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31
mar

Trail La Clinique Du Coureur / The Running Clinic Trail

English follows

La Clinique Du Coureur a toujours eu comme objectif de dépasser les attentes dans tout ce qu’elle touchait. Ce fut le cas l’an dernier pour la première édition du Trail La Clinique Du Coureur qui, malgré une pluie parfois diluvienne, a rassemblé près de 700 coureurs qui ont tous jubilé de leur expérience de course en sentier. Ne manquez pas notre évènement le 7 juin prochain. Pour informations et inscription, visitez notre site web en cliquant ici.

En attendant, voici 6 bonnes raisons de venir au TRAIL La Clinique Du Coureur à Lac-Beauport :

Endroit magnifique, parfait pour s’initier au trail

À moins de 20 minutes du centre-ville de Québec vous attend une forêt d’une grande beauté. Chemins de mousse, de racines et de roches, ruisseaux, tout pour bonifier le plaisir de courir dans la nature. Une occasion en or d’ouvrir sa saison de trail avec des distances et un dénivelé accessibles à tous. Venez courir notre 5 km ou 10 km.

Une activité en famille rêvée et plaisir garanti après la course

Une course idyllique de 1km pour faire bouger vos enfants. 4 départs pour les enfants selon leur âge.  Un service d’animation par une équipe expérimentée du saisonnier et un service de garde (0-3 ans) pendant que vous vous concentrez sur votre course.  Crème glacée, carte de points pour le Méga Parc, lunch d’après-course et accès à la kermesse pour tous les inscrits. Nombreux spectacles pour petits et grands en après-midi et en soirée.

De nombreux prix de présence

C’est plus de 10 000$ en bourses et prix de présence qui seront distribués.

Une bonne cause

5$ par inscription sera remis au programme Tournesol qui permet d’accueillir des enfants défavorisés en camp de vacances.

La course la plus sécuritaire du Québec

Un premier répondant à chaque 500m. Une équipe hautement qualifiée sur place pour toute urgence. De plus, le parcours soigneusement balisé vous orientera à la perfection!

La course la plus relevée du Québec?

Notre course est une course pour tous ! Rien n’empêche par contre que plus de 35 athlètes élites, les meilleurs coureurs de route et de trail du Québec réunis se disputeront le podium. Tout un spectacle en perspective… les paris sont lancés ! Qui selon vous sera le grand gagnant et la grande gagnante de l’édition 2014 du 10km? On veut votre avis! Voici la liste des noms en ordre alphabétique et en ordre où ils apparaissent dans les affiches au-dessous.

 

Femmes

Alison Barwick
Sarah Bergeron-Larouche
Evelyne Blouin
Mélissa Chénard
Catherine Cormier
Claire Doulé
Marie-Josée Dufour
Jullien Flynn
Virginie O. Gauthier
Renée Hamel
Sophie Limoges
Mélanie Nadeau
Marianne Pelchat
Jessica Porfilio

Hommes

Daniel Blouin
Emmanuel Boisvert
Florent Bouguin
Joël Bourgeois
Jonathan Bourque
James Cadovius
Thibaut Crochon
Amor Dehbi
Thomas Felix
Jean-Simon Fournier-Dufour
Terry Gehl
Jeff Gosselin
Pier-Olivier Laflamme
Philippe Lebeault
Aidan Lennie
David Leporho
Christian Mercier
Francois Piuze
Alexandre Ricard
Joan Roch
Sébastien Roulier
David Savard-Gagnon
Benoit Simard
Stéphan St-Martin
Jean-Philippe Thibodeau
Éric Turgeon

 

English

The Running Clinic (TRC) is committed to exceeding expectations in all its undertakings. This was the case last year for the first edition of the TRC TRAIL Running Event. Despite heavy rain, TRC managed to gather over 600 runners who were all thrilled with their trail running experience. Don’t miss our upcoming event on June 7, 2014. For more information or if you wish to register, visit our website by clicking here.

In the meantime, below are six good reasons why you should be at the upcoming TRC TRAIL Running Event held in Lac-Beauport.

Stunning location, perfect for your first trail running experience

Less than 20 minutes from Downtown Québec, a beautiful forest awaits. Moss, roots, rocks, and small creeks; everything you need for a joyful run into nature. The ideal time for your first trail running experience, with distances and an elevation accessible to everyone. Run in our 5 km or 10 km event.

An ideal family activity and guaranteed after-race fun

A 1 km race that takes place in an idyllic setting, perfect to get your kids moving. Four waves depending on your kid’s age. Entertainment will be provided by an experienced team from le Saisonnier along with a day care service (0-3 years) to allow you to focus on your race. Ice cream, a point card to the Mega Park (Galeries de la Capitale), after-race snacks, and access to the kermesse (fair) for all registered runners. Several shows for kids and adults from the afternoon into the evening.

Great prizes

Over $10,000 in cash prizes and several additional attendance prizes.

For a good cause

A total of $5 per registration will go to programme Tournesol, which helps underprivileged kids attend summer camp.

The safest race in the province of Quebec

Certified first responders every 500 m. A highly qualified team will be on location in the event of emergencies. Moreover, race markers will guide you every step of the way!

The most star-studded racing event in the province of Québec?

This race is for everyone! Be that as it may, over 35 elite athletes will attend. That’s right, the best road and trail runners in the province will compete for a place on the podium. They will put on quite a show… place your bets! Who do you think will take the first place in the men’s and women’s 10 km event? We want to hear it from you! Above is a list in alphabetical order of the athletes who will be in attendance.

4
fév

#6 Conclusion et fin du débat / #6 Conclusion and End of Debate / #6 Conclusión y fin del debate

English follows

Sigue en español

Suite 6/6, débat sur la chaussure de course, Université de Lausanne en Suisse. Pour les règles du jeu : voir le billet 1/6. Panélistes contradicteurs : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

 

Question 6 de 6 : Conclusion

Voici les conclusions des débateurs contradicteurs et notre question piège (question d’entretenir le débat :) ).

Boris Gojanovic, Médecin chef du Swiss Olympic Medical Center, Haute Ecole Fédérale du Sport de Macolin.

  • Sa chaussure : Brooks Green Silence – cote TRC 66% (Maintenant)… Mizuno Wave Rider – cote TRC 53% (Avant)
  • Sa position : Je prends le temps avec mes patients de faire l’historique sportif. La chaussure joue rarement un rôle prédominant contrairement à l’entrainement, le repos, la variation des terrains, avoir des objectifs réalistes, etc. Le choix du minimalisme vient souvent du patient qui veut l’essayer. Je l’encourage à l’essayer, le prévient des phénomènes d’adaptation, et fait un suivi.
  • Notre question piège : Tu mentionnes être plutôt en faveur des chaussures minimalistes mais que le choix revient au patient. Que répondrais-tu si un patient débutant, ignare en la question, te pose cette question : Je vais m’acheter une chaussure de course chez New Concept Sport, as-tu des recommandations?

 

Eric Haefelin, Représentant Suisse pour ASICS.

  • Sa chaussure : ASICS Gel GT 2000 – cote TRC 56%
  • Sa position : La « meilleure » foulée est celle que l’individu se choisit et qui lui est propre, le corps sait toujours ce qui est bon pour lui…
  • Notre question piège : ASICS est une compagnie dont les revenus annuels se chiffrent à des centaines de millions. Une partie de ce budget est réinvesti en recherche et développement. Malgré cela, aucune étude n’est produite pour justifier l’ensemble des nouvelles technologies promues et vendues à haut prix (avec l’espoir qu’elles préviennent les blessures). Est-ce que ASICS fait son travail extrêmement bien ou extrêmement mal ?

 

Davide Malatesta, PhD, Maître d’enseignement et de recherche à l’ISSUL.

  • Sa chaussure : Adidas Adizero Mana TRC 62% (maintenant)… Adidas Response – cote TRC 52% (avant)
  • Sa position : Le choix des chaussures dépend des sensations du coureur de son chaussage et de son confort au pied pendant la course. Je conseille de minimiser le poids de la chaussure.
  • Notre question piège : Est-ce qu’un temps de contact au sol plus long est réellement associé à une meilleure économie de course? Est-ce qu’une attaque talon (vs avant pied) est réellement associée à une meilleure économie de course?

 

Grégoire Millet, PhD, Professeur de physiologie du sport, Directeur de l’ISSUL.

  • Sa chaussure : Asics Trabuco – cote TRC 52%
  • Sa position : Peu d’éléments solides pour recommander le minimalisme qui s’accompagne d’un risque avéré accru de blessures pendant la phase de transition maximalisme-minimalisme. Choisir ses chaussures par essai et erreur « sur les sensations ». Plutôt légère et avec un drop peu important. Essentiel de ne pas se focaliser sur le chaussage mais beaucoup plus important d’améliorer sa biomécanique/technique de course (fréquence, pressions plantaires…) pour minimiser les blessures.
  • Notre question piège : Tu mentionnais être plutôt en faveur de chaussures légères et à faible drop. Que penses-tu des Hoka One One (drop de 4mm et légères… mais plutôt maximalistes). Le Stack (épaisseur) et la flexibilité devraient-ils aussi être minimisés pour ne pas trop interférer avec la biomécanique? (attention, si tu dis oui, tu deviens un défenseur du minimalisme :) )

 

Laurent Paonessa, Copropriétaire de New Concept Sports, conseiller et vendeur.

  • Sa chaussure : Mizuno Sayonara – cote TRC 63% (route)… Dynafit Feline – cote TRC 56% (trail)
  • Sa position : Que tout coureur passionné se rende chez un fournisseur, shop ou club passionné et connaisseur, et puisse tester plusieurs chaussures : suivant la forme de ses pieds, sa foulée, son terrain de course et sa charge d’entrainement, il SENTIRA ce qui lui convient le mieux au présent …
  • Notre question piège : Tu mentionnais être plutôt en faveur du minimalisme et tu parles de « fournisseur shop connaisseur ». Est-ce que New Concept Sports fera partie du registre des boutiques basées sur les connaissances scientifiques? (c’est gratuit :) )… et si non, pourquoi ?

 

Blaise Dubois, physiothérapeute.

  • Sa chaussure : Inov8 – cote TRC 72% (maintenant)… Adidas Response – cote TRC 55% (avant)
  • Sa position : Par intérêt financier les compagnies récupèrent les concepts à la mode ou s’enlisent dans une course folle à la technologie ‘markettable’ sans réelle validation puisque trop coûteuse. Le département de marketing a beaucoup plus de pouvoir et de budget que la section recherche et développement qui n’est finalement qu’orientée sur les matériaux… une recherche ne supportant pas la prévention des blessures mais promue indirectement comme telle. Les réels changements de pratiques viendront du consommateur informé et éveillé par les détaillants et professionnels qui sauront se détacher des influences commerciales et écouter les scientifiques non biaisés qui étudient réellement la chaussure.
  • Notre question piège : Pourquoi portais-tu des chaussures si grosses il y a 13 ans ?

 

Pour conclure cette série de 6 : Merci à tous les participants de ce débat qui seront les acteurs des changements à venir. Merci aux panélistes. Merci aux modérateurs, Gabriel Messmer et Jacques Wullschleger. Merci aux organisateurs, EVALEO santé durable et l’UNIL.

Et vous, avez-vous des questions pièges pour La Clinique Du Coureur? Laissez vos commentaires!

English

Sixth publication of a series of six on a debate on running shoes, held at Université de Lausanne in Switzerland. See our first publication of this series for the rules of the debate. Panel members (counterarguments): Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

 

Question 6 of 6: Conclusion

Here are the conclusions reached by our panel members along with our trick questions (just to fuel the debate :) ).

Boris Gojanovic, Chief Medical Officer – Swiss Olympic Medical Center, Haute École Fédérale du Sport de Macolin.

  • Shoe model he runs with: Brooks Green Silence – 66% TRC rating (now)… Mizuno Wave Rider – 53% TRC rating (before)
  • His position: I take the time to establish patients’ sports history with them. Shoes seldom play a pivotal role, as opposed to training, rest, the variety of terrains, realistic objectives, etc. The decision to switch to minimalism often comes from patients who want to try it. In such cases, I will support them in their decision to try it, inform them of the need for adaptation, and ensure follow-up.
  • Our trick question: You mentioned being rather for the use of minimalist shoes and yet you say that it is up to your patients to make such a decision. What would you say if a beginner who didn’t know anything in this matter came up and asked you the following question: I’m going to buy a pair of running shoes at New Concept Sports, any recommendations?

 

Eric Haefelin, ASICS Swiss Representative.

  • Shoe model he runs with: ASICS Gel GT 2000 – 56% TRC rating
  • His position: The “best” stride is that which comes from runners themselves based on who they are as athletes, the body knows what’s best…
  • Our trick question: ASICS is a company that totals yearly profits of hundreds of millions of dollars. A portion of which goes back to research and development. In spite of that, no study is being carried out that would justify all of the new technologies promoted and sold, at a very high cost (in the hope that they end up preventing injuries). Is ASICS doing its job extremely poorly or extremely well?

 

Davide Malatesta, PhD, Responsible for Research and Education at ISSUL.

  • Shoe model he runs with: Adidas Adizero Mana – 62% TRC rating (now)… Adidas Response – 52% TRC rating (before)
  • His position: The selection of a running shoe depends on how the shoe feels when running and on foot comfort during training. My advice is to opt for lighter shoes as much as possible.
  • Our trick question: Is a longer contact time really associated with better running economy? Is heel striking (vs. forefoot striking) really associated with better running economy?

 

Grégoire Millet, PhD, Professor of Sports Physiology, Director of ISSUL.

  • Shoe model he runs with: Asics Trabuco – 52% TRC rating
  • His position: Very little concrete evidence allows recommending minimalism which comes with a proven high risk of injury during the maximalism-minimalism transition phase. Select your shoes by trial and error, based on the feel. Rather light with a low drop. It is paramount not to focus on the shoe per se, but rather on improving your biomechanics/running technique (frequency, plantar pressures…) if you wish to minimize injury.
  • Our trick question: You mentioned being rather in favor of lighter shoes with a low drop. What do you think of the Hoka One One (4 mm drop and light… but rather maximalist). Should stack and flexibility be minimized as well so as not to interfere with biomechanics? (Be careful, if you say yes, you will become an advocate for minimalism :) )

 

Laurent Paonessa, Co-Owner – New Concept Sports, Specialized Shoe Consultant.

  • Shoe model he runs with: Mizuno Sayonara – 63% TRC rating (road)… Dynafit Feline – 56% TRC rating (trail)
  • His position: Running enthusiasts should visit any passionate and knowledgeable supplier shop, to test a bunch of shoes: based on the shape of the feet, stride, favorite terrain, and the usual training load, they only will FEEL what’s best for them at that moment…
  • Our trick question: You mentioned being rather in favor of minimalism and referred to knowledgeable suppliers and shops. Will New Concept Sports join our listing of specialized shoe stores with an evidence-based practice? (It’s free :) )… and, if such is not the case, why is that so?

 

Blaise Dubois, Physical Therapist.

  • Shoe model he runs with: Inov8 – 72% TRC rating (now)… Adidas Response – 55% TRC rating (before)
  • His position: For financial reasons, shoe companies recycle trendy concepts or wallow in a frenzy race to develop marketable technologies, without any actual validation, to save money. Marketing departments have much more power and money than do research and development departments, which end up being used solely for materials… nothing substantial in terms of research that can help injury prevention, yet indirectly promoted in that sense anyways. Real changes in practice will come from informed consumers enlightened by retailers and professionals who can take a step back from commercial influences and rely on unbiased scientists who perform actual research on running shoes.
  • Our trick question: Why were you running with such bulky shoes 13 years ago?

 

In conclusion of this series of six posts: We would like to thank everyone who took part in this debate and who will also play a major role in tomorrow’s changes. We would also like to thank the panel members as well as moderators Gabriel Messmer and Jacques Wullschleger. Finally, we would like to thank the organizers of the event, EVALEO Sustainable Health and UNIL.

How about you, any trick questions for The Running Clinic? Let us know your comments!

Español

 

Seguimos con el 6/6, debate sobre el calzado de carrera, Universidad de Lausana Suiza. Para conocer las reglas del juego mirar la 1ª publicación. Panelistas que contra argumentan : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

 

Pregunta 6 de 6 : Conclusión

Aquí tenéis las conclusiones de los panelistas que contra argumentan y nuestra pregunta trampa (cuestión de mantener el debate abierto :) ).

Boris Gojanovic, Médico responsable del Centro Médico Olímpico de Suiza, Escuela Federal del Deporte en Macolin.

  • Su calzado : Brooks Green Silence – índice TRC 66% (Actualmente)… Mizuno Wave Rider neutres – índice TRC 53% (Antes)
  • Su posición : Dedico tiempo con mis pacientes a completar su historia deportiva. El calzado raramente tiene un rol predominante al contrario que el entrenamiento, el reposo, la variación del terreno, tener objetivos realistas, etc. La elección del minimalismo viene a menudo del paciente que quiere probarlo. Yo le animo a probarlo, le prevengo de los fenómenos de adaptación, y le hago un seguimiento.
  • Nuestra pregunta trampa : Mencionas estar más bien a favor del calzado minimalista pero que la elección corresponde al paciente. Qué responderías si un paciente que es debutante, ignorante sobre el tema, te hace esta pregunta : ¿voy a comprarme un calzado de carrera en New Concept Sport (tienda de calzado deportivo que regenta uno de los panelistas), tienes alguna recomendación ?

 

Eric Haefelin, Representante de ASICS en Suiza.

  • Su calzado : ASICS Gel GT 2000 – índice TRC 56%
  • Su posición : La « mejor » pisada es aquella que el individuo escoge y que le es propia, el cuerpo siempre sabe lo que es bueno para él…
  • Nuestra pregunta trampa : ASICS es una compañía en la que los ingresos anuales se cifran en cientos de millones. Una parte de este presupuesto se reinvierte en investigación y desarrollo. A pesar de esto, ningún estudio se realiza para justificar el conjunto de las nuevas tecnologías promovidas y vendidas a un alto precio (con la esperanza de que prevengan las lesiones). ¿Hace ASICS su trabajo extremadamente bien o extremadamente mal ?

 

Davide Malatesta, Doctor, Maestro en enseñanza e investigación en ISSUL, Universidad de Lausana

  • Su calzado : Adidas Adizero Mana – índice TRC 62% (actualmente)… Adidas Response – índice TRC 52% (antes)
  • Su posición : La elección del calzado depende de las sensaciones del corredor con su calzado y de su comodidad en el pie durante la carrera. Yo aconsejo minimizar el peso del calzado.
  • Nuestra pregunta trampa: ¿un tiempo de contacto con el suelo más prolongado está realmente asociado a una mejor economía de carrera ? ¿un ataque de talón (vs antepié) está realmente asociado a una mejor economía de carrera?

 

Grégoire Millet, Doctor, Profesor de fisiología del deporte, Director del ISSUL, Universidad de Lausana.

  • Su calzado : Asics Trabuco – cote TRC 52%
  • Su posición : Pocos elementos de peso para recomendar un minimalismo que se acompaña de un probado mayor riesgo de lesiones durante la fase de transición maximalismo-minimalismo. Escoger el calzado por ensayo – error « sobre las sensaciones ». Más bien ligero y con un drop poco importante. Esencial de no focalizar únicamente sobre el calzado, y dar más importancia a mejorar la biomecánica/técnica de carrera (frecuencia, presiones plantares…) para minimizar las lesiones.
  • Nuestra pregunta trampa: Mencionas estar más bien a favor de un calzado ligero y con poco drop. ¿Qué piensas de las Hoka One One (drop de 4mm y ligeras… pero más bien maximalistas). ¿El Stack (grosor) y la flexibilidad deberían ser también minimizados para no interferir demasiado con la biomecánica ? (atención, si dices que sí, te conviertes en un defensor del minimalismo :) )

 

Laurent Paonessa, Co proprietario de New Concept Sports, asesor y vendedor.

  • Su calzado : Mizuno Sayonara – índice TRC 63% (asfalto)… Dynafit Feline – índice TRC 56% (trail)
  • Su posición : Que todo corredor apasionado visite a un proveedor, tienda o club apasionado y experto, y pueda testar diferentes calzados : según la forma de sus pies, su pisada, su terreno en carrera y su carga de entrenamiento, él SENTIRÁ aquello que más le conviene actualmente …
  • Nuestra pregunta trampa : Mencionas estar más bien a favor del minimalismo y hablas de « proveedores – tiendas expertos ». ¿New Concept Sports formará parte del registro de tiendas que se basan en los conocimientos científicos ? (es gratuito :) )… y si no, ¿por qué?

 

Blaise Dubois, fisioterapeuta.

  • Su calzado : Inov8 – índice TRC 72% (actualmente)… Adidas Response – índice TRC 55% (antes)
  • Su posición : Por interés financiero las compañías recuperan los conceptos de moda o se enredan en una loca carrera hacia la tecnología ‘markettable’(fácil de vender) sin una real validación, debido a que esta es muy costosa. El departamento marketing tiene mucho más poder y presupuesto que la sección de investigación y desarrollo que finalmente únicamente se orienta hacia los materiales… una investigación que no sostiene la prevención de lesiones pero que la promueve indirectamente como tal. Los cambios reales de las prácticas vendrán de aquel consumidor que haya sido despertado e informado por aquellos vendedores y profesionales que saben liberarse de las influencias comerciales y escuchar a los científicos no tergiversados que estudian realmente el calzado.
  • Nuestra pregunta trampa : ¿Por qué llevabas un calzado tan grande hace 13 años ?

 

Para concluir esta serie de 6 : Gracias a todos los participantes de este debate que serán los actores de los cambios que están por llegar. Gracias a los panelistas. Gracias a los moderadores, Gabriel Messmer y Jacques Wullschleger. Gracias a los organizadores, « EVALEO santé durable » y la « UNIL ».

Y a vosotros, ¿tenéis alguna pregunta trampa para La Clínica Del Corredor ? ¡Dejar vuestros comentarios !

 

 

 

 

29
jan

#5 Débat : La biomécanique de course / #5 Debate: Running Biomechanics / #5 Debate: Biomecánica de carrera

English follows

Sigue en español

 

Suite 5/6, débat sur la chaussure de course, Université de Lausanne en Suisse. Pour les règles du jeu : voir le billet 1/6. Panélistes contradicteurs : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 5 de 6 : Biomécanique de course : Quelles sont les bases de nos recommandations?

Position de LCDC :

Nous ne croyons pas aux enseignements complexes et trop détaillés. Les interventions devraient être inconscientes le plus possible (mécanisme réflexe avant volontaire). Différentes corrections peuvent être enseignées, selon la réponse de chacun, pour augmenter les comportements de modération d’impact et l’efficacité de course. Les interventions les plus souvent utilisées dans notre pratique sont : intégration de chaussures plus minimalistes, cadence entre 170 et 190, courir en faisant moins de bruit, … et au besoin seulement, certaines interventions spécifiques comme l’enseignement d’une pose au sol « midfoot », une posture plus droite, etc.

 

Les moments chauds

  • Grégoire (PhD): Je n’ai toujours pas été convaincu par le minimalisme (hormis le poids et la performance)… en gros on est en train de nous dire « si vous passez au minimalisme vous devez prendre tout un tas de risques, dont le risque de se blesser »…
  • Blaise : Faut-il donc se chausser de chaussures maximalistes ? … Parce que moi non plus je n’ai pas été convaincu de changer mes minimalistes pour des maximalistes.
  • Grégoire : La réalité est que la majorité des coureurs sont en maximalistes (exception des enfants, où je suis d’accord de commencer en minimalistes). Cette transition en vaut-elle la peine… les risques d’une telle transition ne sont-ils pas plus grand que les bénéfices ?
  • Blaise : Ne changer pas vos habitudes si vous êtes habitués, pas blessés et vous êtes satisfaits de vos performances… MAIS la personne qui commence un programme de course : est-ce qu’on la laisse dans les mains des détaillants et des compagnies biaisées pour recommander des chaussures ? (basé sur leurs recommandations, 95% du marché en Europe est maximaliste)
  • Blaise : je répète « quel type de chaussure allez-vous recommander au débutant? »
  • (Aucune réponse claire des 5 panélistes J)
  • Laurent (détaillant) : Je suis plutôt pour… mais difficile de changer les mauvaises habitudes installées depuis plus de 30 ans (parlant des chaussures traditionnelles/maximalistes) … éviter les extrêmes… je préconise la voie du milieu.
  • Boris (MD): peu importe, faites-vous coacher et quantifiez votre stress… Il y a du sens dans le minimalisme pour le débutant.

 

  • Question de l’audience : Je pense que ce débat n’existera plus d’ici quelques années… tout le monde est d’accord que les enfants doivent être chaussés de minimalistes… Quand doit-on leur dire de commencer à chausser du maximaliste ?
  • Eric (ASICS) : Tout le monde est d’accord. Il faut faire courir les enfants le plus minimaliste possible.
  • Blaise : Il faudrait donc retirer les grosses chaussures pour enfants du marché. ASICS est une compagnie qui fait la promo des chaussures maximaliste pour enfants… et qui ne vend que ça !!!
  • Question de l’audience : Il faudrait donc éduquer les parents, qui ne savent pas ce qui est bon pour leurs enfants.
  • Eric (ASICS) : blablabla (jonglerie de concept marketing sans fondement pour noyer le poisson et faire oublier la question)
  • Blaise : L’éducation est la clé du changement. Grégoire et Davide les scientifiques, personne ne les écoute ; Boris et Blaise, les cliniciens, voient quelques cas par année seulement ; Eric de ASICS, il est biaisé … LA personne la plus importante pour éduquer les coureurs et les parents c’est Laurent, le détaillant !

 

  • Davide (PhD) : le minimalisme réduit le temps de contact au sol et les attaques talons… et est supposé être plus économique… mais on sait que plus le temps de contact au sol est long, plus on est économique… même en contrôlant les cadences.
  • Blaise : … sans mot…
  • Grégoire (PhD) : Une étude récente montre que les attaqueurs talon étaient 5 à 6% plus économique que les attaqueurs avant pied.

 

Mon opinion (avec du recul)

Je suis déçu des réponses évasives des panélistes sur la question « quel type de chaussure allez-vous recommander au débutant? »

Je ne suis pas très surpris de l’incohérence du discours de la compagnie ASICS (ne vend que des chaussures maximalistes pour les enfants mais dit que ceux-ci devraient être minimalistes)… Je suis anxieux par contre que les détaillants vendent ce type de chaussures… qui serait encore un exemple de biais marketing sans réflexion.

Je me répète : LA personne la plus importante pour éduquer les coureurs c’est Laurent le détaillant. Sur quels principes les recommandations de Laurent sont-elles basées ? Fera-t-il partie de notre registre des détaillants basés sur les connaissances scientifiques ?

Sur le temps de contact au sol et l’économie (Davide Malatesta), les études semblent partagées (tendance qu’un temps de contact plus court est plus économique : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7,  pour n’en nommer que quelques-unes) … sujet ouvert à discussion ! La bonne réponse serait-elle : temps de contact au sol plus court mais avec un ratio temps de contact/temps de vol plus grand… et ce jusqu’à une cadence de 190 ?

La semaine prochaine la question 6 de 6 et la conclusion: Le futur de la chaussure de course ?

 

English

Here is our fifth publication of a series of six on a debate on running shoes held at Université de Lausanne in Switzerland. See our first publication of this series for the rules of the debate. Panel members (counterarguments): Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 5 of 6: Running biomechanics: What is the basis for our recommendations?

TRC Position:

We do not believe in complex teachings that go into too many details. Interventions should be made at the unconscious level as much as possible (reflex mechanism before voluntary movements). Based on individual response, various corrections may be taught in order to improve impact-moderating behaviors and running efficiency. The types of interventions most used in our practice are as follows: integrating more minimalist running shoes, cadence between 170 and 190, making less noise,… and, only where necessary, specific interventions such as midfoot striking, a straighter stance, etc.

 

Highlights

  • Grégoire (PhD): I still haven’t been convinced that minimalism is the way to go (except for weight and performance)… basically, what we’re being told is “if you switch to minimalism, you will have to take several risks, including that of injuring yourself…”
  • Blaise: Should we wear maximalist shoes only then? Because I still haven’t been convinced to go back to maximalist shoes (I’ve been running with minimalist shoes for 13 years now.)
  • Grégoire: The reality is that most runners use maximalist shoes (except for children who, I agree, should start off with minimalist shoes). Is the transition worth the risk…? Aren’t the risks involved greater than the benefits that can be reaped?
  • Blaise: Don’t go out of your way to change habits if you are used to running with maximalist shoes, not injured, or not looking to improve performance… BUT, in the case of someone starting a new training program: should we leave that person in the hands of retailers and biased corporations for shoe recommendation purposes? (Based on their recommendations, 95 percent of the European market runs with maximalist shoes.)
  • Blaise: I repeat: “Which type of shoe will you recommend for beginners?”
  • (No clear answer from the five panel members J.)
  • Laurent (retailer): I would tend to agree… but it’s hard to change bad habits from more than 30 years ago (speaking of traditional/maximalist shoes)… avoid extremes… I prefer the “in-between” approach.
  • Boris (MD): Either way, get a coach to help you with stress quantification… Minimalism for beginners does make sense.

 

  • Question from the audience: I think this debate will be irrelevant a few years down the road… everybody agrees that children must wear minimalist shoes… When should they be told to switch to maximalist shoes?
  • Eric (ASICS): Everybody agrees. Children should run with shoes that are as minimalist as possible.
  • Blaise: Then, big bulky shoes for children should be removed from the market. ASICS is a company that promotes maximalist running shoes for children… and which only sells these types of shoes!!!
  • Question from the audience: Parents who don’t know what’s best for their children should be better informed.
  • Eric (ASICS): Blah blah blah (unfounded marketing concepts thrown in the mix to confuse the audience and make them forget the question).
  • Blaise: Education is key. Grégoire and Davide, scientists, nobody listens to them; Boris and Blaise, clinical practitioners, only see a few cases per year; Eric from ASICS, he is biased… THE most important person in the education of runners and parents is Laurent, the retailer!

 

  • Davide (PhD): Minimalism reduces the period of contact with the ground and heel striking… and is allegedly more economical… On the other hand, we know that the longer the contact with the ground, the more economical we are… Even by controlling cadence.
  • Blaise: … at a loss for words…
  • Grégoire (PhD): A recent study has shown that heel strikers were 5 percent to 6 percent more economic than forefoot strikers.

 

My opinion (in hindsight)

I am disappointed with how panel members tried to stall the conversation with unclear answers when asked: “Which type of shoe would you recommend for beginners?”

The incoherence of ASICS’ practices (only sells maximalist shoes to children, but alleges that minimalism should be the way to go) comes as no surprise to me… I am more concerned though about the fact that retailers sell these types of shoes… which is yet another example of biased marketing.

I repeat: THE most important person in the education of runners is Laurent, the retailer. What is the basis for Laurent’s recommendations? Will he be part of our list of specialized shoe stores with an evidence-based practice?

With respect to the contact time with the ground and economy (Davide Malatesta), study results seem to go both ways (with a tendency to show that shorter contact is more economical: 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, only to name a few)… the debate is still on! Would the correct answer be as follows: a shorter time of contact with the ground, but with a higher contact time/flight time ratio… up to a cadence of 190?

Next week, the conclusions reached by our panel members, their final recommendations, and our trick questions to each of them.

 

 

Español

Seguimos con la 5ª publicación, de la serie de 6, del debate sobre el calzado de carrera que tuvo lugar en la Universidad de Lausana, Suiza. Para conocer las reglas del juego mirar la 1ª publicación. Panelistas que contra argumentan : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Pregunta 4 de 6: Biomecánica de carrera: ¿Cuáles son las bases de nuestras recomendaciones?

Posición de LCDC:

Nosotros no creemos demasiado en las enseñanzas complejas y demasiado detalladas. Las intervenciones deberían ser inconscientes (mecanismo reflejo voluntario).

Se pueden enseñar algunas correcciones, según la respuesta de cada uno, para aumentar los comportamientos de moderación de impacto y la eficacia de la carrera. Las intervenciones que se utilizan más a menudo en nuestra práctica son : integración de un calzado más minimalista,  cadencia entre 170 y 190, correr haciendo menos ruido, … y solamente según las necesidades, ciertas intervenciones específicas como enseñar una puesta del pie al suelo « midfoot », una postura más recta, etc.

 

Los momentos más destacados

  • Grégoire (PhD): Todavía no he sido convencido por el minimalismo (exceptuando el peso y el rendimiento)… resumiendo podríamos decir que « si os pasáis al minimalismo deberíais aceptar toda una serie de riesgos, como el riesgo de lesionarse »…
  • Blaise :   ¿entonces hay que procurarse un calzado maximalista ?… Porque a mi tampoco se me ha convencido de cambiar mis minimalistas por unas maximalistas.
  • Grégoire : La realidad es que la mayoría de los corredores corren con maximalistas (a excepción de los niños dónde yo estoy de acuerdo en comenzar con minimalistas). ¿Esta transición merece la pena… si tenemos en cuenta que los riesgos de esta transición pueden ser más grandes que los beneficios ?
  • Blaise : No cambiéis vuestras costumbres si estáis habituados, no estáis lesionados y estáis satisfechos con vuestro rendimiento… PERO la persona que empieza un programa de carrera : ¿no es esa que dejamos en manos de los vendedores y de las compañías que tergiversan para recomendar un calzado ? (basándose en sus recomendaciones, el 95% del mercado en Europa es maximalista)
  • Blaise : repito «¿qué tipo de calzado vais a recomendar para el debutante? »
  • (Ninguna respuesta clara de los 5 panelistas J)
  • Laurent (vendedor) : Yo estoy más bien a favor… pero es difícil cambiar las malas costumbres instaladas desde hace más de 30 años (hablando de calzado tradicional)…evitar los extremos… yo recomiendo la vía del medio.
  • Boris (MD): poco importa, dejaros guiar por un especialista y cuantificar vuestro estrés… El minimalismo para el debutante tiene sentido.

 

  • Pregunta de la audiencia : Pienso que este debate ya no existirá de aquí a unos cuantos años… todo el mundo está de acuerdo en que los niños deben calzarse con un calzado minimalista… ¿En qué momento debemos decirles de empezar a utilizar un calzado maximalista ?
  • Eric (ASICS) : todo el mundo está de acuerdo. Hay que hacer correr a los niños lo más minimalista posible.
  • Blaise : entonces habrá que retirar el « gran » calzado (maximalista) para niños que hay en el mercado. ASICS es una compañía que realiza la promoción de calzado maximalista para niños… ¡¡¡y que únicamente vende esto!!!
  • Pregunta de la audiencia: entonces tendremos que educar a los padres, que no saben aquello que es bueno para sus niños.
  • Eric (ASICS) : bla…bla… bla (charlatanería de concepto marketing sin fundamento para marear la perdiz y hacer olvidar la pregunta)
  • Blaise : la educación es la clave del cambio. Grégoire y Davide son los científicos, nadie  les escucha ; Boris y Blaise, los clínicos, ven algunos casos al año únicamente ; Eric de ASICS, él está condicionado y tergiversa la información … La persona más importante para educar a los corredores y a los padres es Laurent, ¡el vendedor!

 

  • Davide (PhD) : el minimalismo reduce el tiempo de contacto con el suelo y los ataques de talón… y supuestamente es más económico… pero sabemos que cuanto más largo es el tiempo de contacto con el suelo, más económicos somos…
  • Blaise : ¿ la cadencia de paso en la carrera podría ser un valor confuso que explicaría esta paradoja (cadencia un poco más elevada a menudo más económica) ?
  • Davide : incluso controlando las cadencias el estudio de Kram muestra eso
  • Blaise : … sin palabras…
  • Grégoire (PhD) : Un estudio reciente muestra que los que atacan de talón son de 5 a 6% más económicos que los que atacan de antepie.

 

Mi opinión (retrospectivamente)

Estoy decepcionado de las respuestas evasivas de los panelistas sobre la pregunta «¿qué tipo de calzado vais a recomendar al debutante ? »

No estoy muy sorprendido de la incoherencia del discurso de la compañía de ASICS (sólo vende calzado maximalista para los niños pero dice que para ellos debería ser minimalista)… Por el contrario, me preocupa que los vendedores vendan este tipo de calzado… cosa que sigue siendo un ejemplo de manipulación marketing sin reflexión.

Me repito : LA persona más importante para educar a los corredores es Laurent el vendedor. ¿Sobre qué principios se basan las recomendaciones de Laurent? ¿Le harán formar parte de nuestro registro de vendedores que se basan en los conocimientos científicos ?

Sobre el tiempo de contacto con el suelo y la economía (Davide Malatesta), los estudios parecen divididos (con tendencia a que un tiempo de contacto más corto es más económico : 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, por nombrar sólo unos pocos) … tema abierto para la discusión! ¿La respuesta correcta sería : tiempo de contacto con el suelo más corto pero con un ratio tiempo de contacto/tiempo de vuelo más grande… y esto hasta una cadencia de 190 ?

 

La semana que viene la pregunta 6 de 6 y la conclusión : ¿El futuro del calzado de carrera ?

5
jan

#4 Débat : Quelle chaussure pour un marathon? / #4 Debate: Type of running shoes for a marathon / #4 Debate: ¿Qué calzado llevar para una maratón?

English follows

Sigue en español

Suite 4/6, débat sur la chaussure de course, Université de Lausanne en Suisse. Pour les règles du jeu : voir le billet 1/6. Panélistes contradicteurs : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 4 de 6 : Chaussure de course à pied et performance : Quelles sont les bases de nos recommandations?

Position de LCDC :

La chaussure la plus performante est celle

  1. qui est la plus légère ET
  2. qui protège minimalement le pied de l’environnement duquel il n’est pas adapté  ET
  3. qui n’altère pas trop la biomécanique naturelle.

S’entrainer pied nu (ou plus minimaliste) augmente l’économie de course sur du long terme

 

Les moments chauds

  • Blaise : Si on prend le marathonien moyen (4h20), courir avec une chaussure de 120g (minimaliste de compétition), plutôt que celle utilisé par plus de 90% des coureurs (traditionnelle de 350g), lui ferait économiser jusqu’à 15 à 20 minute sur son marathon
  • Grégoire Millet : faudrait discuter de tes 15-20 minutes… je sais pas où tu es allé les chercher (dit-il sourire en coin)… le coût énergétique réel du minimalisme vs du maximaliste (selon une étude publiée cet été) était de l’ordre de 1 à 1,5%…
  • Blaise : Je veux connaître cet article… qu’il faut mettre en confrontation avec les 14 autres qui mentionnent des différences allant jusqu’à 5,4%! Même un athlète de haut niveau pourrait gagner de 1 à 2 minutes en courant avec plus léger.

 

  • Grégoire Millet : Je n’ai pas encore entendu un seul élément qui m’inciterait à titre personnel à courir en minimaliste.
  • Blaise : Tu cours des ultra-trails… serait-ce la même chose si tu courrais des 10km ? Ne serais-tu pas intéressé à porter des chaussures plus minces et plus légères ?
  • Grégoire Millet : Si, pour le poids de la chaussure on est tous d’accord.
  • Laurent Paonessa (détaillant): … à la boutique on a une petite balance (pour peser les chaussures) qu’on utilise de plus en plus… pour ceux qui recherchent la performance.

 

  • Jacques Wullschleger (Modérateur): quelle type de chaussure recommandez-vous si vous avez un surpoids et que vous prenez de l’âge ?
  • Boris Gojanovic : faites du vélo… car la course à pied blesse !
  • Blaise : on ne sait pas actuellement si les personnes plus « lourdes » se blessent plus. Ce qu’on sait, c’est que les personnes obèses ont plus d’arthrose aux genoux. Le meilleur conseil que je peux donner à une personne obèse qui court ou veut courir est de le faire avec une biomécanique qui minimise le stress sur les genoux. La meilleure manière d’acquérir ces techniques protectrices est de courir pieds nus… sur des petits cailloux (image de style pour réitérer l’importance du minimalisme pour cette population… il faut savoir que les chaussures traditionnelles n’ont aucun rôle protecteur pour les genoux)
  • Davide Malatesta : faire du vélo c’est peut-être mieux…

 

Mon opinion (avec du recul)

L’article cité par Grégoire Millet était finalement sur la diapositive présentée. Cette étude de Lussiana et al. n’a rien d’exceptionnel et doit être mise en confrontation avec toutes les autres (2013-Sobhani, 2012-Perl, 2012-Kram(L), 2012-Handson(L), 2012-Franz, 2011-Hanson, 2011-Jenkins(R), 2008-Divert, 2009-Bonacci, 1985-Burkett, 2009-Squadrone, 1994-Flaherty, 1986-Jones, 1985-Martin, 1984-Frederick, 1981-Rlston, 1979-Catlin, 1969-Soule) qui ont étudié cette question, et qui sont arrivées à des résultats presque toujours similaires : chaque 100g dans les pieds augmente votre consommation d’O2 de 0.7 à 1%.

Brève critique de l’étude de Lussiana et al.:

Étude publié dans le Scandinavia journal of medicine and science in sport (Impact Factor: 3.214) ; 14 sujets évalués ; à très basse vitesse (10km/h) ; les sujets n’avaient pas d’expérience avec les chaussures minimalistes ; les chaussures minimalistes étaient peu absorbantes et relativement lourdes (188g) ; la différence avec leur chaussures traditionnelles était de moins de 150g (300 pour les 2 souliers); … Conclusion : les résultats de cette étude spécifiquement étaient un peu en dessous de ce qui était espéré en considérant la règle du 0.7 à 1% par 100g.

Explication du 15-20 minutes :

Chaque 100 grammes dans les pieds augmente de 1% la consommation d’O2 qui se traduit par une réduction de vitesse de 3m/min approximativement. Si on calcule la résultante sur le temps réel du marathon (notre cas de 4h20), en courant le marathon avec des maximalistes de 350g ou des minimalistes de 120g, nous arrivons à : 230g de différence x 2 jambes = 460g = 4.6% de O2 = 13.9m/min = 3614m/4h20 (à 6’09’’/km) = plus de 20minutes… Humm réfléchissez-y bien :)

Ceci étant dit, même si la consommation d’O2 est le principal facteur relatif à la performance, plusieurs autres paramètres vont influencer votre chrono, dont la fatigue musculaire amener par une chaussure à laquelle vous n’est pas habitué!

La semaine prochaine la question 5 de 6 : Biomécanique de course : Quelles sont les bases de nos recommandations?

 

 

English

Here is our fourth publication of a series of six on a debate on running shoes held at Université de Lausanne in Switzerland. See our first publication of this series for the rules of the debate. Panel members (counterarguments): Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 4 of 6: Running shoes and performance: What is the basis for our recommendations?

TRC Position:

When considering performance, the most efficient running shoe:

  1. is the lightest AND
  2. is the one providing adequate yet minimal protection from an environment to which the foot is not adapted AND
  3. is the one that minimally alters natural biomechanics.

Barefoot training (or with more minimalist shoes) increases running economy in the long term.

 

Highlights

  • Blaise: The average marathon runner (4:20:00), who runs with a 120 g shoe (minimalist competition shoe), rather than what over 90% of runners wear (traditional 350 g) would shave up to 15-20 minutes off his official time.
  • Grégoire Millet: We really need to look into this 15/20-minute argument… I don’t know where you got that from (he says with a grin)… the actual energy cost related to minimalism vs. maximalism (according to a study published last summer) was more in the vicinity of 1% to 1.5%…
  • Blaise: I want to read that article… we need to compare it to the other 14 articles that refer to differences that go as high as 5.4%! Even high-level athletes could shave 1 to 2 minutes off by running lighter.

 

  • Grégoire Millet: I still haven’t heard one single argument that would push me to run with minimalist shoes.
  • Blaise: That’s because you only run ultra-trails… you might think otherwise if you ran 10 km events. Wouldn’t you like to wear thinner and lighter shoes?
  • Grégoire Millet: Of course, as far as the weight of the shoes is concerned, we’re all on the same page.
  • Laurent Paonessa (retailer):… we have a small scale (to weigh shoes) at the store that we use more and more… for people looking for more performance.

 

  • Jacques Wullschleger (Moderator): which type of shoes would you recommend for overweight or older runners?
  • Boris Gojanovic: I’d go biking instead… you get injured running!
  • Blaise: We currently don’t know whether “heavier” people get injured more. What we do know is that overweight people suffer more from arthrosis of the knee. The best piece of advice I could give to overweight people who run or who wish to run would be to run with biomechanics that minimize stress on the knees. The best way to develop these protective techniques is to run barefoot… on small rocks (figure of speech to stress the importance of minimalism for these people; traditional running shoes offer no protection for the knees).
  • Davide Malatesta: maybe biking would be better…

 

My opinion (in hindsight)

It turns out that the article which Grégoire Millet referred to was on the slide showed. This Lussiana et al. study is far from outstanding and should be compared to all those other articles (2013-Sobhani, 2012-Perl, 2012-Kram(L), 2012-Handson(L), 2012-Franz, 2011-Hanson, 2011-Jenkins(R), 2008-Divert, 2009-Bonacci, 1985-Burkett, 2009-Squadrone, 1994-Flaherty, 1986-Jones, 1985-Martin, 1984-Frederick, 1981-Rlston, 1979-Catlin, 1969-Soule) which have already addressed the issue. They all came to almost similar results: each 100 g at foot level increases your O2 consumption by 0.7%-1%.

Brief review of the Lussiana et al. study:

Published in the Scandinavian Journal of Medicine and Science in Sports (Impact Factor: 3.214); 14 participants assessed; at very low speeds (10 km/h); participants had no prior experience with minimalist shoes; the minimalist shoes used had low absorption and were relatively heavy (188 g); the difference with their traditional running shoes was less than 150 g (300 g for both shoes); … Conclusion: results from this specific study were a little under what could be expected considering the 0.7% to 1% per 100 g rule.

Explanation for the 15/20-minute argument:

Each 100 g on your feet increases O2 consumption by 1%, which translates into a speed reduction of 3 m/min approximately. In real time, during a marathon (in our case of 4:20:00), running with maximalist shoes weighing 350 g or minimalist shoes weighing 120 g, this amounts to the following: 230 g difference x 2 legs = 460 g = 4.6% of O2 = 13.9 m/min = 3,614 m/4:20:00 (at 6’09’’/km) = over 20 minutes… Hmm think about it :)

That being said, even though O2 consumption is the main factor in performance, several other parameters will impact your time, such as muscle fatigue caused by shoes to which you are not used to!

Next week, question 5 of 6: Running biomechanics: What is the basis for our recommendations?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Español

Seguimos con la 4ª publicación, de la serie de 6, del debate sobre el calzado de carrera que tuvo lugar en la Universidad de Lausana, Suiza. Para conocer las reglas del juego mirar la 1ª publicación. Panelistas que contra argumentan : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Pregunta 4 de 6: Calzado de carrera a pie y rendimiento: ¿Cuáles son las bases de nuestras recomendaciones?

Posición de LCDC:

El calzado que proporciona un mejor rendimiento es aquel

  1. que es el más ligero
  2. que protege mínimamente el pie del entorno al que no está adaptado
  3. que no altera demasiado la biomecánica natural.

Entrenarse descalzo (o más minimalista) aumenta la economía de carrera a largo plazo

 

Los momentos más destacados

  • Blaise : Si tomamos como ejemplo a un maratoniano medio (4h20’), correr con un calzado de 120g (minimalista, de competición) en lugar de correr con el que utilizan más del 90% de los corredores (tradicional de 350g), le haría economizar hasta 15-20 minutos en el tiempo de su maratón.
  • Grégoire Millet: tendríamos que discutir tus 15-20 minutos… no sé dónde has ido a buscar estas cifras (dice sonriente)…el coste energético real del minimalismo vs el del maximalismo (según un estudio publicado este verano) era del orden de 1 a 1,5%…
  • Blaise: Me gustaría conocer este artículo… ¡que tendríamos que confrontar con los otros 14 que mencionan diferencias que van hasta el 5,4%! Incluso un atleta de alto nivel podría ganar de 1 a 2 minutos corriendo con algo más ligero.

 

  • Grégoire Millet : Todavía no he oído ni un solo elemento que me pueda incitar a título personal a correr en minimalismo.
  • Blaise : Tu corres ultra-trails… ¿sería lo mismo si corrieras 10km? ¿No estarías interesado en llevar un calzado menos grueso y más ligero?
  • Grégoire Millet : Sí, en cuanto al peso del calzado estamos todos de acuerdo.
  • Laurent Paonessa (vendedor): … en la tienda tenemos una pequeña balanza (para pesar el calzado) que utilizamos cada vez más…para aquellos que buscan rendimiento.

 

  • Jacques Wullschleger (Moderador): ¿qué tipo de calzado recomendaríais a alguien con sobrepeso y que ya tiene una edad?
  • Boris Gojanovic: haz bicicleta… ¡porque la carrera a pie causa lesiones!
  • Blaise: actualmente no sabemos si las personas más “pesadas” se lesionan más. Lo que sabemos es que las personas con sobrepeso padecen más artrosis de rodilla. El mejor consejo que yo le puedo dar a una persona con sobrepeso que corre o que quiere correr es el de hacerlo con una biomecánica que minimice el estrés en las rodillas. La mejor manera de integrar estas técnicas protectoras es la de correr descalzo…sobre pequeñas piedras (imagen de estilo para reiterar la importancia del minimalismo en esta población…hay que saber que el calzado tradicional no tiene ningún rol protector para las rodillas).
  • Davide Malatesta : hacer bicicleta tal vez sea mejor…

 

Mi opinión (retrospectivamente)

El artículo citado por Grégoire Millet finalmente estaba sobre la diapositiva presentada. Este estudio de Lussiana et al. no tiene nada de excepcional y debe ser puesto en confrontación con todos los otros (2013-Sobhani, 2012-Perl, 2012-Kram(L), 2012-Handson(L), 2012-Franz, 2011-Hanson, 2011-Jenkins(R), 2008-Divert, 2009-Bonacci, 1985-Burkett, 2009-Squadrone, 1994-Flaherty, 1986-Jones, 1985-Martin, 1984-Frederick, 1981-Rlston, 1979-Catlin, 1969-Soule) que han estudiado esta cuestión, y que han llegado a resultados casi siempre similares: cada 100g de peso en los pies aumenta vuestro consumen de O2 de 0.7 a 1%.

Breve crítica del estudio de Lussiana et al.:

Estudio publicado en el Scandinavia journal of medicine and science in sport (Impact Factor: 3.214); 14 sujetos evaluados; a una velocidad muy baja (10km/h); los sujetos no tenían experiencia con el calzado minimalista; el calzado minimalista era algo amortiguado y relativamente pesado (188g); la diferencia con el calzado tradicional era de menos de 150g (300 para el par de zapatillas);…Conclusión: los resultados de este estudio específico estaban un poco por debajo de lo que se esperaba considerando la regla del 0.7 al 1% por cada 100g.

Explicación de los 15-20 minutos :

Cada 100 gramos de peso en los pies el consumo de O2 aumenta en un 1%, lo que es equivalente a una reducción de la velocidad de 3m/min aproximadamente. Si calculamos la resultante sobre el tiempo real de la maratón (nuestro caso de 4h20’), corriendo la maratón con un calzado maximalista de 350g o con calzado minimalista de 120g, llegamos a: 230g de diferencia x 2 piernas = 460g = 4.6% de O2 = 13.9m/min = 3614m/4h20 (a 6’09’’/km) = más de 20minutos… Mmmm, pensarlo bien :)

Dicho esto, incluso si el consumo de O2 es el principal factor que relacionamos con el rendimiento, muchos otros parámetros van a influenciar vuestro crono, ¡como la fatiga muscular que conlleva el utilizar un calzado al que no estáis acostumbrados!

La semana que viene la pregunta 5 de 6 : Biomecánica de carrera: ¿Cuáles son las bases de nuestras recomendaciones?

27
déc

#3 Débat : La chaussure de course prévient-elle les blessures? / #3 Debate: Can running shoes prevent injury? / #3 Debate : ¿El calzado de carrera previene las lesiones?

English follows

Sigue en español

Suite 3/6, débat sur la chaussure de course, Université de Lausanne en Suisse. Pour les règles du jeu : voir le billet 1/6. Panélistes contradicteurs : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 3 de 6 : Chaussure de course à pied et prévention des blessures : Quelles sont les bases de nos recommandations?

Position de LCDC :
Nos recommandations sont les suivantes (version simplifiée, version complexe)… en gros du minimalisme pour les débutants et les enfantspas de changement d’habitude si tu es adapté à une chaussure, tu n’es pas blessé et tu ne désires pas améliorer tes performances.

Nos recommandations sont construites à partir:

  1. des évidences scientifiques actuellement disponibles
  2. d’une cohérence théorique quant aux effets cinétiques et cinématiques qu’ont différents types de chaussures, à la plausibilité biologique (adaptation tissulaire) et aux données probantes indirectes telles les publications sur les effets thérapeutiques de l’orthèse plantaire.
  3. d’informations exemptes de biais commerciaux

Les moments chauds

  • Laurent Paonessa (détaillant) relance un auditeur (Philippe) sur son expérience (transfert vers le minimalisme) en tant qu’athlète de haut niveau.
  • Philippe de l’audience répond : ça m’a pris 3-4 ans pour transférer au minimalisme.
  • Blaise plus tard ajoute : plus on a du volume en arrière de la cravate, plus c’est long. Les coureurs récréatifs ont beaucoup plus de facilité à transférer au minimalisme. Ça dépend aussi de la cote TRC (combien minimalistes sont les chaussures).

 

  • Eric Haefelin (représentant ASICS): La chaussure minimaliste ne représente que 4% de nos ventes… parce que le consommateur ne les achète pas
  • Blaise répond : le marketing guide ce que le consommateur veut, le détaillant est le principale conseiller. Plusieurs basent leurs recommandations sur des concepts erronés et sans fondements construits par les compagnies… Au final, c’est eux qui vendent la chaussure et qui vont vraiment changer les pratiques.

 

  • Laurent Paonessa : En Amérique, les cabinets de physio sont remplis de blessures depuis la mode du minimalisme (Citant le contenu d’un film à venir de son collègue cinéaste-réalisateur ET propriétaire de magasin de chaussure, Pierre Morath)
  • Blaise répond : J’ai hâte de voir le film et qui ils ont interrogé ( :) ça sent le biais par contre). Mais si tel est le cas : est-ce la faute du minimalisme ?… ou plutôt du maximalisme qui a fragilisé nos pieds durant tant d’années et qui nous rend maintenant moins tolérant à « moins » de chaussures.

 

  • Boris Gojanovic : … fais attention de nous exposer tes convictions comme des données probantes… on ne sait pas actuellement si le minimalisme est préférable ou non dans la prévention des blessures… il faut faire des hypothèses et laisser ses convictions de côté.
  • Réponse de Blaise : Y a t-il des données qui contredisent ce que j’ai exposé (comme hypothèses/croyances sur les recommandations) … qui sont tout de même basées sur les données probantes actuellement connues, directes ou indirectes…
  • Blaise relance Boris Gojanovic: tu es un clinicien, et quotidiennement tu as à répondre à des questions de tes patients du type « quelles chaussures dois-je me procurer » ? Quelles sont donc tes hypothèses sur lesquelles tu fais tes recommandations?
  • Boris Gojanovic : dans la pratique, je suis assez d’accord avec ce que tu recommandes…

 

Mon opinion (avec du recul)

Cette section du débat est ma partie préférée (malheureusement trop courte pour vraiment débattre des questions de fond). Plusieurs clichés classiques autour du risque associé au minimalisme sont exposés. Aussi, personne ne se mouille sur les recommandations qu’ils font (à leur clients, patients ou étudiants) sous l’excuse du manque d’évidence. Ma question : devrait-on laisser les compagnies et les détaillants construire les recommandations faites à la population (pratique actuelle qui fait qu’en Europe, 95% du marché est maximaliste – 85% en Amérique du Nord).

La semaine prochaine la question 4 de 6 : Chaussure de course à pied et performance : Quelles sont les bases de nos recommandations?

 

 

English

Here is our third publication of a series of six on a debate on running shoes held at Université de Lausanne in Switzerland. See our first publication of this series for the rules of the debate. Panel members (counterarguments): Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 3 of 6: Running shoes and injury prevention: What is the basis for our recommendations?

TRC Position:

Our recommendations are as follows (simplified version, complex version)… minimalism for beginners and for childrenno upcoming changes in running habits if you are used to a specific type of running shoes, if you are not injured, and if you are not looking to improve performance.

Our recommendations are based on the following:

  1. currently available scientific evidence
  2. theoretical coherence relative to the kinetic and kinematic effects of shoes, biological plausibility (tissue adaptation), and indirect evidence such as publications on the therapeutic effects of orthoses.
  3. commercially unbiased information.

 

Highlights

  • Laurent Paonessa (retailer) calls upon a member of the audience (Philippe) with respect to his experience (switched to minimalism) as a high-level athlete.
  • Philippe from the audience replies: It took me about 3-4 years to switch to minimalism.
  • Blaise later adds: The more kilometers you have under your belt, the longer it takes. It is a lot easier for recreational runners to switch to minimalism. It also depends on the TRC rating of the shoes (how minimalist a pair of shoes is).

 

 

  • Laurent Paonessa: In North America, physiotherapy clinics are filled with people who got injured with the advent of minimalism (taken from an upcoming movie by his colleague, film maker, AND running shoe store owner, Pierre Morath).
  • Blaise replies: I can’t wait to watch that movie and see who they interviewed (J this reeks of commercial bias though). Be that as it may, if such is the case: Is minimalism to blame, really? Or is it rather maximalism that has weakened our feet during all these years and lowered our tolerance level when it comes to wearing the “least” amount of shoes.

 

  • Boris Gojanovic: … be careful not to present personal convictions as evidence-based facts… we do not currently know whether minimalism is preferable or not for injury prevention… you must formulate hypotheses first and leave personal convictions aside.
  • Blaise replies: Are there any data that contradict what I’m saying (such as hypotheses/beliefs relative to these recommendations)… and which are actually based on direct or indirect evidence that is conclusive and which has been published…
  • Blaise calls upon Boris Gojanovic: You’re a clinical practitioner, and you have to answer questions from your patients on a daily basis. Questions such as: “Which shoes should I buy?” What is the basis for your recommendations?
  • Boris Gojanovic: In my practice, overall, I tend to agree with your recommendations…

 

My Opinion (in hindsight)

This part of the debate is my favorite (although it is too short to be able to discuss substantive issues). Several classic “clichés” about the risks associated with minimalism were mentioned. Furthermore, no one was able to commit as to the recommendations made (to clients, patients or students), under the pretense of lack of evidence. My question is as follows: Should we let companies and retailers fabricate recommendations for the general public (a current practice in Europe and North America which has led maximalism to dominate with 95% and 85% of market shares, respectively)?

Next week, question 4 of 6: Running shoes and performance: What is the basis for our recommendations?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Español

Seguimos con la 3ª publicación, de la serie de 6, del debate sobre el calzado de carrera que tuvo lugar en la Universidad de Lausana, Suiza. Para conocer las reglas del juego mirar la 1ª publicación. Panelistas que contra argumentan : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Pregunta 3 de 6 : Calzado de carrera a pie y prevención de lesiones : ¿Cuáles son las bases de nuestras recomendaciones?

Posición de LCDC :

Nuestras recomendaciones son las siguientes : (versión simplificada, versión compleja) …en resumen, minimalismo para los debutantes y para los niñossin cambios para alguien que está adaptado a un calzado, que no está lesionado y que no desea mejorar su rendimiento.

Nuestras recomendaciones se construyen a partir:

  1. de evidencias científicas actualmente disponibles
  2. de una coherencia teórica en relación a los efectos cinéticos y cinemáticos que tienen los diferentes tipos de calzado, a la plausibilidad biológica (adaptación tisular) y a los datos concluyentes indirectos como las publicaciones sobre los efectos terapéuticos de las plantillas.
  3. de informaciones exentas de tergiversaciones comerciales.

 

Momentos más destacados del debate :

  • Laurent Paonessa (minorista) introduce en el debate a un asistente (Philippe) para explicar su experiencia (transfer hacia el minimalismo) en tanto que atleta de élite.
  • Philippe de la audiencia responde : me ha llevado 3-4 años realizar la transición hacia el minimalismo.
  • Blaise, más tarde añade : cuanto más volumen llevamos en nuestras piernas, más se tarda. Los corredores populares tienen mucha más facilidad en realizar una transición hacia el minimalismo. Esto también depende del índice TRC (cuan minimalista es el calzado).

 

  • Eric Haefelin (representante de ASICS): El calzado minimalista sólo representa el 4% de nuestras ventas… porque el consumidor no las compra
  • Blaise responde : el marketing guía lo que el consumidor va a querer comprar, el vendedor es el principal consejero. Algunos basan sus recomendaciones sobre conceptos erróneos y sin fundamento construidos por las compañías… Al final, son ellos quienes venden el calzado y quienes van verdaderamente a cambiar las prácticas.

 

  • Laurent Paonessa : En América,  los centros de fisioterapia están llenos de gente lesionada desde la moda del minimalismo (Citando el contenido de una película que pronto se estrenará de su colega cineasta-realizador Y propietario de una tienda especializada de calzado, Pierre Morath)
  • Blaise responde : Estoy deseando ver la película y a quién han interrogado (J se presiente la tergiversación). Pero, si este es el caso : ¿es culpa del minimalismo?… o más bien del maximalismo que ha fragilizado nuestros pies durante tantos años y que nos hace ahora menos tolerantes a « menos » calzado.

 

  • Boris Gojanovic : … ten cuidado con exponernos tus convicciones como datos concluyentes… actualmente no sabemos si el minimalismo es preferible o no en la prevención de lesiones… hay que hacer hipótesis y dejar las convicciones de lado.
  • Respuesta de Blaise : hay datos que contradicen lo que yo he expuesto (como hipótesis/creencias sobre las recomendaciones)… que están igualmente basados en los datos concluyentes actualmente conocidos, directos o indirectos…
  • Blaise relanza el debate con Boris Gojanovic: tu eres un clínico, y cuotidianamente has de responder a preguntas de tus pacientes del tipo ¿« qué calzado debo comprarme »? ¿Cuáles son entonces las hipótesis sobre las que haces tus recomendaciones?
  • Boris Gojanovic : en la práctica, estoy bastante de acuerdo con lo que tu recomiendas…

 

Mi opinión (retrospectivamente)

Esta sección del debate es mi preferida (desgraciadamente demasiado corta para debatir verdaderamente las cuestiones importantes). Se exponen algunos tópicos clásicos sobre el riesgo asociado al minimalismo. Además, nadie se moja sobre las recomendaciones que ellos hacen (a sus clientes, pacientes o estudiantes) bajo la excusa de la falta de evidencia. Mi pregunta : ¿deberíamos dejar a las compañías y a los vendedores construir las recomendaciones que se exponen a la población (práctica actual que hace que en Europa el 95% del mercado sea maximalista, y un 85% lo sea en América del Norte)?

La semana que viene la pregunta 4 de 6 : Calzado de carrera a pie y rendimiento : ¿Cuáles son las bases de nuestras recomendaciones?

23
déc

Première étude randomisée contrôlée : minimalistes vs maximalistes / First published randomized controlled trial: minimalist vs maximalist running shoes

English follows
La première étude contrôlée randomisée prospective sur le risque de blessures et le type de chaussage (minimaliste vs traditionnel/maximaliste) vient juste d’être publiée. ENFIN une étude de ce type!
 
En résumé 

103 coureurs habitués aux chaussures traditionnelles ont été randomisés en trois groupes : chaussures neutres traditionnelles/maximalistes (Nike Pegasus 28), semi-minimalistes (Nike Free 3.0 V2) et ultra-minimalistes (Vibram 5-Finger Bikila). Les coureurs intégraient relativement progressivement  les nouvelles chaussures (10 minutes de plus par semaine) durant un programme de 12 semaines (préparation à une compétition de 10km). Les résultats mesurés étaient le nombre de blessures (23 au total) et les douleurs reliées à la course. La proportion de coureurs blessés était significativement plus importante pour le groupe ‘Nike Free’ que pour les 2 autres conditions (Pegasus et 5-Fingers).

La conclusion des auteurs

Cette étude a d’abord pris la forme d’un ‘short paper’ intitulé « Examining the potential role of minimalist footwear for the prevention of proximal lower-extremity injuries » et publiée dans Footwear Science.

Leurs conclusions étaient formulées ainsi : « courir en chaussures minimalistes semble augmenter la probabilité chez le coureur qui porte nouvellement ce type de chaussure d’avoir une blessure ou une douleur reliée à la course lorsque s’entrainant (12 sem) pour une compétition de 10k. L’utilisation de chaussures ultra- minimalistes, par contre, peut réduire les douleurs aux genoux, à la hanche, au bassin et au bas du dos… suggérant que leur utilisation serait bonne pour prévenir ces blessures si un pré-conditionnement approprié des périostes tibiaux et des mollets est pratiqué » (Puisque les douleurs à ces endroits étaient significativement plus importantes pour le groupe ultra-minimaliste)

Cette étude a ensuite été republiée dans un format complet, avec un nouveau titre (Examining injury risk and pain perception in runners using minimalist footwear) et dans un journal de renom, le British Journal of Sport Medicine. Cette fois-ci, les conclusions se résumaient ainsi :

- Les deux groupes chaussés de minimalismes ont eu un risque accru de blessure par rapport au groupe de la chaussure neutre.

- Les chaussures modérément minimalistes ont entrainé une proportion de blessures plus importante.

- Les coureurs en chaussures très minimalistes ont signalé plus de douleur tibiale ou du mollet que les coureurs dans les deux autres groupes.

- Il est recommandé que les cliniciens usent de précaution lorsqu’ils prescrivent l’utilisation de modèles de chaussures minimalistes vu le risque de blessures et de douleurs reliées à leur utilisation.

Cette étude est la meilleure actuellement publiée sur le sujet. Le devis expérimental n’est pas parfait, mais tout de même très bien fait. Ce qui me chatouille, par contre, c’est le manque de clarté dans leurs recommandations pratiques (encadré mis en évidence – ce que la majorité des cliniciens retiennent).

Après lecture détaillée de l’étude qui a formé 2 articles, je reformulerais leur conclusion (pour plus de justesse) de la sorte :

Les coureurs récréatifs habitués aux chaussures traditionnelles qui ont intégré une nouvelle chaussure semi-minimaliste (Nike Free 3.0, 10 minutes de plus par semaine durant 12 semaines) ont augmenté significativement le risque d’avoir une blessure (plus précisément des douleurs aux mollets et aux périostes tibiaux) … ET

Les coureurs récréatifs habitués aux chaussures traditionnelles, qui ont intégré une nouvelle chaussure ultra-minimaliste (5-Fingers, 10 minutes de plus par semaine durant 12 semaines) n’ont PAS augmenté significativement le risque d’avoir une blessure, mais ont augmenté leur probabilité d’avoir des douleurs aux mollets et aux périostes tibiaux.

Quelques points critiques

Pour les passionnés :

- Les coureurs déjà minimalistes avant l’étude ou ayant moins de 5 ans d’expérience étaient exclus. Cette publication étudie donc le risque de changement de chaussure, de coureurs habitués aux chaussures traditionnelles/maximalistes vers 2 types de chaussures minimalistes, bien avant le risque de blessures relatif au minimalisme lui-même.

- Les données statistiques de ces études ne nous permettent pas actuellement de dire (comme leur premier article faisait mention) que les Free ou 5F réduisent vraiment les douleurs de genou, de hanche et du lombaire. (Même si c’est une hypothèse à laquelle je crois)

- Il est clair par contre que lors d’une transition de ce type (10min de plus par semaine), plus la chaussure est minimaliste plus les douleurs au périostes tibiaux et aux mollets sont probables. (Est-ce que cette transition est encore trop rapide?)

- Nous sommes surpris que les 5F n’aient pas montré plus de blessures.

- Le suivi était très court (12 sem)… le plus intéressant aurait été la suite… la consolidation dans l’une ou l’autre de ces chaussures, une fois le coureurs bien adapté, a-t-elle un rôle protecteur ou délétère sur l’incidence des blessures?

 Pour les scientifiques :

- Les groupes étaient plutôt petits pour en tirer des conclusions solides.

- Les valeurs confondantes identifiées au préalable pour s’assurer de l’homogénéité des groupes, ne devraient pas inclure les mesures antropométriques inutiles (angle Q et index de la posture du pied) mais plutôt certains paramètres cinétiques et cinématiques (loading rate, cadence, foot strike) et physiologique (VO2max).

- Les risques de biais sont résumés ainsi : High risk of bias for blinding of participants and other sources of bias (industry partnership grant) ; Unclear risk of bias for Allocation concealment and selective outcome reporting; Low risk of bias for sequence generation and imcomplete outcome data.

Nous savons avec plusieurs études maintenant (2013-RyanA, 2013-RyanB, 2013-Cauthon, 2013-Ridge, 2012-Salzler, 2011-Giuliani) que migrer rapidement d’une chaussure maximaliste vers une chaussure minimaliste est risqué. Les 2 questions scientifiques sans preuve solide, mais à répondre à l’avenir, sont les suivantes : 1. Un débutant devrait-il débuter en chaussures minimalistes ou maximalistes? 2. Quelle est l’incidence des blessures chez le coureur habitué aux chaussures minimalistes ou maximalistes?

… Nous avons nos hypothèses… et vous?

 

English

At last, the first randomized controlled trial on the risk of injury with relation to shoe type (minimalist vs. traditional/maximalist) has just been published!

Summary

A total of 103 runners used to wearing traditional/maximalist shoes were randomly assigned a neutral traditional/maximalist (Nike Pegasus 28), partial minimalist (Nike Free 3.0 V2), or full minimalist shoe (Vibram 5-Fingers Bikila). Runners started a 12-week training program in preparation for a 10 km event and progressively increased the proportion of their training time with the new shoes. The outcome measures included the number of injury events (23 in total) and running-related pain. The proportion of injured runners was significantly higher for the Nike Free compared with the two other conditions (Pegasus and 5-Fingers).

Conclusion of the Authors

This study started as a short paper published in Footwear Science entitled “Examining the potential role of minimalist footwear for the prevention of proximal lower-extremity injuries.

Their conclusions were as follows: “Running in minimalist footwear appears to increase the likelihood of experiencing an injury and running-related pain in runners otherwise new to this footwear category while training for a 10 km event (12 weeks). Using a full minimalist design; however, may reduce pain at the knee, hip and pelvis, and lower back suggesting there is merit in using a full minimalist design for injury prevention with appropriate pre-conditioning of soft-tissue in the shin and calf.” (Given the fact that the experience of pain was significantly more important in the case of the ultra-minimalist group.)

This study was subsequently published once more in a more thorough format in the British Journal of Sports Medicine under a new title (Examining injury risk and pain perception in runners using minimalist footwear). This time, the conclusions were as follows:

- Both partial and full minimalist footwear designs resulted in a greater risk of injury compared with the neutral footwear group.

- The partial minimalist shoe resulted in a greater overall injury rate.

- Runners in the full minimalist shoe reported greater shin and calf pain than runners in both other footwear groups.

- It is recommended that clinicians use caution when prescribing the use of minimalist running shoe designs in light of the greater risk of injury and pain with their use.

This study represents the best work published thus far on the subject. While the experimental protocol is not flawless, it is very well designed. What bugs me though is the lack of clarity in their clinical recommendations (text box highlighting what the majority of practitioners will remember).

After a careful reading of this study published in two parts, I would formulate their conclusion differently (for more accuracy):

Recreational runners used to wearing traditional shoes and who were assigned a new partial minimalist shoe (Nike Free 3.0, 10 minutes more per week for 12 weeks) showed a significantly higher risk of injury (more precisely at the calf and shin) … AND

Recreational runners used to wearing traditional shoes and who were assigned a full minimalist shoe (5-Fingers, 10 minutes more per week during 12 weeks) did NOT show a significantly higher risk of injury, but rather a higher likelihood of developing pain at the calf and shin

Here are a few critical points

For research addicts:

- Runners who already wore minimalist shoes before the study or with less than five years of running experience were excluded. Thus, this publication studied the risk associated with the integration of new running shoes, in runners used to traditional/maximalist footwear switching to two different types of minimalist shoe models, well before assessing the actual injury risk related to minimalism per se.

- The statistical data relative to these studies as they stand right now do not allow us to conclude (as was stated in their first article) that the Free or 5F actually reduce pain at the knee, hip, and lower back. (Even though I do believe in this hypothesis.)

- On the other hand, it is clear that in the case of such a transition (10 minutes more per day), the more minimalist the shoes, the more likely the pain at the shin and calf. (Is this transition still too aggressive in terms of time?)

- We are surprised to see that the 5F have not caused more injuries.

- The follow-up period was very short (12 weeks)… a longer follow-up would have been very interesting: once runners are well adapted to their new running shoes, is there a protective or deleterious effect of either footwear on the incidence of injuries?

For scientists:

- The groups were too small to draw solid conclusions.

- The confounding variables previously identified in order to ensure group homogeneity should not include useless anthropometric measures (Q angle and foot posture index), but rather specific kinetic and kinematic parameters (loading rate, cadence, foot strike pattern) as well as physiological parameters (VO2 max).

- The risk of bias is summed up as follows: High risk of bias for blinding of participants and other sources of bias (industry partnership grant); Unclear risk of bias for allocation concealment and selective outcome reporting; Low risk of bias for sequence generation and incomplete outcome data.

Thanks to a wide range of studies (2013-RyanA, 2013-RyanB, 2013-Cauthon, 2013-Ridge, 2012-Salzler, 2011-Giuliani), we now know that a quick transition from a maximalist shoe model to a minimalist design represents a certain degree of risk. Be that as it may, there are still two scientific issues that would need stronger evidence: 1. Should beginners start with minimalist or maximalist running shoes? 2. What is the incidence of injury for runners used to minimalist or maximalist running shoes?

… We have a few hypotheses in mind… do you?

Blaise and Jean-Francois

 

17
déc

#2 Débat sur la chaussure de course à pied / #2 Debate on running shoes / #2 Debate sobre el calzado de carrera a pie

English follows

Sigue en español

Suite 2/6, débat sur la chaussure de course, Université de Lausanne en Suisse. Règles du jeu : Blaise répond à une question en 5 minutes et les panélistes, qui avaient reçu les diapositives en avance, contre-argumentent. Modérateurs : Gabriel Messmer, Jacques Wullschleger. Panélistes contradicteurs : Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 2 de 6 : Chaussure de course à pied : définition et état des connaissances (minimaliste vs maximaliste, valeur des technologies intégrées)

Position de LCDC : Les technologies de contrôle de la pronation sont inefficaces. L’absorption dans les chaussures ne réduit pas le stress sur le squelette. Plus la chaussure est minimaliste, plus la probabilité est grande que le stress sur les genoux, hanches et dos diminue et que le stress sur le tendon d’Achille et le pied augmente. C’est l’inverse avec la chaussure maximaliste. Aucune technologie promue par les compagnies ne réduit les blessures. Nous sommes dans un marché guidé par le marketing et non la logique clinique ou la recherche scientifique. Les départements de recherche et développement des compagnies ne proposent que du tape à l’oeil… et surtout aucune étude clinique qui justifie l’utilisation des ces technologies annuellement proposées. Nous simplifions le concept de la chaussure par « combien minimaliste ou maximaliste la chaussure est » (en rapport avec « combien la chaussure a de probabilité d’influencer la cinématique et la cinétique de course ») et propose une formule pour le quantifier selon des caractéristiques précises (cote TRC/index minimaliste).

 

Les moments chauds

  • Eric Haefelin (représentant ASICS): La chaussure a évolué. Le concept de motion control est maintenant abandonné. Tout le monde sait qu’on ne contrôle pas le mouvement…
  • Blaise répond : il n’y aura pas de débat sur ce point, je suis d’accord… mais alors pourquoi toutes ces technologies ?

 

  • Grégoire Millet : Que l’on soit en minimaliste ou en maximaliste, durant un ultra-trail, les comportements biomécaniques changent progressivement pour des biomécaniques plus protectrices (ex : préservation par augmentation de la cadence).

 

  • Question de l’audience : Pourquoi les chaussures ont-elle un drop (talon) ?
  • Réponse d’Eric Haefelin (représentant ASICS): Nous travaillons sur des chaussures de 6 à 13mmm, parce que pour le coureur Lambda (récréatif), on facilite le mouvement de la course à pied…
  • Ajout de Blaise : … une raison qui est sans fondement et n’a aucune valeur…

La semaine prochaine la question 3 de 6 : Chaussure de course à pied et prévention des blessures : Quelles sont les bases de nos recommandations?

 

English

Today, we continue with our 2nd publication of a series of six on a debate on running shoes held at Université de Lausanne in Switzerland. Rules of the debate: Blaise would answer any question in 5 minutes and panel members, who had seen the slides beforehand, would present their counterarguments. Moderators: Gabriel Messmer, Jacques Wullschleger. Panel members (counterarguments): Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Question 2 of 6: Running shoes: definition and state of knowledge (minimalism vs. maximalism, value of integrated technologies)

TRC Position: Pronation control technologies are useless. Shoe absorption does not reduce stress on the skeletal system. As we move toward the minimalist end of the spectrum, the likelihood is that there will be less stress applied to the knees, hips, and the back, while there will be more stress applied to the Achilles tendon and the foot. Conversely, the reverse is true for maximalist running shoes. There is no technology out there promoted by shoe companies that actually reduces the incidence of injury We operate in an industry where marketing prevails over clinical judgment or scientific research. Business research and development departments only go for what catches the eye… and, most importantly, there is no clinical study that can support the use of the technologies that are being proposed every year by shoe companies. We have developed a way to make the concept behind running shoes simpler by determining “where each shoe model stands in terms of minimalism or maximalism” (in relation with “the probability that a specific shoe impacts running kinetics and kinematics”). To that extent, we have built a formula based on specific characteristics (TRC rating/minimalist index).

 

Highlights

  • Eric Haefelin (ASICS representative): Running shoes have evolved. Motion control has been left behind. Everybody knows we cannot control movement…
  • Blaise replies: This debate is a non-issue, I agree… but why all these technologies then?

 

  • Grégoire Millet: Whether you wear minimalist or maximalist running shoes, regular biomechanics tend to switch into protection mode over the course of an ultra-trail event (e.g., preservation through a higher cadence).

 

  • Question from the audience: Why do shoes have drops?
  • Answer provided by Eric Haefelin (ASICS representative): We work on shoes that feature a drop ranging from 6 to 13 mm to make the motion of running easier on recreational runners…
  • Blaise adds: …which is unfounded and bears no value…

Next week, question 3 of 6: Running shoes and injury prevention: What is the basis for our recommendations?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Español

Seguimos con la 2ª publicación, de la serie de 6, del debate de calzado de carrera que tuvo lugar en la Universidad de Lausana, Suiza. Las reglas del juego son: Blaise responde a una pregunta en 5 minutos y los panelistas, que habían recibido las preguntas con anterioridad,  contra argumentan. Moderadores: Gabriel Messmer, Jacques Wullschleger. Panelistas que contra argumentan: Boris Gojanovic, Eric Haefelin, Davide Malatesta, Grégoire Millet, Laurent Paonessa.

Pregunta 2 de 6 : Calzado de carrera a pie : definición y estado de los conocimientos (minimalista vs maximalista, valor de las tecnologías integradas)

Posición de LCDC : Las tecnologías de control de la pronación son ineficaces. La amortiguación en el calzado no reduce el estrés sobre el esqueleto. Cuanto más minimalista es el calzado mayor probabilidad hay de que el estrés sobre las rodillas, las caderas y la espalda disminuya, y que el estrés sobre el tendón de Aquiles y el pie aumenten. Pasa lo contrario con el calzado maximalista. No hay ninguna tecnología promocionada por las compañías que reduzca las lesiones. Nos encontramos en un mercado que se deja guiar por el marketing y no por la lógica clínica o la investigación científica. Los departamentos de investigación y desarrollo de las compañías sólo nos proponen elementos que nos llamen la atención y nos impresionen sin que alguno de sus estudios clínicos ni de otros justifique la utilización de estas tecnologías propuestas anualmente. Nosotros simplificamos el concepto del calzado por “cuanto minimalista o maximalista es nuestro calzado” (en relación a “cuanto el calzado tiene la probabilidad de influenciar sobre la cinemática y la cinética de carrera”) y propone una fórmula para cuantificarlo según las características precisas (índice TRC/índice minimalista).

 

Momentos más destacados del debate :

  • Eric Haefelin (representante de ASICS): El calzado ha evolucionado. El concepto de “motion control” está ahora abandonado. Todo el mundo sabe que no podemos controlar el movimiento…
  • Respuesta de Blaise: no habrá debate sobre este punto, estoy de acuerdo… ¿pero entonces por qué todas estas tecnologías?

 

  • Grégoire Millet : corramos con minimalistas o con maximalistas, durante un ultra trail, los comportamientos biomecánicos cambian progresivamente por comportamientos biomecánicos más protectores (ej: preservación por aumento de la cadencia).

 

  • Pregunta de la audiencia : ¿por qué tiene drop (inclinación retropié – antepié) el calzado?
  • Respuesta de Eric Haefelin (representante de ASICS): el calzado con el que nosotros trabajamos tiene un drop que va de 6 a 13mm, porque al corredor recreativo le facilitamos el movimiento de la carrera a pie…
  • Blaise añade: … una razón que no tiene ningún fundamento ni ningún valor…

La semana que viene la pregunta 3 de 6 : Calzado de carrera a pie y prevención de lesiones: ¿Cuáles son las bases de nuestras recomendaciones?

 

11
déc

#1 Débat sur la prévention des blessures / #1 Debate on Injury Prevention / #1 Debate sobre la prevención de lesiones

English follows

Sigue en español

Le 8 novembre dernier, un débat sur la chaussure de course s’est tenu à l’Université de Lausanne en Suisse. Une formule pour faire cheminer les idées et faire le point sur les connaissances et pratiques actuelles. Les panélistes étaient de tous les horizons et de haut niveau de connaissances ou d’expérience. (en français)

Les règles du jeu : Blaise répondait à une question en 5 minutes et les panélistes, qui avaient reçu les diapositives en avance, contre argumentaient. Blaise ne connaissait pas les contres arguments au préalable. Le public était amené à s’intégrer à la discussion. Tout cela en Français.

Conclusion : un débat sain, franc et musclé qui fera probablement cheminer certains dogmes et idées préconçues… et ce, dans tous les camps, défenseur du minimalisme ou défenseur du maximalisme J

Modérateurs 

  • Gabriel Messmer (Président et fondateur de Evaleo santé durable)
  • Jacques Wullschlege (Journaliste sportif)

Les panélistes contradicteurs

  • Boris Gojanovic, Médecin chef du Swiss Olympic Medical Center, Haute Ecole Fédérale du Sport de Macolin
  • Eric Haefelin, Représentant Suisse pour ASICS, équipementiers de chaussures de course à pied
  • Davide Malatesta, PhD, Maître d’enseignement et de recherche à l’ISSUL, Université de Lausanne
  • Grégoire Millet, PhD, Professeur de physiologie du sport, Directeur de l’ISSUL, Université de Lausanne
  • Laurent Paonessa, Co propriétaire de New Concept Sports, conseiller et vendeur de chaussures de course à pied spécialisées

 

Question 1 de 6 : Prévention des blessures : Quelles sont les bases de nos recommandations?

Position de LCDC :

80% des blessures sont causées par une surcharge mécanique provenant d’un changement d’habitude. La meilleure manière de prévenir les blessures est la quantification du stress mécanique… adapter le corps au stress mécanique. Les chaussures et la biomécanique ne sont qu’une petite partie du Puzzle.

Les moments chauds

- Grégoire Millet: il vient d’où le 80%… parce que ça fait très scientifique de parler de pourcentage… mais…

- Blaise répond : c’est une opinion personnelle… pour mettre de l’avant que la quantification du stress mécanique est bien plus important dans la prévention des blessures en course à pied que la chaussure…

Mon opinion (avec du recul)

Nous parlions tous le même langage avec un vocabulaire différent… en fait, c’est un sujet ou tous s’entendent, à quelques mots près !

La semaine prochaine la question 2 de 6 : Chaussure de course à pied : définition et état des connaissances (minimaliste vs maximaliste, valeur des technologies intégrées)

 

 

 

English

On November 8, 2013, a debate on running shoes was held at Université de Lausanne in Switzerland. A concept intended to get ideas across and take stock on current knowledge and practices. Panel members were from all walks of the trade with a high level of knowledge and experience.

Rules of the debate: Blaise would answer any question in 5 minutes and panel members, who had seen the slides beforehand, would present their counterarguments. Blaise did not know the counterarguments in advance. The public was also asked to take part in the discussion.

Conclusion: It was a wholesome, honest, and lively debate. It will also probably contribute to the deconstruction of certain dogmas and preconceived ideas… regardless of people’s allegiance, whether they are for or against minimalism J.

Moderator

  • Gabriel Messmer (Founding President of Evaleo santé durable)
  • Jacques Wullschleger (sports journalist)

Panel Members (Counterarguments)

  • Boris Gojanovic, Chief Medical Officer – Swiss Olympic Medical Center, Haute École Fédérale du Sport de Macolin
  • Eric Haefelin, Swiss Representative for ASICS, running shoe manufacturer
  • Davide Malatesta, Ph.D., responsible for research and education at ISSUL, Université de Lausanne
  • Grégoire Millet, Ph.D., Professor of Sports Physiology, Director of ISSUL, Université de Lausanne
  • Laurent Paonessa, Co-Owner – New Concept Sports, specialized shoe consultant

 

Question 1 of 6: Injury prevention: What is the basis for our recommendations?

TRC Position:

A total of 80% of injuries are caused by a mechanical overload brought about by a change in running habits. The best way to prevent injuries is mechanical stress quantification  ... body adaptation to mechanical stress. Shoes and biomechanics are but a tiny piece of the puzzle.

Highlights

- Grégoire Millet: Where do you get the 80% figure… because it all sounds scientific when someone uses percentages…

- Blaise replies: This is a personal opinion… it is to explain the fact that mechanical stress quantification is much more important in the prevention of running injuries than shoes are…

In my opinion (in hindsight)

We were all talking the same language using different words… actually, this is a topic on which everybody agrees, with a few tweaks here and there!

Next week, question 2 of 6: Running shoes: definition and state of knowledge (minimalist vs. maximalist, value of integrated technologies)

Español

El pasado 8 de noviembre tuvo lugar un debate sobre el calzado de carrera a pie en la Universidad de Lausanne, Suiza. Una buena manera de remover las ideas y de revisar los conocimientos y prácticas actuales. Los panelistas, con un alto nivel de conocimientos y de experiencias, formaban parte de todos los horizontes posibles. (en francés)

“Las reglas del juego” para este debate eran las siguientes: Blaise respondía a una pregunta durante 5 minutos. Acto seguido los panelistas, que habían recibido las diapositivas con anteriodidad, contra argumentaban. Blaise no conocía los contra argumentos hasta ese momento. El público estaba invitado a integrarse en la discusión. Todo esto en francés.

Conclusión: un debate sano, franco e intenso que probablemente removerá en la gente ciertos dogmas e ideas preconcebidas…y esto, en todos los campos, defensores del minimalismo o defensores del maximalismoJ

Moderadores

  • Gabriel Messmer (Presidente y fundador de Evaleo santé durable)
  • Jacques Wullschleger (Periodista deportivo)

Los panelistas contrarios a Blaise

  • Boris Gojanovic, Médico responsable del Centro Médico Olímpico de Suiza, Escuela Federal del Deporte en Macolin
  • Eric Haefelin, Represenante Suizo de ASICS, encargado del calzado para la carrera a pie
  • Davide Malatesta, Doctor, Maestro en enseñanza e investigación en ISSUL, Universidad de Lausana
  • Grégoire Millet, Doctor, Profesor de fisiología del deporte, Director de ISSUL, Universidad de Lausana
  • Laurent Paonessa, Co propietario de New Concept Sports, asesor y vendedor de calzado especializado para la carrera a pie

 

Pregunta 1 de 6: Prevención de lesiones : ¿Cuáles son las bases de nuestras recomendaciones?

Posición de LCDC :

El 80% de las lesiones se causan por una sobrecarga mecánica que proviene de un cambio en nuestros hábitos. La mejor manera  de prevenir las lesiones es la cuantificación del estrés mecánico… adaptar el cuerpo al estrés mecánico. El calzado y la biomecánica sólo son una pequeña parte del Puzzle.

 

Los momentos más “calientes” del debate: 

- Grégoire Millet: ¿de dónde viene el 80%…? porque hablar de porcentajes queda muy científico…

- Blaise responde: es una opinión personal… para evidenciar que la cuantificación del estrés mecánico es mucho más importante que el calzado cuando hablamos de prevención de lesiones en la carrera a pie…

Mi opinión (retrospectivamente)

Todos hablábamos el mismo idioma pero con distinto vocabulario… de hecho, es un tema donde todos nos entendemos, ¡cambiando las palabras!

La semana que viene la pregunta 2 de 6: Calzado de carrera a pie: definición y estado de conocimientos (minimalista vs maximalista, valor de las tecnologías integradas)

22
nov

Compétitivité vs. participation / Competitiveness vs. participation / Competitividad vs. participación

English follows

Sigue en español

L’une des missions que s’est donnée La Clinique du Coureur est de faire bouger les gens par la pratique de la course à pied ou de toute autre activité physique. Ces dernières années, on a pu observer un engouement fulgurant pour la course à pied; les événements se font toujours plus nombreux et le taux de participation grimpe sans jamais laisser présager une perte de vitesse. Une progression qui a tout pour nous réjouir! De fait, plusieurs compétitions populaires affichent complet bien avant le jour de l’événement. Certaines courses choisissent même une option plus restreinte, à guichet fermé, de façon à offrir un service de qualité aux participants.

La popularité de la course à pied a donné naissance à une vague de variantes, toujours placées sous le thème de la course, mais unissant l’activité physique à une dimension plus ludique, récréative. De fait, les événements populaires tels Spartan Race, Color Run, Prison Break, Tough Mudder et Totale Bouette s’ajoutent aux courses plus traditionnelles en développant un marché où d’autres stimuli sont suscités. De la mise à scène aux parcours jalonnés d’obstacles, tous ont l’occasion de fouler le sol selon la formule qui les appelle.

Une voix contrastante s’élève toutefois pour affirmer que ces courses sont un hymne à la frivolité. Pas toujours chronométrées, une promotion où le message premier s’articule autour du mot «participation», une promesse de dépassement de soi ou de plaisir et enfin, une idée de compétition évacuée presto de l’équation.

Il n’en faut pas plus pour que le débat soit lancé!

L’arrivée massive de ces courses nouveau genre ainsi que les récompenses offertes à tous, sans égard pour la performance, viennent-elle diluer la nature même de l’épreuve? Et si les médailles données sans distinction à tous les participants modifiaient la mesure de ce qu’est une réussite sportive chez les jeunes et moins jeunes? Enfin, la vraie question à se poser pourrait bien être : la compétitivité est-elle plus importante que l’accessibilité grandissante des activités pour les amateurs de course à pied? Les tenants de la division gagnants/perdants s’opposeraient ainsi aux adeptes du plaisir de bouger où l’épreuve se joue à la mesure de soi-même. Espérer forger le caractère des plus jeunes en leur inculpant les valeurs de la persévérance, de la détermination, et d’autres traits développés à force d’entrainements visant le perfectionnement sportif, est-il vraiment plus important que de démocratiser la pratique de la course à pied? Dans un milieu et une ère où la sédentarité font loi, on pourrait se demander s’il ne vaut mieux pas privilégier l’activité physique réalisée dans le plaisir, accessible à tous les groupes d’âges, et ensuite, mais seulement ensuite, discuter compétition et élitisme.

Autre volet d’une même problématique : beaucoup considèrent qu’une trop grande majorité de coureurs se lancent dans l’aventure du marathon (42,2 km) sans respecter la nature de l’épreuve. Est-ce mal jauger le caractère sérieux du marathon que de le prévoir à l’horaire dès sa première année d’entrainement? Est-ce de la folie pure ou n’est-ce pas peut-être le signe que la représentation d’une réussite sportive a changé? Courir son marathon en plus de 5 heures, voilà qui ne se serait pas vu durant les années 80! Pour monsieur et madame Tout-le-Monde, amateurs de course à pied, cela signifie pourtant compétitionner. Au sens de se dépasser soi-même!

Nous avions d’ailleurs déjà lancé la question « Pourquoi les performances étaient meilleures dans les années 80 ?» (Notre ère vs. les années 80)

Les données révèlent qu’il y a bien un changement clair, une ère éteinte brusquement dans les années 90. La génération précédente était-elle obnubilée par la performance? L’idée de jeu s’accordait-elle mal à celle d’épreuve? Cette représentation de l’activité physique, où la réussite est nécessairement liée à l’exploit, laisse peu de place pour ceux dont l’âge a finalement limité les progrès.  Lorsque la performance n’est plus, qu’en est-il alors de l’intérêt face au sport?

Cette démocratisation de la course semble bien être la meilleure manière de faire bouger les gens. Au final, peu d’athlètes nous représentent actuellement au niveau international dans la course et bien que ceux-ci soient des modèles intéressants pour les jeunes, le goût du sport semble surtout se développer par son accessibilité et la possibilité de se réaliser dans ses capacités.

 

English

 

One of the missions which The Running Clinic has sworn to honor is to get people moving by fostering running as a sport or any other type of physical activity. Over recent years, the popularity of running has literally skyrocketed; there are more and more events organized and the participation rate is increasing in such a way that there is no sign that this trend is about to slow down. We are delighted to see such progression! In fact, several events are often “sold out” before the day of the competition. Some races even opt for a limited number of registrations so as to ensure that they provide high-quality services.

The popularity of running has given rise to an array of sporting events that merge physical activity and leisure. Such popular events as the Spartan Race, Color Run, Prison Break, Tough Mudder and Totale Bouette are being thrown into the mix of more traditional races thereby developing a market involving additional stimuli. From the scenery of the surroundings to obstacle-filled courses, each and every one may select from a variety of races.

On the other hand, some have voiced their concerns about the fact that these races are frivolous in nature as time is not always kept, more emphasis is placed on participation, challenging one’s abilities or having fun, not to mention that the notion of competition is quickly thrown out of the equation.

The debate has officially been launched!

With the advent of these new types of events and the giveaways awarded regardless of performance, is the very nature of these races diluted? What if the medals handed out to all participants irrespective of performance changed our views on success in sports? However, we might want to ask ourselves whether competitiveness is more important than reaching out to an increasing number of running enthusiasts? Winner/loser advocates would square against runners who focus solely on challenging their own abilities. Is character building through values of perseverance, determination, and the likes during intense training more important than democratizing running in young ones? At a time when sedentariness rules, we can wonder whether it is better to start by promoting physical activity through pleasure, accessible to any age group, and then, only then, focus on competition and performance.

Yet another issue remains. Too many people believe that a majority of runners nowadays embark upon the journey toward running a marathon (42.2 km) without respecting the nature of such a feat. Is it an actual error in judgment to contemplate running a marathon in the first year of training? Is it foolish or merely a sign that our perception of success in sports has changed? Running a marathon in more than 5:00:00 is something we would have never seen in the 1980s! For the average Joe who enjoys running, it does involve a certain level of competition; it’s about challenging one’s abilities!

To that effect, the issue had already been raised in our post entitled “Our era vs. the 80s.”

Data reveal that, in the 1990s, an era came to an abrupt end. Was the previous generation obsessed with performance? Did the leisure component really belong to this type of feat? Progress for people who are too young or too old to fit the mold is often overshadowed by success and performance. When performance is no longer the issue at hand, is sport still as attractive?

Democratizing running seems to be the best way to get people moving. In sum, very few athletes are currently representing us at the international level. Although such athletes are good role models for kids, accessibility and challenging one’s abilities seem to remain key in developing an interest in sports.

 

 

 

 

Español

Una de las misiones de La Clínica del Corredor es la de hacer mover a la gente mediante la práctica de la carrera a pie o de cualquier otra actividad física. Estos últimos años, hemos podido observar una intensa pasión por la carrera a pie; los eventos son cada vez más numerosos y la tasa de participación aumenta sin que podamos presagiar una desaceleración. ¡Una progresión que lo tiene todo para que nos alegremos! De hecho, varias competiciones populares cuelgan el cartel de completo mucho antes de que el acontecimiento tenga lugar. Algunas carreras escogen incluso una opción más restringida, en las que se deben cumplir una serie de condiciones, haber conseguido una serie de logros o incluso entrar en un sorteo, de manera a poder ofrecer un servicio de calidad a los participantes.

La popularidad de la carrera a pie ha provocado el nacimiento de una oleada de variantes, siempre colocadas bajo el tema de la carrera, pero uniendo la actividad física a una dimensión más lúdica, recreativa. De hecho, los eventos populares como Spartan Race, Color Run, Prison Break, Tough Mudder y Totale Bouette se añaden a las carreras más tradicionales desarrollando un mercado donde se provocan otros estímulos. Desde el momento en que encontramos la existencia de recorridos con obstáculos, cualquier corredor va a tener la ocasión de correr en circuitos y carreras siguiendo la fórmula que más les guste.

Sin embargo, una voz contrastada se eleva para afirmar que estas carreras son un himno a la frivolidad. Carreras que no siempre están cronometradas, una promoción donde el primer mensaje se articula alrededor de la palabra “participación”, una promesa de superación de sí mismo o de placer y finalmente, una idea de competición que se aleja rápidamente de la ecuación.

¡No hace falta nada más para que se lance el debate!

¿La llegada masiva de estos corredores de nuevo género así como los obsequios ofrecidos a todos, sin tener en cuenta el resultado, vienen a diluir por ellas mismas la naturaleza de la prueba? ¿Y si las medallas que se dan sin distinción a todos los participantes modificaran la medida de lo que es un éxito deportivo en los jóvenes y menos jóvenes? En fin, la verdadera cuestión que deberíamos hacernos podría bien ser la siguiente: ¿la competitividad es más importante que la accesibilidad creciente de las actividades para los amantes de la carrera a pie? Los partidarios de la división ganadores/perdedores se opondrían también a los adeptos que corren por mero placer en unas pruebas que se desarrollan según las necesidades de cada uno. ¿Esperar forjar el carácter de los más jóvenes inculcándoles los valores de la perseverancia, de la determinación, y de otros rasgos desarrollados a fuerza de entrenamientos con una visión de perfeccionamiento deportivo, es realmente más importante que el de democratizar la práctica de la carrera a pie? En un medio y una era dónde el sedentarismo está presente, podríamos preguntarnos si no sería mejor dar prioridad a la actividad física realizada a gusto, accesible a todos los grupos de edad, y luego, pero solamente luego, hablar de competición y elitismo.

Otro apartado de una misma problemática: muchos consideran que una gran mayoría de corredores se lanzan a la aventura de una maratón (42,2km) sin respetar la naturaleza de la prueba. ¿Juzgamos mal la seriedad de una maratón si prevemos realizarla durante el primer año de entrenamiento? ¿Es pura locura o sólo quizás el signo de que la representación del éxito deportivo ha cambiado? Correr la maratón en más de 5 horas, ¡eso es lo que no veríamos durante los años 80! Para Sr y Sra Todo-el-Mundo, aficionados de la carrera a pie, esto significa competir. ¡En el sentido de sobreponerse a uno mismo!

Nosotros hemos lanzado la pregunta « ¿por qué los resultados eran mejores en los años 80? » (Our era vs. the 80s)

Los datos muestran que ha habido un cambio claro, una era bruscamente apagada en los años 90. ¿La generación precedente estaba obnubilada por los resultados? ¿La idea de juego concuerda mal con la de la prueba? Esta representación de la actividad física, dónde el logro está necesariamente relacionado al éxito, deja poco sitio a los que la edad les ha limitado finalmente el progreso. Cuando ya no hay resultados, ¿cuál es el interés en el deporte?

Esta democratización de la carrera parece ser la mejor manera de hacer mover a la gente. Al final, pocos atletas nos representan a nivel internacional y estos son modelos interesantes para los jóvenes, el gusto por el deporte se desarrolla también por su accesibilidad y la posibilidad de realizarse dentro de sus capacidades.

4
nov

Comment améliorer ses performances en devenant plus économique / How to increase performance by becoming more economical / Cómo mejorar el rendimiento siendo más económico

English follows

Sigue en español

Suivant le dernier blogue, nous avons vu que la relation entre la biomécanique et l’économie de course ou « running economy » (EC)* est très individuelle et ne répond pas toujours à des règles universelles.

Contrairement aux coureurs récréatifs, lors de suivi d’athlètes de bon niveau qui désirent améliorer leurs performances, je suis très prudent d’intégrer des changements biomécaniques spécifiques. Le risque d’amener une perturbation de leur EC déjà installée est grand. Rappelons-nous aussi que peu de littérature supporte ces changements.

Certains aspects de l’entrainement, par contre, sont connus comme des facteurs qui améliorent significativement l’EC, un déterminant clé de la performance*, et ce, pour les coureurs de tous les niveaux. Courir souvent, courir plus, courir plus à vitesse de performance, avoir des chaussures plus minimalistes (poids et interférence), avoir un bon dynamisme au sol (qui peut augmenter en intégrant de la course pieds nus, de la plyométrie, etc.), sont les principaux facteurs qu’il est intéressant d’intégrer.

Pour l’athlète aguerri, mon approche est donc basée sur l’intégration de ces facteurs bien plus que sur la correction de facteurs biomécaniques subtils. Je leur expose un tableau très simple listant certains aspects reliés à l’EC. On définit ce qu’ils font actuellement et les objectifs qu’ils peuvent intégrer pour arriver à leurs fins. Le coaching n’est pas tant sur la finalité mais sur le processus pour y arriver. Car le seul risque qu’il faut calculer (mais bien le calculer) est le risque de blessures qui pourraient survenir par les changements induits. C’est pour cette raison que pour certains, ce processus peut  prendre jusqu’à 2 ans!

Vous voulez améliorer vos performances en améliorant votre EC? Remplissez votre propre tableau!

* l’économie de course (EC) c’est la difference qu’il existe entre Lance Amstrong qui court le marathon en 3h00 et ceux qui le courent en 2h05… et ce avec le même VO2max! :)

 

 

English

In our latest blog post, we saw that the relationship between biomechanics and running economy (RE)* is specific to each and every one and that it does not abide by a universal set of rules.

Unlike with recreational runners, when treating high-level athletes who wish to increase their performance, I am extremely cautious to integrate specific biomechanical changes. There is a high risk of negatively affecting their RE; not to mention that the literature supporting such changes is flimsy.

On the other hand, certain training components are known to significantly improve RE, a key factor in performance* (and for all runners, irrespective of their performance level). Running more, more often, and more at race pace, running with minimalist shoes (weight and interference) as well as increasing dynamism/leg stiffness (which can be improved by integrating barefoot running, plyometrics, etc.) are the main elements that can be integrated.

My approach with experienced athletes consists in integrating these factors rather than correcting subtle biomechanical components. I provide them with a clear chart detailing certain aspects related to RE. We highlight what they are currently doing and determine the goals they can set to achieve their objectives. Coaching in this case is more centered on the process rather than on the final result as the only risk that must be factored in (but in an effective way) is the risk of injury resulting from the changes proposed. This can explain why the entire process can take up to two years in some cases!

Are you looking to improve performance by increasing your RE? Come and fill out your own chart!

*Running economy (RE) consists of the difference between Lance Armstrong who ran his first marathon in seconds under 3:00:00 and others who average 2:05:00… with the same VO2max! :)

 

Español

En nuestro último post del blog, hemos visto que la relación entre la biomecánica y el « running economy » (RE)* es propia de cada uno y no siempre responde a las reglas universales.

Contrariamente a los corredores populares, en el seguimiento de atletas de buen nivel que desean mejorar su rendimiento, soy muy prudente en el momento de integrar cambios biomecánicos específicos. El riesgo de perturbar su eficacia (RE), ya instaurada, es grande. Acordémonos también que hay poca literatura que apoye estos cambios.

Por el contrario, algunos aspectos del entrenamiento son conocidos como factores que mejoran significativamente el RE, elemento determinante en el rendimiento*, y esto, para los corredores de todos los niveles. Correr a menudo, correr más, correr con más frecuencia a velocidad de carrera, tener un calzado más minimalista (peso y interferencia), tener un buen dinamismo en el suelo (que puede aumentar integrando la carrera descalzo, la pliometría, etc.), son los principales factores interesantes de integrar.

Para el atleta experimentado, mi enfoque está basado en la integración de estos factores más bien que sobre la corrección de los factores biomecánicos sutiles. Yo les expongo una tabla muy simple enumerando algunos aspectos ligados al RE. Definimos aquello que ellos hacen actualmente y los objetivos que ellos pueden integrar para llegar a su fin. El coaching no es tanto sobre la finalidad sino sobre el proceso para llegar a ella. Puesto que el único riesgo que hace falta calcular (y hay que calcularlo bien) es el riesgo de lesión que podrían tener a causa de los cambios inducidos. Por esta razón, para algunos este proceso puede durar hasta 2 años.

¿Queréis mejorar vuestro rendimiento mejorando vuestro RE? ¡Rellenar vuestra propia tabla!

* El Running Economy (RE) es la diferencia que existe entre Lance Amstrong que corre la maratón en 3h00 y aquellos que la corren en 2h05… y esto con la misma VO2max! :)