Article en vedette

  • Affiche PDF #1 : La chaussure minimaliste

    Cette affiche décrit les caractéristiques d'une chaussure de course minimaliste en ordre d'importance.
    À utiliser à votre guise pour vos boutiques de chaussures et cliniques! Un outil très utile!

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  • Affiche PDF #2 : "Choisir sa chaussure de course" (détaillée)

    Cette affiche sert à guider coureurs et vendeurs de chaussures de course vers le bon type de chaussure pour des caractéristiques données (passé de coureur, blessures, etc.) .
    À utiliser à votre guise pour vos boutiques de chaussures et cliniques! Un outil très utile!

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  • Affiche PDF #3 : Choisir sa chaussure de course à pied (simplifiée)

    Cette affiche sert à guider les coureurs vers le bon type de chaussure pour des caractéristiques données (Guide simplifié).


    À utiliser à votre guise pour vos boutiques de chaussures et cliniques! Un outil très utile!

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  • Questions - Réponses sur la cadence du pas de course

    Q : Qu’est-ce que la cadence du pas de course et pourquoi en parler?
    R : Tous les gourous de la biomécanique de course dans le monde parlent de cadence de pas de course pour diminuer les blessures et courir plus vite. Plusieurs scientifiques ont étudié ces concepts par des études cliniques contrôlées. Après les chaussures minimalistes, c’est le sujet le plus à la mode chez les coureurs.


    Q : Est-ce que 180 pas/minute est la cadence idéale pour tous les coureurs?
    R : C’est effectivement autour de 180 plus ou moins 10. La cadence idéale est différente pour chaque individu... enlevez vos souliers, courez quelques minutes sur une surface dure (asphalte) et vous saurez quelle est VOTRE cadence idéale.


    Q : Est-ce que la vitesse du coureur change quelque chose, ou devrait-il toujours garder la même cadence?
    R : La cadence optimale pour n'importe quelle vitesse se trouve à plus ou moins 10 pas autour de la cadence moyenne... même à la vitesse de jogging "efficace" c’est-à-dire plus vite que 10km/h.


    Q : Est-ce que tous les coureurs élites de niveau international gardent une cadence de 180?
    R : 170 et plus... il est intéressant de constater que la plupart d'entre eux courent à des cadences situées entre 180 et 184 (hommes)... et cela du 1500m au marathon !


    Q : Quel bénéfice vais-je en retirer d’un point de vue performance?
    R : Sur du moyen terme, il y aura une augmentation de l’efficacité mécanique (moins d'O2 consommée pour une même vitesse) en augmentant l'économie de course (plus de rebond élastique, moins de travail musculaire, moins de déplacement vertical, etc.)


    Q : Quel bénéfice vais-je en retirer d’un point de vue prévention des blessures?
    R : Cela réduit la vitesse de l'impact au sol (associée par certaines études aux fractures de stress) en plus de réduire le stress sur les articulations des genoux, des hanches et du bas du dos. Notez par contre qu’il y aura un peu plus de stress sur le tendon d'Achille et le pied… sur du court terme, jusqu'à ce que vous soyez adaptés.


    Q : Comment une trop grande foulée peut être délétère pour un coureur, d’un point de vue blessures et performance?
    R : Les cadences lentes (140 à 160 pas par minute), souvent observées chez les coureurs récréatifs, ont plus de chance d'augmenter la phase de freinage, la pose au sol du talon en avant du centre de gravité, la force d’impact, etc.


    Q : Est-ce difficile de changer sa cadence?
    R : Non. C'est un processus facile à apprendre pour 90% des gens. Pour améliorer votre capacité à conserver une bonne cadence à long terme, courez pieds nus (idéal) ou avec des chaussures minimalistes -talon bas, plus minces, moins de support et d’absorption- (plus pratique).


    Q : Quoi d’autre sur la cadence ?
    R : Selon une étude de Squadrone en 2009, la cadence moyenne des coureurs pieds nus est de 182. Dans ma pratique clinique de coureurs récréatifs courant avec des chaussures classiques absorbantes, la moyenne est de 150 à 155. L'autre chose intéressante à propos de la cadence (évaluée chez le coureur récréatif à vitesse de jogging) est qu'elle a diminué de façon significative, au cours des 30 dernières années ! … Les "grosses chaussures absorbantes" en seraient-elles la cause ?


  • Pourquoi une majorité des coureurs, même de niveau international, ont une attaque talon ?

    La phobie de l’attaque talon commence à atteindre plusieurs coureurs à pied, qui, en se voyant sur les photos en pleine action, s’interrogent sur leur efficacité biomécanique. Et ils ont raison de s’interroger puisque certains coureurs ont, avec cette attaque talon, des conséquences négatives sur leur performance et sur l’incidence des blessures. Voici à cet effet quelques précisions.


    Les 10 choses à connaître sur l’attaque talon chez le coureur, en réponse à la question « Pourquoi une majorité des coureurs, même de niveau international, ont une attaque talon ? »
    1. Les photos sont rarement de bons indices. Ne vous fiez qu’aux caméras haute définition ou à un œil très expérimenté. Une photo prise juste avant la vraie mise en charge montrera le pied en dorsi-flexion (qui regarde dans les airs) pour une majorité de coureurs.
    2. 60% des athlètes de haut niveau (même de niveau international) ont une attaque première du talon. Notez par contre qu’ils courent tous en chaussure de compétition (racers) qui ont un dénivelé (drop) avant-arrière pied de 4 à 10mm… aspect technique de la chaussure qui fait la promotion de l’attaque talon !
    3. La majorité de ces athlètes de bon niveau ont par contre une attaque talon que l’on appelle « attaque talon prorioceptive » (le pied s’aplatit en douceur aussitôt qu'il touche le sol). Nous pensons que cette pose au sol du pied n’est pas plus dommageable et pas moins efficace qu’une pause à plat (midfoot) ou sur l’avant pied (forefoot), puisque non accompagnée d’une grosse phase de freinage ou d’une grande force d’impact.
    4. Plus on recule dans le peloton, plus il y a de personnes qui attaquent du talon, et plus les attaques talon « proprioceptives » deviennent des attaques talon importantes.
    5. Plus de 80% des coureurs pieds nus n’attaquent pas du talon… et 20% ont des attaques talon « proprioceptives »
    6. L'attaque talon n'est pas le seul indice à vérifier. Une attaque talon peut être acceptable si le tibia est vertical, le genou plié et la mise en charge est juste en avant du centre de gravité. L’analyse biomécanique se doit donc d’être globale. Les 4 indices biomécaniques qui souvent se combinent et expriment le même problème sont :
    A. diminution de la verticalité du tibia
    B. diminution de la flexion du genou lors du contact
    C. appui loin en avant du centre de gravité
    D. le talon touche le sol en premier
    7. On ne sait pas (scientifiquement) si les athlètes de niveau régional, national ou international amélioreraient leur efficacité biomécanique sur du long terme en faisant des efforts techniques pour mieux courir (corriger les points A B C et D)… mais la tendance est que oui !
    8. La majorité des athlètes ont des mauvaises habitudes relatives à la chaussure qui influencent la biomécanique. Ils s'entraînent majoritairement (jusqu’à 80% de leur volume) avec des chaussures absorbantes à gros différentiel avant-arrière pied, type de chaussures qui fait la promotion d'une biomécanique moins efficace avec attaque talon. Leur apprentissage biomécanique est donc différent de leur biomécanique de performance ce qui pourrait expliquer pourquoi bon nombre d’entre eux conservent ces biomécaniques une fois en compétition.
    9. Je pense que si les athlètes intégraient plus de pied nu, couraient 100% avec leurs chaussures de performance et si leurs chaussures de compétition avaient « zéro différentiel avant-arrière pied », on verrait des biomécaniques légèrement différentes et très probablement une amélioration des performances pour certains... par simple amélioration de leur « running economy » !
    10. Je pense que si les coureurs récréatifs intégraient plus de pieds nus, couraient 100% avec leurs chaussures de performance et si leurs chaussures de compétition avaient « zéro différentiel avant-arrière pied », on verrait des biomécaniques grandement différentes et une amélioration des performances pour la grande majorité... par simple amélioration de leur « running economy » !


    Bonne analyse!

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  • Lettre envoyée à Protégez-vous (22-07-11) en réaction à l'article sur "Les «gougounes» sont-elles dangereuses pour la santé?"

    À qui de droit,
    Je me permets de réagir une fois de plus à un article qui manque de façon flagrante de rigueur journalistique. Une dizaine de faussetés sont avancées dans cet article qui interroge 2 vendeurs d’orthèses plantaires. Les citations avancées comme des faits sont scientifiquement et cliniquement ridicules, sans rigueur et semblent fortement biaisées.
    Je vous invite à consulter d'autres spécialistes non biaisés commercialement, à présenter un droit de réplique sur le sujet, à effectuer un ajout à votre dossier web sur le sujet (pour offrir à vos lecteurs une vision plus complète et non biaisée) et à compléter un travail qui, présenté de cette façon, ne permet pas au lecteur de faire la part des chose et de faire un choix éclairé.
    Dans l'attente de vos commentaires
    Cordialement
    Blaise Dubois


    Voici quelques précisions sur votre article… vous retrouverez des (*) pour mes commentaires
    * aucun sens clinique
    ** aucune validation scientifique sur le sujet
    *** présente un biais commercial


    «Le principal problème des gougounes est qu’elles sont plates**, explique le Dr Thanh Liem Nguyen, les pieds et les chevilles ne sont pas supportés*.» De l’avis de ce podiatre montréalais, le port de sandales à deux brides n’est pas recommandé.* 

«C’est même dangereux si vous avez les pieds plats ou les pieds arqués**. Les complications sont nombreuses si vous marchez longtemps avec ces sandales**», poursuit-il. Les ligaments de la voûte plantaire subissent une tension constante et peuvent causer des tendinites*, ainsi que des douleurs dans le bas du dos, aux chevilles, aux hanches et aux genoux*. Sans compter les foulures plus fréquentes. «De plus, des callosités* se développent sous le talon et des fissures* peuvent apparaître», complète le podiatre.

Les remiser au placard?
«Ce sont des chaussures de plage», précise Xavier Grosbellet, directeur du laboratoire orthopédique Orthoconcept, à Montréal. «Je vois de nombreuses personnes marcher à côté de leurs gougounes, indique-t-il, leurs pieds partent vers l’intérieur.» Comme le talon n’est pas bien tenu, l’arrière du pied est en mouvement. À l’avant, les articulations des doigts sont écrasées et le gros orteil est poussé vers l’extérieur. «Si votre sandale en caoutchouc ne s’use pas de la même façon partout, qu’elle s’affaisse d’un côté, ça peut être le signal qu’il faut consulter un spécialiste», conseille Xavier Grosbellet. 

Pour le confort et la santé**, les souliers de course sont préférables***. Pour autant, difficile l’été de ne pas céder aux sirènes des sandales colorées et aérées… Si vous n’êtes pas prêt à remiser vos gougounes au placard, choisissez au moins celles qui seront les moins dommageables à vos pieds!


Cinq conseils pour choisir les bonnes sandales

1. Une semelle avec un berceau**
Un berceau? «L’avant de la sandale doit être relevé et plus souple que le reste de la chaussure», précise le directeur d’Orthoconcept Montréal. 

2. Une semelle pas trop flexible**
Si l’avant de la semelle est relevé a contrario les deux tiers postérieurs doivent être rigides. «Une semelle pas trop flexible permet de supporter le pied et de ne pas se blesser**. La torsion du pied est ainsi contrôlée***», détaille le Dr Thanh Liem Nguyen. 

3. Un revêtement intérieur avec coussinet
«Un revêtement spongieux évite que nos pieds soient stressés***», répond le Dr Thanh Liem Nguyen.

4. Un effet antipronation***
Des sandales antipronation corrigeront l’effondrement du pied. «Une bosse au centre de la semelle intérieure permet de supporter l’arche du pied»***, développe le podiatre. 

5. Un petit talon**
De quelle hauteur? Le docteur en médecine podiatrique recommande un talon de ¾ à un pouce et demi. Avec un support autour du talon, les risques de foulure seront réduits**.



    Réponse de Lucie Belley, Orthésiste propriétaire Komforto Clinique d’orthèses
    Bonjour Blaise, lecteurs et lectrices,
    Je suis en effet en accord avec vous que l’article publié est très ordinaire. C’est un fait que certaines personnes qui marchent avec des sandales très molles ont carrément les talons en dehors des limites de celles-ci et que l’usure et la déformation des sandales s’installent alors rapidement. Voici un exemple: des sandales de piètre qualité jumelées à des pieds très affaissés. L’article n’a pas tout à fait tort sur ce point. De là à qualifier la sandale de dangereuse pour les pieds plats et les pieds creux, c’est là que je décroche. Les 2 intervenants semblent vouloir décrire la clientèle problématique que l’on voit dans nos cabinets et non l’ensemble des bipèdes portant la sandale. L’échantillonnage peut porter à confusion et à des conclusions biaisées. Ceci dit, tout est une question de jugement quand vient le temps de se chausser en fonction de l’activité prévue et de notre condition à traiter, s’il en est une! La nuance est donc de mise!
    J’ai par contre un désaccord par le ton employé dans votre introduction de ce courriel désignant les vendeurs d’orthèses, dans ce cas-ci podiatre et orthésiste. Le public ciblé par vos courriels peut facilement interpréter que l’ensemble des individus pratiquant ces professions sont avant tout des vendeurs et non perçus comme des conseillers ou des professionnels de la santé. La notion de ‘’vendeur” est péjorative et n’a pas bonne réputation dans notre société en général, surtout lorsqu’il s’agit de notre santé. Comme dans toutes professions de la santé, certains thérapeutes sont d’avantage intéressés à leur santé financière qu’à la santé de leur patient, alors que d’autres ont une pratique rigoureuse et honnête envers leurs patients. Toute tendance est profitable à une industrie. La nuance est donc de mise!
    Attention donc au caractère endoctrinant des articles.
    D’un point de vue personnel je n’aime pas les campagnes de peur. Je ne crois pas non plus en une solution unique que se soit ceux qui sont pour ou contre la gougoune ou pour ou contre les orthèses. Je porte moi-même la dite gougoune et des orthèses de manière aléatoire. Bien que je porte des orthèses régulièrement, je ne me sens pas du tout handicapée lorsque je porte mes sandales Teva Ventura version gougoune. La science ne peut me convaincre d’enlever mes orthèses tout comme cet article de cesser de porter mes gougounes! Les deux font partie de ce que j’appelle mon coffre à outil et me procurent confort et contrôle de mes douleurs.
    Au plaisir et bon débat à tous et à toutes,



  • Réaction à l’article de Protégez-vous « Chaussures de sport, juin 2011, sur la chaussure de course à pied »

    J’ai été choqué par votre article puisqu’une grande majorité du contenu n’est pas représentatif des connaissances scientifiques actuellement disponibles. Le "bon choix" d'une chaussure de course à pied devrait plutôt porter les qualités de "simplicité - légèreté - flexibilité" plutôt que de "qualité absorbante - technologie antipronation - talon haut".
    Pour m’expliquer, voici quelques points essentiels sur la chaussure moderne de jogging que vos lecteurs devraient connaître (notez que cette liste de points est largement supportée par la littérature scientifique.)


    La chaussure moderne :
    1. et l'ensemble de ses technologies (absorption, contrôle, stabilité, antipronateur, talon surélevé) sont sans fondement scientifique et n’ont aucun rôle dans la prévention des blessures en course à pied ;
    2. change la biomécanique de course en augmentant l’attaque au sol du talon et en ralentissant la cadence du pas de course, ce qui augmente la vitesse de la force d’impact, facteur associé aux fractures de stress ;
    3. ne diminue pas le stress sur le squelette. … et pourrait même l’augmenter ;
    4. diminue significativement la performance en augmentant la consommation d’oxygène ;
    5. n’est pas perçue par les coureurs comme plus confortable que les chaussures moins technologiques et moins absorbantes.


    Notez aussi que la pronation n’est pas un problème en soit, ne devrait pas être corrigée pour la majorité des coureurs, et n’est absolument pas corrigée par les antipronateurs des chaussures de sport. Ne soyons donc pas dupe de la fausse information véhiculée par les compagnies lucratives de chaussures de course et répété par des promoteurs de produits!
    En conclusion posez-vous juste deux petites questions : Que valent les 30 années d'évolution technologique de la chaussure de course à pied comparé aux deux millions d'années d'évolution du pied de l'être humain ? Sommes-nous plus intelligents que notre propre évolution pour vouloir imposer au pied les caprices d'une technologie sans fondement scientifique ?


    Blaise Dubois
    La Clinique du Coureur


    Suite à ma réation Protégez-vous à fait une mise à jour "courir sans chaussure"
    http://www.protegez-vous.ca/loisirs-et-famille/chaussures-de-sport/courir-pieds-nus.html


    Voici mes commentaires sur leur article
    Puisque cité dans l’article je me permets un droit de réplique sur certains points qui me semblent déroutants pour le lecteur. Certains points sont justes et bien amenés, d’autres totalement absurdes et manquent de rigueur.
    “… est préférable, selon ses sources scientifiques … ” : La science est disponible pour tous. Il suffit d’être rigoureux dans ses recherches et vous pourrez retrouvez l’ensemble de cette littérature.
    « … De plus, rien n’empêche quelqu’un de courir sur la plante du pied avec des souliers de course…” : d’accord. Pourquoi alors payer bien cher pour une paire de chaussure si je peux courir avec une à 20$ de la bonne manière
    “… Et ces chaussures demeurent un bon choix pour courir à l’extérieur, surtout l’hiver – un avantage important pour ceux qui s’initient à la course en plein air»… “ : d’accord que la chaussure est plus accessible pour le commun des coureurs que le pied nu, dans des conditions environnementales québécoises (d’hiver, surfaces rocailleuses…). Mais la chaussure minimaliste fait la même chose en perturbant moins la biomécanique.
    “… les conseils de Protégez-Vous s’appuient trop sur les arguments de vente des fabricants de chaussures…” : bon commentaire de Felix Berrigan
    « … Mais les chaussures du commerce causent-elles vraiment plus de blessures que la course pieds nus?...” : aucune étude ne le montre effectivement. Est-ce un argument pour vendre ces chaussures… à 200$... qui transforment la biomécanique naturelle? Est-ce que je recommande de manger des chips parce qu’il n’y a pas d’évidence scientifique que c’est pire que des patates non transformées.
    “…Selon moi, une mauvaise “technique” ne pourra prévenir aucune blessure, que ce soit pieds nus ou avec LA paire de chaussures à 300 $” : d’accord, par contre ont sait que la chaussure moderne, comme on la connaît, amène des mauvaises biomécaniques pour plus de 80% des gens…. courir pieds nus amène de bonnes biomécaniques protectrices pour plus de 80% des gens.
    “… François Prince ne croit pas lui non plus que les études actuelles montrent que l’on se blesse moins pieds nus que chaussé …” : est-ce que cela justifie les recommandations faites dans cette article? NON!
    “… D’ici là, le port de chaussures de sport à talon surélevé ne devrait pas causer de problème – tant que vous adoptez un bonne technique de course...” : si vous courez avec des chaussures à talon surélevé alors vous aurez besoin d’un coach pour apprendre à bien courir… si vous optez pour le pied nu ou la chaussure minimaliste vous pourrez découvrir ce qu’est une bonne technique de course juste en vous auto-analysant.


  • Obsolescence programmée des chaussures de course?

    J'ai récemment vu un documentaire intitulé "Obsolescence programmée" qui traite de l'obstination des grandes compagnies mondiales à garder le contrôle sur la consommation de la population en mettant sur le marché des biens de consommation non durables qui devront être remplacés dans un avenir calculé. (Ce documentaire est disponible gratuitement sur le net.)


    J'ai rapidement fait le parallèle avec les grandes compagnies de chaussures qui font des centaines de millions de $ en profits en vendant souvent plusieurs paires de chaussures à un même coureur pendant une seule année.


    Question: Il est inculqué dans nos mœurs de coureurs que nos chaussures de course "normales" ne durent que de 500 à 1000 km en général. Qui a décidé ça? Pour quelle raison n'arrivent-ils pas en à fabriquer des plus durables? La déformation des matériaux absorbants des semelles (ex: EVA) n'est-elle pas calculée d'avance pour que l'on renouvelle l'achat quelques mois plus tard? En 2011, n'aurait-il pas été possible de créer un matériau dont les qualités élastiques (déformation réversible) correspondrait au EVA, mais en ayant des qualités plastiques (déformation irréversible) pratiquement inatteignables? Je me questionne... même si je ne suis pas expert en résistance des matériaux...


    Nos fameuses chaussures minimalistes là-dedans? En plus de leurs caractéristiques que vous connaissez déjà (prévention des blessures, augmentation de l'efficacité du patron de course, ...) la plupart d'entre elles sont moins sujettes à une usure prématurée à cause de l'absence ou la très faible quantité de ces matériaux absorbants à déformation irréversible.


    Bonne réflexion!


    Lee-Manuel Gagnon
    Collaborateur à la Clinique Du Coureurmc

    http://www.lacliniqueducoureur.ca/fr/clinique-physios/lee-manuel-gagnon.php

  • Chaussure de jogging moderne et cholestérol.

    Si des compagnies à but lucratif avaient mis sur le marché une catégorie de pilules pour réduire le cholestérol sanguin, très populaires et vendues à tous les hypercholestérolémiques...
    et que l'on remarquerait quelques années plus tard que ces pilules ne sont pas efficaces pour réduire le cholestérol et qu'elles présentent plusieurs effets secondaires néfastes comme des douleurs musculaires et des problèmes digestifs...
    Que feriez-vous? La retirer du marché, progressivement pour s'assurer de minimiser les effets du sevrage, comme les maux de tête, ... et surtout, ne plus en prescrire aux nouveaux patients découverts hypercholestérolémiques!!!


    Si des compagnies à but lucratif (1) avaient mis sur le marché une catégorie de chaussures de jogging pour réduire le stress sur le squelette (et secondairement les blessures) (2), très populaires et vendues à tous les coureurs (3)...
    et que l'on remarquerait quelques années plus tard que ces chaussures ne sont pas efficaces pour réduire le stress sur le squelette (4) (et par conséquent les blessures) (5) et qu'elles présentent plusieurs effets secondaires néfastes comme l’augmentation la force d'impact (6) et la fragilisation des pieds (7)...
    Que feriez-vous? La retirer du marché, progressivement pour s'assurer de minimiser les effets du sevrage comme les douleurs aux tendons d'Achille (8)... et surtout, ne plus en prescrire à ceux qui débutent un programme de course (9)!!!

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  • La quantification du stress mécanique

    À la recherche de trucs et astuces pour prévenir les blessures des personnes actives, une panoplie d’exercices d’assouplissement, de renforcement ou de proprioception sont fréquemment pratiqués. Les résultats que l’on croit cliniquement significatifs sont souvent mélangés à d’autres valeurs confondantes et les démonstrations scientifiques sont souvent peu encourageantes (Brushoj, 2008). Paradoxalement, l’activité physique est la meilleure manière de prévenir la dégénérescence tissulaire en stimulant le tissu humain à s’adapter au stress mécanique qui lui est appliqué. La quantification du stress mécanique semble donc être la solution à nos problèmes! Mais combien de stress? À quelle fréquence? De quelle manière? ... Comment faire de la course à pied le meilleur outil de prévention de l’arthrose du genou (Chakravart, 2008)? Des réponses dans le cours post-gradué « nouveautés dans la prévention des blessures en course à pied »!

  • Biomécanique de course

    La majorité des livres de références sur la course à pied véhiculent que 80% des coureurs de longues distances sont des “rearfoot strikers” c’est-à-dire que leur contact au sol se fait initialement du talon. Ce patron de course, décrit comme normal, est en fait une conséquence de la chaussure qui en protégeant le pied des stimuli douloureux perturbe la biomécanique naturelle... Courir pieds nus oblige à une dynamique au sol beaucoup plus “souple” et moins “du talon”!!! Plusieurs questions s’imposent donc : Y a-t-il un patron de course « normal »? Le patron de course est-il inné? Peut-on l’apprendre ou le changer? Y a-t-il un patron de course efficace (performance) et un sécuritaire (sans blessure)? Des réponses dans le cours post-gradué « nouveautés dans la prévention des blessures en course à pied »!

  • Fasciite plantaire

    La fasciapathie plantaire (anciennement appelée fasciite) est une des pathologies les plus fréquentes chez le coureur. Les guides cliniques médicaux véhiculés par la littérature scientifique (Neufeld, 2008) sont des aides précieuses dans le choix des modalités thérapeutiques que nous utilisons pour nos patients. Ces revues de littérature sont par contre d’une force d’évidence souvent faible et ne nous permettent pas de conclure à la “meilleure pratique”.
    À la suite de ces lectures, plusieurs questions sont soulevées: Les AINS devrait-ils vraiment faire partie du plan de traitement de la fasciapathie plantaire? Quelle est la place du taping, de l’orthèse plantaire et de la thérapie manuelle dans le traitement de cette condition? Sur quelle surface mon patient devrait-il continuer à courir? Comment reprendre l’entraînement régulier sans récidiver? Des réponses dans le cours post-gradué « nouveautés dans la prévention des blessures en course à pied »!

  • Hyponatrémie

    Une des causes principales de complication lors d’un marathon est l’hyponatrémie (déséquilibre entre le sodium plasmatique et le volume d’eau total). Le facteur principal de cette pathologie est la surconsommation de liquide durant le marathon. D’autres facteurs sont fréquemment incriminés comme la prise d’AINS... Mais quels patients sont le plus à risque? Combien de liquide peuvent-ils ingérer pour éviter ce genre de problème? Que dois-je faire pour gérer un patient qui est confus à l’arrivée de son marathon? Quels sont mes diagnostics différentiels? Des réponses dans le cours post-gradué « nouveautés dans la prévention des blessures en course à pied »!

  • Souplesse musculaire

    Nous savons de plus en plus clairement que la pratique de souplesse avant une activité sportive ne préviendra pas les douleurs post-entraînement et aura un effet négatif sur la performance (vitesse, force et endurance). Son rôle dans la prévention des blessures semble aussi aller dans ce sens, c’est-à-dire que la pratique de certains types de souplesse pourrait augmenter le risque de se claquer un muscle. Mais quelle type de souplesse? Combien de temps avant l’activité? Comment donc se préparer à une activité qui exige des amplitudes importantes? Comment évaluer la flexibilité? Quelle sont les normales? Des réponses dans le cours post-gradué « nouveautés dans la prévention des blessures en course à pied »!

  • Biomécanique et pathologie

    Le professionnel de la santé spécialisé en musculo-squelettique, de par son expertise, est souvent à la recherche de facteurs intrinsèques expliquant l’apparition d’une nouvelle pathologie non traumatique. Plusieurs dizaines d’études ont tenté de répondre à certaines questions : Le corps est-il être symétrique? Y a-t-il un lien entre les particularités anatomiques (mesure statique comme l’angle Q) et les pathologies du coureur? Y a-t-il un lien entre les particularités biomécaniques (mesure dynamique comme la pronation) et les pathologies du coureur? Ces trouvailles représentent-elles une cause importante des pathologies du coureur? Des réponses dans le cours post-gradué « nouveautés dans la prévention des blessures en course à pied »!

  • Arthrose et course à pied

    Croyance
    La course à pied augmente l’arthrose du genou, car l’impact au sol, important et répété, crée des lésions sur le cartillage qui deviennent à la longue irréversibles.
    Fait
    Des études récentes ont démontré que les coureurs n’ont pas plus d’arthrose que les non-coureurs.
    (2008-Chakravarty, 2008-Krampla, 2008-Stahi, 2007-Hanna, 2006-Schmitt, 2006-O’Kane, 2006-Cymet, 2006-Weidekamm, 2005-Weidekamm, 2005-Hohmann, 2005-Lamontagne, 2002-Conaghan)
    Mon opinion
    Le cartilage rotulien des coureurs est plus épais et plus résistant que leurs confrères sédentaires. Cela s’explique par le simple fait que leur tissu s’est adapté au stress mécanique. Dans la mesure où le stress appliqué est progressif et qu’il ne dépasse pas la capacité d’adaptation du tissu, un remodelage tissulaire positif se fera. En d’autres mots, le tissu cartilagineux, qui est un tissu vivant, se reconstruira plus qu’il ne se dégradera.
    Une force d’impact excessive pourrait avoir une certaine influence sur le degré de stress cartilagineux et conséquemment sur sa dégénérescence. L’absorption de la chaussure ou la mollesse de la surface ne changeront par contre pas le stress d’impact appliqué sur le squelette, contrairement aux mécanismes intrinsèques qui jouent un rôle essentiel (courir en douceur!).
    Le cartilage blessé de façon traumatique aurait un potentiel de réparation très limité. Pour cette raison, certains sports où les lésions traumatiques par torsion et contacts physiques sont plus fréquentes présentent une incidence d’arthrose plus élevée.

  • Obsolescence programmée des chaussures de course?

    J'ai récemment vu un documentaire intitulé "Obsolescence programmée" qui traite de l'obstination des grandes compagnies mondiales à garder le contrôle sur la consommation de la population en mettant sur le marché des biens de consommation non durables qui devront être remplacés dans un avenir calculé. (Ce documentaire est disponible gratuitement sur le net.)


    J'ai rapidement fait le parallèle avec les grandes compagnies de chaussures qui font des centaines de millions de $ en profits en vendant souvent plusieurs paires de chaussures à un même coureur pendant une seule année.


    Question: Il est inculqué dans nos mœurs de coureurs que nos chaussures de course "normales" ne durent que de 500 à 1000 km en général. Qui a décidé ça? Pour quelle raison n'arrivent-ils pas en à fabriquer des plus durables? La déformation des matériaux absorbants des semelles (ex: EVA) n'est-elle pas calculée d'avance pour que l'on renouvelle l'achat quelques mois plus tard? En 2011, n'aurait-il pas été possible de créer un matériau dont les qualités élastiques (déformation réversible) correspondrait au EVA, mais en ayant des qualités plastiques (déformation irréversible) pratiquement inatteignables? Je me questionne... même si je ne suis pas expert en résistance des matériaux...


    Nos fameuses chaussures minimalistes là-dedans? En plus de leurs caractéristiques que vous connaissez déjà (prévention des blessures, augmentation de l'efficacité du patron de course, ...) la plupart d'entre elles sont moins sujettes à une usure prématurée à cause de l'absence ou la très faible quantité de ces matériaux absorbants à déformation irréversible.


    Bonne réflexion!


    Lee-Manuel Gagnon
    collaborateur à la Clinique Du Coureur

    http://www.lacliniqueducoureur.ca/fr/clinique-physios/lee-manuel-gagnon.php