), tienes alguna recomendación ?

 

Eric Haefelin, Representante de ASICS en Suiza.

  • Su calzado : ASICS Gel GT 2000 – índice TRC 56%
  • Su posición : La « mejor » pisada es aquella que el individuo escoge y que le es propia, el cuerpo siempre sabe lo que es bueno para él…
  • Nuestra pregunta trampa : ASICS es una compañía en la que los ingresos anuales se cifran en cientos de millones. Una parte de este presupuesto se reinvierte en investigación y desarrollo. A pesar de esto, ningún estudio se realiza para justificar el conjunto de las nuevas tecnologías promovidas y vendidas a un alto precio (con la esperanza de que prevengan las lesiones). ¿Hace ASICS su trabajo extremadamente bien o extremadamente mal ?

 

Davide Malatesta, Doctor, Maestro en enseñanza e investigación en ISSUL, Universidad de Lausana

  • Su calzado : Adidas Adizero Mana – índice TRC 62% (actualmente)… Adidas Response – índice TRC 52% (antes)
  • Su posición : La elección del calzado depende de las sensaciones del corredor con su calzado y de su comodidad en el pie durante la carrera. Yo aconsejo minimizar el peso del calzado.
  • Nuestra pregunta trampa: ¿un tiempo de contacto con el suelo más prolongado está realmente asociado a una mejor economía de carrera ? ¿un ataque de talón (vs antepié) está realmente asociado a una mejor economía de carrera?

 

Grégoire Millet, Doctor, Profesor de fisiología del deporte, Director del ISSUL, Universidad de Lausana.

  • Su calzado : Asics Trabuco – cote TRC 52%
  • Su posición : Pocos elementos de peso para recomendar un minimalismo que se acompaña de un probado mayor riesgo de lesiones durante la fase de transición maximalismo-minimalismo. Escoger el calzado por ensayo – error « sobre las sensaciones ». Más bien ligero y con un drop poco importante. Esencial de no focalizar únicamente sobre el calzado, y dar más importancia a mejorar la biomecánica/técnica de carrera (frecuencia, presiones plantares…) para minimizar las lesiones.
  • Nuestra pregunta trampa: Mencionas estar más bien a favor de un calzado ligero y con poco drop. ¿Qué piensas de las Hoka One One (drop de 4mm y ligeras… pero más bien maximalistas). ¿El Stack (grosor) y la flexibilidad deberían ser también minimizados para no interferir demasiado con la biomecánica ? (atención, si dices que sí, te conviertes en un defensor del minimalismo :) )

 

Laurent Paonessa, Co proprietario de New Concept Sports, asesor y vendedor.

  • Su calzado : Mizuno Sayonara – índice TRC 63% (asfalto)… Dynafit Feline – índice TRC 56% (trail)
  • Su posición : Que todo corredor apasionado visite a un proveedor, tienda o club apasionado y experto, y pueda testar diferentes calzados : según la forma de sus pies, su pisada, su terreno en carrera y su carga de entrenamiento, él SENTIRÁ aquello que más le conviene actualmente …
  • Nuestra pregunta trampa : Mencionas estar más bien a favor del minimalismo y hablas de « proveedores – tiendas expertos ». ¿New Concept Sports formará parte del registro de tiendas que se basan en los conocimientos científicos ? (es gratuito :) )… y si no, ¿por qué?

 

Blaise Dubois, fisioterapeuta.

  • Su calzado : Inov8 – índice TRC 72% (actualmente)… Adidas Response – índice TRC 55% (antes)
  • Su posición : Por interés financiero las compañías recuperan los conceptos de moda o se enredan en una loca carrera hacia la tecnología ‘markettable’(fácil de vender) sin una real validación, debido a que esta es muy costosa. El departamento marketing tiene mucho más poder y presupuesto que la sección de investigación y desarrollo que finalmente únicamente se orienta hacia los materiales… una investigación que no sostiene la prevención de lesiones pero que la promueve indirectamente como tal. Los cambios reales de las prácticas vendrán de aquel consumidor que haya sido despertado e informado por aquellos vendedores y profesionales que saben liberarse de las influencias comerciales y escuchar a los científicos no tergiversados que estudian realmente el calzado.
  • Nuestra pregunta trampa : ¿Por qué llevabas un calzado tan grande hace 13 años ?

 

Para concluir esta serie de 6 : Gracias a todos los participantes de este debate que serán los actores de los cambios que están por llegar. Gracias a los panelistas. Gracias a los moderadores, Gabriel Messmer y Jacques Wullschleger. Gracias a los organizadores, « EVALEO santé durable » y la « UNIL ».

Y a vosotros, ¿tenéis alguna pregunta trampa para La Clínica Del Corredor ? ¡Dejar vuestros comentarios !

 

 

 

 

29
jan

#5 Débat : La biomécanique de course / #5 Debate: Running Biomechanics / #5 Debate: Biomecánica de carrera

English follows

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Suite 5/6, débat sur la chaussure de course, Université de Lausanne en Suisse. Pour les règles du jeu : voir le billet 1/6. Panélistes contradicteurs : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 5 de 6 : Biomécanique de course : Quelles sont les bases de nos recommandations?

Position de LCDC :

Nous ne croyons pas aux enseignements complexes et trop détaillés. Les interventions devraient être inconscientes le plus possible (mécanisme réflexe avant volontaire). Différentes corrections peuvent être enseignées, selon la réponse de chacun, pour augmenter les comportements de modération d’impact et l’efficacité de course. Les interventions les plus souvent utilisées dans notre pratique sont : intégration de chaussures plus minimalistes, cadence entre 170 et 190, courir en faisant moins de bruit, … et au besoin seulement, certaines interventions spécifiques comme l’enseignement d’une pose au sol « midfoot », une posture plus droite, etc.

 

Les moments chauds

  • Grégoire (PhD): Je n’ai toujours pas été convaincu par le minimalisme (hormis le poids et la performance)… en gros on est en train de nous dire « si vous passez au minimalisme vous devez prendre tout un tas de risques, dont le risque de se blesser »…
  • Blaise : Faut-il donc se chausser de chaussures maximalistes ? … Parce que moi non plus je n’ai pas été convaincu de changer mes minimalistes pour des maximalistes.
  • Grégoire : La réalité est que la majorité des coureurs sont en maximalistes (exception des enfants, où je suis d’accord de commencer en minimalistes). Cette transition en vaut-elle la peine… les risques d’une telle transition ne sont-ils pas plus grand que les bénéfices ?
  • Blaise : Ne changer pas vos habitudes si vous êtes habitués, pas blessés et vous êtes satisfaits de vos performances… MAIS la personne qui commence un programme de course : est-ce qu’on la laisse dans les mains des détaillants et des compagnies biaisées pour recommander des chaussures ? (basé sur leurs recommandations, 95% du marché en Europe est maximaliste)
  • Blaise : je répète « quel type de chaussure allez-vous recommander au débutant? »
  • (Aucune réponse claire des 5 panélistes J)
  • Laurent (détaillant) : Je suis plutôt pour… mais difficile de changer les mauvaises habitudes installées depuis plus de 30 ans (parlant des chaussures traditionnelles/maximalistes) … éviter les extrêmes… je préconise la voie du milieu.
  • Boris (MD): peu importe, faites-vous coacher et quantifiez votre stress… Il y a du sens dans le minimalisme pour le débutant.

 

  • Question de l’audience : Je pense que ce débat n’existera plus d’ici quelques années… tout le monde est d’accord que les enfants doivent être chaussés de minimalistes… Quand doit-on leur dire de commencer à chausser du maximaliste ?
  • Eric (ASICS) : Tout le monde est d’accord. Il faut faire courir les enfants le plus minimaliste possible.
  • Blaise : Il faudrait donc retirer les grosses chaussures pour enfants du marché. ASICS est une compagnie qui fait la promo des chaussures maximaliste pour enfants… et qui ne vend que ça !!!
  • Question de l’audience : Il faudrait donc éduquer les parents, qui ne savent pas ce qui est bon pour leurs enfants.
  • Eric (ASICS) : blablabla (jonglerie de concept marketing sans fondement pour noyer le poisson et faire oublier la question)
  • Blaise : L’éducation est la clé du changement. Grégoire et Davide les scientifiques, personne ne les écoute ; Boris et Blaise, les cliniciens, voient quelques cas par année seulement ; Eric de ASICS, il est biaisé … LA personne la plus importante pour éduquer les coureurs et les parents c’est Laurent, le détaillant !

 

  • Davide (PhD) : le minimalisme réduit le temps de contact au sol et les attaques talons… et est supposé être plus économique… mais on sait que plus le temps de contact au sol est long, plus on est économique… même en contrôlant les cadences.
  • Blaise : … sans mot…
  • Grégoire (PhD) : Une étude récente montre que les attaqueurs talon étaient 5 à 6% plus économique que les attaqueurs avant pied.

 

Mon opinion (avec du recul)

Je suis déçu des réponses évasives des panélistes sur la question « quel type de chaussure allez-vous recommander au débutant? »

Je ne suis pas très surpris de l’incohérence du discours de la compagnie ASICS (ne vend que des chaussures maximalistes pour les enfants mais dit que ceux-ci devraient être minimalistes)… Je suis anxieux par contre que les détaillants vendent ce type de chaussures… qui serait encore un exemple de biais marketing sans réflexion.

Je me répète : LA personne la plus importante pour éduquer les coureurs c’est Laurent le détaillant. Sur quels principes les recommandations de Laurent sont-elles basées ? Fera-t-il partie de notre registre des détaillants basés sur les connaissances scientifiques ?

Sur le temps de contact au sol et l’économie (Davide Malatesta), les études semblent partagées (tendance qu’un temps de contact plus court est plus économique : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7,  pour n’en nommer que quelques-unes) … sujet ouvert à discussion ! La bonne réponse serait-elle : temps de contact au sol plus court mais avec un ratio temps de contact/temps de vol plus grand… et ce jusqu’à une cadence de 190 ?

La semaine prochaine la question 6 de 6 et la conclusion: Le futur de la chaussure de course ?

 

English

Here is our fifth publication of a series of six on a debate on running shoes held at Université de Lausanne in Switzerland. See our first publication of this series for the rules of the debate. Panel members (counterarguments): Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 5 of 6: Running biomechanics: What is the basis for our recommendations?

TRC Position:

We do not believe in complex teachings that go into too many details. Interventions should be made at the unconscious level as much as possible (reflex mechanism before voluntary movements). Based on individual response, various corrections may be taught in order to improve impact-moderating behaviors and running efficiency. The types of interventions most used in our practice are as follows: integrating more minimalist running shoes, cadence between 170 and 190, making less noise,… and, only where necessary, specific interventions such as midfoot striking, a straighter stance, etc.

 

Highlights

  • Grégoire (PhD): I still haven’t been convinced that minimalism is the way to go (except for weight and performance)… basically, what we’re being told is “if you switch to minimalism, you will have to take several risks, including that of injuring yourself…”
  • Blaise: Should we wear maximalist shoes only then? Because I still haven’t been convinced to go back to maximalist shoes (I’ve been running with minimalist shoes for 13 years now.)
  • Grégoire: The reality is that most runners use maximalist shoes (except for children who, I agree, should start off with minimalist shoes). Is the transition worth the risk…? Aren’t the risks involved greater than the benefits that can be reaped?
  • Blaise: Don’t go out of your way to change habits if you are used to running with maximalist shoes, not injured, or not looking to improve performance… BUT, in the case of someone starting a new training program: should we leave that person in the hands of retailers and biased corporations for shoe recommendation purposes? (Based on their recommendations, 95 percent of the European market runs with maximalist shoes.)
  • Blaise: I repeat: “Which type of shoe will you recommend for beginners?”
  • (No clear answer from the five panel members J.)
  • Laurent (retailer): I would tend to agree… but it’s hard to change bad habits from more than 30 years ago (speaking of traditional/maximalist shoes)… avoid extremes… I prefer the “in-between” approach.
  • Boris (MD): Either way, get a coach to help you with stress quantification… Minimalism for beginners does make sense.

 

  • Question from the audience: I think this debate will be irrelevant a few years down the road… everybody agrees that children must wear minimalist shoes… When should they be told to switch to maximalist shoes?
  • Eric (ASICS): Everybody agrees. Children should run with shoes that are as minimalist as possible.
  • Blaise: Then, big bulky shoes for children should be removed from the market. ASICS is a company that promotes maximalist running shoes for children… and which only sells these types of shoes!!!
  • Question from the audience: Parents who don’t know what’s best for their children should be better informed.
  • Eric (ASICS): Blah blah blah (unfounded marketing concepts thrown in the mix to confuse the audience and make them forget the question).
  • Blaise: Education is key. Grégoire and Davide, scientists, nobody listens to them; Boris and Blaise, clinical practitioners, only see a few cases per year; Eric from ASICS, he is biased… THE most important person in the education of runners and parents is Laurent, the retailer!

 

  • Davide (PhD): Minimalism reduces the period of contact with the ground and heel striking… and is allegedly more economical… On the other hand, we know that the longer the contact with the ground, the more economical we are… Even by controlling cadence.
  • Blaise: … at a loss for words…
  • Grégoire (PhD): A recent study has shown that heel strikers were 5 percent to 6 percent more economic than forefoot strikers.

 

My opinion (in hindsight)

I am disappointed with how panel members tried to stall the conversation with unclear answers when asked: “Which type of shoe would you recommend for beginners?”

The incoherence of ASICS’ practices (only sells maximalist shoes to children, but alleges that minimalism should be the way to go) comes as no surprise to me… I am more concerned though about the fact that retailers sell these types of shoes… which is yet another example of biased marketing.

I repeat: THE most important person in the education of runners is Laurent, the retailer. What is the basis for Laurent’s recommendations? Will he be part of our list of specialized shoe stores with an evidence-based practice?

With respect to the contact time with the ground and economy (Davide Malatesta), study results seem to go both ways (with a tendency to show that shorter contact is more economical: 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, only to name a few)… the debate is still on! Would the correct answer be as follows: a shorter time of contact with the ground, but with a higher contact time/flight time ratio… up to a cadence of 190?

Next week, the conclusions reached by our panel members, their final recommendations, and our trick questions to each of them.

 

 

Español

Seguimos con la 5ª publicación, de la serie de 6, del debate sobre el calzado de carrera que tuvo lugar en la Universidad de Lausana, Suiza. Para conocer las reglas del juego mirar la 1ª publicación. Panelistas que contra argumentan : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Pregunta 4 de 6: Biomecánica de carrera: ¿Cuáles son las bases de nuestras recomendaciones?

Posición de LCDC:

Nosotros no creemos demasiado en las enseñanzas complejas y demasiado detalladas. Las intervenciones deberían ser inconscientes (mecanismo reflejo voluntario).

Se pueden enseñar algunas correcciones, según la respuesta de cada uno, para aumentar los comportamientos de moderación de impacto y la eficacia de la carrera. Las intervenciones que se utilizan más a menudo en nuestra práctica son : integración de un calzado más minimalista,  cadencia entre 170 y 190, correr haciendo menos ruido, … y solamente según las necesidades, ciertas intervenciones específicas como enseñar una puesta del pie al suelo « midfoot », una postura más recta, etc.

 

Los momentos más destacados

  • Grégoire (PhD): Todavía no he sido convencido por el minimalismo (exceptuando el peso y el rendimiento)… resumiendo podríamos decir que « si os pasáis al minimalismo deberíais aceptar toda una serie de riesgos, como el riesgo de lesionarse »…
  • Blaise :   ¿entonces hay que procurarse un calzado maximalista ?… Porque a mi tampoco se me ha convencido de cambiar mis minimalistas por unas maximalistas.
  • Grégoire : La realidad es que la mayoría de los corredores corren con maximalistas (a excepción de los niños dónde yo estoy de acuerdo en comenzar con minimalistas). ¿Esta transición merece la pena… si tenemos en cuenta que los riesgos de esta transición pueden ser más grandes que los beneficios ?
  • Blaise : No cambiéis vuestras costumbres si estáis habituados, no estáis lesionados y estáis satisfechos con vuestro rendimiento… PERO la persona que empieza un programa de carrera : ¿no es esa que dejamos en manos de los vendedores y de las compañías que tergiversan para recomendar un calzado ? (basándose en sus recomendaciones, el 95% del mercado en Europa es maximalista)
  • Blaise : repito «¿qué tipo de calzado vais a recomendar para el debutante? »
  • (Ninguna respuesta clara de los 5 panelistas J)
  • Laurent (vendedor) : Yo estoy más bien a favor… pero es difícil cambiar las malas costumbres instaladas desde hace más de 30 años (hablando de calzado tradicional)…evitar los extremos… yo recomiendo la vía del medio.
  • Boris (MD): poco importa, dejaros guiar por un especialista y cuantificar vuestro estrés… El minimalismo para el debutante tiene sentido.

 

  • Pregunta de la audiencia : Pienso que este debate ya no existirá de aquí a unos cuantos años… todo el mundo está de acuerdo en que los niños deben calzarse con un calzado minimalista… ¿En qué momento debemos decirles de empezar a utilizar un calzado maximalista ?
  • Eric (ASICS) : todo el mundo está de acuerdo. Hay que hacer correr a los niños lo más minimalista posible.
  • Blaise : entonces habrá que retirar el « gran » calzado (maximalista) para niños que hay en el mercado. ASICS es una compañía que realiza la promoción de calzado maximalista para niños… ¡¡¡y que únicamente vende esto!!!
  • Pregunta de la audiencia: entonces tendremos que educar a los padres, que no saben aquello que es bueno para sus niños.
  • Eric (ASICS) : bla…bla… bla (charlatanería de concepto marketing sin fundamento para marear la perdiz y hacer olvidar la pregunta)
  • Blaise : la educación es la clave del cambio. Grégoire y Davide son los científicos, nadie  les escucha ; Boris y Blaise, los clínicos, ven algunos casos al año únicamente ; Eric de ASICS, él está condicionado y tergiversa la información … La persona más importante para educar a los corredores y a los padres es Laurent, ¡el vendedor!

 

  • Davide (PhD) : el minimalismo reduce el tiempo de contacto con el suelo y los ataques de talón… y supuestamente es más económico… pero sabemos que cuanto más largo es el tiempo de contacto con el suelo, más económicos somos…
  • Blaise : ¿ la cadencia de paso en la carrera podría ser un valor confuso que explicaría esta paradoja (cadencia un poco más elevada a menudo más económica) ?
  • Davide : incluso controlando las cadencias el estudio de Kram muestra eso
  • Blaise : … sin palabras…
  • Grégoire (PhD) : Un estudio reciente muestra que los que atacan de talón son de 5 a 6% más económicos que los que atacan de antepie.

 

Mi opinión (retrospectivamente)

Estoy decepcionado de las respuestas evasivas de los panelistas sobre la pregunta «¿qué tipo de calzado vais a recomendar al debutante ? »

No estoy muy sorprendido de la incoherencia del discurso de la compañía de ASICS (sólo vende calzado maximalista para los niños pero dice que para ellos debería ser minimalista)… Por el contrario, me preocupa que los vendedores vendan este tipo de calzado… cosa que sigue siendo un ejemplo de manipulación marketing sin reflexión.

Me repito : LA persona más importante para educar a los corredores es Laurent el vendedor. ¿Sobre qué principios se basan las recomendaciones de Laurent? ¿Le harán formar parte de nuestro registro de vendedores que se basan en los conocimientos científicos ?

Sobre el tiempo de contacto con el suelo y la economía (Davide Malatesta), los estudios parecen divididos (con tendencia a que un tiempo de contacto más corto es más económico : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, por nombrar sólo unos pocos) … tema abierto para la discusión! ¿La respuesta correcta sería : tiempo de contacto con el suelo más corto pero con un ratio tiempo de contacto/tiempo de vuelo más grande… y esto hasta una cadencia de 190 ?

 

La semana que viene la pregunta 6 de 6 y la conclusión : ¿El futuro del calzado de carrera ?

5
jan

#4 Débat : Quelle chaussure pour un marathon? / #4 Debate: Type of running shoes for a marathon / #4 Debate: ¿Qué calzado llevar para una maratón?

English follows

Sigue en español

Suite 4/6, débat sur la chaussure de course, Université de Lausanne en Suisse. Pour les règles du jeu : voir le billet 1/6. Panélistes contradicteurs : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 4 de 6 : Chaussure de course à pied et performance : Quelles sont les bases de nos recommandations?

Position de LCDC :

La chaussure la plus performante est celle

  1. qui est la plus légère ET
  2. qui protège minimalement le pied de l’environnement duquel il n’est pas adapté  ET
  3. qui n’altère pas trop la biomécanique naturelle.

S’entrainer pied nu (ou plus minimaliste) augmente l’économie de course sur du long terme

 

Les moments chauds

  • Blaise : Si on prend le marathonien moyen (4h20), courir avec une chaussure de 120g (minimaliste de compétition), plutôt que celle utilisé par plus de 90% des coureurs (traditionnelle de 350g), lui ferait économiser jusqu’à 15 à 20 minute sur son marathon
  • Grégoire Millet : faudrait discuter de tes 15-20 minutes… je sais pas où tu es allé les chercher (dit-il sourire en coin)… le coût énergétique réel du minimalisme vs du maximaliste (selon une étude publiée cet été) était de l’ordre de 1 à 1,5%…
  • Blaise : Je veux connaître cet article… qu’il faut mettre en confrontation avec les 14 autres qui mentionnent des différences allant jusqu’à 5,4%! Même un athlète de haut niveau pourrait gagner de 1 à 2 minutes en courant avec plus léger.

 

  • Grégoire Millet : Je n’ai pas encore entendu un seul élément qui m’inciterait à titre personnel à courir en minimaliste.
  • Blaise : Tu cours des ultra-trails… serait-ce la même chose si tu courrais des 10km ? Ne serais-tu pas intéressé à porter des chaussures plus minces et plus légères ?
  • Grégoire Millet : Si, pour le poids de la chaussure on est tous d’accord.
  • Laurent Paonessa (détaillant): … à la boutique on a une petite balance (pour peser les chaussures) qu’on utilise de plus en plus… pour ceux qui recherchent la performance.

 

  • Jacques Wullschleger (Modérateur): quelle type de chaussure recommandez-vous si vous avez un surpoids et que vous prenez de l’âge ?
  • Boris Gojanovic : faites du vélo… car la course à pied blesse !
  • Blaise : on ne sait pas actuellement si les personnes plus « lourdes » se blessent plus. Ce qu’on sait, c’est que les personnes obèses ont plus d’arthrose aux genoux. Le meilleur conseil que je peux donner à une personne obèse qui court ou veut courir est de le faire avec une biomécanique qui minimise le stress sur les genoux. La meilleure manière d’acquérir ces techniques protectrices est de courir pieds nus… sur des petits cailloux (image de style pour réitérer l’importance du minimalisme pour cette population… il faut savoir que les chaussures traditionnelles n’ont aucun rôle protecteur pour les genoux)
  • Davide Malatesta : faire du vélo c’est peut-être mieux…

 

Mon opinion (avec du recul)

L’article cité par Grégoire Millet était finalement sur la diapositive présentée. Cette étude de Lussiana et al. n’a rien d’exceptionnel et doit être mise en confrontation avec toutes les autres (2013-Sobhani, 2012-Perl, 2012-Kram(L), 2012-Handson(L), 2012-Franz, 2011-Hanson, 2011-Jenkins(R), 2008-Divert, 2009-Bonacci, 1985-Burkett, 2009-Squadrone, 1994-Flaherty, 1986-Jones, 1985-Martin, 1984-Frederick, 1981-Rlston, 1979-Catlin, 1969-Soule) qui ont étudié cette question, et qui sont arrivées à des résultats presque toujours similaires : chaque 100g dans les pieds augmente votre consommation d’O2 de 0.7 à 1%.

Brève critique de l’étude de Lussiana et al.:

Étude publié dans le Scandinavia journal of medicine and science in sport (Impact Factor: 3.214) ; 14 sujets évalués ; à très basse vitesse (10km/h) ; les sujets n’avaient pas d’expérience avec les chaussures minimalistes ; les chaussures minimalistes étaient peu absorbantes et relativement lourdes (188g) ; la différence avec leur chaussures traditionnelles était de moins de 150g (300 pour les 2 souliers); … Conclusion : les résultats de cette étude spécifiquement étaient un peu en dessous de ce qui était espéré en considérant la règle du 0.7 à 1% par 100g.

Explication du 15-20 minutes :

Chaque 100 grammes dans les pieds augmente de 1% la consommation d’O2 qui se traduit par une réduction de vitesse de 3m/min approximativement. Si on calcule la résultante sur le temps réel du marathon (notre cas de 4h20), en courant le marathon avec des maximalistes de 350g ou des minimalistes de 120g, nous arrivons à : 230g de différence x 2 jambes = 460g = 4.6% de O2 = 13.9m/min = 3614m/4h20 (à 6’09’’/km) = plus de 20minutes… Humm réfléchissez-y bien :)

Ceci étant dit, même si la consommation d’O2 est le principal facteur relatif à la performance, plusieurs autres paramètres vont influencer votre chrono, dont la fatigue musculaire amener par une chaussure à laquelle vous n’est pas habitué!

La semaine prochaine la question 5 de 6 : Biomécanique de course : Quelles sont les bases de nos recommandations?

 

 

English

Here is our fourth publication of a series of six on a debate on running shoes held at Université de Lausanne in Switzerland. See our first publication of this series for the rules of the debate. Panel members (counterarguments): Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 4 of 6: Running shoes and performance: What is the basis for our recommendations?

TRC Position:

When considering performance, the most efficient running shoe:

  1. is the lightest AND
  2. is the one providing adequate yet minimal protection from an environment to which the foot is not adapted AND
  3. is the one that minimally alters natural biomechanics.

Barefoot training (or with more minimalist shoes) increases running economy in the long term.

 

Highlights

  • Blaise: The average marathon runner (4:20:00), who runs with a 120 g shoe (minimalist competition shoe), rather than what over 90% of runners wear (traditional 350 g) would shave up to 15-20 minutes off his official time.
  • Grégoire Millet: We really need to look into this 15/20-minute argument… I don’t know where you got that from (he says with a grin)… the actual energy cost related to minimalism vs. maximalism (according to a study published last summer) was more in the vicinity of 1% to 1.5%…
  • Blaise: I want to read that article… we need to compare it to the other 14 articles that refer to differences that go as high as 5.4%! Even high-level athletes could shave 1 to 2 minutes off by running lighter.

 

  • Grégoire Millet: I still haven’t heard one single argument that would push me to run with minimalist shoes.
  • Blaise: That’s because you only run ultra-trails… you might think otherwise if you ran 10 km events. Wouldn’t you like to wear thinner and lighter shoes?
  • Grégoire Millet: Of course, as far as the weight of the shoes is concerned, we’re all on the same page.
  • Laurent Paonessa (retailer):… we have a small scale (to weigh shoes) at the store that we use more and more… for people looking for more performance.

 

  • Jacques Wullschleger (Moderator): which type of shoes would you recommend for overweight or older runners?
  • Boris Gojanovic: I’d go biking instead… you get injured running!
  • Blaise: We currently don’t know whether “heavier” people get injured more. What we do know is that overweight people suffer more from arthrosis of the knee. The best piece of advice I could give to overweight people who run or who wish to run would be to run with biomechanics that minimize stress on the knees. The best way to develop these protective techniques is to run barefoot… on small rocks (figure of speech to stress the importance of minimalism for these people; traditional running shoes offer no protection for the knees).
  • Davide Malatesta: maybe biking would be better…

 

My opinion (in hindsight)

It turns out that the article which Grégoire Millet referred to was on the slide showed. This Lussiana et al. study is far from outstanding and should be compared to all those other articles (2013-Sobhani, 2012-Perl, 2012-Kram(L), 2012-Handson(L), 2012-Franz, 2011-Hanson, 2011-Jenkins(R), 2008-Divert, 2009-Bonacci, 1985-Burkett, 2009-Squadrone, 1994-Flaherty, 1986-Jones, 1985-Martin, 1984-Frederick, 1981-Rlston, 1979-Catlin, 1969-Soule) which have already addressed the issue. They all came to almost similar results: each 100 g at foot level increases your O2 consumption by 0.7%-1%.

Brief review of the Lussiana et al. study:

Published in the Scandinavian Journal of Medicine and Science in Sports (Impact Factor: 3.214); 14 participants assessed; at very low speeds (10 km/h); participants had no prior experience with minimalist shoes; the minimalist shoes used had low absorption and were relatively heavy (188 g); the difference with their traditional running shoes was less than 150 g (300 g for both shoes); … Conclusion: results from this specific study were a little under what could be expected considering the 0.7% to 1% per 100 g rule.

Explanation for the 15/20-minute argument:

Each 100 g on your feet increases O2 consumption by 1%, which translates into a speed reduction of 3 m/min approximately. In real time, during a marathon (in our case of 4:20:00), running with maximalist shoes weighing 350 g or minimalist shoes weighing 120 g, this amounts to the following: 230 g difference x 2 legs = 460 g = 4.6% of O2 = 13.9 m/min = 3,614 m/4:20:00 (at 6’09’’/km) = over 20 minutes… Hmm think about it :)

That being said, even though O2 consumption is the main factor in performance, several other parameters will impact your time, such as muscle fatigue caused by shoes to which you are not used to!

Next week, question 5 of 6: Running biomechanics: What is the basis for our recommendations?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Español

Seguimos con la 4ª publicación, de la serie de 6, del debate sobre el calzado de carrera que tuvo lugar en la Universidad de Lausana, Suiza. Para conocer las reglas del juego mirar la 1ª publicación. Panelistas que contra argumentan : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Pregunta 4 de 6: Calzado de carrera a pie y rendimiento: ¿Cuáles son las bases de nuestras recomendaciones?

Posición de LCDC:

El calzado que proporciona un mejor rendimiento es aquel

  1. que es el más ligero
  2. que protege mínimamente el pie del entorno al que no está adaptado
  3. que no altera demasiado la biomecánica natural.

Entrenarse descalzo (o más minimalista) aumenta la economía de carrera a largo plazo

 

Los momentos más destacados

  • Blaise : Si tomamos como ejemplo a un maratoniano medio (4h20’), correr con un calzado de 120g (minimalista, de competición) en lugar de correr con el que utilizan más del 90% de los corredores (tradicional de 350g), le haría economizar hasta 15-20 minutos en el tiempo de su maratón.
  • Grégoire Millet: tendríamos que discutir tus 15-20 minutos… no sé dónde has ido a buscar estas cifras (dice sonriente)…el coste energético real del minimalismo vs el del maximalismo (según un estudio publicado este verano) era del orden de 1 a 1,5%…
  • Blaise: Me gustaría conocer este artículo… ¡que tendríamos que confrontar con los otros 14 que mencionan diferencias que van hasta el 5,4%! Incluso un atleta de alto nivel podría ganar de 1 a 2 minutos corriendo con algo más ligero.

 

  • Grégoire Millet : Todavía no he oído ni un solo elemento que me pueda incitar a título personal a correr en minimalismo.
  • Blaise : Tu corres ultra-trails… ¿sería lo mismo si corrieras 10km? ¿No estarías interesado en llevar un calzado menos grueso y más ligero?
  • Grégoire Millet : Sí, en cuanto al peso del calzado estamos todos de acuerdo.
  • Laurent Paonessa (vendedor): … en la tienda tenemos una pequeña balanza (para pesar el calzado) que utilizamos cada vez más…para aquellos que buscan rendimiento.

 

  • Jacques Wullschleger (Moderador): ¿qué tipo de calzado recomendaríais a alguien con sobrepeso y que ya tiene una edad?
  • Boris Gojanovic: haz bicicleta… ¡porque la carrera a pie causa lesiones!
  • Blaise: actualmente no sabemos si las personas más “pesadas” se lesionan más. Lo que sabemos es que las personas con sobrepeso padecen más artrosis de rodilla. El mejor consejo que yo le puedo dar a una persona con sobrepeso que corre o que quiere correr es el de hacerlo con una biomecánica que minimice el estrés en las rodillas. La mejor manera de integrar estas técnicas protectoras es la de correr descalzo…sobre pequeñas piedras (imagen de estilo para reiterar la importancia del minimalismo en esta población…hay que saber que el calzado tradicional no tiene ningún rol protector para las rodillas).
  • Davide Malatesta : hacer bicicleta tal vez sea mejor…

 

Mi opinión (retrospectivamente)

El artículo citado por Grégoire Millet finalmente estaba sobre la diapositiva presentada. Este estudio de Lussiana et al. no tiene nada de excepcional y debe ser puesto en confrontación con todos los otros (2013-Sobhani, 2012-Perl, 2012-Kram(L), 2012-Handson(L), 2012-Franz, 2011-Hanson, 2011-Jenkins(R), 2008-Divert, 2009-Bonacci, 1985-Burkett, 2009-Squadrone, 1994-Flaherty, 1986-Jones, 1985-Martin, 1984-Frederick, 1981-Rlston, 1979-Catlin, 1969-Soule) que han estudiado esta cuestión, y que han llegado a resultados casi siempre similares: cada 100g de peso en los pies aumenta vuestro consumen de O2 de 0.7 a 1%.

Breve crítica del estudio de Lussiana et al.:

Estudio publicado en el Scandinavia journal of medicine and science in sport (Impact Factor: 3.214); 14 sujetos evaluados; a una velocidad muy baja (10km/h); los sujetos no tenían experiencia con el calzado minimalista; el calzado minimalista era algo amortiguado y relativamente pesado (188g); la diferencia con el calzado tradicional era de menos de 150g (300 para el par de zapatillas);…Conclusión: los resultados de este estudio específico estaban un poco por debajo de lo que se esperaba considerando la regla del 0.7 al 1% por cada 100g.

Explicación de los 15-20 minutos :

Cada 100 gramos de peso en los pies el consumo de O2 aumenta en un 1%, lo que es equivalente a una reducción de la velocidad de 3m/min aproximadamente. Si calculamos la resultante sobre el tiempo real de la maratón (nuestro caso de 4h20’), corriendo la maratón con un calzado maximalista de 350g o con calzado minimalista de 120g, llegamos a: 230g de diferencia x 2 piernas = 460g = 4.6% de O2 = 13.9m/min = 3614m/4h20 (a 6’09’’/km) = más de 20minutos… Mmmm, pensarlo bien :)

Dicho esto, incluso si el consumo de O2 es el principal factor que relacionamos con el rendimiento, muchos otros parámetros van a influenciar vuestro crono, ¡como la fatiga muscular que conlleva el utilizar un calzado al que no estáis acostumbrados!

La semana que viene la pregunta 5 de 6 : Biomecánica de carrera: ¿Cuáles son las bases de nuestras recomendaciones?

27
déc

#3 Débat : La chaussure de course prévient-elle les blessures? / #3 Debate: Can running shoes prevent injury? / #3 Debate : ¿El calzado de carrera previene las lesiones?

English follows

Sigue en español

Suite 3/6, débat sur la chaussure de course, Université de Lausanne en Suisse. Pour les règles du jeu : voir le billet 1/6. Panélistes contradicteurs : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 3 de 6 : Chaussure de course à pied et prévention des blessures : Quelles sont les bases de nos recommandations?

Position de LCDC :
Nos recommandations sont les suivantes (version simplifiée, version complexe)… en gros du minimalisme pour les débutants et les enfantspas de changement d’habitude si tu es adapté à une chaussure, tu n’es pas blessé et tu ne désires pas améliorer tes performances.

Nos recommandations sont construites à partir:

  1. des évidences scientifiques actuellement disponibles
  2. d’une cohérence théorique quant aux effets cinétiques et cinématiques qu’ont différents types de chaussures, à la plausibilité biologique (adaptation tissulaire) et aux données probantes indirectes telles les publications sur les effets thérapeutiques de l’orthèse plantaire.
  3. d’informations exemptes de biais commerciaux

Les moments chauds

  • Laurent Paonessa (détaillant) relance un auditeur (Philippe) sur son expérience (transfert vers le minimalisme) en tant qu’athlète de haut niveau.
  • Philippe de l’audience répond : ça m’a pris 3-4 ans pour transférer au minimalisme.
  • Blaise plus tard ajoute : plus on a du volume en arrière de la cravate, plus c’est long. Les coureurs récréatifs ont beaucoup plus de facilité à transférer au minimalisme. Ça dépend aussi de la cote TRC (combien minimalistes sont les chaussures).

 

  • Eric Haefelin (représentant ASICS): La chaussure minimaliste ne représente que 4% de nos ventes… parce que le consommateur ne les achète pas
  • Blaise répond : le marketing guide ce que le consommateur veut, le détaillant est le principale conseiller. Plusieurs basent leurs recommandations sur des concepts erronés et sans fondements construits par les compagnies… Au final, c’est eux qui vendent la chaussure et qui vont vraiment changer les pratiques.

 

  • Laurent Paonessa : En Amérique, les cabinets de physio sont remplis de blessures depuis la mode du minimalisme (Citant le contenu d’un film à venir de son collègue cinéaste-réalisateur ET propriétaire de magasin de chaussure, Pierre Morath)
  • Blaise répond : J’ai hâte de voir le film et qui ils ont interrogé ( :) ça sent le biais par contre). Mais si tel est le cas : est-ce la faute du minimalisme ?… ou plutôt du maximalisme qui a fragilisé nos pieds durant tant d’années et qui nous rend maintenant moins tolérant à « moins » de chaussures.

 

  • Boris Gojanovic : … fais attention de nous exposer tes convictions comme des données probantes… on ne sait pas actuellement si le minimalisme est préférable ou non dans la prévention des blessures… il faut faire des hypothèses et laisser ses convictions de côté.
  • Réponse de Blaise : Y a t-il des données qui contredisent ce que j’ai exposé (comme hypothèses/croyances sur les recommandations) … qui sont tout de même basées sur les données probantes actuellement connues, directes ou indirectes…
  • Blaise relance Boris Gojanovic: tu es un clinicien, et quotidiennement tu as à répondre à des questions de tes patients du type « quelles chaussures dois-je me procurer » ? Quelles sont donc tes hypothèses sur lesquelles tu fais tes recommandations?
  • Boris Gojanovic : dans la pratique, je suis assez d’accord avec ce que tu recommandes…

 

Mon opinion (avec du recul)

Cette section du débat est ma partie préférée (malheureusement trop courte pour vraiment débattre des questions de fond). Plusieurs clichés classiques autour du risque associé au minimalisme sont exposés. Aussi, personne ne se mouille sur les recommandations qu’ils font (à leur clients, patients ou étudiants) sous l’excuse du manque d’évidence. Ma question : devrait-on laisser les compagnies et les détaillants construire les recommandations faites à la population (pratique actuelle qui fait qu’en Europe, 95% du marché est maximaliste – 85% en Amérique du Nord).

La semaine prochaine la question 4 de 6 : Chaussure de course à pied et performance : Quelles sont les bases de nos recommandations?

 

 

English

Here is our third publication of a series of six on a debate on running shoes held at Université de Lausanne in Switzerland. See our first publication of this series for the rules of the debate. Panel members (counterarguments): Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 3 of 6: Running shoes and injury prevention: What is the basis for our recommendations?

TRC Position:

Our recommendations are as follows (simplified version, complex version)… minimalism for beginners and for childrenno upcoming changes in running habits if you are used to a specific type of running shoes, if you are not injured, and if you are not looking to improve performance.

Our recommendations are based on the following:

  1. currently available scientific evidence
  2. theoretical coherence relative to the kinetic and kinematic effects of shoes, biological plausibility (tissue adaptation), and indirect evidence such as publications on the therapeutic effects of orthoses.
  3. commercially unbiased information.

 

Highlights

  • Laurent Paonessa (retailer) calls upon a member of the audience (Philippe) with respect to his experience (switched to minimalism) as a high-level athlete.
  • Philippe from the audience replies: It took me about 3-4 years to switch to minimalism.
  • Blaise later adds: The more kilometers you have under your belt, the longer it takes. It is a lot easier for recreational runners to switch to minimalism. It also depends on the TRC rating of the shoes (how minimalist a pair of shoes is).

 

 

  • Laurent Paonessa: In North America, physiotherapy clinics are filled with people who got injured with the advent of minimalism (taken from an upcoming movie by his colleague, film maker, AND running shoe store owner, Pierre Morath).
  • Blaise replies: I can’t wait to watch that movie and see who they interviewed (J this reeks of commercial bias though). Be that as it may, if such is the case: Is minimalism to blame, really? Or is it rather maximalism that has weakened our feet during all these years and lowered our tolerance level when it comes to wearing the “least” amount of shoes.

 

  • Boris Gojanovic: … be careful not to present personal convictions as evidence-based facts… we do not currently know whether minimalism is preferable or not for injury prevention… you must formulate hypotheses first and leave personal convictions aside.
  • Blaise replies: Are there any data that contradict what I’m saying (such as hypotheses/beliefs relative to these recommendations)… and which are actually based on direct or indirect evidence that is conclusive and which has been published…
  • Blaise calls upon Boris Gojanovic: You’re a clinical practitioner, and you have to answer questions from your patients on a daily basis. Questions such as: “Which shoes should I buy?” What is the basis for your recommendations?
  • Boris Gojanovic: In my practice, overall, I tend to agree with your recommendations…

 

My Opinion (in hindsight)

This part of the debate is my favorite (although it is too short to be able to discuss substantive issues). Several classic “clichés” about the risks associated with minimalism were mentioned. Furthermore, no one was able to commit as to the recommendations made (to clients, patients or students), under the pretense of lack of evidence. My question is as follows: Should we let companies and retailers fabricate recommendations for the general public (a current practice in Europe and North America which has led maximalism to dominate with 95% and 85% of market shares, respectively)?

Next week, question 4 of 6: Running shoes and performance: What is the basis for our recommendations?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Español

Seguimos con la 3ª publicación, de la serie de 6, del debate sobre el calzado de carrera que tuvo lugar en la Universidad de Lausana, Suiza. Para conocer las reglas del juego mirar la 1ª publicación. Panelistas que contra argumentan : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Pregunta 3 de 6 : Calzado de carrera a pie y prevención de lesiones : ¿Cuáles son las bases de nuestras recomendaciones?

Posición de LCDC :

Nuestras recomendaciones son las siguientes : (versión simplificada, versión compleja) …en resumen, minimalismo para los debutantes y para los niñossin cambios para alguien que está adaptado a un calzado, que no está lesionado y que no desea mejorar su rendimiento.

Nuestras recomendaciones se construyen a partir:

  1. de evidencias científicas actualmente disponibles
  2. de una coherencia teórica en relación a los efectos cinéticos y cinemáticos que tienen los diferentes tipos de calzado, a la plausibilidad biológica (adaptación tisular) y a los datos concluyentes indirectos como las publicaciones sobre los efectos terapéuticos de las plantillas.
  3. de informaciones exentas de tergiversaciones comerciales.

 

Momentos más destacados del debate :

  • Laurent Paonessa (minorista) introduce en el debate a un asistente (Philippe) para explicar su experiencia (transfer hacia el minimalismo) en tanto que atleta de élite.
  • Philippe de la audiencia responde : me ha llevado 3-4 años realizar la transición hacia el minimalismo.
  • Blaise, más tarde añade : cuanto más volumen llevamos en nuestras piernas, más se tarda. Los corredores populares tienen mucha más facilidad en realizar una transición hacia el minimalismo. Esto también depende del índice TRC (cuan minimalista es el calzado).

 

  • Eric Haefelin (representante de ASICS): El calzado minimalista sólo representa el 4% de nuestras ventas… porque el consumidor no las compra
  • Blaise responde : el marketing guía lo que el consumidor va a querer comprar, el vendedor es el principal consejero. Algunos basan sus recomendaciones sobre conceptos erróneos y sin fundamento construidos por las compañías… Al final, son ellos quienes venden el calzado y quienes van verdaderamente a cambiar las prácticas.

 

  • Laurent Paonessa : En América,  los centros de fisioterapia están llenos de gente lesionada desde la moda del minimalismo (Citando el contenido de una película que pronto se estrenará de su colega cineasta-realizador Y propietario de una tienda especializada de calzado, Pierre Morath)
  • Blaise responde : Estoy deseando ver la película y a quién han interrogado (J se presiente la tergiversación). Pero, si este es el caso : ¿es culpa del minimalismo?… o más bien del maximalismo que ha fragilizado nuestros pies durante tantos años y que nos hace ahora menos tolerantes a « menos » calzado.

 

  • Boris Gojanovic : … ten cuidado con exponernos tus convicciones como datos concluyentes… actualmente no sabemos si el minimalismo es preferible o no en la prevención de lesiones… hay que hacer hipótesis y dejar las convicciones de lado.
  • Respuesta de Blaise : hay datos que contradicen lo que yo he expuesto (como hipótesis/creencias sobre las recomendaciones)… que están igualmente basados en los datos concluyentes actualmente conocidos, directos o indirectos…
  • Blaise relanza el debate con Boris Gojanovic: tu eres un clínico, y cuotidianamente has de responder a preguntas de tus pacientes del tipo ¿« qué calzado debo comprarme »? ¿Cuáles son entonces las hipótesis sobre las que haces tus recomendaciones?
  • Boris Gojanovic : en la práctica, estoy bastante de acuerdo con lo que tu recomiendas…

 

Mi opinión (retrospectivamente)

Esta sección del debate es mi preferida (desgraciadamente demasiado corta para debatir verdaderamente las cuestiones importantes). Se exponen algunos tópicos clásicos sobre el riesgo asociado al minimalismo. Además, nadie se moja sobre las recomendaciones que ellos hacen (a sus clientes, pacientes o estudiantes) bajo la excusa de la falta de evidencia. Mi pregunta : ¿deberíamos dejar a las compañías y a los vendedores construir las recomendaciones que se exponen a la población (práctica actual que hace que en Europa el 95% del mercado sea maximalista, y un 85% lo sea en América del Norte)?

La semana que viene la pregunta 4 de 6 : Calzado de carrera a pie y rendimiento : ¿Cuáles son las bases de nuestras recomendaciones?

23
déc

Première étude randomisée contrôlée : minimalistes vs maximalistes / First published randomized controlled trial: minimalist vs maximalist running shoes

English follows
La première étude contrôlée randomisée prospective sur le risque de blessures et le type de chaussage (minimaliste vs traditionnel/maximaliste) vient juste d’être publiée. ENFIN une étude de ce type!
 
En résumé 

103 coureurs habitués aux chaussures traditionnelles ont été randomisés en trois groupes : chaussures neutres traditionnelles/maximalistes (Nike Pegasus 28), semi-minimalistes (Nike Free 3.0 V2) et ultra-minimalistes (Vibram 5-Finger Bikila). Les coureurs intégraient relativement progressivement  les nouvelles chaussures (10 minutes de plus par semaine) durant un programme de 12 semaines (préparation à une compétition de 10km). Les résultats mesurés étaient le nombre de blessures (23 au total) et les douleurs reliées à la course. La proportion de coureurs blessés était significativement plus importante pour le groupe ‘Nike Free’ que pour les 2 autres conditions (Pegasus et 5-Fingers).

La conclusion des auteurs

Cette étude a d’abord pris la forme d’un ‘short paper’ intitulé « Examining the potential role of minimalist footwear for the prevention of proximal lower-extremity injuries » et publiée dans Footwear Science.

Leurs conclusions étaient formulées ainsi : « courir en chaussures minimalistes semble augmenter la probabilité chez le coureur qui porte nouvellement ce type de chaussure d’avoir une blessure ou une douleur reliée à la course lorsque s’entrainant (12 sem) pour une compétition de 10k. L’utilisation de chaussures ultra- minimalistes, par contre, peut réduire les douleurs aux genoux, à la hanche, au bassin et au bas du dos… suggérant que leur utilisation serait bonne pour prévenir ces blessures si un pré-conditionnement approprié des périostes tibiaux et des mollets est pratiqué » (Puisque les douleurs à ces endroits étaient significativement plus importantes pour le groupe ultra-minimaliste)

Cette étude a ensuite été republiée dans un format complet, avec un nouveau titre (Examining injury risk and pain perception in runners using minimalist footwear) et dans un journal de renom, le British Journal of Sport Medicine. Cette fois-ci, les conclusions se résumaient ainsi :

- Les deux groupes chaussés de minimalismes ont eu un risque accru de blessure par rapport au groupe de la chaussure neutre.

- Les chaussures modérément minimalistes ont entrainé une proportion de blessures plus importante.

- Les coureurs en chaussures très minimalistes ont signalé plus de douleur tibiale ou du mollet que les coureurs dans les deux autres groupes.

- Il est recommandé que les cliniciens usent de précaution lorsqu’ils prescrivent l’utilisation de modèles de chaussures minimalistes vu le risque de blessures et de douleurs reliées à leur utilisation.

Cette étude est la meilleure actuellement publiée sur le sujet. Le devis expérimental n’est pas parfait, mais tout de même très bien fait. Ce qui me chatouille, par contre, c’est le manque de clarté dans leurs recommandations pratiques (encadré mis en évidence – ce que la majorité des cliniciens retiennent).

Après lecture détaillée de l’étude qui a formé 2 articles, je reformulerais leur conclusion (pour plus de justesse) de la sorte :

Les coureurs récréatifs habitués aux chaussures traditionnelles qui ont intégré une nouvelle chaussure semi-minimaliste (Nike Free 3.0, 10 minutes de plus par semaine durant 12 semaines) ont augmenté significativement le risque d’avoir une blessure (plus précisément des douleurs aux mollets et aux périostes tibiaux) … ET

Les coureurs récréatifs habitués aux chaussures traditionnelles, qui ont intégré une nouvelle chaussure ultra-minimaliste (5-Fingers, 10 minutes de plus par semaine durant 12 semaines) n’ont PAS augmenté significativement le risque d’avoir une blessure, mais ont augmenté leur probabilité d’avoir des douleurs aux mollets et aux périostes tibiaux.

Quelques points critiques

Pour les passionnés :

- Les coureurs déjà minimalistes avant l’étude ou ayant moins de 5 ans d’expérience étaient exclus. Cette publication étudie donc le risque de changement de chaussure, de coureurs habitués aux chaussures traditionnelles/maximalistes vers 2 types de chaussures minimalistes, bien avant le risque de blessures relatif au minimalisme lui-même.

- Les données statistiques de ces études ne nous permettent pas actuellement de dire (comme leur premier article faisait mention) que les Free ou 5F réduisent vraiment les douleurs de genou, de hanche et du lombaire. (Même si c’est une hypothèse à laquelle je crois)

- Il est clair par contre que lors d’une transition de ce type (10min de plus par semaine), plus la chaussure est minimaliste plus les douleurs au périostes tibiaux et aux mollets sont probables. (Est-ce que cette transition est encore trop rapide?)

- Nous sommes surpris que les 5F n’aient pas montré plus de blessures.

- Le suivi était très court (12 sem)… le plus intéressant aurait été la suite… la consolidation dans l’une ou l’autre de ces chaussures, une fois le coureurs bien adapté, a-t-elle un rôle protecteur ou délétère sur l’incidence des blessures?

 Pour les scientifiques :

- Les groupes étaient plutôt petits pour en tirer des conclusions solides.

- Les valeurs confondantes identifiées au préalable pour s’assurer de l’homogénéité des groupes, ne devraient pas inclure les mesures antropométriques inutiles (angle Q et index de la posture du pied) mais plutôt certains paramètres cinétiques et cinématiques (loading rate, cadence, foot strike) et physiologique (VO2max).

- Les risques de biais sont résumés ainsi : High risk of bias for blinding of participants and other sources of bias (industry partnership grant) ; Unclear risk of bias for Allocation concealment and selective outcome reporting; Low risk of bias for sequence generation and imcomplete outcome data.

Nous savons avec plusieurs études maintenant (2013-RyanA, 2013-RyanB, 2013-Cauthon, 2013-Ridge, 2012-Salzler, 2011-Giuliani) que migrer rapidement d’une chaussure maximaliste vers une chaussure minimaliste est risqué. Les 2 questions scientifiques sans preuve solide, mais à répondre à l’avenir, sont les suivantes : 1. Un débutant devrait-il débuter en chaussures minimalistes ou maximalistes? 2. Quelle est l’incidence des blessures chez le coureur habitué aux chaussures minimalistes ou maximalistes?

… Nous avons nos hypothèses… et vous?

 

English

At last, the first randomized controlled trial on the risk of injury with relation to shoe type (minimalist vs. traditional/maximalist) has just been published!

Summary

A total of 103 runners used to wearing traditional/maximalist shoes were randomly assigned a neutral traditional/maximalist (Nike Pegasus 28), partial minimalist (Nike Free 3.0 V2), or full minimalist shoe (Vibram 5-Fingers Bikila). Runners started a 12-week training program in preparation for a 10 km event and progressively increased the proportion of their training time with the new shoes. The outcome measures included the number of injury events (23 in total) and running-related pain. The proportion of injured runners was significantly higher for the Nike Free compared with the two other conditions (Pegasus and 5-Fingers).

Conclusion of the Authors

This study started as a short paper published in Footwear Science entitled “Examining the potential role of minimalist footwear for the prevention of proximal lower-extremity injuries.

Their conclusions were as follows: “Running in minimalist footwear appears to increase the likelihood of experiencing an injury and running-related pain in runners otherwise new to this footwear category while training for a 10 km event (12 weeks). Using a full minimalist design; however, may reduce pain at the knee, hip and pelvis, and lower back suggesting there is merit in using a full minimalist design for injury prevention with appropriate pre-conditioning of soft-tissue in the shin and calf.” (Given the fact that the experience of pain was significantly more important in the case of the ultra-minimalist group.)

This study was subsequently published once more in a more thorough format in the British Journal of Sports Medicine under a new title (Examining injury risk and pain perception in runners using minimalist footwear). This time, the conclusions were as follows:

- Both partial and full minimalist footwear designs resulted in a greater risk of injury compared with the neutral footwear group.

- The partial minimalist shoe resulted in a greater overall injury rate.

- Runners in the full minimalist shoe reported greater shin and calf pain than runners in both other footwear groups.

- It is recommended that clinicians use caution when prescribing the use of minimalist running shoe designs in light of the greater risk of injury and pain with their use.

This study represents the best work published thus far on the subject. While the experimental protocol is not flawless, it is very well designed. What bugs me though is the lack of clarity in their clinical recommendations (text box highlighting what the majority of practitioners will remember).

After a careful reading of this study published in two parts, I would formulate their conclusion differently (for more accuracy):

Recreational runners used to wearing traditional shoes and who were assigned a new partial minimalist shoe (Nike Free 3.0, 10 minutes more per week for 12 weeks) showed a significantly higher risk of injury (more precisely at the calf and shin) … AND

Recreational runners used to wearing traditional shoes and who were assigned a full minimalist shoe (5-Fingers, 10 minutes more per week during 12 weeks) did NOT show a significantly higher risk of injury, but rather a higher likelihood of developing pain at the calf and shin

Here are a few critical points

For research addicts:

- Runners who already wore minimalist shoes before the study or with less than five years of running experience were excluded. Thus, this publication studied the risk associated with the integration of new running shoes, in runners used to traditional/maximalist footwear switching to two different types of minimalist shoe models, well before assessing the actual injury risk related to minimalism per se.

- The statistical data relative to these studies as they stand right now do not allow us to conclude (as was stated in their first article) that the Free or 5F actually reduce pain at the knee, hip, and lower back. (Even though I do believe in this hypothesis.)

- On the other hand, it is clear that in the case of such a transition (10 minutes more per day), the more minimalist the shoes, the more likely the pain at the shin and calf. (Is this transition still too aggressive in terms of time?)

- We are surprised to see that the 5F have not caused more injuries.

- The follow-up period was very short (12 weeks)… a longer follow-up would have been very interesting: once runners are well adapted to their new running shoes, is there a protective or deleterious effect of either footwear on the incidence of injuries?

For scientists:

- The groups were too small to draw solid conclusions.

- The confounding variables previously identified in order to ensure group homogeneity should not include useless anthropometric measures (Q angle and foot posture index), but rather specific kinetic and kinematic parameters (loading rate, cadence, foot strike pattern) as well as physiological parameters (VO2 max).

- The risk of bias is summed up as follows: High risk of bias for blinding of participants and other sources of bias (industry partnership grant); Unclear risk of bias for allocation concealment and selective outcome reporting; Low risk of bias for sequence generation and incomplete outcome data.

Thanks to a wide range of studies (2013-RyanA, 2013-RyanB, 2013-Cauthon, 2013-Ridge, 2012-Salzler, 2011-Giuliani), we now know that a quick transition from a maximalist shoe model to a minimalist design represents a certain degree of risk. Be that as it may, there are still two scientific issues that would need stronger evidence: 1. Should beginners start with minimalist or maximalist running shoes? 2. What is the incidence of injury for runners used to minimalist or maximalist running shoes?

… We have a few hypotheses in mind… do you?

Blaise and Jean-Francois

 

17
déc

#2 Débat sur la chaussure de course à pied / #2 Debate on running shoes / #2 Debate sobre el calzado de carrera a pie

English follows

Sigue en español

Suite 2/6, débat sur la chaussure de course, Université de Lausanne en Suisse. Règles du jeu : Blaise répond à une question en 5 minutes et les panélistes, qui avaient reçu les diapositives en avance, contre-argumentent. Modérateurs : Gabriel Messmer, Jacques Wullschleger. Panélistes contradicteurs : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 2 de 6 : Chaussure de course à pied : définition et état des connaissances (minimaliste vs maximaliste, valeur des technologies intégrées)

Position de LCDC : Les technologies de contrôle de la pronation sont inefficaces. L’absorption dans les chaussures ne réduit pas le stress sur le squelette. Plus la chaussure est minimaliste, plus la probabilité est grande que le stress sur les genoux, hanches et dos diminue et que le stress sur le tendon d’Achille et le pied augmente. C’est l’inverse avec la chaussure maximaliste. Aucune technologie promue par les compagnies ne réduit les blessures. Nous sommes dans un marché guidé par le marketing et non la logique clinique ou la recherche scientifique. Les départements de recherche et développement des compagnies ne proposent que du tape à l’oeil… et surtout aucune étude clinique qui justifie l’utilisation des ces technologies annuellement proposées. Nous simplifions le concept de la chaussure par « combien minimaliste ou maximaliste la chaussure est » (en rapport avec « combien la chaussure a de probabilité d’influencer la cinématique et la cinétique de course ») et propose une formule pour le quantifier selon des caractéristiques précises (cote TRC/index minimaliste).

 

Les moments chauds

  • Eric Haefelin (représentant ASICS): La chaussure a évolué. Le concept de motion control est maintenant abandonné. Tout le monde sait qu’on ne contrôle pas le mouvement…
  • Blaise répond : il n’y aura pas de débat sur ce point, je suis d’accord… mais alors pourquoi toutes ces technologies ?

 

  • Grégoire Millet : Que l’on soit en minimaliste ou en maximaliste, durant un ultra-trail, les comportements biomécaniques changent progressivement pour des biomécaniques plus protectrices (ex : préservation par augmentation de la cadence).

 

  • Question de l’audience : Pourquoi les chaussures ont-elle un drop (talon) ?
  • Réponse d’Eric Haefelin (représentant ASICS): Nous travaillons sur des chaussures de 6 à 13mmm, parce que pour le coureur Lambda (récréatif), on facilite le mouvement de la course à pied…
  • Ajout de Blaise : … une raison qui est sans fondement et n’a aucune valeur…

La semaine prochaine la question 3 de 6 : Chaussure de course à pied et prévention des blessures : Quelles sont les bases de nos recommandations?

 

English

Today, we continue with our 2nd publication of a series of six on a debate on running shoes held at Université de Lausanne in Switzerland. Rules of the debate: Blaise would answer any question in 5 minutes and panel members, who had seen the slides beforehand, would present their counterarguments. Moderators: Gabriel Messmer, Jacques Wullschleger. Panel members (counterarguments): Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 2 of 6: Running shoes: definition and state of knowledge (minimalism vs. maximalism, value of integrated technologies)

TRC Position: Pronation control technologies are useless. Shoe absorption does not reduce stress on the skeletal system. As we move toward the minimalist end of the spectrum, the likelihood is that there will be less stress applied to the knees, hips, and the back, while there will be more stress applied to the Achilles tendon and the foot. Conversely, the reverse is true for maximalist running shoes. There is no technology out there promoted by shoe companies that actually reduces the incidence of injury We operate in an industry where marketing prevails over clinical judgment or scientific research. Business research and development departments only go for what catches the eye… and, most importantly, there is no clinical study that can support the use of the technologies that are being proposed every year by shoe companies. We have developed a way to make the concept behind running shoes simpler by determining “where each shoe model stands in terms of minimalism or maximalism” (in relation with “the probability that a specific shoe impacts running kinetics and kinematics”). To that extent, we have built a formula based on specific characteristics (TRC rating/minimalist index).

 

Highlights

  • Eric Haefelin (ASICS representative): Running shoes have evolved. Motion control has been left behind. Everybody knows we cannot control movement…
  • Blaise replies: This debate is a non-issue, I agree… but why all these technologies then?

 

  • Grégoire Millet: Whether you wear minimalist or maximalist running shoes, regular biomechanics tend to switch into protection mode over the course of an ultra-trail event (e.g., preservation through a higher cadence).

 

  • Question from the audience: Why do shoes have drops?
  • Answer provided by Eric Haefelin (ASICS representative): We work on shoes that feature a drop ranging from 6 to 13 mm to make the motion of running easier on recreational runners…
  • Blaise adds: …which is unfounded and bears no value…

Next week, question 3 of 6: Running shoes and injury prevention: What is the basis for our recommendations?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Español

Seguimos con la 2ª publicación, de la serie de 6, del debate de calzado de carrera que tuvo lugar en la Universidad de Lausana, Suiza. Las reglas del juego son: Blaise responde a una pregunta en 5 minutos y los panelistas, que habían recibido las preguntas con anterioridad,  contra argumentan. Moderadores: Gabriel Messmer, Jacques Wullschleger. Panelistas que contra argumentan: Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Pregunta 2 de 6 : Calzado de carrera a pie : definición y estado de los conocimientos (minimalista vs maximalista, valor de las tecnologías integradas)

Posición de LCDC : Las tecnologías de control de la pronación son ineficaces. La amortiguación en el calzado no reduce el estrés sobre el esqueleto. Cuanto más minimalista es el calzado mayor probabilidad hay de que el estrés sobre las rodillas, las caderas y la espalda disminuya, y que el estrés sobre el tendón de Aquiles y el pie aumenten. Pasa lo contrario con el calzado maximalista. No hay ninguna tecnología promocionada por las compañías que reduzca las lesiones. Nos encontramos en un mercado que se deja guiar por el marketing y no por la lógica clínica o la investigación científica. Los departamentos de investigación y desarrollo de las compañías sólo nos proponen elementos que nos llamen la atención y nos impresionen sin que alguno de sus estudios clínicos ni de otros justifique la utilización de estas tecnologías propuestas anualmente. Nosotros simplificamos el concepto del calzado por “cuanto minimalista o maximalista es nuestro calzado” (en relación a “cuanto el calzado tiene la probabilidad de influenciar sobre la cinemática y la cinética de carrera”) y propone una fórmula para cuantificarlo según las características precisas (índice TRC/índice minimalista).

 

Momentos más destacados del debate :

  • Eric Haefelin (representante de ASICS): El calzado ha evolucionado. El concepto de “motion control” está ahora abandonado. Todo el mundo sabe que no podemos controlar el movimiento…
  • Respuesta de Blaise: no habrá debate sobre este punto, estoy de acuerdo… ¿pero entonces por qué todas estas tecnologías?

 

  • Grégoire Millet : corramos con minimalistas o con maximalistas, durante un ultra trail, los comportamientos biomecánicos cambian progresivamente por comportamientos biomecánicos más protectores (ej: preservación por aumento de la cadencia).

 

  • Pregunta de la audiencia : ¿por qué tiene drop (inclinación retropié – antepié) el calzado?
  • Respuesta de Eric Haefelin (representante de ASICS): el calzado con el que nosotros trabajamos tiene un drop que va de 6 a 13mm, porque al corredor recreativo le facilitamos el movimiento de la carrera a pie…
  • Blaise añade: … una razón que no tiene ningún fundamento ni ningún valor…

La semana que viene la pregunta 3 de 6 : Calzado de carrera a pie y prevención de lesiones: ¿Cuáles son las bases de nuestras recomendaciones?

 

11
déc

#1 Débat sur la prévention des blessures / #1 Debate on Injury Prevention / #1 Debate sobre la prevención de lesiones

English follows

Sigue en español

Le 8 novembre dernier, un débat sur la chaussure de course s’est tenu à l’Université de Lausanne en Suisse. Une formule pour faire cheminer les idées et faire le point sur les connaissances et pratiques actuelles. Les panélistes étaient de tous les horizons et de haut niveau de connaissances ou d’expérience. (en français)

Les règles du jeu : Blaise répondait à une question en 5 minutes et les panélistes, qui avaient reçu les diapositives en avance, contre argumentaient. Blaise ne connaissait pas les contres arguments au préalable. Le public était amené à s’intégrer à la discussion. Tout cela en Français.

Conclusion : un débat sain, franc et musclé qui fera probablement cheminer certains dogmes et idées préconçues… et ce, dans tous les camps, défenseur du minimalisme ou défenseur du maximalisme J

Modérateurs 

  • Gabriel Messmer (Président et fondateur de Evaleo santé durable)
  • Jacques Wullschlege (Journaliste sportif)

Les panélistes contradicteurs

  • Boris Gojanovic, Médecin chef du Swiss Olympic Medical Center, Haute Ecole Fédérale du Sport de Macolin
  • Eric Haefelin, Représentant Suisse pour ASICS, équipementiers de chaussures de course à pied
  • Davide Malatesta, PhD, Maître d’enseignement et de recherche à l’ISSUL, Université de Lausanne
  • Grégoire Millet, PhD, Professeur de physiologie du sport, Directeur de l’ISSUL, Université de Lausanne
  • Laurent Paonessa, Co propriétaire de New Concept Sports, conseiller et vendeur de chaussures de course à pied spécialisées

 

Question 1 de 6 : Prévention des blessures : Quelles sont les bases de nos recommandations?

Position de LCDC :

80% des blessures sont causées par une surcharge mécanique provenant d’un changement d’habitude. La meilleure manière de prévenir les blessures est la quantification du stress mécanique… adapter le corps au stress mécanique. Les chaussures et la biomécanique ne sont qu’une petite partie du Puzzle.

Les moments chauds

- Grégoire Millet: il vient d’où le 80%… parce que ça fait très scientifique de parler de pourcentage… mais…

- Blaise répond : c’est une opinion personnelle… pour mettre de l’avant que la quantification du stress mécanique est bien plus important dans la prévention des blessures en course à pied que la chaussure…

Mon opinion (avec du recul)

Nous parlions tous le même langage avec un vocabulaire différent… en fait, c’est un sujet ou tous s’entendent, à quelques mots près !

La semaine prochaine la question 2 de 6 : Chaussure de course à pied : définition et état des connaissances (minimaliste vs maximaliste, valeur des technologies intégrées)

 

 

 

English

On November 8, 2013, a debate on running shoes was held at Université de Lausanne in Switzerland. A concept intended to get ideas across and take stock on current knowledge and practices. Panel members were from all walks of the trade with a high level of knowledge and experience.

Rules of the debate: Blaise would answer any question in 5 minutes and panel members, who had seen the slides beforehand, would present their counterarguments. Blaise did not know the counterarguments in advance. The public was also asked to take part in the discussion.

Conclusion: It was a wholesome, honest, and lively debate. It will also probably contribute to the deconstruction of certain dogmas and preconceived ideas… regardless of people’s allegiance, whether they are for or against minimalism J.

Moderator

  • Gabriel Messmer (Founding President of Evaleo santé durable)
  • Jacques Wullschleger (sports journalist)

Panel Members (Counterarguments)

  • Boris Gojanovic, Chief Medical Officer – Swiss Olympic Medical Center, Haute École Fédérale du Sport de Macolin
  • Eric Haefelin, Swiss Representative for ASICS, running shoe manufacturer
  • Davide Malatesta, Ph.D., responsible for research and education at ISSUL, Université de Lausanne
  • Grégoire Millet, Ph.D., Professor of Sports Physiology, Director of ISSUL, Université de Lausanne
  • Laurent Paonessa, Co-Owner – New Concept Sports, specialized shoe consultant

 

Question 1 of 6: Injury prevention: What is the basis for our recommendations?

TRC Position:

A total of 80% of injuries are caused by a mechanical overload brought about by a change in running habits. The best way to prevent injuries is mechanical stress quantification  ... body adaptation to mechanical stress. Shoes and biomechanics are but a tiny piece of the puzzle.

Highlights

- Grégoire Millet: Where do you get the 80% figure… because it all sounds scientific when someone uses percentages…

- Blaise replies: This is a personal opinion… it is to explain the fact that mechanical stress quantification is much more important in the prevention of running injuries than shoes are…

In my opinion (in hindsight)

We were all talking the same language using different words… actually, this is a topic on which everybody agrees, with a few tweaks here and there!

Next week, question 2 of 6: Running shoes: definition and state of knowledge (minimalist vs. maximalist, value of integrated technologies)

Español

El pasado 8 de noviembre tuvo lugar un debate sobre el calzado de carrera a pie en la Universidad de Lausanne, Suiza. Una buena manera de remover las ideas y de revisar los conocimientos y prácticas actuales. Los panelistas, con un alto nivel de conocimientos y de experiencias, formaban parte de todos los horizontes posibles. (en francés)

“Las reglas del juego” para este debate eran las siguientes: Blaise respondía a una pregunta durante 5 minutos. Acto seguido los panelistas, que habían recibido las diapositivas con anteriodidad, contra argumentaban. Blaise no conocía los contra argumentos hasta ese momento. El público estaba invitado a integrarse en la discusión. Todo esto en francés.

Conclusión: un debate sano, franco e intenso que probablemente removerá en la gente ciertos dogmas e ideas preconcebidas…y esto, en todos los campos, defensores del minimalismo o defensores del maximalismoJ

Moderadores

  • Gabriel Messmer (Presidente y fundador de Evaleo santé durable)
  • Jacques Wullschleger (Periodista deportivo)

Los panelistas contrarios a Blaise

  • Boris Gojanovic, Médico responsable del Centro Médico Olímpico de Suiza, Escuela Federal del Deporte en Macolin
  • Eric Haefelin, Represenante Suizo de ASICS, encargado del calzado para la carrera a pie
  • Davide Malatesta, Doctor, Maestro en enseñanza e investigación en ISSUL, Universidad de Lausana
  • Grégoire Millet, Doctor, Profesor de fisiología del deporte, Director de ISSUL, Universidad de Lausana
  • Laurent Paonessa, Co propietario de New Concept Sports, asesor y vendedor de calzado especializado para la carrera a pie

 

Pregunta 1 de 6: Prevención de lesiones : ¿Cuáles son las bases de nuestras recomendaciones?

Posición de LCDC :

El 80% de las lesiones se causan por una sobrecarga mecánica que proviene de un cambio en nuestros hábitos. La mejor manera  de prevenir las lesiones es la cuantificación del estrés mecánico… adaptar el cuerpo al estrés mecánico. El calzado y la biomecánica sólo son una pequeña parte del Puzzle.

 

Los momentos más “calientes” del debate: 

- Grégoire Millet: ¿de dónde viene el 80%…? porque hablar de porcentajes queda muy científico…

- Blaise responde: es una opinión personal… para evidenciar que la cuantificación del estrés mecánico es mucho más importante que el calzado cuando hablamos de prevención de lesiones en la carrera a pie…

Mi opinión (retrospectivamente)

Todos hablábamos el mismo idioma pero con distinto vocabulario… de hecho, es un tema donde todos nos entendemos, ¡cambiando las palabras!

La semana que viene la pregunta 2 de 6: Calzado de carrera a pie: definición y estado de conocimientos (minimalista vs maximalista, valor de las tecnologías integradas)