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Posts tagged ‘la clinique du coureur’

20
mai
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Retour sur le Grand Débat sur la technique de course

Un débat sur la technique de course a mobilisé près de 500 personnes jeudi dernier à Montréal. Nous avons demandé à chacun des panélistes la phrase clé qu’il souhaitait que l’on retienne, ainsi que leur principal aspect de désaccord avec les autres panélistes.

 

John Lofranco : « Mettez un pied devant l’autre et ne tombez pas. »

Désaccord : « Une dépendance excessive sur des études scientifiques qui en générale donnent des résultats moyens, qui ne prennent pas en considération les besoins individuels des coureurs, ni la contexte complexe et plus large de l’entraînement de course de fond. »

Notre réponse : La science n’a pas réponse à tout et ne peut pas guider l’ensemble de nos interventions. Elle est parfois floue, parfois neutre, et parfois elle nous donne des positions claires et précises. Mais elle est surtout LE processus qui valide la valeur de nos dires. Faire volontairement fit de la science est une manière facile qui nous permet ensuite de dire n’importe quoi. L’analyser dans son ensemble pour connaître la tendance des évidences et ensuite orienter notre prise de position pour un individu donné avec toute sa complexité… a certainement une valeur ajoutée.

 

Martin Lussier : “Qu’il soit question de performance ou du risque de blessures en course à pied, la technique n’est qu’un des facteurs déterminant à considérer. Il est essentiel de voir le portrait global !”

Désaccord : “Qu’il n’en déplaise à Blaise, je ne crois pas qu’une personne avec un surpoids important puisse se transformer en coureur-fakir vêtu d’un tutu afin de découvrir, pieds nus sur la gravelle, toute sa légèreté ! ;)”

Notre réponse : On aime :) . Les études scientifiques sur la cinétique et la cinématique sont claires sur une chose : plus l’interface entre le pied et le sol est grand (plus l’indice minimaliste de la chaussure est bas), moins les comportements de modération d’impact sont importants. En d’autres mots, plus la chaussure est grosse et moins votre technique sera protectrice (cadence plus basse, plus d’attaque talon, plus loin du centre de gravité, plus de VLR-vitesse de force d’impact, …). D’un point de vue pratique, vouloir mettre plus d’absorption dans les chaussures des personnes lourdes est contre productif ! Vous allez augmenter les facteurs biomécaniques associés aux blessures et à la réduction de la performance. (Seul bémol : les personnes avec une atonie de soutien musculaire… qu’ils soient maigres ou obèses)

 

Jean-Francois Harvey : “Fluide, doux et silencieux”

Désaccord : “il y a trop d’emphase mise sur les études scientifiques, lesquelles nous donnent une idée limitée de la réalité spécifique à chaque individu. Le corps est complexe dans sa globalité et ses interrelations…”

Notre réponse : Nous sommes d’accord qu’il est essentiel d’individualiser nos recommandations. Le processus de réflexion qui nous amène à recommander une intervention spécifique à un client, est par contre basé sur une cohérence théorique qui inclut sans aucun doute notre expérience, mais qui ne peut omettre la tendance des évidences scientifiques… et nous parlons de l’ensemble des évidences et non pas quelques articles triés sur le volet.

 

Daniel Riou : “Si on est rigoureux d’un point de vue scientifique, il faut être très prudents dans les modifications de technique de course.”

Désaccord : “Je crois que les bénéfices potentiels d’un changement de technique de course ne sont pas assez clairement démontrés pour justifier la modification de technique de course, surtout pour des coureurs avancés.”

Notre réponse : Nous sommes en accord avec cela… mais jusqu’à quel point on dit à un coureur de ne pas changer ses habitudes : « j’ai appris à faire des grands pas pour aller plus vite » (cadence < 150), « j’essaye de briser le 50min sur 10km… avec mes nouveaux Nimbus je devrais y arriver», « On m’a dit de porter des Hokas pour ma douleur au dos »… Malgré toutes les nuances de gris de la science, certaines évidences ne peuvent être ignorées !

 

 

Notre conclusion

La science fait peur. Elle est complexe et ne répond pas à toutes nos interrogations. De plus, elle est souvent mal citée, mal représentée, mal interprétée et mal utilisée… Haaa, ça serait tellement plus facile de pouvoir dire tout ce qu’on veut sans se faire rabrouer par les études :) .

Les recommandations « basées sur la science » de LCDC :

- Débutants : Débuter avec chaussures minimalistes (IM >60%), une cadence de 180 (+/- 10), sans faire trop de bruit… et courir souvent, 4 à 6 fois par semaine !

- Expérimentés : Pas de changement de technique et de chaussures sauf si blessures ou performance désirée. Intégrer tout en douceur des éducatifs (des gammes) et de la course pieds nus.

- Blessés : Selon la pathologie, faire un transfert le stress tissulaire par un changement de technique ET de chaussure (plus durable). Augmenter la cadence. Améliorer ses comportements de modération d’impact.

- Performance : S’habituer à une chaussure plus minimaliste en fonction de sa capacité, avec critère principal la légèreté. Augmenter la cadence si moins de 160 pas/min.

 

Pour les coureurs : Aubaine et Cie, épisode dimanche 3 mai

Pour assister au débat en différé : site web La Clinique Du Coureur

Pour les scientifiques et les cliniciens : vidéo ci-dessous

1
fév

Foot posture as a risk of lower limb overuse injury: a systematic review and meta-analysis

 

English follows

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Lorsque je lis une étude, surtout s’il s’agit d’un RCT de qualité ou d’une revue systématique, je m’interroge toujours sur la nécessité de modifier ma pratique en fonction des conclusions, qui bouleversent parfois mes propres croyances.

Une revue systématique sur un sujet bien connu vient d’être publiée par Bradley S Neal et ses collègues dans la revue Journal of foot and ankle research: Foot posture as a risk factor for lower limb overuse injury: a systematic review and meta-analysis.

La question de recherche était donc simple : la posture statique du pied est-elle un facteur de risque des pathologies de l’appareil locomoteur ? La conclusion des auteurs était la suivante : This systematic review identified strong and very limited evidence of small effect that a pronated foot posture is a risk factor for MTSS and patellofemoral pain, respectively (traduction : forte évidence qu’un pied pronateur/plat est un petit facteur de risque pour les périostites tibiale médiale ET évidence très limitée qu’un pied pronateur/plat est un petit facteur de risque pour les SFP)

 

Question

Ça veut dire quoi ? Dois-je maintenant commencer à croire au lien causal entre les pieds plats ou pronateurs et les pathologies de l’appareil locomoteur ? Dois-je commencer à prendre des mesures de « navicular drop » ? Appareiller mes patients d’orthèse plantaire pour corriger ces « défauts » ?

 

Critique

En général, l’étude a été très bien faite, avec une grande rigueur sur la méthodologie. Ma critique est davantage sur l’analyse et les conclusions qui laissent supposer des liens qui n’existent pas (voir plus bas la critique pour les scientifiques). Je dois par contre donner le crédit aux auteurs d’avoir eux-mêmes prononcé des réserves sur la confiance qu’ils ont en leurs résultats (« … the meta- analysis did not encompass all potentially available data, reducing confidence in its results. »)

Quelques questions générales demeurent : Pourquoi les auteurs n’ont il pas mis de l’avant le non lien entre la majorité des pathologies étudiées et les tests statiques du pied ? Faut-il toujours trouver le petit truc significatif (si mineur soit-il) pour expliquer ses propres convictions?

 

Conclusion

En bref, nous avons ici un assemblage d’études de moyenne qualité qui individuellement ne montrent pas de résultats significatifs mais qui, regroupées d’une manière précise, arrivent à montrer des résultats statistiquement significatifs même si très limites et fragiles, et avec une grandeur d’effet minime…

Cette étude ne changera pas ma pratique de part un degré de confiance des résultats extrêmement faibles. Je ne calculerai pas plus des navicular drop et je ne dirai pas plus à mes patients que leurs pieds « plats » installés depuis toujours ont quoi que ce soit à voir avec leur nouveau problème, périostites incluses, pour lequel ils me consultent!

Dommage que les études incluses n’aient pas été faites en Afrique ou la majorité des personnes ont les pieds plats. ;)

 

Ma critique pour les scientifiques, les cliniciens avertis et les auteurs de l’étude :

  •  L’ensemble des 5 études qualifiées de « haute qualité » ne montrent aucun effet significatif des mesures du pied sur les pathologies… toutes pathologies incluses.
  • Les seules pathologies qui ont pu être associées, dans cette méta-analyse, aux mesures statiques du pied sont le MTSS (périostite) et le SFP (syndrome fémoro-patellaire). Les autres pathologies n’ont pas montré de lien significatif (blessures pied/cheville, réactions osseuses de stress, pathologies membres inférieurs de surutilisation non spécifique)
  • Pour arriver à lier le MTSS aux mesure statiques du pied avec un minimum de puissance il a fallu associer des études qui mesurent des particularités qui n’ont aucune corrélation entre elles, c’est-à-dire le Navicular Drop, le FPI-8 et le Resting Calcaneum position (ex : Un pied creux rigide ou un pied plat rigide aura un navicular drop minime mais un FPI à l’opposé)
  • La seule méta-analyse valable, donc, est celle liant le MTSS au Navicular Drop, qui inclut 6 études, et qui montre un résultat à la TRÈS grande limite du non significatif avec une barrière inférieure de l’intervalle de confiance située à 0,01 (notez qu’à 0,00 on considère le résultat comme étant non significatif). De plus, comme l’ensemble des études incluses ne montraient pas d’effet significatif avant leur regroupement dans la méta-analyse, nous pouvons analyser ces résultats avec un grain de sel… même si le but de la méta-analyse est d’optimiser la puissance statistique en combinant les études!
  • Même si l’on considère ces résultats comme significatifs, on doit noter que la grandeur de l’effet est minimal (0,19 pour le MTSS) et que ce sont les études de meilleure qualité qui atténuent l’effet.
  • Des résultats donc très fragiles que l’on pourrait qualifier d’instables. En fait, il suffirait d’une seule étude pour balancer ces résultats dans le non significatif ! Des études comme, par exemple, celles de Hetresoni (2006) ou Burn-2004 pour le SFP, qui montraient des résultats opposés et qui ont été exclues de la méta-analyse par « absence de données adéquates ».
  • Notons aussi que les différences de mesure moyenne de navicular drop, pour l’ensemble des études citées, entre le groupe blessé et non blessé, étaient de moins de 1.5mm… (selon l’étude de 2012-Sabino, « reliability analysis of the clinical application of the navicular drop test » l’erreur de mesure est de 2.26mm)
  • Pour arriver à lier le SFP, il a fallu isoler le navicular drop des autres mesures statiques du pied (FPI-8 et Resting Calcaneum position)… sans quoi le résultat n’aurait pas été significatif. Notez qu’une seule étude est intégrée dans ce forest plot… qui en fait donc une pseudo-méta-Analyse! … et on peut se demander pourquoi les auteurs ont regroupé les analyses de pied pour le MTSS mais pas pour le SFP ? Trouver des résultats positifs? :)
  • Puisqu’une seule étude amène à cette conclusion (2009-Boling), il faudrait la critiquer adéquatement et s’assurer que sa qualité et ses résultats sont adéquats. Une chose me saute aux yeux par contre : la différence de mesure du navicular drop entre le groupe blessé et non blessé était de moins de 1mm…

 

* Le même groupe est en train de publier un autre papier (2014-Dowling, DYNAMIC foot function as a risk factor for lower limb overuse injury : a systematic review) qui concluait: This systematic review identified very limited evidence that dynamic foot function during walking and running is a risk factor for patellofemoral pain, Achilles tendinopathy, and non- specific lower limb overuse injuries.


English

 

When reading a study, especially a high-quality randomized controlled trial or systematic review, I always question myself on the usefulness of updating my own practice based on reported conclusions, some of which challenge my beliefs.

A systematic review on a famous topic by Bradley S Neal and colleagues entitled Foot posture as a risk factor for lower limb overuse injury: a systematic review and meta-analysis was just published in the Journal of Foot and Ankle Research. 

The research question was quite simple: is static foot posture a risk factor for musculoskeletal injuries ? And the conclusions was as follows: This systematic review identified strong and very limited evidence of small effect that a pronated foot posture is a risk factor for medial tibial stress syndrome (MTSS) and patellofemoral pain, respectively.

 

Question

What does it mean? Do I need to start believing that pronating feet cause musculoskeletal pathologies? Do I need to start measuring the « navicular dop »? Do I need to equip my patients with plantar orthoses to correct these « flaws »?

 

Critique

In general, this review was very well conducted with a high quality methodology. My critique is more on analysis and conclusions suggesting associations that don’t exist (see below: critique for scientists). However, I must credit the authors for mentioning the limits in interpreting their results: « … the meta-analysis did not encompass all potentially available data, reducing confidence in its results. »

Some questions remain: why did the authors did not mention the absence of link between the majority of reviewed pathologies and static foot measurements? Is it always necessary to find links (as small as they can be) to support our own convictions?

 

 Conclusion

In this review, there is a gathering of medium quality studies reporting non-statistically significant findings. However, when combined in a certain manner, they tend to show borderline statistical significance with a small effect size…

 This study will definitely not change my clinical practice because of my extremely low confidence level in its results. I will not start measuring « navicular drops » nor telling my patients that their ever established pronating feet have anything to do with the recent injury (including medial tibial stress syndrome) for which they seek medical attention!

It’s just too bad that the included studies weren’t performed in Africa where the majority of people have flat feet ;)

 

My critique for scientists, clinicians and the authors of the systematic review:

  • All 5 high-quality studies included show NO statistically significant effect of foot posture on pathologies… when considering all pathologies.
  • In the meta-analysis, the only pathologies that could be associated with static foot measurements are MTSS (medial tibial stress syndrome) and PFPS (patellofemoral pain syndrome). All other pathologies (foot/ankle injuries, bone stress reactions, non-specific lower limb overuse injury) DID NOT show any significant link with such measurements.
  • In order to find a bigger effect of static foot measurements on MTSS, the authors had to combine 3 measurements (Navicular drop, FPI-8, Resting calcaneum position) that are not correlated (e.g. a rigid flat foot or rigid cavus foot will show minimal navicular drop but inverse FPI).
  • Therefore, the only valid meta-analysis is the one linking MTSS to Navicular drop through 6 studies. However, note that those results are at the very limit of statistical significance as shown by the 0.01 inferior limit of the confidence interval (results with a confidence interval including 0.00 are considered non-significant). Moreover, since every single study did not show any significant results, we can certainly take results with a grain of salt… Even if the goal of a meta-analysis is to optimize statistical power by combining studies.
  • Although results were significant, it must be noted that the effect size is very small (0.19 for MTSS) and that higher quality studies are responsible for attenuation of that effect.
  • Thus, results are not so convincing and quite unstable. In fact, only one study would be needed to redirect results to non-significant links between anatomy and MTSS! Studies like those from Hestroni-2006 (or Burne-2004 for PFPS), for instance, which showed opposite results but were excluded from the meta-analysis secondary to « absence of adequate data ».
  • Interestingly, the between-group mean difference (injured vs. uninjured) in Navicular drop for all the package of included studies was inferior to 1.5mm… (according to 2012-Sabino: Reliability analysis of the clinical application of the navicular drop test, measurement error was 2.26mm).
  • Authors had to isolate the Navicular drop from other measurements (FPI-8 and Resting calcaneum position) in order to find significant results between foot posture and PFPS… or else it wouldn’t have been statistically significant. Note that only one study is included within this forest plot, which makes it a pseudo-meta-analysis! Why did the authors combine measurements when looking at MTSS but not for PFPS? To report significant results? :)
  • Since only one study reaches this conclusion (2009-Boling), it would be necessary to review it thoroughly to ensure the adequacy of its quality and results. In that study, the difference between navicular drop measurements of injured vs. uninjured was less that 1mm…

 

* The same research group has published another similar paper, reviewing links between dynamic measurements and injuries, which concluded the following: That other systematic review identified very limited evidence that dynamic foot function during walking and running is a risk factor for patellofemoral pain, Achilles tendinopathy, and non- specific lower limb overuse injuries.

 


 

Español

 

Cuando leo un estudio, sobretodo si se trata de un RCT de calidad o de una revisión sistemática, me pregunto siempre sobre la necesidad de modificar mi práctica en función de las conclusiones, que a veces transforman mis propias creencias.

Una revisión sistemática sobre un tema bien conocido viene de ser publicada por Bradley S Neal y sus colegas en la revista Journal of foot and ankle research : Foot posture as a risk factor for lower limb overuse injury: a systematic review and meta-analysis.

La pregunta de la investigación era simple: ¿la postura estática del pie es un factor de riesgo de las patologías del aparato locomotor? La conclusión de los autores era la siguiente: This systematic review identified strong and very limited evidence of small effect that a pronated foot posture is a risk factor for MTSS and patellofemoral pain respectively (traducción : fuerte evidencia que un pie pronador/plano es un pequeño factor de riesgo para las periostitis tibiales mediales Y evidencia muy limitada que un pie pronador/plano es un pequeño factor de riesgo para los SFP)

 

Pregunta

¿Qué significa esto? Ahora debo empezar a creer en una relación causal entre los pies planos o pronadores y las patologías del aparato locomotor? ¿Tengo que empezar a coger medidas del “navicular drop”? ¿Proveer a mis pacientes de ortesis plantares para corregir sus “defectos”?

 

Crítica

En general, el estudio está muy bien hecho, con un gran rigor sobre la metodología. Mi crítica es más sobre el análisis y las conclusiones que dejan suponer relaciones que no existen (ver más abajo la crítica para los científicos). Por el contrario, debo dar crédito a los autores por haber sido prudentes al mostrar cierta reserva sobre los resultados. (« … the meta- analysis did not encompass all potentially available data, reducing confidence in its results. »)

Quedan por resolver algunas preguntas generales: ¿Por qué los autores no han hecho hincapié en la no relación entre la mayoría de las patologías estudiadas y los test estáticos del pie? ¿Hay que encontrar siempre esa pequeña cosa significativa (por mínima que sea) para explicar sus propias convicciones?

 

Conclusión

Resumiendo, aquí tenemos un conjunto de estudios de mediana calidad que individualmente no muestran resultados significativos, pero que reagrupados de una manera precisa llegan a mostrar resultados estadísticamente significativos a pesar que de manera muy limitada y débil, y con un efecto de magnitud mínima…

Este estudio no cambiará mi práctica, en parte por mi grado de confianza en unos resultados extremadamente débiles. ¡No calcularé más los navicular drop y no diré más a mis pacientes que sus pies “planos” con los que llevan conviviendo toda la vida tienen algo que ver con su nuevo problema, periostitis incluida, por el que me consultan!

Lástima que los estudios incluidos no se hicieran en África dónde la mayoría de las personas tienen los pies planos ;)

 

Mi crítica para los científicos, los clínicos expertos y los autores del estudio:

  • El conjunto de estos 5 estudios calificados de « alta calidad » no muestran ningún efecto significativo en las medidas del pie sobre las patologías… incluyendo todas las patologías.
  • Las únicas patologías que se han podido asociar, en este meta-análisis, a las medidas estáticas del pie son el MTSS (medial tibial stress syndrome – periostitis) y el SFP (síndrome fémoro-patelar). Las otras patologías no han mostrado relación significativa (lesión pie/tobillo, reacciones óseas de estrés, patologías miembro inferior de sobre-utilización no específicas)
  • Para llegar a relacionar el MTSS a las medidas estáticas del pie con un mínimo de fuerza se han necesitado asociar estudios que miden particularidades que no tienen ninguna relación entre ellas, es decir el Navicular Drop, el FPI-8 (foot posture index) y el Resting Calcaneum position (ej: Un pie cabo rígido o un pie plano rígido tendrán un navicular drop mínimo pero su FPI será lo contrario).
  • Así que el único meta-análisis válido,  es aquel que relaciona el MTSS con el Navicular Drop, que incluía 6 estudios, y que nos muestra un resultado MUY al límite del no significativo con una barrera inferior del intervalo de confianza situada a 0,01 (señalar que a 0,00 consideramos el resultado como no significativo). Además, como el conjunto de los estudios incluidos no mostraban efecto significativo antes de reagruparlos en este meta-análisis, podemos analizar estos resultados con prudencia, madurez y reflexión, ¡cum grano salis que se dice en latín!… ¡incluso si el objetivo del meta-análisis es de optimizar el poder estadístico combinando los estudios!
  • Incluso si consideramos estos resultados como significativos, debemos señalar que la magnitud del efecto es mínima (0,19 para el MTSS) y que son los estudios de mejor calidad los que atenúan el efecto.
  • Así pues, resultados muy frágiles que podríamos calificar de inestables. ¡En realidad, bastaría con un solo estudio para decantar estos resultados hacia el no significativo! Estudios como, por ejemplo, los de Hetresoni (2006) (o Burn-2004 para el SFP), que mostraban resultados opuestos y que han sido excluidos del meta-análisis por “falta de datos adecuados”.
  • Señalar también que las diferencias de medida media del navicular drop, para el conjunto de los estudios citados, entre los grupos lesionados y no lesionados eran de menos de 1.5 mm… (según el estudio de 2012-Sabino, « reliabilitty analysis of the clinical application of the navicular drop test » el error de medida es de 2.26mm)
  • Para llegar a relacionar el SFP, se ha necesitado aislar el navicular drop de las otras medidas estáticas del pie (FPI-8 y Resting Calcaneum position)… sin ello el resultado no habría sido significativo. Señalar que un sólo estudio se integra en el forest plot… ¡con lo que tenemos un pseduo-meta-análisis! … ¿y podemos preguntarnos por qué los autores han reagrupado los análisis del pie para el MTSS y no para el SFP? ¿Encontrar resultados positivos? :)
  • Puesto que un solo estudio nos lleva a esta conclusión (2009-Boling), habrá que criticarla adecuadamente y asegurarse que su calidad y sus resultados son adecuados. Sin embargo, hay algo que me llama la atención: la diferencia de medida del navicular drop entre el grupo lesionado y el no lesionado era de menos de 1mm…

 

* El mismo grupo está en vías de publicar otro papel (2014-Dowling, DYNAMIC foot function as a risk factor for lower limb overuse injury : a systematic review) que concluye: This systematic review identified very limited evidence that dynamic foot function during walking and running is a risk factor for patellofemoral pain, Achilles tendinopathy, and non- specific lower limb overuse injuries.

27
nov

Les Mini-Marathons La Clinique Du Coureur / The Running Clinic Mini-Marathons / Las Mini Maratones La Clínica Del Corredor

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

English follows

Sigue en español

Cet été, La Clinique Du Coureur s’est déplacée aux quatre coins du Québec pour promouvoir l’activité physique chez les jeunes et faire la promotion de meilleures pratiques relatives à la santé des coureurs. En effet, 28 événements sportifs ont accueilli les Mini-Marathons La Clinique Du Coureur!

Qu’est-ce que c’est les Mini-Marathons La Clinique Du Coureur?

Il s’agit d’un circuit familial et informatif de courses pour enfants. Dans une ambiance festive, La Clinique Du Coureur propose un échauffement structuré aux petits coureurs et un accès à du matériel éducatif. Des trucs pratiques et des conseils sont intégrés à l’activité et ceux-ci mettent l’accent sur l’importance de bouger dans le plaisir, de bien s’alimenter et de dormir! Des «règles d’or» et un programme coloré d’initiation à la course à pied sont aussi disponibles.

En 2014, La Clinique Du Coureur a fait bouger plus de 5000 enfants et accroché autant de sourires!

Si vous souhaitez vous informer sur la course et les enfants, La Clinique Du Coureur a consacré un encart de plusieurs pages sur le sujet. Nous abordons notamment les recommandations liées à l’activité physique et le choix des chaussures.  + Lien

 

 

English

The Running Clinic (TRC) travelled across Quebec last summer to promote physical activity among the youth as well as best practices as regards runners’ health. Indeed, TRC mini-marathons have already been organized as part of 28 sports events to date!

What is a TRC Mini-Marathon?

It’s a friendly and informative circuit of races for children. In a festive atmosphere, TRC offers a structured warm-up for young runners as well as access to educational material. Practical tips and advice are integrated into all activities while focusing on the importance of making physical activity fun, in addition to ensuring that kids eat well and get enough sleep! The “golden rules” of running are also available along with a colorful initiation program.

In 2014, TRC got more than 5,000 children moving, with smiles on their faces at that!

If you are interested in learning more about children and running, TRC has produced a multi-page insert on the subject (article in french). Namely, recommendations on physical activity and on how to select a pair of running shoes are addressed.  + Link (french)

 

Español

Este verano, La Clínica Del Corredor se ha desplazado a 4 rincones de Quebec para promover la actividad física en los jóvenes y promocionar unas mejores prácticas en relación a la salud de los corredores. ¡En realidad, 28 eventos deportivos han acogido las Mini Maratones La Clínica Del Corredor!

¿Qué son las Mini Maratones La Clínica Del Corredor?

Se trata de un circuito familiar e informativo de carreras para niños. En un ambiente festivo, La Clínica Del Corredor propone un calentamiento estructurado a los pequeños corredores y les da acceso a material educativo. Trucos prácticos y consejos se integran en la actividad ¡y estos ponen el acento sobre la importancia de moverse de una forma placentera, y de alimentarse y dormir bien! También están disponibles las “reglas de oro” y un programa coloreado para la iniciación a la carrera a pie.

¡En 2014, La Clínica Del Corredor ha hecho moverse a más de 5000 niños y dibujado otras tantas sonrisas!

Si deseáis informaros sobre la carrera a pie y los niños, La Clínica Del Corredor ha dedicado un encarte de varias páginas sobre el sujeto. Abordamos especialmente las recomendaciones ligadas a la actividad física y la elección del calzado.  + Enlace  (en francés)

 

10
nov

Ile de la Réunion : terre de trail / Reunion Island: Land of Trails / Isla de la Reunión : tierra de trail


English follows

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Voici en 10 points un résumé de notre voyage à l’Ile de la Réunion

  1.  Une petite île de 800 000 habitants en plein cœur de l’océan indien. La mer et la montagne sont donc à proximité dans un climat tropical des plus agréables. Lors de notre passage en octobre, l’été et ses grandes chaleurs approchait. Paradis pour les activités en plein air que ce soit la nage dans le lagon, le vélo sur piste aménagée, les sentiers de trail à perte de vue, l’escalade, le parapente…, on peut dire que La Réunion est l’endroit rêvé pour les amateurs de plein air et surtout de trail. Seule ombre au tableau de ce paradis : les nombreuses attaques de requins.
  2. La Réunion étant un département français, on y trouve toutes les commodités du monde ultra moderne, mais avec un niveau de stress bien en-dessous de ce que nous connaissons des grandes villes. Les gens étaient très relaxes même sur la route  :)
  3. La population est un heureux mélange d’européens, d’africains, de chinois, d’indiens, de malgaches… Ce qui donne un métissage surprenant, magnifique et unique.
  4. Les Canadiens et les Américains se font rares là-bas, le voyage est excessivement long : Un voyage de près de 40h qui inclus plus de 20 heures d’avion… avec un décalage horaire de 8 heures.
  5. La Clinique Du Coureur y était d’abord pour enseigner son cours spécialisé. 50 kinésithérapeutes (physiothérapeutes), médecins, podologues (podiatres) et entraineurs ont pu bénéficier du cours qui a été enseigné sur les 5 continents plus d’une centaine de fois et qui enchante à chaque fois et unanimement les professionnels qui le suivent.
  6. Une visite du laboratoire de biomécanique de l’Université de la Réunion avec : Georges Dalleau et Nicolas Peyrot qui étaient aussi hôtes d’un colloque sur l’ultra-trail et d’un débat/discussion sur la chaussure de trail avec entre autre Grégoire Millet.
  7. Une nouvelle clinique spécialisée reconnue « La Clinique Du Coureur » dans ce coin de pays avec Ortho-Run et son propriétaire Jean-Christophe Rivas.
  8. Des rencontres avec les gros noms du trail international (Jason Schlarb, Francois D’Haene, Julien Chorier, Xavier Thévenard, …) et du trail local lors d’un souper ‘santé’ avec Éric Lacroix, Pascal Blanc, et plusieurs autres.
  9. Blaise a pris le départ du trail du Bourbon : 4h45 de pur plaisir à prendre des photos et vidéo et à apprécier le paysage splendide avant de se retirer de la course. Objectifs atteints : reconnaissance du parcours, voir l’île des hauts plateaux, vivre l’euphorie trail, prendre de l’expérience pour une prochaine année… bien préparé physiquement  :)
  10. Un passage à Canal + spécial grand raid pour parler de chaussures et de la tendance forte sur l’île de courir avec les Hoka (ultra-maximaliste). Conclusion de Blaise : « après avoir couru avec mes Inov8 235 trailroc (chaussure minimaliste 0 drop mais avec semelle externe ferme et une bonne grip; choix idéal pour moi) dans ces sentiers (caverne Dufour et Cap anglais : très technique, gros cailloux instables, glissant), je ne vois que des désavantages de courir sur ces sentiers avec des chaussures de type Hoka. »

Toutes nos aventures passent aussi par notre page Facebook. N’hésitez pas à y apposer un petit « j’aime » pour voir le fil sur votre mur ».

 


English

The following is a 10-point summary of our trip to Reunion Island

  1. A small island with 800,000 inhabitants in the heart of the Indian Ocean. The sea and the mountains are nearby in a very pleasant tropical climate. Hot summer weather was approaching during our visit in October. A paradise for outdoor activities: swimming in lagoons, cycling on groomed paths, trails as far as the eye can see, climbing, paragliding…we could say that Reunion Island is the ideal spot for outdoor and especially trail enthusiasts. The only downside to this paradise: many shark attacks.
  2. As Reunion is a French overseas territory, we can find all the amenities of the ultra-modern world, but with stress levels that are well below what is experienced in big cities. People were very relaxed, even on the road. :)
  3. The population is a mix of Europeans, Africans, Chinese, Indians and Malagasy, which offers a magnificent and unique intercultural society.
  4. Canadians and Americans are scarce as the travelling time to get there is very long: an almost 40-hour journey, with more than 20 hours of flight time…with an eight-hour time difference.
  5. The Running Clinic was there to deliver its specialized course. Fifty physical therapists, physicians, podiatrists and trainers took the course, which has been taught on five continents more than one hundred times to the delight of the professionals who take it each time.
  6. A visit to the biomechanical laboratory at Université de la Réunion with: Georges Dalleau and Nicolas Peyrot, who also hosted a conference on ultra-trail and a debate/discussion on trail shoes, with Grégoire Millet, among others.
  7. A newly specialized clinic recognized by The Running Clinic in this part of the country with Ortho-Run and its owner Jean-Christophe Rivas.
  8. Meetings with top international trail runners (Jason Schlarb, Francois D’Haene, Julien Chorier, Xavier Thévenard, …) and local trail runners during a ‘healthy’ dinner with Éric Lacroix, Pascal Blanc , and several others.
  9. Blaise ran start the Bourbon trail: 4h45 of pure pleasure taking pictures and short video clips, and enjoying the scenery before withdrawing from the race. Objectives reached: reconnaissance of the course, seeing the island from the highlands, living trail euphoria, gaining experience for a next year…physically well-prepared.  :)
  10. Featured on Canal + Special grand raid to talk about shoes and the trend on the island to run with Hoka’s (ultra-maximalist). Blaise’s conclusion: “After having run with the Inov8 235 Trailroc (minimalist 0 drop, but with a very firm outsole and good grip; ideal choice for me) on these trails (Caverne Dufour and Cap anglais: very technical, large and unstable rocks, slippery), I only see disadvantages of running on these trails with Hoka shoes.”

Our adventures always show on our Facebook page. Don’t hesitate to « like » our page!

 

Español

Aquí tenéis en 10 puntos un resumen de nuestro viaje a la Isla de la Reunión.

  1. Una pequeña isla de 800 000 habitantes en medio del océano Índico. El mar y la montaña están muy cerca el uno del otro, con un clima tropical muy agradable. Durante nuestro paso en el mes de octubre, el verano y su calor se aproximaban. Es un paraíso para las actividades al aire libre, ya sea la natación en el lago, la bicicleta en una pista ya habilitada, los caminos de trail que van más allá de lo que nuestra vista puede alcanzar, la escalada, el paracaídas…, podemos decir que La Reunión es el lugar soñado para los aficionados del deporte al aire libre y sobretodo para el trail. La única sombra a este cuadro paradisíaco : los numerosos ataques de los tiburones.
  2. En la Reunión, que es un departamento francés, encontramos todas las comodidades del mundo ultra moderno, pero con un nivel de estrés muy por debajo del que estamos acostumbrados a ver en las grandes ciudades. Veías a la gente muy relajada incluso en la carretera.  :)
  3. La población es una feliz mezcla de europeos, africanos, chinos, indios, malgaches… Lo que desemboca en un mestizaje sorprendente, magnífico y único.
  4. Los Canadienses y los Americanos se ven raros ahí abajo, el viaje es excesivamente largo: Un viaje de cerca de 40h que incluye más de 20 horas de avión… con un desajuste horario de 8 horas.
  5. La Clínica Del Corredor estuvo en primer lugar para enseñar su curso especializado. 50 fisioterapeutas, médicos, podólogos y entrenadores pudieron beneficiarse de este curso que ha sido realizado en los 5 continentes más de un centenar de veces y que encanta cada vez y unánimemente a los profesionales que lo siguen.
  6. Una visita al laboratorio de biomecánica de la Universidad de la Reunión con : Georges Dalleau y Nicolas Peyrot quienes eran también anfitriones de un coloquio sobre ultra trail y de un debate/discusión sobre el calzado de trail con entre otros Grégoire Millet.
  7. Una nueva clínica especializada reconocida como y por « La Clinique Du Coureur » en ese rincón del País con Ortho-Run y su propietario Jean-Christophe Rivas.
  8. Reencuentros con grandes nombres del trail internacional (Jason Schlarb, Francois D’Haene, Julien Chorier, Xavier Thévenard,  …) y del trail local en una cena « salud » con Éric Lacroix, Pascal Blanc, y muchos otros.
  9. Blaise tomó la salida del trail du Bourbon : 4h45 de puro placer tomando fotos y vídeo y apreciando el espléndido paisaje antes de retirarse de la carrera. Objectivos alcanzados : reconocimiento del recorrido, ver la isla « des hauts plateaux », vivir la euforia del trail, coger experiencia para un próximo año… mejor preparado físicamente. :)
  10. Un pase en Canal + especial gran raid para hablar del calzado y de la fuerte tendencia en la isla de correr con las Hoka (ultra-maximalistas). Conclusión de Blaise : « después de haber corrido con mis Inov8 235 trailroc (calzado minimalista 0 drop pero con una suela firme, dura y un buen grip (agarre); elección ideal para mi) por esos senderos (caverna Dufour y « Cap anglais » : puedo decir que es un recorrido muy técnico, con grandes piedras intestables y resbaladizo), únicamente le veo desventajas al hecho de correr sobre esos senderos con un calzado tipo Hoka. »

 

7
oct

Le paradigme du « Confort filter » (2) / The Comfort Filter Paradigm (2) / El paradigma de « Confort filter » (2)

English follows

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Le paradigme du « Confort filter » : pas la pièce manquante du puzzle.

Aujourd’hui, nous vous proposons un nouveau paradigme que nous voulons beaucoup plus réaliste que le Comfort Filter Paradigm de Dr Nigg.

Mais avant tout énumérons quelques faits terrains :

  1. L’évolution de la chaussure dans les dernières décennies a eu comme but principal de réduire l’incidence des blessures.
  2. Malgré que l’ensemble des scientifiques s’entende pour dire que les technologies d’absorption et de contrôle de la pronation n’ont aucun rôle préventif sur l’incidence des blessures, les compagnies continuent d’en faire la promotion pour une raison fort simple : c’est facile à comprendre pour le consommateur.
  3. La majorité des chaussures modernes (approximativement 90% du marché) se ressemblent, puisqu’elles proviennent du même historique (absorption marquée, talon surélevé, rigidité de la semelle à la mi-pied, coupole calcanéenne rigidifiée, …)
  4. Malgré qu’aucune science solide ne justifie ces caractéristiques, bon nombre de scientifiques semblent ne pas les remettre en question… notons qu’une grande partie des scientifiques qui publient sur la chaussure reçoivent, ont reçu ou espère recevoir de l’argent de l’industrie (le biais commercial est fortement incrusté chez les scientifiques qui étudient la chaussure de sport)
  5. Les compagnies avec l’aide des détaillants et des magazines spécialisés continuent de promouvoir ce type de chaussure (la chaussure moderne) auprès du grand public.
  6. Les consommateurs sont fortement influencés par le marketing de la chaussure et suivent les recommandations des détaillants qui perpétuent le paradoxe des technologies, absorption et contrôle de la pronation inclus.
  7. Les choix de chaussures disponibles pour le consommateur comme pour les détaillants restent limités aux caractéristiques de la chaussure moderne (ex : chaussures minimalistes pour enfants très difficiles à trouver)

Voici donc notre nouveau paradigme :

Le paradigme du pseudo choix imposé et de la mode commercialisable : Les coureurs dépensent de l’argent pour des produits à la mode, mise en marché et promu par des compagnies à but lucratifs et recommandée par des détaillants qui croient que ces chaussures vont prévenir les blessures.

Plus d’explications : Le premier but des compagnies est de mettre en marché des produits commercialisables pour faire des profits. Les compagnies produisent des chaussures coûteuses qui sont recommandées par les détaillants et les magazines qui en retirent des bénéfices secondaires. Les coureurs désirent les produits les plus tendance et à la mode, et achètent les chaussures qui leur procurent un minimum de confort immédiat et surtout qui sont recommandées par le détaillant. Les coureurs ont été éduqués de tous (détaillants, compagnies, magazines et professionnels de la santé) et de longue date, à la fausse croyance qu’une bonne chaussure devait être chère, technologique, de marque connue, et qu’elle était conçue pour protéger des blessures. Le marché offre plusieurs différentes chaussures mais avec les mêmes caractéristiques. Les chaussures modernes ont une influence négative sur la prévention des blessures, de par leur influence biomécanique, anatomique et physiologique, mais elles sont devenues la norme depuis 30 ans. Les coureurs sont devenus tellement dépendants des chaussures modernes qu’ils ne peuvent plus transférer à des chaussures plus simples sans courir le risque de se blesser lors de leur transition. La confusion persiste donc jusqu’à perpétuer la fausse information que les chaussures simples (minimalistes) sont dangereuses…

Assez réaliste, non ?

 

 

English

The comfort filter paradigm: not the missing piece of the puzzle

Today, we suggest a new paradigm that we believe is way more realistic than Dr Nigg’s Comfort Filter Paradigm.

But just before, let’s look at the facts:

  1. Running footwear evolved within the last decades with the aim of reducing injury incidence.
  2. Despite agreement among researchers regarding the non-preventative role of cushioning and motion control technologies, manufacturers keep promoting such concepts for one simple reason: they are easily understandable for consumers.
  3. The majority of modern maximalist shoes (approximately 90% of the current market shares) are similar in terms of characteristics (high cushioning and heel to toe drop, low flexibility, rigid heel counter, etc.)
  4. Despite the lack of research supporting such characteristics, several researchers don’t challenge their usefulness. Please note that most researchers publishing on the topic of running shoes receive (or have received) or wish to receive monetary incentives from the running shoes industry; commercial bias is certainly part of sporting footwear research.
  5. Manufacturers, along with retailers and specialized magazines, keep promoting « technologies-enhanced » modern shoes to the running community.
  6. Consumers are highly influenced by running shoes marketing, and follow recommendations from retailers who promote the technologies paradox including cushioning and motion control devices.
  7. Available choices for consumers and even for retailers are still limited to modern running shoes characteristics (e.g. minimalist shoes for kids are extremely difficult to find).

Now, here’s our new paradigm :

The pseudo forced-choice paradigm or the marketable fashion paradigm: runners spend their money on fashion products, marketed and promoted by companies aiming for profits, and recommended by retailers who believe that these shoes will help prevent injuries.

Detailed explanation : First and foremost, manufacturers conceive and sell products with the goal of making profit. They produce costly shoes to be recommended by retailers and magazines, who earn incentives by doing so. Runners seek for fashion shoes that provide them with a certain degree of comfort, and shoes for which they receive favorable recommendations from retailers. Furthermore, runners were educated from all sources (retailers, manufacturers, magazines and health professionals) since a number of years about the false belief that appropriate running shoes were more expensive and from well-known brands, included several technologies and were conceived to prevent injuries. The running shoes market currently offers a number of different models that include similar characteristics. These modern shoes have become the standard of running footwear since 30 years, although they don’t decrease injury incidence and even negatively affect biomechanics and physiology. Runners have become so dependent on their modern shoes that they simply can’t transition to more minimalist shoes without increasing their chances of getting injured. Therefore, confusion is responsible for false information that minimalist shoes are dangerous from spreading all over the running community…

Pretty realistic, isn’t it?

 

 

Español

The Comfort Filter Paradigm (no 2)

Hoy os proponemos un nuevo paradigma que vemos mucho más realista que el Comfort Filter Paradigm del Dr Nigg.

Pero antes de todo enumeremos algunos hechos:

  1. La evolución del calzado en las últimas décadas ha tenido como objetivo principal el de reducir la incidencia de las lesiones.
  2. A pesar que el conjunto de los científicos se entiende para decir que las tecnologías de amortiguación y de control de la pronación no tienen ningún rol preventivo sobre la incidencia de las lesiones, las compañías continúan promocionándolas por una razón fuerte y simple: es fácil de entender para el consumidor.
  3. La mayoría del calzado moderno (aproximadamente el 90% del mercado) se parece, porque proviene de la misma histórica (amortiguación marcada, talón sobre-elevado, rigidez de la suela en el mediopié, cúpula calcánea rígida,…)
  4. A pesar que ninguna ciencia sólida no justifique estas características, parece que un buen número de científicos no las cuestione… advertir que una gran parte de los científicos que publican sobre calzado reciben, han recibido o esperan recibir dinero de la industria (las tergiversaciones comerciales están muy incrustadas en los científicos que estudian el calzado de deporte)
  5. Las compañías con la ayuda de los vendedores y de las tiendas especializadas continúan promoviendo este tipo de calzado (el calzado moderno) ante el gran público.
  6. Los consumidores están fuertemente influenciados por el marketing del calzado y siguen las recomendaciones de los vendedores quienes perpetúan la paradoja de las tecnologías, amortiguación e incluso de control de pronación.
  7. La elección del calzado disponible tanto por los consumidores como por los vendedores queda limitada a las características del calzado moderno (ej: el calzado minimalista para los niños es muy difícil de encontrar)

Con lo que aquí está nuestro nuevo paradigma:

El paradigma de la pseudo elección impuesta y de la moda comercializable: Los corredores gastan el dinero en productos de moda, puesto en marcha y promovido por las compañías con ánimos de lucro y recomendadas por los vendedores que creen que ese calzado va a prevenir las lesiones.

Más explicaciones: El primer objetivo de las compañías es poner en marcha productos comercializables para sacar provecho. Las compañías producen calzado costoso que es recomendado por los vendedores y las tiendas que sacan beneficios secundarios. Los corredores desean los productos de última tendencia y que estén de moda y compran el calzado que les procura una mínima comodidad inmediata y sobretodo que sea recomendado por el vendedor. Los corredores han sido educados por todos (vendedores, compañías, tiendas y profesionales de la salud) y desde hace tiempo, a la falsa creencia que un buen calzado debe de ser caro, con tecnología, de marca conocida, y que haya sido fabricado para protegernos de las lesiones. El mercado ofrece una gran variedad de calzado pero con las mismas características. El calzado moderno tiene una influencia negativa sobre la prevención de las lesiones, por su influencia biomecánica, anatómica y fisiológica, pero esto viene siendo lo normal en los últimos 30 años. Los corredores se han vuelto tan dependientes de su calzado moderno que ya no pueden migrar hacia un calzado más simple sin correr el riesgo de lesionarse durante la transición. La confusión persiste perpetuando así la falsa información de que el calzado simple (minimalista) es peligroso…

23
sept

Le paradigme du « Confort filter » (1) / The Comfort Filter Paradigm (1) / El paradigma de « Confort filter » (1)

English follows

Sigue en español

Le paradigme du « Confort filter » : Qu’est ce que c’est ? (Partie 1)

C’est au « International Calgary Running Symposium » que j’ai pour la première fois entendu le nouveau paradigme du chercheur Benno Nigg, sommité de la chaussure de sport.

Après the « preferred movement path paradigm » and the « muscle tuning paradigm », Dr Nigg propose un nouveau paradigme pour expliquer les liens entre la biomécanique, la chaussure et la prévention des blessures chez le coureur.

Le paradigme du filtre de confort se définit ainsi : Les coureurs utilisent leur perception de confort pour sélectionner les chaussures qui produiront moins de blessures.

Plus d’explications: Le paradigme du « filtre de confort » pourrait expliquer pourquoi les blessures en course à pied sont prioritairement causées par les erreurs d’entrainement, le volume d’entrainement et autres facteurs similaires et moins dépendant des chaussures utilisées. Les coureurs auraient déjà sélectionné et utilisé les bonnes chaussures. Les coureurs choisissent leur chaussure de course en fonction de leur perception de confort et excluent donc les chaussures qui pourraient augmenter le risque de blessures.

Bon, soyons sincère, cette théorie ne tient pas debout. On s’explique.

1. Même si on s’entend tous pour dire que le confort est important, le support scientifique qui le relie à l’incidence des blessures est presque inexistant si ce n’est que de l’unique étude sur le sujet, la très pauvre étude de Mundermann et al. publiée en 2001 faisant un lien beaucoup trop important entre le confort et les blessures (Mundermann, Stefanyshyn & Nigg, Med Sci Sports Exerc. 2001; 33(11):1939-45 : Recrues militaires portant des bottes de combat, la randomisation n’était pas faite sur le score de confort, le critère principal était le confort et non les blessures, seulement 79/206 (38% !) ont retourné les questionnaires de blessures, 4 mois de suivi, douleur et blessures auto-rapportées, haut risque de biais, …)

2. On est aussi tous d’accord que les blessures sont d’abord reliées aux paramètres d’entrainement (le trop, trop vite). Par contre, ce paradigme est déconnecté de la réalité terrain quand on suppose que les coureurs choisissent réellement les chaussures en fonction du confort et surtout qu’ils choisissent automatiquement les ‘bonnes’ chaussures quand on sait que la majorité des chaussures sur le marché ont les mêmes caractéristiques imposées (absorption marquée, talon surélevé, rigidité de la semelle à la mi-pied, coupole calcanéenne rigidifiée, …). Si on considère qu’une majorité des coureurs choisissent des chaussures trop courtes par rapport à l’ajustement idéal, et ce, en fonction de leur confort, on peut penser qu’ils se situent encore plus dans le néant en ce qui concerne la prévention des blessures!

La semaine prochaine on vous propose donc un nouveau paradigme beaucoup plus réaliste : Le paradigme de la mode commercialisable

… À suivre

 

 

 

 

 

 

English

The comfort filter paradigm:  What is it? (Part 1)

I first heard about the new paradigm of Benno Nigg, well recognized expert in the field of sport shoes, during the International Calgary Running Symposium.

Following the preferred movement path paradigm and the muscle tuning paradigm, this new paradigm from Dr Nigg aims to explain the link between biomechanics, shoes and running injury prevention.

The comfort filter paradigm is defined as follows by Dr Nigg: Runners use their comfort assessment to select shoes that will have lower injury rates.

More details: the comfort filter paradigm might explain why running injuries are primarily a function of training errors, mileage and similar factors and less dependent on the sport shoes used. Runners have been already selecting and using the right products. Runners select their running shoes based on their comfort assessment. Thus, they exclude those shoes that may have an increased injury risk.

Now, let’s be honest: this theory simply doesn’t hold water. Here is why:

1. Even if we all agree on the importance of comfort, very limited evidence suggests its link with running injuries. In fact, only one weak study of Mundermann 2001, concluded an exaggerated link between comfort and injuries. (Mundermann, Stefanyshyn & Nigg, Med Sci Sports Exerc. 2001; 33(11):1939-45: Military recruits wearing boots, comfort score non-randomized, primary outcome was comfort rather than injuries, only 79/206 (38% !) returned injury questionnaires, 4 months follow-up, self-reported pain and injuries, high risk of bias, …).

2. We also all agree that running injuries are primarily a matter of training errors (doing too much, too soon). However, this paradigm is completely disconnected from the field when supposing that runners really select their shoes based on their level of comfort, and that this choice is automatically the best one given that the majority of running shoes include the same obligatory characteristics (high cushioning, high heel to toe drop, high rigidity, motion control technologies, etc.). If we consider that, based on comfort, a majority of runners select their shoes too short compared with the ideal fit, we can certainly suppose that they are not better with regard to injury prevention!

Next week, we will suggest a more realistic paradigm: the paradigm of the pseudo forced-choice or the marketable fashion paradigm.

To be continued…

 

 

 

Español

El paradigma de « Confort filter » ¿Qué es ? (1a parte)

Es en el “International Calgary Running Symposium” dónde he oído hablar por primera vez sobre el nuevo paradigma del investigador Benno Nigg, eminencia del calzado de deporte.

Después de “the preferred movement path paradigm” y de “the muscle tuning paradigm”, Dr Nigg nos propone un nuevo paradigma para explicar la relación entre la biomecánica, el calzado y la prevención de las lesiones en el corredor.

El paradigma del filtro de comodidad se define así: Los corredores utilizan su percepción de comodidad para seleccionar el calzado que producirá menos lesiones.

Más explicaciones: El paradigma del “filtro de comodidad” podría explicar por qué las lesiones en la carrera a pie son causadas por los errores de entrenamiento, el volumen de entrenamiento y otros factores similares y menos dependientes del calado utilizado. Los corredores ya habrían seleccionado y utilizado el calzado adecuado.  Los corredores escogen su calzado de carrera en función de su percepción  de comodidad y excluyen así el calzado que podría aumentar el riesgo de producirles una lesión.

Bien, seamos sinceros, esta teoría no hay por dónde cogerla. Nos explicamos.

1. Incluso si todos estamos de acuerdo para decir que la comodidad es importante, el apoyo científico que la liga a la incidencia de lesiones es prácticamente inexistente, únicamente hay un estudio sobre el tema y es bastante pobre. Es el estudio de Mundermann et al. Publicado en 2001 que habla de una relación demasiado importante entre la comodidad y las lesiones. Mundermann, Stefanyshyn & Nigg, Med Sci Sports Exerc. 2001; 33(11):1939-45 : Reclutaba militares con botas de combate, la aleatorización no se hacía sobre el resultado de comodidad, cuando el criterio principal era la comodidad y no las lesiones, sólo 79/206 (38%) han devuelto los cuestionarios de lesiones, 4 meses de seguimiento, dolor y lesión de percepción subjetiva, alto riesgo de tergiversar el resultado,…)

2. Estamos también todos de acuerdo que las lesiones están principalmente ligadas a los parámetros de entrenamiento (el demasiado, demasiado rápido). Por el contrario, este paradigma está desconectado de la realidad sobre el terreno cuando suponemos que los corredores escogen realmente el calzado en función de su comodidad, y sobretodo que ellos escogen automáticamente el “buen” calzado cuando sabemos que la mayoría de calzado que encontramos en el mercado tiene las mismas características impuestas (amortiguación marcada, talón sobreelevado, rigidez de la suela en el mediopié, cúpula calcánea rígida,…). Si consideramos que la mayoría de los corredores escogen un calzado demasiado pequeño con respecto a su talla ideal, y este, en función de su comodidad, ¡podemos pensar que ellos se sitúan todavía más en la nulidad en aquello que concierne la prevención de lesiones!

La próxima semana os proponemos un nuevo paradigma mucho más realista: El paradigma de la moda comercializable

…Continuará

29
août

International Calgary Running Symposium

Anglais et Français à la suite dans le texte

I was recently at the International Calgary Running Symposium where the most prominent scientists met to discuss sports footwear. (J’étais à l’International Calgary Running Symposium, qui réunissait les scientifiques les plus connus en ce qui a trait à la chaussure de sport.)

Here are a few interesting quotes from the lecturers. Please note that I don’t necessarily agree with all of them! (Voici des citations intéressantes des conférenciers. Notez que je ne suis pas d’accord avec tous !

J. EA BERTRAM

- Energy cost is strongly related to energy loss. Reducing collision forces and improving impact moderating behavior is very important. (Le coût énergétique est fortement relié à l’énergie dissipée. Il est important de minimiser les forces d’impact et d’améliorer les comportements de modération d’impact)

 

V. D BOGERT

- Posture of the foot and its velocity have more influence on impact peak than shoe cushioning. (La position du pied et sa vitesse ont plus d’influence sur le pic d’impact que l’absorption contenue dans la chaussure)

 

G-P. BRÜGGEMANN

- A prospective study suggests that running in minimal support footwear increases load on the intrinsic muscles that support the arch, thereby strengthening the foot. (Une étude prospective montre que courir en chaussure minimaliste augmente la demande de travail des muscles intrinsèques qui supportent l’arche, et par conséquent renforcit le pied)

 

P. CAVANAGH

- Switching (from RFS) to FFS decreases tibial vertical acceleration but increases antero-posterior acceleration… and net acceleration. (Changer de Attaqueur talon à Attaqueur avant-pied diminue l’accélération tibiale verticale mais augmente l’accélération antéro-postérieure et l’accélération nette)

 

I DAVIS

- Footwear (chronic protective support) creates weakness. Gradual transition to less shoe is the key to success. (Les chaussures (support protecteur chronique) créent des faiblesses. Une transition graduelle vers moins de chaussures est la clé du succès)

- Children, two years of age, land with a slightly plantarflexed foot during shod running. By the time they are four, they are heelstriking with nearly 10 deg. of dorsiflexion. (Les enfants de 2 ans atterrissent avec une cheville en légère flexion plantaire durant la course avec des chaussures. Du moment où ils atteignent 4 ans, ils atterrissent sur le talon avec un angle pied sol de près de 10 degrés)

 

R. FERBER

- Researchers have very limited influence on clinicians. (Les chercheurs ont très peu d’influence sur les cliniciens)

 

E. C. FREDERICK

- Certain shoe characteristics potentially represent a positive performance benefit. Running shoe’s weight is critical (7x more costly on the foot than at the center of mass). Mass effect is 1% per 100gr in your feet. (Certaines caractéristiques des chaussures ont potentiellement le bénéfice d’améliorer la performance. Le poids de la chaussure est important. (7x plus couteux sur le pied que si au centre de masse). L’effet de masse est de 1% par 100gr dans les pieds.)

- Pronation control technologies and orthotics don’t improve mechanical efficiency in long distance runners. (Les orthèses et les technologies de contrôle de la pronation n’améliorent pas l’efficacité mécanique chez les coureurs de fond)

- A certain amount of cushioning is another positive factor for performance in many runners, but even greater is the potential offered by customization and individualization of shoes. (Un certain degré d’absorption est un autre facteur positif pour la performance de plusieurs coureurs, mais l’effet est encore plus grand si les chaussures étaient personnalisées dans leur fabrication)

 

J. HAMILL

- Over the last 40 years, the major emphasis of research on running injuries has been related to athletic footwear development… aiming at impact attenuation and pronation control. Biomechanists have now come to the conclusion that the injuries may not be related to these two factors. (Depuis 40 ans, l’emphase de la recherche sur les blessures en course à pied a été relative au développement des chaussures de course… dans le but d’atténuer les chocs et contrôler la pronation. Les biomécaniciens sont venus aux conclusion que les blessures ne sont finalement pas relatifs à ces 2 facteurs)

- With regard to injuries, training errors and genetic factors are more important than shoes and biomechanics. (Quand on parle de blessures, les erreurs d’entrainement et la génétique sont plus importantes que les chaussures et la biomécanique)

- Freely chosen cadence is not the optimal cadence with regard to O2 consumption. (La cadence librement choisie n’est pas la cadence optimale d’un point de vue consommation d’oxygène)

 

W. HERZOG

- To perform you must be injury free. (Pour performer tu ne dois pas être blessé)

- Research on uninjured runners may be a better idea than research on injured runners. (Peut-être serait-il plus pertinent d’étudier les coureurs non blessés que ceux qui le sont)

- One must not just look at how much he runs, but also at how much he rests. (Ne regarde pas seulement combien tu cours… mais aussi combien tu te reposes)

 

R. KRAM

- Running barefoot on relatively soft surfaces may provide the best conditions for better performance. (Courir pied nu sur des surfaces relativement absorbantes est l’idéal d’un point de vue performance)

 

D. LIEBERMAN

- There is more variability in foot strike during barefoot running than during shod running. (Il y a plus de variabilité de la foulée relative à la position du pied au sol durant la course pieds nus que chaussée)

- Modern life mismatch: even surfaces, irregular activity, less body skills and resilience, running shoes! (Les ‘Modern life mismatch’ : surface non variée, activités irrégulières, moins d’habileté et de résilience du corps, chaussures de course !)

- When they run barefoot, most tribes do it on hard surfaces… natural environment is not just sand and nice freshly mowed lawn). (La majorité des tribus, lorsqu’elles courent pieds nus, le font sur des surfaces dures… l’environnement naturel n’est pas que du sable et la belle herbe fraichement coupée)

 

G Y MILLET

- Determinants of performance in ultramarathons that may be subjected to a compromise between energy cost and lower limb tissue damage. (Les déterminants de la performance en Ultra-Marathon peuvent être sujet à un compromis entre le cout énergétique et le dommage tissulaire des membres inférieurs)

 

E. MÜLLER

- Modern motor learning theories consider movement variability as an essential factor for technique improvement. The inherent variability on a macroscopic level decreases as performance increases, the microscopic movement variability behaves the opposite. In order to achieve the ability to adapt to such changes, reactive phenomena should be increased in the training process. External perturbations (like trail running) might enable an increase of functional variability within the running movement pattern,

and this might lead to more flexible, and to external perturbations, more adaptable movement patterns (Les théories modernes de l’apprentissage moteur considèrent la variabilité du mouvement comme un facteur essentiel à l’amélioration de la technique. La variabilité intrinsèque à un niveau macroscopique diminue au fur et à mesure que la performance augmente, tandis que le la variabilité des mouvements microscopiques font le contraire. Dans l’objectif de provoquer des adaptations à ces changements, des phénomènes de réactivité devraient être augmentés dans la planification d’entrainement. Des perturbations externes (comme de la course en terrains variés) pourraient permettre une augmentation de la variabilité fonctionnelle au sein du patron moteur, ce qui pourrait conduire à plus flexibilité du système, et en lien avec les perturbations externes, à plus d’adaptabilité du corps dans ses gestuels de mouvement.)

 

R. O. NIELSEN

- Training errors are widely accepted as the main cause of injuries but the evidence is non-existent (Les erreur d’entrainement sont largement acceptées comme étant la principale cause de blessures mais les évidences sont non existantes)

 

B. M. NIGG

- It’s not possible to make a conclusive statement about a difference in running injury rates over the last four to five decades (there has probably been no change) because studies used different definitions of injury and different populations. (Il n’est pas possible de conclure sur le changement de l’incidence des blessures durant les derniers 40 ans (n’a probablement pas changé) puisque les études utilisent différentes définitions de ce qu’est une blessure ainsi que différentes types de populations)

- Impact and excessive pronation have been shown to be weak predictors of running injuries. (l’impact et la pronation excessive ont montré être de faibles prédicteurs de blessures de course à pied)

- It seems that we use our comfort sensing system to protect ourselves from injuries. This leads to the proposal of a new paradigm: The comfort filter paradigm. Runners use their comfort assessment to select shoes that will cause a lower chance of injury. (Il semble que nous utilisons notre système de perception du confort pour nous auto-protéger des blessures. Ceci amène un nouveau paradigme : Les coureurs utilisent leur analyse du confort pour sélectionner des chaussures qui va réduire la fréquence de blessures)

 

C. B PAYNE

- Different shoes and techniques load different tissues differently. Load management is the key! (Différentes chaussures et techniques chargent différents tissus. La quantification du stress mécanique est la clé)

 

N. ROMANOV

- Shoe manufacturers have failed to decrease injury rates. (Les compagnies de chaussure n’ont pas réussi à diminuer les blessures)

- Taking off your shoes does not make you running well. (Enlever vos chaussures ne fait pas de vous un coureurs qui court bien)

 

M. SHORTEN

- 93% of mismatch between self reported strike type and reality. (Il y a 93% d’inconcordance entre l’auto-analyse de sa pose de pied au sol et la réalité)

- Average angle between the foot and the ground in runners is 10 to 25 degrees of dorsiflexion (heel strike). (Angle moyen entre le pied et le sol est de 10 à 25 degré en flexion dorsale)

 

D. J. STEFANYSHYN

- Greater longitudinal stiffness in running shoes increase the lever arm and can improve running economy. Excessively increasing the stiffness is detrimental to running economy. (Augmenter la rigidité longitudinale de la chaussure de course augmente le bras de levier et peut augmenter secondairement l’économie de course. Une rigidité excessive est par contre délétère sur l’économie de course)

 

Question to the PANEL INDUSTRY

- Are innovations in running shoes for ‘function’ or for ‘business’? Answer: business first! The key is core design (look… color…). We must be sure that consumers like and buy the product. (Est-ce que les innovations dans les chaussures sont pour la ‘fonction’ ou le ‘business’ ? Réponse : D’abord le business ! LA clé est dans le design de la base (le look, la couleur, …). Nous devons être certains que le consommateur aime et achète le produit.

- Why industry keeps speaking about cushioning and motion control? Answer: because it’s easier to understand for everybody … even if it’s not true! (Pourquoi les compagnies continuent-elle de parler d’absorption et de contrôle de la pronation ? Parce que c’est plus facile à comprendre pour tout le monde… même si c’est des faussetés !)

 

For live comments, follow my Twitter feed #ICRS. (Pour les commentaires fait en direct, voir mon fil tweeter #ICRS)

Next blog article: What’s wrong with Dr. Nigg’s The Comfort Filter Paradigm? (Prochain blog : Qu’est-ce qui cloche dans le “The comfort filter paradigm” de Dr Nigg.)

15
juil

Courir pied nu ou chaussé? Barefoot or Shod Running? ¿Correr descalzo o con calzado?

English follows

Sigue en español

Un article encore sous presse a récemment été publié : Barefoot running survey: Evidence from the field (2014-Hryvniak).

Une enquête de 10 questions sur la course pieds nus a été faite sur différents blogues et pages Facebook. 509 participants ont répondu et plus de 93% d’entre eux incorporaient différentes sortes de course pieds nus dans leur volume de course hebdomadaire. Une large majorité (68%) des participants n’ont pas eu de nouvelles blessures après avoir débuté la course pieds nus. En fait, la plupart (69%) ont vu leurs anciennes blessures disparaître. Les coureurs ont répondu que leurs anciens problèmes de genou (46%), de pied (19%), de cheville (17%), de hanche (14%), et lombaire (14%) se sont résolus après avoir débuté la course pieds nus.

Critique de l’article de Craig Payne ICI (adéquate si on considère le préjugé défavorable de Craig envers le pied nu)

 

Ma réponse à Craig :

Cette étude n’a rien de particulier qui me saute aux yeux. Ce n’est pas le meilleur devis pour démontrer la vérité quant aux risques relatifs à la course pieds nus. Je suis d’accord que la discussion est pauvre et loin d’une bonne revue de la littérature mais ce n’était pas l’objectif non plus de cette étude. Ce qui était intéressant par contre est le résultat de cette étude : réussir à courir pieds nus avec succès n’est pas anecdotique et a été possible pour la majorité des coureurs qui ont répondu à ce questionnaire… ils l’ont fait et ils l’ont bien fait.

Je suis d’accord que ces résultats ne sont pas une preuve que courir pieds nus est meilleur… mais il n’y a aussi, actuellement, aucune preuve que courir en chaussures est meilleur!

Toutes les revues systématiques ne montrent pas que les chaussures sont meilleures que le pied nu… et que les grosses chaussures (ou traditionnelles / maximalistes / cote TRC <60% / représentant 80% à 95% du marché) sont meilleures que les minimalistes (ou chaussures barefoot / cote TRC >70% / représentant 5 a 20% du marché).

 

Si vous êtes justes et connaissez les évidences scientifiques existantes, vous serez d’accord qu’il y a :

Preuve de faible qualité avec un risque élevé de Biais que les coureurs habitués aux chaussures minimalistes sont moins à risque de blessures que les coureurs habitués aux chaussures traditionnelles/maximalismes. 

ET

Preuve de faible qualité avec un risque élevé de Biais que les coureurs habitués aux chaussures traditionnelles/maximalismes qui changent pour des chaussures minimalistes sont plus à risque de blessures que les coureurs qui ne changent pas d’habitude.

ET

Pas de preuve que les coureurs habitués aux chaussures minimalistes qui changent pour des chaussures traditionnelles/maximalismes sont plus ou moins à risque de blessures que les coureurs qui ne changent pas d’habitude.

 

Alors, avec ce manque d’évidences, qui a le fardeau de la preuve ? Ceux qui ont initialement construit des chaussures maximalistes et technologiques (et qui nous bombardent de nouvelles technologies annuellement) ou ceux qui parlent de retour aux sources?

 

Je pense que le fardeau de la preuve repose :

  1. sur les défenseurs du MINImalisme pour ce qui est de changer des habitudes ancrées de longue date (je pense ici à la grosse chaussure moderne)
  2. sur les défenseurs du MAXImalisme pour ce qui est de recommander autre chose que de la simplicité dans les pieds des débutants et des enfants.

 

 

English

An article (in press) has just been released: Barefoot running survey: Evidence from the field (2014-Hryvniak).

A 10-question survey regarding barefoot running was posted on a variety of running blogs and Facebook pages. 509 participants responded with over 93% of them incorporating some type of barefoot running into their weekly mileage. A large majority (68%) of runners participating in the study experienced no new injuries after starting barefoot running. In fact, most respondents (69%) actually had their previous injuries go away after starting barefoot running. Runners responded that their previous knee (46%), foot (19%), ankle (17%), hip (14%), and low back (14%) injuries all proceeded to improve after starting barefoot running.

Critics of the article from Craig Payne (adequate when considering Craig’s negative bias towards barefoot running)

My answer to Craig:

This study brings nothing special for me. It’s not the best design to find the truth about injury incidence in barefoot runners. I agree that the discussion is weak and far from a good review on this topic, but reviewing the literature was not the objective of this study. The interesting part was the findings: successful barefoot running is not anecdotal and it happened to most of the runners answering to the survey… they did it and did well.

So, I agree, it’s not evidence that barefoot running is better… but there is NO evidence that shoes are better than barefoot either. ALL the formal systematic reviews don’t show that shoes are better than barefoot… and than big bulky shoes (or traditional / maximalist / TRC rating <60% / 80 to 95% of the market) are better than minimalist shoes (or barefoot shoe / TRC rating >70% / 5 to 20% of the market)

 

If you are fair and knowledgeable with the evidence, you know that there is:

Low Quality Evidence with High Risk of Bias that experienced minimalist shoe wearers are less injured than experienced traditional/maximalist shoe wearers

AND

Low Quality Evidence with High Risk of Bias that new minimalist shoe wearers are more injured than experienced traditional/maximalist shoe wearers

AND

No Evidence that new traditional/maximalist shoe wearers are more injured than experienced minimalist shoe wearers

 

So with this lack of evidence, who should bear the burden of proof? Those who initially came up with maximalist and more modern running shoes or those who are currently promoting getting back to basics?

I think that the burden of proof should be on:

  1. Those who advocate MINImalism when it comes to changing long-established habits (I’m referring to bulky modern shoes).
  2. Those who advocate MAXImalism when it comes to recommending something other than simplicity for beginners and children.

 

 

Español

Un artículo todavía en prensa acaba de ser publicado recientemente: Barefoot running survey: Evidence from the field (2014-Hryvniak).
Una encuesta con 10 preguntas sobre la carrera a pie descalzo ha sido realizada en distintos blogs de running y páginas de Facebook. Un total de 509 participantes respondieron el cuestionario que nos dio los siguientes datos: más del 93% de los participantes incorporan diferentes tipos de carrera descalzo en su volumen de carrera semanal. Una amplia mayoría (68%) de los participantes no tuvieron nuevas lesiones después de haber comenzado la carrera a pie descalzo. De hecho, la mayoría (69%) vieron desaparecer sus antiguas lesiones. Los corredores respondieron que sus antiguos problemas de rodilla (46%), pie (19%), tobillo (17%), cadera (14%), y lumbares (14%) se resolvieron después de comenzar la carrera a pie descalzo.
Crítica del artículo de Craig Payne (adecuada si consideramos el prejuicio desfavorable de Craig hacia el pie descalzo)

 

Mi respuesta a Craig :
Este estudio no tiene nada en particular que me salte a la vista. No es la mejor manera de demostrar la verdad sobre los riesgos relacionados con la carrera a pie descalzo. Estoy de acuerdo en que la discusión es pobre y está lejos de una buena revisión de la literatura pero esto no era el objetivo de este estudio. Por el contrario, lo que es interesante es el resultado de este estudio: llegar a correr descalzo con éxito no es anecdótico y ha sido posible para la mayoría de los corredores que han respondido a este cuestionario… ellos lo han hecho y lo han hecho bien.

Estoy de acuerdo en que estos resultados no son una prueba de que correr descalzo sea mejor… ¡pero tampoco hay, actualmente, ninguna prueba de que correr calzado sea mejor!

Ninguna revisión sistemática nos muestra que el calzado sea mejor que el pie descalzo… y que el gran calzado (tradicional / maximalista / índice TRC70% / representan del 5 al 20% del calzado del mercado).

 

Si sois justos y conocéis las evidencias científicas existentes, estaréis de acuerdo que hay:

Prueba de débil calidad con un riesgo elevado de tergiversarse que los corredores acostumbrados al calzado minimalista tienen un menor riesgo de lesionarse que los corredores acostumbrados al calzado tradicional/maximalista
Y
Prueba de débil calidad con un riesgo elevado de tergiversarse que los corredores acostumbrados al calzado tradicional/maximalista que cambian hacia un calzado minimalista están más a riesgo de lesionarse que los corredores que no cambian sus costumbres.
Y
Sin pruebas que los corredores acostumbrados al calzado minimalista que cambian hacia un calzado tradicional/maximalista están más o menos a riesgo de lesionarse que los corredores que no cambian sus costumbres.

 

Entonces, con esta falta de evidencia, ¿quién tiene la razón? Aquellos que inicialmente construyeron un calzado maximalista y tecnológico (y que nos bombardean con nueva tecnología anualmente) ¿o aquellos que hablan de volver a los orígenes?

Pienso que las pruebas deberían basarse:

  1. en los defensores del MINImalismo a la hora de cambiar unas costumbres que están instaladas desde hace tiempo (aquí pienso en el gran calzado moderno)
  2. en los defensores del MAXImalismo a la hora de recomendar alguna otra cosa que no sea la simplicidad en el pie de los debutantes y de los niños.

 

 

8
juil

Des Québécois au championnat du monde de ‘Skyrunning’

Le championnat du monde de ‘sky running’ se tenait à Chamonix-France dimanche passé (29 juin). Le Marathon du Mont Blanc et son paysage splendide accueillait les meilleurs traileurs de la planète… juste en avant des 2 milliers de coureurs venant de partout dans le monde pour braver les 42km et les 5000m de dénivelé. Une expérience riche en émotion et en moments magiques à laquelle La Clinique Du Coureur a participé. Nous avons recueilli les commentaires de l’équipe du Québec pour vous :

« La montagne a parlé. C’est la phrase que l’organisation a utilisée pour justifier le changement de parcours de dernière minute à cause de la météo en ajoutant: « il faut respecter la montagne ». Ça a pris tout son sens en haut du col des Posettes à plus de 2000m d’altitude avec des conditions difficiles (froid, vent fort et pluie), où je comprenais et approuvais dorénavant ce changement. Après tout, ils ont de vraies montagnes eux. Maintenant, j’écoute et je respecte la vraie montagne. »

Alexandre

 

« Les Francais sont pas techniques mais purée, ils montent comme des trains »

Jeff (14ième overall)

 

« Une bénévole : haaa vous êtes Québécois, vous n’avez pas peur de la pluie ? Non … mais des côtes ! »

Marc-André

 

« Je ne m’imaginais pas pouvoir être aussi raqué (courbaturé) des bras dans une course de trail… la seule manière que j’avais d’économiser mes jambes en montant était de pousser sur mes genoux! »

David

 

« Changer mon dossard du 23km pour le 10km suite à une entorse de cheville : Déçus. Courir 20 km plutôt que 10km pour erreur d’aiguillage : contente ? »

Hélène (participante du 10km)

 

« J’étais à moins de 20 minutes en arrière de Kilian Jornet  :) »

Pierre (qui à couru le kilomètre vertical, une autre course du championnat du monde)

 

« Half way : Oh my God, j’ai des nouvelles jambes… »

Renée

 

« Une fenêtre s’est durement refermée sur une haute opportunité, mais ce n’est qu’une côte à surmonter dans un volcan en activité. Maudite marde ! »

Lee-Manuel (DNF, blessure la veille de la course)

 

« Après une semaine d’ennuie sans mes enfants et ma femme, j’ai couru 4h45 sous la pluie, je me suis viré la cheville, je me suis relevé un ongle, j’étais congelé en haut, j’ai eu mal en bas, je rêvais de monter dans les descentes et de descendre dans les montées (tellement interminables), je n’ai rien vu du paysage à cause de la brume … mais maudit que c’était le fun ! »

Blaise

11
juin

Soleil et sourires au Trail LCC! / Sun and smiles at TRC Trail event!

English follows

Le Trail La Clinique Du Coureur 2014 est un grand succès!

 

Samedi le 7 juin avait lieu la deuxième édition du Trail La Clinique Du Coureur. Un événement grandiose organisé par Horizon 5 Plein Air et La Clinique Du Coureur qui s’est démarqué sur plusieurs points. Voici un résumé de cette fabuleuse journée :

Une course pour tous

C’est plus de 2000 coureurs, bénévoles, exposants, visiteurs et accompagnateurs qui ont pu bénéficier du combo Trail – Kermesse-bénéfice Le Saisonnier. Un 1, 5 et 10km, 12000$ en prix de présence, des bénévoles qui ont dynamisé le parcours avec leur énergie, 4 caméras sur le parcours, des milliers de photos, une conférence post course passionnante, des personnalités publiques… et surtout une tonne de plaisir en cette journée ensoleillée.

Une fête familiale haute en couleur

En plus des 800 jeunes de l’école Montagnac qui ont dévalé le parcours la semaine précédente, plus de 400 petits coureurs ont participé à l’une des courses de 1km. Les animateurs expérimentés du Saisonnier ont agrémenté avec beaucoup de plaisir l’avant-midi de plusieurs enfants qui ont profité des jeux gonflables, mur d’escalade, fermette, maquillage en plus de recevoir une crème glacée de Chez Boub et une carte des Galeries de La Capitale.

Un parcours exceptionnel

Le parcours a fait l’unanimité. Chemins magnifiques, paysage enchanteur, plein de relance, bon dosage dans le dénivelé et le degré de difficulté, beaucoup de variété, idéal pour s’initier au trail et pour commencer sa saison.

Une ambiance festive 100% trail

Une forêt enchanteresse accueillait les centaines de coureurs et visiteurs qui pouvaient s’imprégner de l’ambiance trail en rencontrant les détaillants, les compagnies, les organisateurs de course et les commanditaires de l’événement, dispersés à travers les 30 tentes qui tapissaient la forêt.

Une course aux allures de championnat provincial.

Le Trail La Clinique Du Coureur sera peut-être la course la plus relevée du Québec en 2014. Les meilleurs traileurs, coureurs sur route et coureurs de piste s’affrontaient sur un 10km trail. Près de 40 athlètes étaient présentés devant caméra avant de s’élancer dans une course qui nous a offert un spectacle phénoménal! Une chaude lutte pour le podium entre plusieurs athlètes qui cèderont, à l’issu de la course, les trois premières places à Sarah Bergeron Larouche, Jessica Porfilio et Virginie O. Gauthier pour les femmes et Jean-François Gosselin, David LePorho et Jean-Philippe Thibodeau pour le podium hommes. Notez que Joël Bourgeois, qui était tout en jambe, aurait certainement changé cet ordre puisqu’il menait par plus de 15 secondes avant de malheureusement bifurquer dans la mauvaise voie et d’ajouter un long kilomètre à sa course.

Une bonne cause

Le Trail La Clinique Du Coureur est très fier de remettre 3000 $ au programme Tournesol, qui permet à de jeunes vivants des difficultés de pouvoir profiter des camps de jour du Saisonnier.

Le TRAIL La Clinique Du Coureur est tout simplement un incontournable à inscrire dans votre agenda. Ne manquez pas l’édition 2015, le 6 juin prochain au Saisonnier… Ce sera encore plus gros, plus intense et plus trippant! À suivre sur http://lacliniqueducoureur.com/trail/

 

English

TRC’s 2014 Trail Running Event is raging success!

 

Last Saturday, June 7, was the second edition of TRC’s Trail Running Event. A spectacular happening organized by Horizon 5 Plein Air and TRC which stood out on several fronts. Here’s a recap of this perfect day.

A race for everyone

More than 2,000 runners, volunteers, exhibitors and supporters participated in the combo Trail-Kermesse-bénéfice Le Saisonnier. Three events (1 km, 5 km and 10 km), $12,000 in cash and attendance prizes, pumped volunteers who fired up the race course, 4 video cameras filming the race, thousands of pictures, an inspiring post-race conference, several public figures and tons of fun under a sunny day.

A colorful family event

On top of the 800 teenagers from Montagnac School who raced down the track last week, more than 400 kids took part in our 1 km race. The Saisonnier’s seasoned team of entertainers spruced up the morning of all children present with inflatable games, a climbing wall, a fermette, make up, ice cream from Chez Boub and a pass to the Galeries de La Capitale Mega Park.

An exceptional race course

Everybody loved the race course. Magnificent trails, wonderful scenery, lots of acceleration, a great balance between elevations and their degree of difficulty, various terrains, ideal for your first venture in trail running or to kick off the season.

Festive trail atmosphere

An enchanted forest awaited hundreds of energized runners and visitors set to meet retailers, companies, the organizers of the race as well as the sponsors who were all spread out in around 30 exhibition tents.

Festive event or provincial championships?

TRC’s Trail Running Event may well be the most competitive race across the province in 2014. The best trail, road and track runners gave it all they had in the 10 km trail running event. Nearly 40 athletes were introduced to the crowd of supporters as our video camera captured the presentation before taking off and putting on quite a show! It was a tight race for the podium, but in the end, Sarah Bergeron Larouche, Jessica Porfilio and Virginie O. Gauthier came in first, second and third in the women’s event and Jean-François Gosselin, David LePorho and Jean-Philippe Thibodeau earned their place on the podium in the men’s event. We should point out though that Joël Bourgeois was really fired up and leading the race by more than 15 seconds until he took a wrong turn and added a whole kilometer to his race. This could really have been a game changer otherwise.

For a good cause

TRC’s Trail Running Event has allowed raising a total of $XXX for Programme Tournesol, helping underprivileged kids attend summer day camp at the Saisonnier.

TRC’s Trail Running Event has now become a must for every runner out there. Don’t miss next year’s event, scheduled for June 6, 2015 at the Saisonnier… It will be bigger, more intense and even more fun! Follow us on the road to the 2015 edition of the event at http://lacliniqueducoureur.com/trail/.