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20
avr

Marathon de Boston 2012 / 2012 Boston Marathon

English follows

Mon nom est Lee-Manuel, de La Clinique Du Coureur. De retour d’un beau pèlerinage au Marathon de Boston avec quelques amis, le week-end n’a été en rien comme on s’y attendait.

Après plusieurs mois de préparation, de petits détails bien pensés, nous sommes arrivés là-bas avec la ferme intention de gagner… sur nous-mêmes bien sur! Les papillons au ventre ne cessent jamais à l’arrivée dans cette belle ville sportive, même après y avoir couru à quelques reprises.
Toutefois ces papillons se sont vite changés en chenilles quand nous avons appris les prévisions météo pour la course: plus de 28 degrés! Une bonne partie des coureurs ont dû se remémorer quelques mauvais souvenirs d’entraînement de longue sortie en de telles conditions… bref ça a fait peur à au moins 4000 inscrits qui se sont désistés avec l’offre sans précédent de l’organisation du Marathon de reporter leur inscription à l’an prochain sans frais. Un geste très brillant de la part du « Boston Athletic Association » qui, malgré une grande perte monétaire, a fait réfléchir plusieurs coureurs sur la gravité de la situation. Les coureurs non qualifiés et moins expérimentés (dont l’inscription est acceptée pour un minimum de 2500$ de dons de charité amassés) qui étaient plus à risque devaient être en autre ciblés par cette campagne.

La course a été lancée comme prévue avec sans doute quelques détails ajoutés par rapport à la chaleur. En plus des stations d’eau/Gatorade et de gels de glucides habituels, je soupçonne l’organisation d’avoir distribué des verres et des bouteilles d’eau aux dizaines de milliers de spectateurs présents pour les transformer en bénévoles! Il y avait sans cesse (ou presque) des verres d’eau offerts aux coureurs ainsi que des quartiers d’orange. Plus de la moitié de ces verres d’eau ont servi de douches refroidissantes (par chance …) tandis que les oranges ont probablement sauvé beaucoup de réserves glycogéniques. Plusieurs jets d’eau et des bornes fontaines ont fait beaucoup de bien aux athlètes. La température a atteint les 31 degrés, mais sans trop d’humidité heureusement. La sueur s’évaporait sur notre peau ce qui permettait au corps de respirer un peu mieux.

Mon expérience a été enrichissante du point de vue connaissance de capacités corporelles: les réactions face au manque d’eau et d’électrolytes était rapidement palpables de même que la température corporelle changeante quand le besoin de s’arroser se faisait sentir. C’est la beauté de courir un marathon selon moi, une communion intense avec son corps. J’ai pu bénéficier des conseils d’avant course de Lorelle (rencontrée dans un restaurant), une triathlète qui a connu le Ironman d’Hawaï dans des températures similaires. La casquette blanche constamment arrosée était un « must » ainsi que le dépôt de glace à l’intérieur du short de course (quand la glace était offerte sur le parcours) étant donné la grande circulation sanguine qui passe par là. Ce dernier truc a été particulièrement « éveillant » dans les moments difficiles, je recommande! Plusieurs coureurs ont aussi vécu des problèmes de pieds (ampoules, ongles noirs…) à cause des souliers mouillés par l’eau aspergée. Mes chaussures étaient légères, respirantes, longuement testées et avaient une large cage à orteils ce qui m’a permis de compléter l’épreuve sans douleurs aux pieds, ni ampoules. Pas de chance pour mon amie qui a dû dire adieu à la moitié de ses ongles d’orteils pour les prochains mois! La crème solaire ainsi que le « Body Glide » ont fait leur travail ainsi que les pansements pour couvrir les mamelons (un classique).

L’épreuve a été gagnée avec 9 minutes de différence par rapport à l’an dernier. Mais la grande gagnante est l’organisation du Marathon qui a dû gérer plus de 2100 cas médicaux dans sa grande « medical tent » à l’arrivée. J’ai lu qu’il y avait eu un cas d’arrêt cardiaque mais heureusement le coureur a été sauvé.
Et c’est mon grand étonnement de cette chaude journée: par rapport aux nombreux décès survenus récemment dans différents marathons ces dernières années, comment la statistique n’a-t-elle pas été malmenée avec 31 degrés au thermomètre du Marathon de Boston 2012? Ce fait a évidemment été un soulagement pour tous les coureurs et l’organisation.

Et vous, quelle a été votre expérience de cette course?

English

I’m Lee-Manuel, from The Running Clinic, back from a very nice pilgrimage to the 2012 Boston Marathon with some friends. The run this year was nothing like we expected.

After many months of preparation, small details gone over, we arrived in Boston with the firm intention to win… on ourselves of course! Butterflies in the stomach never cease when getting to this marvelous sport city, even after a few times running it.
However, these butterflies quickly changed back to caterpillars when we heard about weather forecast for race day: more than 28 degrees Celsius (82 farenheit). A good part of all runners probably reminded some long runs memories under these conditions, so 4000 registered entrants never took the start and went for the Marathon organization unprecedented offer to report their registration to next year’s race. A brilliant move from B.A.A. (Boston Athletic Association) who, despite profits loss, made many runners reconsider the gravity of the situation. The less experimented and non-qualified entrants (accumulating a minimum of 2500$ in charity for entering the race) who were more at risk were targeted by this campaign.

The race was launched as planned with probably some extra precautions regarding the heat situation. In addition to usual water/Gatorade and carbohydrate gels stations, I suspect the organization to have distributed water bottles and glasses to many of the thousands of spectators to turn them into fortuitous volunteers! There were glasses of water constantly (or almost) handed to runners as well as slices of orange. More than half of these glasses of water were used as cooling showers (luckily …) while oranges more likely saved a lot of glycogen reserves. Many water jets and spraying standpipes helped athletes to keep cool. Temperature reached 31 degrees Celsius (88 farenheit), but fortunately humidity was low so the sweat on our skin could dry and let our body breathe a little better.

The race has been a rewarding experience for me in terms of knowledge of body capacity: body reactions facing the lack of hydration and electrolytes were quickly palpable as well as changing body temperature when the need of cooling was felt. This is the beauty of running a marathon to me: an intense communion with our body. I could benefit from the tips of Lorelle (met in a restaurant), a triathlete who did the Hawaii Ironman under similar temperature conditions. The white hat constantly kept wet was a must and I also learned about ice dropped in shorts during the race (when offered by fellow spectators) which is a useful cooling trick because of the high blood flow that comes through this area. This last one was particularly « awakening » in difficult moments, I recommend! Many runners also had feet problems (blisters, black toes, …) because of the wet shoes from pooring water. My shoes were light, breathable, long tested and also had a wide toe box which allowed me to complete the race without foot pain or blisters. My friend didn’t have this chance and had to say goodbye to half of her toenails for the next months! Sunscreen and « Bodyglide » were essential as well as band-aids over nipples (a classic).

The race was won with a 9 minutes difference from last year. But the true winner this year is the Marathon organization who managed to treat more than 2100 runners at their medical tent at the arrival. I read that there has been one cardiac arrest case and fortunately the runner was saved. And this is my biggest astonishment of this hot day: beside the numerous deaths that occured in different marathons the last years, how didn’t the statistic get battered with 31 degrees at the 2012 Boston Marathon’s thermometer? This fact has been for sure a relief for all runners and the organization after the race.
How was YOUR experience with this race?

9
mar

Affiches-guide pour chaussures de course/ Guide posters for running shoes

English follows

La Clinique Du Coureur vient de finaliser la conception de 3 affiches qui expliquent ce qu’est une chaussure minimaliste et quand la prescrire. L’objectif de ces affiches est d’informer le public sur le bon choix de chaussures de course à pied et de donner des outils basés sur les données probantes actuelles connues aux professionnels. Notez que les recommandations sont très conservatrices (type de chaussure et temps de transition suggéré) et qu’elles sont construites pour changer les pratiques actuelles aberrantes.

Il est malheureusement encore véhiculé par plusieurs organisations (ex: le Runner’s World de mars) que le choix d’une chaussure est relatif :
- Au type de pied (chaussures pour pronateur, neutre ou supinateur)
- Au poids de l’individu (plus ou moins de support et d’absorption dans la chaussure)
- À la vitesse des individus (chaussures de type racer, light trainer ou entraînement)

Or, la science ne supporte aucun de ces critères et en invalide même certains. La science nous oriente par contre assez bien sur l’influence qu’ont différents types de chaussures sur la biomécanique et secondairement le stress appliqué sur certains tissus. Les recommandations en fonction de l’expérience du coureur, du type de blessures et du désir ou non de performer y trouvent donc beaucoup plus de sens.

L’affiche #1 explique les critères qui font d’une chaussure une chaussure minimaliste. Ces critères ont aussi un ordre de priorité et une explication vulgarisée.
Affiche #1 (français)

L’affiche #2 est l’organigramme de prescription détaillé que les professionnels peuvent utiliser. Tout est rigoureusement justifié… mais sa complexité nécéssite parfois un peu de coaching.
Affiche #2 (français)

L’affiche #3 est la version simplifiée pour les coureurs qui se demandent quel type de chaussure ils devraient se procurer.
Affiche #3 (français)

English

The Running Clinic just finalized the conception of 3 posters that explain what is a minimalist shoe and when to prescribe it. The objective over these posters is to inform the public on the right choice of running shoes and to provide current evidence based tools to professionals. Note that the recommendations are very conservative (shoe types and suggested transition time) and that they are meant to change current aberrant practices.

It is unfortunately still professed by several organizations (ex: march 2012′s Runner’s World) that the choice of a running shoe is linked to:
- Foot type (shoe for pronator, neutral or supinator foot)
- The runner’s weight (more or less support and cushioning in the shoe)
- The runner’s speed (racer, light trainer or trainer type shoe)

But, science does not support any of these criteria and even invalidates some. On the other hand, science does guide us very well on the influence that different types of shoes have on biomechanics and also over the applied stress on certain tissues. Recommendations according to the runner’s experience, injury type, or the wish or not to improve performance are found with much more sense.

Poster #1 explains the criteria that make a shoe a minimalist shoe. These criteria also have a priority order and a vulgarized explanation.
Poster #1 (english)

Poster #2 is the organization chart of detailed prescription that professionals can use. Everything is rigorously justified… but its complexity sometimes requires a bit of coaching.
Poster #2 (english)

Poster #3 is the simplified version for runners who question themselves about which shoe they should choose.
Poster #3 (english)

8
fév

Étirement des mollets / Calves stretching

English follows

Pourquoi La Clinique Du Coureur recommande-t-elle d’éviter le plus possible les étirements des mollets chez le coureur?

1) C’est le muscle le plus souvent claqué chez le coureur de fond et de demi-fond. Nous devrions dire même qu’il est pratiquement le seul. Les données scientifiques actuellement disponibles nous amènent donc à recommander d’éviter les étirements avant ou pendant une activité à contractions musculaires rapides… comme le jogging.

2) L’amplitude nécessaire en course à pied n’est pas aussi importante que l’amplitude dans laquelle on étire notre mollet. En d’autres mots, on étire au-delà de ses besoins ce qui est inutile et potentiellement néfaste.

3) D’un point de vue performance, une certaine raideur (leg stiffness) est souhaitable pour diminuer le travail musculaire du triceps sural (mollet) et augmenter le retour élastique (énergétiquement peu coûteux et beaucoup plus efficace).

Nous recommandons d’étirer le mollet dans des conditions pathologiques particulières, pour des individus particuliers et à des moments précis comme le soir avant de se coucher. Pour plus d’infos, ne manquez pas nos conférences grand public!

 

English

Why does The Running Clinic recommend to runners to avoid as much as possible to stretch calves?

1) It’s the most often strained muscle in distance and middle-distance runners. We should even say that it is practically the only one. Current available scientific datas bring us to recommend to avoid stretching before or during an activity that involves quick muscular contractions… like jogging.

2) The amplitude needed when running is not as important as the amplitude in which we stretch our calf. In other words, we stretch beyond our needs which is unnecessary and potentially harmful.

3) In a performance point of view, a certain leg stiffness is desirable to reduce the  muscular work of the triceps surae (calf) and to increase springback (energetically less costing and way more efficient).

We recommend to stretch calves in specific pathological conditions, for particular individuals and at precise moments like at night before going to bed. For more information, don’t miss our general public conferences!

31
déc

Courir sur la neige / Running on snow

English follows

L’hiver est là. Quelques coureurs saisonniers en profiteront pour se régénérer et penser à autre chose pendant que les mordus se frottent les mains à l’idée de courir enfin en situation de fraîcheur avec un beau lit blanc pour accueillir leurs pas. Avec les vêtements adéquats (pas trop chauds et pas trop froids), il est possible de vivre une superbe saison de course.

La course sur la neige l’hiver a beaucoup d’avantages mais aussi quelques inconvénients auxquels il faut faire attention.
Les avantages sont:
1- Atterrir sur la neige tapée irrégulière est un excellent stimuli pour tout ce qui touche la proprioception et la stimulation des muscles stabilisateurs.
2- Cette saison est souvent la suite de la saison morte et de la période des résolutions… Profitez-en pour changer vos mauvaises habitudes! (chaussures, nutrition, type d’entraînement, …)
3- C’est un bon moment d’intégrer en douceur les chaussures plus minimalistes (plusieurs excellentes avec des crampons de trail) et un patron de course plus léger et plus efficace. La neige glissante vous entraînera automatiquement à faire de plus petits pas pour ne pas glisser et la nature irrégulière de la neige permettra de passer d’une attaque talon à une attaque mi-pied en douceur.
4- La joie de courir sans se préoccuper des coups de chaleur.

En revanche, il faut faire attention aux dangers suivants:
1- Dans le dernier segment de la foulée, la poussée amène le pied à glisser davantage. Ceci qui produit un léger effet « slingshot / toe off » en flexion plantaire (le pied pointe exagérément) ce qui peut amener des problèmes de pied, de tendon d’Achille voir de dos.
2- Danger d’engelures par grands froids. Il faut bien se couvrir le visage.
3- Danger de « brûler » les voies respiratoires si plus froid que -15C à -20C.

Il est important de toujours être progressif dans ce changement de saison car la nouvelle surface amène un changement de biomécanique aussi petit soit-il. La Clinique Du Coureur vous recommande donc de couper votre volume de course en 2 pour les premières neiges et prendre 2 à 3 semaines pour revenir à votre volume régulier. Il serait important de favoriser le volume plutôt que la vitesse en cette saison car en plus des changements biomécaniques induits par les nouvelles surfaces, le froid et les efforts intenses semblent incompatibles sur certains points : l’échauffement des muscles, tendons et articulations est plus laborieux et augmente substantiellement le risque de claquages, tendinites et douleurs articulaires tandis que la respiration haletante pourrait irriter voire brûler les voies respiratoires. Donc profitez de cette belle saison pour vous faire une base en volume et vous renforcer en courant sur des surfaces molles et instables en chaussures ou en raquettes!

Bon hiver!

English

Winter is here. Some seasonal runners will take this time off to regenerate themselves and to think about something else as the passionate runners are rubbing their hands with the idea of running in fresh cold weather on a white welcoming winter bed. With adequate clothing (not too warm, not too cold) it is possible to enjoy a superb running season.

Running on snow has many advantages but also some disadvantages that we have to be careful with.
The advantages are:
1- Landing on irregular flattened snow is an excellent stimulus for everything that touches proprioception and stimulation of stabilizer muscles.
2- This season is often next to the off-season and the resolutions period… Use it to change your bad habits! (shoes, nutrition, training type,…)
3- It is also a good time to integrate smoothly more minimalist shoes (lot of them with excellent trail crampons) and a lighter and more efficient running gait. The slippery snow will automatically get you to run with smaller strides to avoid skidding and the irregular nature of the snow will allow to switch from heel to midfoot strike way easier.
4- The joy of running without worrying about heatstroke.

In revenge, we have to pay attention to the following dangers:
1- In the last segment of a foot stride, the push brings the foot to skid on the snow. This produces a slight « slingshot / toe off » effect in plantar flexion (foot exaggeratedly pointing) which can bring foot, Achilles tendon, and also back problems.
2- Danger of frostbites with very cold weather. Run with face well covered.
3- Danger to « burn » your airways if colder than -15C to -20C. (5F to -4F)

It is important to always be progressive in this season change because the new surface brings even very little biomechanics changes. Therefore, The Running Clinic recommends to cut your running volume in half for the first snowfalls and to take 2 to 3 weeks to come back to your regular training. It is also important to privilege running volume rather than speed during winter because in addition to biomechanical changes inducted by new surfaces, cold and strong efforts seem incompatible on certain points: Warming up muscles, tendons and joints is more laborious and substantially increases the risks of pulled muscle, tendinitis, joint pain… and the cold air gasping could irritate or burn your airways. So use winter for good volume training and to strengthen up by running on soft uneven surfaces in shoes or snowshoes!

Enjoy winter!

8
déc

Débat sur la chaussure, Austin-Texas / Austin-Texas debate on footwear

English follows

Panélistes :

Simon Bartold : podiatre, Consultant pour ASICS International Research.
Force : excellent orateur, habitué de présenter devant une audience de détaillants de chaussures.
Faiblesse : biaisé par sa position.

Blaise Dubois, physiothérapeute
Force : connaît bien l’ensemble de la littérature sur le sujet.
Faiblesse : présente la controverse dans un langage qu’il maîtrise mal (l’anglais) devant une audience de détaillants.

Daniel Crumback, physiothérapeute
Force : clinicien à l’avant garde qui amène toujours à la réflexion… fait le pont pratique entre la science et la réalité des détaillants de chaussures.

NB : L’objectif de ce rapport-ci n’est pas de démarrer une guerre d’égo, mais plutôt de clarifier l’essentiel de ce débat scientifique pour ne pas laisser une fois de plus les auditeurs dans l’ignorance.

Les points sur lesquels tous s’entendent
-       La cause des blessures en course à pied est relative à des facteurs d’entraînement bien avant la chaussure
-       Le corps est adaptable, il est unique et différent pour chaque individu
-       L’importance dans la vente de chaussures est la personnalisation… éviter le « one size fit all »
-       Les détaillants ont un rôle déterminant sur le consommateur par leurs compétences élaborées, non pas seulement en fitting, mais aussi en en tant qu’acteur de première ligne. Ils sont les mieux placés pour  donner des conseils relatifs à la santé, à la course à pied en général, à l’entraînement, à la prévention des blessures, …

Ce que nous avons appris de Simon

-       Simon a encore une fois réussi à faire croire à tous que sa compagnie était un leader de recherche en étant associée à plein d’universités…
-       Sans dire directement que la chaussure traditionnelle classique (nimbus… cumulus…) prévenait les blessures, il semblait convaincu que ces chaussures étaient meilleures pour (?)… des facteurs biomécaniques précis (mais non en lien avec les blessures)
-       Selon lui, c’est trop difficile de faire une étude directement sur les blessures, ce qui justifie l’absence de littérature de leur part sur le sujet. (Note : certains études en cours par chercheur indépendant sont présentement en cours à Boston, Afrique du sud et Québec… à suivre)

Les questions importantes pour Simon… auxquelles il n’a pas répondu

-       Est-ce que la personne qui débute un programme de course en Nimbus a plus ou moins de chance de se blesser que celle courant en Piranha ?
-       À partir de quel âge devrions-nous recommander des chaussures traditionnelles (Big bulky shoe)? Que met-on aux pieds de nos jeunes enfants ?

Résumé du débat

Blaise : « Je connais bien Daniel et nous sommes presque sur la même longueur d’ondes relativement à la chaussure… Le débat était donc plus avec Simon. Nos idées sont dramatiquement opposées. Je pensais qu’il serait un bon débateur grâce à ses connaissances de la littérature… j’ai réalisé que c’était un excellent débateur qui argumente sans grandes évidences scientifiques. »

Simon a franchement gagné le débat. Il connaît bien la recette.

1. Valoriser l’auditoire et faire accepter avec humour le biais commercial important qui unit le conférencier
2. Discréditer les concurrents et ce qu’ils ont exposé
3. Justifier ses points avec une littérature scientifique parfois floue, complexe ou biaisée mais qui semble acceptable
4. Finir avec une phrase magique qui revalorise l’auditoire « it’s not true that one size fit all »

Blaise :  «Simon a été d’un point de vue scientifique très malhonnête. Son discours n’aurait pas tenu 2 minutes devant une audience de scientifiques. Mais comme conférencier, il est très à l’aise et sait bien amener son point. Dommage qu’il ne parle pas français… J »

 

En reprenant chacun des points que Blaise défendait lors du débat public de Montréal quelques mois auparavant, son exposé était construit sur : reprendre une citation de Blaise, mentionner que son« bullshit-o-meter » était dans le rouge et présenter un contre argument.

Blaise : « Je suis bon joueur… son bullshit-o-meter était drôle… je me suis senti bien populaire d’être plus cité que l’ensemble des autres auteurs qu’il a mentionnés»

 
Ses contre-arguments scientifiques, résumé en 7 articles, faisaient référence à des articles parfois non existants, souvent non pertinents et surtout toujours unique (l’exposition d’un seul article montrant son point quand 10 autres non exposés montrent le contraire)

 

Blaise :  « Les 7 articles cités dans son exposé étaient loin de la réalité de la littérature. On peut toujours trouver un article qui dit OUI et un autre qui dit NON. C’est important d’avoir un regard de l’ensemble de ce qui s’écrit. Par exemple, il a mentionné à plusieurs reprises l’étude de Clark-2011 (NB Clark travaille pour ASICS sports Medicine Research Fellow Centre for Health) pour montrer que les chaussures diminuaient la force d’impact… Une étude non existante sur les banques de données et montrant le contraire de 10 autres ! Ou celle de Kinchington cité comme preuve que la bonne sélection des chaussures prévient les blessures et est plus confortable… pour 40 joueurs de rugby… oui-oui, de rugby. Pour moi, c’est vraiment sous-estimer la capacité de réflexion et de discernement de l’audience. Autant il aura marqué des points durant sa conférence, autant il perdra sa crédibilité lorsque la conférence sera analysée. (un vidéo sera prochainement présenté et commenté) »

 
Le plus comique de tout ça est qu’il a fini sa présentation en faisant un superbe pitch publicitaire. Il a présenté la technologie qui va prochainement sortir chez Asics, en mentionnant que ça respectait l’anatomie du pied, les axes de mouvement… bref une autre idée magique qui sera mise sur le marché sans aucune évidence scientifique en faisant croire que c’est la meilleure chaussure au monde et que la recherche et développement en arrière justifient son prix élevé…

Blaise :  « On se revoit en mars pour un débat en Australie… mon anglais ne sera pas meilleur mais l’audience plus variée et MON « bullshit-o-meter » allumé !»

Lee Manuel Gagnon

 


 

English

 

Panellists:

Simon Bartold: podiatrist, ASICS International Research Consultant
Strengths: Excellent speaker, used to present in front of audiences of retailers.
Weakness: Biased by his position (ASICS)

Blaise Dubois, physiotherapist
Strength: Knows well the literature on the subject.
Weakness: Presents controversy in a language that’s not his (English) in front of a retailers audience.

Daniel Crumback, physiotherapist
Strength: Clinician at the avant-garde that always brings people to think…

NB : The objective here with this report wasn’t to start an ego war but to clarify the essence of this scientific debate

 

Points where everyone agrees

-       The cause of injuries running is related to training factors more than to shoes.
-       The body is adaptable and unique
-       The importance in shoe selling is the personalization… avoid the « one size fits all »
-       Retailers have a determinant role on consumers by their elaborate competences not only in fitting but also by being the front line players. They have the main spot to give tips related to health, running in general, training, injuries prevention, …

What we learnt about Simon

-       Simon again succeeded to make everyone believe that the company he works for (ASICS) is a leader in research by being associated to many universities around the world.
-       Without directly saying that traditional shoes prevent from being injured, he seemed convinced that his shoes were better for (?)… precise biomechanics factors (but not related with injuries).
-       According to him, it is too difficult to do a study oriented specifically on injuries, which justifies to them the absence of literature on the subject. (note: some protocols are presently undergoing by independent researchers in Boston, South Africa and Québec… to follow)

 

Important questions for Simon that he did not answered

-       Does the person that starts a running program in a pair of Nimbus (big shoe from ASICS) has more or less chances to get injured than running in a pair of Piranhas (ASICS’s most minimal shoe)?
-       At what age should we recommend a traditional shoe? What should our children wear?

Debate recap

Blaise : “I know Daniel well enough and we are almost at the same page when speaking about running shoes… The debate was so more against Simon. Our ideas are dramatically opposed. I thought he was going to be a good debater relying on his knowledge of literature… I realized that he’s an excellent debater that argues without good look on literature.”

Simon has frankly won the debate. He knows the recipe really well.

1. Valorize the audience and, with humour, make them accept the important commercial bias which the speaker is involved with.
2. Discredit opponents and what they exposed.
3. Justify his points with complex, biased, unclear scientific literature but that seems acceptable
4. Finishing with a magic quote to revalorize the audience like “It’s not true that one size fits all”

Blaise :  “Simon hasn’t been honest on a scientific point of view. His speech would not have held 2 minutes in front of a scientific audience. But as a speaker he is very comfortable and knows how to do to share his point. Too bad he doesn’t speak French!J “
 

By commenting on every points that Blaise defended at the KMag’s debate in Montreal, his presentation was to pick a citation from Blaise, then mention that his “bullshit-o-meter” was in the red zone and to present a counter-argument.

Blaise : “I’m a good player… his bullshit-o-meter was funny… I felt very popular to be cited more than all the other authors that he mentioned.”

 
His scientific counter-arguments were referring to 7 articles sometimes not existing, often non-pertinent, and especially always single (exposing only one article showing his point when 10 others show the opposite)
 

Blaise : “ The 7 articles quoted in his presentation were far from literature’s reality. We can always find an article that says YES and another that says NO. It is important to have a look on all what’s written. For example, he mentioned many times the study of Clark-2011 (note that Clark works for ASICS Sports Medicine Research Fellow Centre for Health) to show that shoes lowered impact force. A study that is non-existing on databases and showing the opposite than 10 others.” Or the one from Kingchinton cited as proof that the god selection of shoe prevents injuries and is more comfortable… for 40 Rugby players… yes… Rugby. To me this is really under-estimating the capacity of reflexion and discernment of the audience. As much as he  scored points during his presentation, as much he will lose his credibility when the conference will be analysed. (a video will be soon presented and commented) »

 
The funniest thing in all this is that he used his presentation (at the end of it) by giving a superb scoop to all the retailers showing a new technology that ASICS will soon promote, mentioning that it was going to represent foot’s anatomy with its axis of movement… another magic idea that will be put on the market without any scientific evidence and making the consumers believe that it is the best shoe in the world and that research and development behind it justify its high price.

Blaise :  “We will meet again in Australia… my English is not going to be better but the audience will be more varied and MY “bullshit-o-meter” will be well turned on. “

17
nov

Kmag’s footwear debate: Blaise Dubois’s presentation with english and spanish subtitles

Hi everyone,
After many many request, here’s a translation (subtitled) in english and spanish of Blaise Dubois’s presentation at Kmag’s debate on footwear that took place in Montreal on sept 14th 2011.
Enjoy!!!
Hola a todos,
Después de varias peticiones, aquí tenéis una traducción (subtitulada) en inglés y en español de la presentación de Blaise Dubois en el debate sobre el calzado, de Kmag, que tuvo lugar en Montreal el 14 de septiembre de 2011. ¡Que lo disfrutéis!

English

Español